Chapitre 3 Mise à mort

Le jeudi avait été une journée plutôt banale, avec la poursuite de la découverte de notre emploi du temps. Ma discussion de mercredi avec Peter m'avait fait beaucoup de bien, j'en avais même parlé à Emilie et Mickael qui n'arrêtaient pas de me dire que je m'étais fait des films sur lui.

Ce matin, comme ce serait désormais le cas pour tous les vendredis, nous avions eu sport. Et bizarrement nous avions commencé par de la gym et je fus plus que surprise en découvrant mon agilité aux barres asymétriques alors, qu'en temps normal, je me serais ramassée la figure sur les tapis de sol. Tout le monde fut étonné de ma performance, à l'exception de Peter qui avait ce sourire mystérieux des premiers jours mais je décidais de ne pas y prêter d'importance, je lui laissais le bénéfice du doute comme je l'avais promis à mes deux compères.

Après une bonne douche, je constatai que l'heure du repas était déjà arrivée, ce qui était une bonne chose, vu que je mourrais de faim. Le sport, qu'importe l'activité qu'elle soit calme ou non me donnait toujours faim, du coup, j'en profitais à chaque fois pour me rassasier surtout que, cet après-midi, c'était l'orientation. Je déteste ce moment-là. Chaque année, des dizaines de professionnels viennent à notre rencontre au lycée pour rencontrer les élèves de terminale et discuter avec eux de leurs projets professionnels. Allez savoir pourquoi, cela se produit toujours en début d'année, peut-être parce que nous avons toujours deux semaines de battement pour changer nos matières... Il y a tout de même une deuxième journée organisée mais, là, c'est plus ou moins à un mois des demandes de dossier pour l'université, cette journée-là est beaucoup plus intéressante que celle que nous allions vivre cet après-midi mais bon avions-nous le choix ?

La maison se dressait seule sur la colline, comme si personne n'avait voulu vivre à proximité. Partout ailleurs, les résidences se trouvaient à une distance égale les unes aux autres, sauf celle-ci qui était plus isolée, plus sombre que les autres, quelque chose la différenciait des autres. Si Maya savait qui elle abritait, les autres personnes ignoraient tout de ses locataires, ils pourraient se demander ce que cachait cette maison mais pas elle, c'était l'une des fondations des Destroyers et elle savait que quelque chose se préparait à l'intérieur; c'était sa mission, de découvrir ce qu'il se passait afin de protéger l'Elue, tant qu'elle n'aurait pas connaissance de ces pouvoirs.

"Même quand elle en aura connaissance d'ailleurs", pensa Maya.

Son jardin semblait s'étendre à l'infini se finissant sur l'entrée d'une forêt constituée de plusieurs dizaines d'arbres aussi grands les uns des autres. La maison était entourée d'une grille en fer forgé avec un portail aussi haut qu'un building de New York et aussi bien gardée que la maison blanche. En effet, plusieurs caméras-vidéo avaient été installées sur la cour extérieure, en direction de la forêt et, bien sûr, au niveau du portail. Maya ignorait si ces caméras avaient des détecteurs infrarouge et hésita donc à utiliser le mode "invisible" de sa magie mais avait-elle vraiment le choix ?

- Il faut que je rentre là-dedans, par n'importe quel moyen..., dit-elle d'une voix si basse que même une souris n'aurait pu l'entendre.

- Oh, mais tu vas y entrer Defenders mais pas en un seul morceau, je te le garantis.

"Et merde", pensa-t-elle.

Un Destroyer se trouvait derrière elle et la menaçait avec son épée. C'était une des armes qu'il possédait en dehors de leurs pouvoirs.

- Qu'est-ce que tu fais ici protectrice ?

- Une visite touristique, votre maison est recommandée par internet, dit-elle sur un ton des plus ironiques.

- Tu n'es pas en mesure de plaisanter.

