Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à J.K. Rowling. Je ne fais qu'emprunter les personnages.
Blabla de l'auteur : Cette histoire racontera l'histoire de la vie d'Albus Dumbledore. Où comment l'Homme s'est il un jour retrouvé en haut de la tour d'Astronomie.
Take the Hogwarts Express
Les départs donnent souvent l'illusion d'une renaissance. - Jacques Languirand
« COLLEGE POUDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Phineas Nigellus Black
Cher Mr Dumbledore,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez-croire Mr Dumbledore, en l'expression de nos sentiments distingués.
Lewisa Scamander,
Directrice-adjointe. »
Albus sourit et relu une nouvelle fois la lettre. Il devait l'avoir lu un bon millier de fois depuis qu'il l'avait reçu. Il en connaissait chaque détail, chaque imperfection, chaque courbe et il aurait pu réciter le texte par cœur. Il s'allongea sur son lit et caressa du bout des doigts la couverture de ses livres de magie. Il restait encore quinze jours avant la rentrée. Quinze jours, c'était beaucoup trop pour lui. Il soupira et referma doucement la lettre et la serra contre son cœur. Il se rappelait très bien le jour où il l'avait reçu.
Flash Back
-Albus ! cria Kendra Dumbledore dans les escaliers.
Le jeune garçon était encore sous ses draps, entrain de lire un livre de mythologie grecque. En entendant la voix de sa mère, il se redressa brusquement et bondit de son lit comme un cabri aux abois. Son frère lui jeta un regard alors qu'il filait dans les escaliers. Il se précipita dans la cuisine où sa mère était entrain de prendre le petit déjeuner. Sa mère lui tendit une lettre en souriant.
-Elle vient de Poudlard.
Un grand sourire éclaira le visage d'Albus et il l'ouvrit en hâte. Elle contenait une liste de fournitures et la lettre de la directrice adjointe. Il éclata d'un rire joyeux en la lisant. Elle était enfin arrivée. Le dernier échelon avant son entrée à Poudlard venait d'être franchie. Dans un mois et demi, il prendrait le train pour la célèbre école de magie. Sa mère lui souriait avec chaleur bien qu'avec une pointe de mélancolie dans le regard.
-Ton père aurait était fier de toi !
Albus serra sa mère contre lui tout en sentant son cœur se serrer.
-Je sais... Il y eu un silence puis il continua
-Je suis tellement impatient que les vacances passent !
Kendra ébouriffa les cheveux de son fils.
-En attendant septembre, vient donc manger.
Albus s'assit et mangea une brioche avec de la confiture de framboise tout en fixant sa lettre avec un regard pétillant.
Fin du Flash Back
Albus attrapa un livre de sortilège et renifla la couverture. Elle sentait bon le neuf. Il le feuilleta distraitement. Il l'avait déjà lu trois fois et était impatient d'arriver au château pour mettre en pratique ses connaissances. Il savait que le savoir apportait la reconnaissance et il voulait être reconnu. Il voulait devenir un grand sorcier et rester dans les mémoires comme Merwyn le Malicieux ou Ignatia la Maligne. Le jeune garçon ferma les yeux et se laissa couler dans l'imagination. Il se voyait avec une longue barbe blanche et un chapeau de sorcier bleu nuit dans le bureau du Ministre de la Magie. C'était lui le ministre. Tout le monde l'acclamait. Il sourit et continua son songe éveillé. Il se voyait avec sa sœur devenue une grande sorcière adulée de tous. Elle n'avait plus de problème et était guérie. Il voyait son frère… avec ses chèvres. Il explosa de rire et ouvrit les yeux. Son regard bleu parcourut le plafond de sa chambre et il se leva tranquillement. Un miaulement retentit soudain et un fléreur pénétra dans la chambre poursuivant une souris qui se faufila entre les jambes du jeune garçon. Vif comme un hippogriffe, Albus se baissa et attrapa le fléreur.
-Hé ! Doucement Flézard !
L'animal leva son regard intelligent sur son maître. Cela faisait trois mois que Flézard faisait parti de la famille. Ariana voulait un animal de compagnie et sa mère lui avait offert ce fléreur en espérant que ça l'aiderait à aller mieux. Il était très intelligent comme tous les fléreurs, mais aussi sadique avec la nourriture. C'est pour cette raison qu'Albus l'avait arrêté. Il n'aimait pas voir souffrir un animal inutilement. Flézard se dégagea de l'étreinte et partit la queue haute en signe de dédain pour celui qui venait de le priver de son casse-croute. Abelforth arriva sur ses entre-faits et grimaça en croisant l'animal. Il ne l'aimait pas, le trouvant trop arrogant. Albus devait avouer que, sur ce sujet, il était d'accord avec son frère mais comme Flézard était vraiment doux avec leur sœur, les deux frères ne lui avaient jamais fait de mal ni n'avaient protestés contre sa présence.
Un bruit dans le couloir attira l'attention des deux frères et ils sortirent de leur chambre en hâte.