- Vraiment ? Aucun humour ses enfants du Diable, soupira-t-elle.

Le Destroyer, accompagné de son épée, leva son bras pour prendre tout l'élan dont il avait besoin mais Maya, anticipant son geste, réussit à le contourner, si bien que l'épée du Destroyer s'abattit sur la pierre la plus proche, créant un bruit sonore des plus aigus et sombre qu'on pouvait entendre à ce moment-là. Aucun animal ne se trouvait aux alentours, comme s'ils avaient évacué les environs pour échapper à un destin funeste.

En se retournant, il chercha Maya des yeux mais ne la vit pas, elle avait disparu, du moins, c'est ce qu'elle voulait qu'il croit, de façon à pouvoir se jeter sur lui par derrière, le faisant tomber à terre par un coup de pied d'art martial qu'elle avait vu à la télé. Les Defenders utilisaient rarement la violence physique pour se défendre, cependant, dans certains cas quand il n'avait pas le choix, ils utilisaient les arts martiaux comme roue de secours. Maya, elle, ne s'entrainait jamais, d'où son apprentissage par les séries ou films qu'elle avait pus voir en de rares occasions.

Surpris et quelque peu assommé par ce coup violent, le Destroyer resta par terre un petit moment, ce qui permit à Maya de saisir l'épée qui se trouvait sur le sol et menaçait à présent son adversaire de son arme. Maya avait le dessus et comptait bien le garder, elle lui posa toute sorte de questions afin de comprendre ce qu'ils mijotaient à l'intérieur de cette demeure mais n'obtint aucune réponse, si bien qu'elle planta l'épée dans les côtés du monstre pour le blesser malheureusement, sans plus de succès. Alors, d'une formule, elle l'envoya dans les limbes pendant qu'il se consommait par le feu sous ses yeux. Puis, une idée lui vint soudainement.

Que le miroir face reflet,

Que ta personnalité soit mon identité,

De toi, je me suis inspirée,

De toi, temporairement, je renaîtrai.

Le changement fut un peu douloureux mais tout de même supportable. N'ayant pas de glace pour se regarder, elle supposa que l'incantation magique avait fonctionné et décida donc d'entrer dans la demeure, puisque c'était le seul moyen de savoir ce qu'ils sont en train de mijoter.

"Je suis un Destroyer, il faut que j'agisse comme eux", se dit-elle pour se motiver.

- Grog, tu es là. Qu'est-ce que tu fiches ? Et c'est quoi cette trace d'herbe cramée, là ? Demanda un autre Destroyer qui venait d'arriver.

- Je tournais en rond pendant ma garde, donc j'ai voulu sortir un peu et j'ai trouvé cet animal là.

- Et pour t'amuser, tu l'as cramé ?

- Ba ouais, t'aurais pas fait la même chose peut-être ?

- Pire je l'aurai torturé avant.

- J'y ai pas pensé.

- Allez, on rentre, le chef veut nous parler de la mission.

- Allons-y.

"Je le savais".

- Maître, Maya est entrée.

- Espérons qu'elle ne se fasse pas repérer.

- Sauf votre respect, elle est très rusée et son pouvoir est très grand. De plus, la ruse qu'elle utilise lui donne l'avantage.

- Attendons de voir. Si cela tourne mal, nous devrons aller à son aide.

- Bien entendu Maître.

- Cet après-midi va être une vraie corvée.

- A qui le dis-tu Amanda, on y a échappé pendant eux ans mais, maintenant, nous n'avons plus trop le choix va falloir passer à la casserole.

Avec Emilie, on se regardait sans bien comprendre cette expression.

- C'est français bande d'incultes. C'était dans un film que j'ai regardé récemment. Ca veut dire que nous sommes obligés d'y passer, qu'on ne pourra pas l'éviter.

- Oh, monsieur regarde des films français maintenant, veuillez nous excuser de notre manque de culture très cher.

Nous rîmes tous les trois de bon cœur, créant une atmosphère légère autour de nous, notre façon de nous détendre et de ne pas penser à ce moment que l'on redoutait tous.

La salle de réunions était grande et très spacieuse. Le plafond était comme à une distante égale des nuages mais bien entendu ce n'était qu'une impression. Une vingtaine de Destroyers se trouvaient dans la pièce, bien sûr, ce n'était qu'une infime partie de leur Royaume, tout comme nous sur Terre mais leur pouvoir n'en était pas moins important. Maya n'était pas des plus rassurée de se trouver là quasi incognito, sachant que leur Maître se trouvait juste en face d'elle mais elle n'avait pas le choix, elle devait savoir, elle devait protéger l'Elue, c'était la mission que lui avait donnée le protecteur de celle-ci ainsi que leur Maître.

- Cela se passera cet après-midi au Lycée de Vancouver. Il y a cette fameuse après-midi d'orientation à laquelle ont droit tous les élèves de terminale chaque année. Marcus ?

- Oui Maître, répondit le Destroyer qui se trouvait à la droite de Maya.

- Tu seras un policier qui viendra expliquer son métier. Celui qui se trouve sur la liste s'appelle Jérémy Uckland, tu devras te faire passer pour lui.

- Ce sera du gâteau.

- Bien entendu, étant donné que tu es un polymorphe.

- Je ne vous décevrez pas.

- Tu as plutôt intérêt car les flammes de notre Royaume ne feront qu'une bouchée de toi crois-moi.

- Oui Maître.

- Une question, demanda Maya sous la forme du Destroyer.

- Je t'écoute.

- Pourquoi ne pas envoyer votre second, après tout...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il lui répondait déjà.

- Il est encore trop tôt pour cela. Quelques apparitions brèves ont été faites certes mais, actuellement, le plan n'est autre que celui-là. Tout vient à point à celui qui sait attendre. Ce moment sera délectable.

Il se mit à émettre un rire des plus diaboliques provoquant des frissons à Maya.

- Dispersez-vous. Marcus il est temps.

De nouveau dehors, hors de la cour de la demeure où elle était censée faire la garde, Maya retrouva son apparence normale et retourna à son Royaume pour en informer son Maître.

- Bien, nous devons en informer son Protecteur immédiatement, qu'il fasse très attention.

- Oui Maître, je m'en occupe.

Après qu'ils eurent fumé leurs cigarettes, nous retournâmes à nos casiers pour y déposer nos affaires, puisque nous n'en aurions plus besoin pour cet après-midi, il était donc inutile de traîner avec nos chaînes et boulets. Puis, nous nous rendîmes au gymnase, lieu de la rencontre avec les professionnels.

Il y avait de tout. Que ce soit du médical, au social, au scolaire en passant par la sécurité. Non, je rêvais pas, il y avait même la police, c'était bien la première fois. Mais, avec le monde actuel dans lequel nous vivons, cela ne me choquait pas tant que ça et je trouvais très bien que des jeunes souhaitent se lancer dans cette branche.

Peter arriva seul dans le gymnase avec la moue d'un petit enfant perdu en plein centre commercial qui ne retrouvait plus sa maman. Quand il nous vit, il sourit et se dirigea vers nous, ce qui, pour une fois, ne me dérangea pas et puis, je me mis un peu à sa place, nouveau et découverte de la journée de l'orientation, un vrai calvaire, autant être cool et le guider un minimum.

- C'est pire que dans un parc d'attractions.

- Très cher, voici le Disneyland de Vancouver, lui répondit Emilie avec son humour habituel.

- Et lequel serait Mickey d'après toi ?

- Hum... Lui, là-bas, encore que avec ses oreilles, ce serait plutôt Dumbo.

- Ca suffit tous les deux. On doit se jeter dans la gueule du loup et tout de suite, avant que tout le monde débarque et que nous ayons trop de queue à faire.