Sur la dernière marche de l'escalier se tenait Ariana, encore plus pâle que d'habitude, ses longs cheveux blonds encadrant un visage de poupée décharnée. Ses grands yeux bleus étaient fixés sur une chose au plafond. Les deux frères levèrent lentement le regard et virent le fléreur collé au plafond par de la magie qui venait de la petite. Albus hurla le nom de sa mère. Ariana semblait se calmer en présence de l'animal mais ses crises de colère étaient toujours effroyables. Heureusement elle n'avait encore tué personne. L'animal était assez intelligent pour se sauver quand Ariana libérait sa magie.
oOoOoOo
Une calèche déposa la famille Dumbledore à la gare et Kendra donna quelques pennies au cocher pour le payer. Albus leva son regard azur vers la gare. De la fumée noire s'échappait dans le ciel gris de Londres, donnant une atmosphère sinistre à la rue. Derrière lui, sa mère le poussa vers l'entrée de Kings Cross. Abelforth et Ariana étaient restées chez eux en raison de la dangerosité de la fillette. Celle-ci ne pouvait pas sortir et restait cloîtrée chez elle. Albus se dit soudain qu'il n'allait pas la revoir avant les vacances de noël. Elle lui manquerait mais il n'échangerait sa place actuelle pour rien au monde. Il tira sa lourde valise derrière lui et se dirigea vers les quais avec sa mère.
Kendra le mena entre la voie 9 et la voie 10.
-Pour accéder à la voie 9¾, il suffit de marcher droit vers une barrière en métal située entre les deux tourniquets.
Albus leva un regard incertain vers sa mère puis respira profondément et acquiesça.
-D'accord j'y vais !
Kendra prit la malle de son fils et celui-ci marcha rapidement vers la barrière. Il disparut dedans. Sa mère le suivit et ils réapparurent de l'autre côté de la barrière.
Le Poudlard Express attendait fièrement les nouveaux élèves et Albus avait les yeux fixé sur lui. Autour de la petite famille un chahut ambiant régnait. Des dizaines d'enfants s'invectivaient joyeusement. Des amis se saluaient chaleureusement et parlaient de leurs vacances respectives. Des mères serraient une dernière fois leur progéniture dans leur bras tandis que les pères donnaient des dernières recommandations.
Kendra tendit la valise à son fils aîné et pressa son épaule.
-Allez Al. Voilà le moment tant attendu. Travaille bien surtout et soi sage !
Albus acquiesça avec empressement et la salua.
-Promis maman ! On se revoit à noël !
Avant de partir il avait fait jurer à Abelforth de prendre soin de leur sœur. Abelforth avait opiné solennellement de la tête. Il tenait à sa sœur comme à la prunelle de ses yeux et jamais il ne permettrait qu'il ne lui arrive du mal.
Sur un dernier sourire, Albus monta dans le train et chercha un compartiment tout en tirant sa valise derrière lui. Il fini par en trouvait un vide et pénétra dedans. Il hissa sa valise dans le filet avec difficulté et s'assit du côté de la fenêtre. Soudain la porte s'ouvrit et il vit une jeune fille et un jeune garçon qui se ressemblaient étrangement. Ils devaient être jumeaux. Les deux avaient des yeux couleurs du miel, des cheveux châtains clairs et une peau hâlée.
-On peut s'asseoir avec toi ? demanda la fille d'une voix claire. Tous les autres compartiments sont pleins.
Albus opina et le garçon hissa deux valises dans le filet à bagage avant de s'asseoir au côté de sa sœur.
-Je m'appelle Romulus Lupin et voilà ma sœur Helena.
-Enchanté, moi c'est Albus Dumbledore.
Il tendit sa main en souriant et Romulus et Helena la serrèrent alternativement. Un coup de sifflet retentit et le train s'ébranla. Albus colla son visage contre la vitre et salua avec de grands gestes sa mère tandis que Romulus et Helena faisaient de même avec leurs parents. Le train quitta la gare et prit de la vitesse et Albus se tourna vers ses deux camarades.
-C'est votre première année à Poudlard ?
-Oui et toi ?
-Pareil. Vous souhaitez allez où ?
Helena fut la première à s'exprimer.
-J'aimerais vraiment aller à Serdaigle. C'est ma maison préférée.
-Moi Gryffondor répondit son frère et souriant.
-Gryffondor aussi. C'est la maison des courageux. Mais je pense qu'il n'y a pas que ça. Il faut aussi être intelligent. Le courage se joue souvent dans la finesse.
La conversation continua une bonne partie de l'après-midi et quand le chariot de friandises passa, les trois nouveaux amis se servirent en quantité. Finalement ils arrivèrent à proximité du château et revêtirent leur robe de sorcier tout en continuant à bavarder joyeusement sur les livres qu'ils préféraient.
Le train finit par s'arrêter et les jeunes gens attrapèrent leur malle et rejoignirent les autres sur le quai.