- Amanda a raison, c'est parti, fit Mickael.

Peter ne nous écoutait déjà plus, il était comme concentré dans la recherche des stands où il pourrait aller et, je ne sais pour qu'elle raison, il resta bloqué sur le stand du policier comme si lui aussi trouvait bizarre qu'il se trouve ici.

- Tu fais une allergie aux uniformes ou quoi ?

- Quoi ? Oh non, c'est juste que, ça fait désordre à côté de tous les autres stands, je trouve.

- Je me suis dit la même chose à notre arrivée, mais je trouve cela pas mal qu'il y ait un représentant de la loi, ça manque un peu dans notre pays, je trouve.

- Oui, c'est sûr. En tout cas, ce ne sera pas mon stand.

- Et ce sera lequel alors ?

- Hum, je dirais plutôt celui là-bas.

Il me désignait le stand de bibliothécaire et je ne savais pas s'il fallait que je le croie ou non, c'était pas le genre à être intello. Alors, honnêtement, ma tête devait vraiment valoir le coup d'œil, parce que mes amis étaient aussi pliés de rire que lui.

- Tu verrais ta tête Amanda, c'est vraiment à mourir de rire.

- Tiens, justement, je pensais aller me présenter au stand du cirque, voir si ils n'ont pas besoin d'un clown mais, manque de pot, cette année y'en a pas.

- Désolé, je suis vraiment désolé, je ne voulais pas me moquer de toi mais je suis plutôt mal à l'aise dans ce genre d'évènements.

- Mouais. Bon, va falloir sérieusement s'y mettre.

- Allons-y.

Nous nous dirigeâmes tous à des stands différents mais quelque peu similaires car nos projets professionnels n'étaient pas trop différents les uns des autres. Cependant, pour ma part, toute éventualité était bonne à prendre, si bien que je souhaitais faire un maximum de stands afin de voir quelles possibilités supplémentaires pouvaient s'offrir à moi.

L'atmosphère était plutôt calme, les élèves prenaient vraiment plaisir à aller de stand en stand. Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis toujours imaginée que la plupart trouverait des excuses pour ne pas y venir et je fus des plus surprises en voyant la motivation de tous et leur intérêt pour les informations qu'on leur communiquait comme quoi, l'espèce humaine pouvait être très surprenante.

Je cherchais mes amis du regard avec la tonne de documents que l'on m'avait fournie mais, avec toute cette foule, je n'arrivais pas à les voir, peut-être avaient-ils craqué et étaient-ils partis se planquer pour fumer une énième cigarette, provoquant sur le moment joie et délectation pour leurs jeunes petits poumons bientôt transformés en vaches normandes avec des petites taches noires. Me demandez pas pourquoi des vaches normandes et encore moins de la France, je ne sais pas mais Mickael et sa France nous bourrent le crâne, je pense. A Noël, je devrais lui faire livrer un camembert tiens, peut-être que ça le calmerait.

Mon regard se posa alors sur le stand du policier qui me regardait déjà, mais depuis quand, j'aurais été incapable de vous le dire. Seule chose que je pouvais vous certifier, c'est qu'il me regardait avec insistance, comme si il me connaissait depuis des années, cela me provoqua des frissons dans le cou et un vent glacial vint fouetter mon visage. Quelque chose de bizarre était en train de se passer, j'avais l'impression qu'on était en train de m'envoyer un message. J'avais toujours mes poils redressés sur mes bras et mes boyaux qui se tordaient à l'intérieur, quelque chose n'allait pas, mais quoi ? Puis, sans que je puisse faire quoi que ce soit, je constatai que ce flic pointait une arme en ma direction et que son regard était des plus haineux, pourtant, j'étais persuadée de ne pas le connaître et, surtout, je ne vois pas ce que j'aurais pu faire à un représentant de la loi. Le regard était froid, agressif, s'il avait pu m'arracher les entrailles d'un simple coup d'œil, il ne se serait pas fait prier. Il prononça des mots que je ne compris pas, non parce que ce ne soit pas audible mais parce que ce n'était pas dans notre langue, ce que je trouvais bizarre, puis tel un grondement provenant d'un orage, un bout de métal sortit de l'arme dans ma direction, ma vie défila alors sous mes yeux : j'allais mourir.

- Tu as entendu ? Demanda Mickael à l'intention de son amie Emilie.

- On aurait dit un coup de feu.

- Lâche ta clope, on va voir.

- Amanda...

- A ton avis, pourquoi je veux qu'on y aille ?

Je ne sais comment, mais je fus projetée contre le mur qui se trouvait derrière moi, me cognant la tête si violemment, que ma vue fut brouillée pendant quelques secondes. Je ne sais pas par quel miracle, la balle ne m'avait pas touchée, pas une seule égratignure, comme si le temps avait été arrêté, je n'entendais plus aucun bruit autour de moi. Mes yeux réussirent à s'entrouvrir un petit peu et je vis au dessus de tous les élèves une espèce de nuage blanc qui formait comme une spirale qui s'éloignait de moi, puis mon regard se porta sur ce policier qui était bizarrement assis par terre, comme si on l'avait assommé, sauf qu'il bougeait encore comme si il voulait se libérer d'une chaîne invisible. En observant son regard, je remarquai qu'il ne se portait pas sur moi mais dans une toute autre direction que je suivis pour essayer de comprendre. Le chemin de nos yeux s'arrêta sur une personne, une personne que je connaissais et qui faisait des gestes bizarres, une personne qui, à ce moment-là, me semblait inconnue, le regard vide, la couleur de ces iris n'était plus d'un marron noisette, comme j'avais eu l'habitude le voir depuis quelques jours, non désormais, ils étaient bleu turquoise et, je ne sais pas pourquoi, on dirait que je fus la seule à l'exception de ce flic à pourvoir le voir. Comme s'il pouvait lire dans mes pensées, son regard se posa sur moi et ses lèvres s'arrêtèrent de bouger, le flic ne gesticulait plus, mes yeux se refermèrent mais je n'oublierais jamais ce que je venais de voir.

- A-t-il réussi ?

- Oui Maître, il l'a sauvée. Je ne sais pas pourquoi mais ce Destroyer s'est servi d'une arme humaine plutôt que de ces pouvoirs, c'est pourtant moins discret.

- Il ne faut pas leur chercher de logique, ils agissent souvent sur un coup de tête. Le principal c'est qu'Amanda soit saine et sauve.

- Elle a compris.

- Quoi ?

- Elle a vu ses yeux et la magie, elle n'est pas bête, elle va vite comprendre.

- Alors elle deviendra l'Elue plus tôt que prévu.

- Tu as échoué, cria le Maître des Destroyer. Je pensais pouvoir te faire confiance et tu n'as été qu'un incapable !

- Je suis désolé Maître mais je n'avais pas vu ce Defender, il était très bien dissimulé.

- En tant que polymorphe, tu aurais dû pouvoir le détecter. L'effet de surprise n'est plus, ils savent que nous savons qui doit être leur Elue. Nous allons devoir passer au plan B. Marcus...

- Oui Maître ?

- Approche.

Marcus s'approcha, non sans crainte, sachant pertinemment le sort qui lui serait réservé à cause de son échec.

- Maître, je vous en prie.

- Feu.

Le corps de Marcus brûla au contact de la main de son Maître posée sur son torse dans un cri de couleur.

- Si tu commences à tuer tous nos hommes au moindre faux-pas, nous n'aurons plus d'armée au final.

- Ne t'en fais pas pour ça, nous avons de quoi faire. Bien plus qu'ils ne peuvent l'imaginer.

- Que faisons-nous à présent ?

- A présent, nous passons au plan B.

- Qui est ?

- Toi !