Note au passage : Bonjour à vous ! (Oui, bon, "bonsoir à vous" pour les nocturnes.) Sur l'autre chapitre j'ai dit que je mettrais en ligne le mercredi, avec un tout petit peu de recul ça m'a fait doucement rire parce que mon autre fic longue (HP/DM 32 ch. au total), je la mettais aussi en ligne le mercredi. Je dois être en manque, c'est la seule explication au mercredi plutôt qu'au samedi... Ce qui m'a, au passage, donné une idée d'OS Post-Hogwart sur l' "univers" de ce HP/DM que j'ai déformé à partir du Harry Potter original.

Quoi qu'il en soit, chapitre 3 avec Severus (ENFIN !) :


Black et les apôtres de la Rose

Chapitre 3 : Journée de merde sur la planète.

Zen, restes zen Padfoot ! Ce soir tu seras en week-end, tu pourras quitter cette foutue école, aller squatter une soirée, danser, boire un bon coup et te trouver une jolie demoiselle consentante… Zeeeeeeen.

Sirius Black était assis à la table des Gryffondors, les doigts crispés sur ses couverts, se forçant à inspirer puis expirer longuement chacune des bouffées d'air qui entraient dans ses poumons. Et pour une fois, sa colère avait de quoi être justifiée : il était seul, oui, seul assis à la table des Gryffondors (certes Pettigrow était face à lui, mais il ne compte pas dans l'équation). James et Remus l'avaient lâchement abandonné pour se joindre à Lily et ses amies apôtres, ces dernières se faisant un plaisir de questionner le lycanthrope sur l'étendue des ces connaissances en matière littéraire, étendue qui n'avait pas encore montrée ses limites. Ils riaient donc tous joyeusement à l'autre bout de la table des Gryffondors. L'avis préconçu que ces demoiselles s'étaient fait de James et Remus semblait vite avoir été oublié.

L'Animagus bouda donc son petit déjeuné, n'ayant soudainement plus beaucoup d'appétit et quitta la grande salle, bien décidé à avoir une petite discussion avec ses amis dès qu'il le pourrait. La porte venait de se refermer lorsqu'il entendit des pas dans son dos.

« On est seul, Black ? Ironisa alors une voix qu'il connaissait trop bien. Voilà qui est surprenant, aurais-tu oublié ta cavalerie au vestiaire ?

- Oh mais tu es seul également, Rogue ! Répliqua Sirius sur le même ton, se tournant face à son adversaire. Voilà qui est surprenant, où sont passés tes amis ? Ah ! Mais suis-je bête, tu n'en as pas !

- Ô mon amour, lança alors le Serpentard sur un ton sirupeux, pourquoi tant de rancœur dans ta voix ? Serais-tu en colère parce que plus aucune femme ne veut de ta gueule d'ange ?

- La ferme, Snevillus !

- J'y suis ! Tu es frustré, c'est ça ? Poursuivit le vert et argent sur le même ton, esquissant un sourire narquois.

- J'ai dit la ferme ! S'écria Sirius lançant un sort en direction de son ennemi.

- Oh, pardon… Ajouta Severus avec un sourire encore plus mauvais, évitant le premier sort. Aurais-je, par pur accident cela va de soi, froissé ton honneur gryffondoresque ? »

Un simple grognement de rage lui répondit puis le rouge et or se jeta sur lui sans plus attendre.

Sirius asséna un premier coup de coude dans les côtes de son ennemi puis, profitant que ce dernier n'ait plus de souffle, il le déséquilibra. Rogue s'étala de tout son long sur la pierre sale du hall. Mais le vert et argent ne se laissa pas faire, il donna un grand coup de pied dans le tibia de son adversaire et se releva avec une certaine souplesse. Puis il tenta de désarmer Sirius qui en fit autant. Après un moment, leur duel magique ne menant à rien, ils oublièrent les baguettes et se jetèrent tout bonnement l'un sur l'autre.

Les premiers élèves commençaient à s'attrouper autour d'eux, se faisant plutôt bruyants. Et McGonagall ne tarda pas à arriver à son tour, attirée par tous ces cris.

« Black ! Rogue ! Encore vous… »

Elle poussa un long soupir en constatant qu'aucun des deux jeunes hommes ne se gênaient pour taper sur l'autre, même en sa présence.

« Black, lâchez donc le cou de Rogue. Et je vous saurais gré d'en faire autant, dit-elle ensuite au Serpentard d'un ton las.

- Professeur, rétorqua Sirius d'une voix légèrement étranglée, je vous assure que je le lâcherai. J'attends juste qu'il soit un peu plus mort…

- Je me fais une joie de dire que la réciproque est toute aussi vraie, renchérit Severus sur le même ton avec un regard noir pour l'Animagus. »

McGonagall poussa un nouveau soupir en se massant l'arête du nez.

« Je retire dix points à vos deux Maison pour désordre, dix autres points pour insolence. Et j'en retire cinquante autres par minutes si vous ne vous lâchez pas… »

Les deux jeunes hommes se jetèrent mutuellement un regard noir, considérant la menace de la sous-directrice.

« …Immédiatement ! Termina le professeur sur un ton autoritaire. »

D'un ensemble parfait, ils lâchèrent le cou de leur vis-à-vis. McGonagall sourit satisfaite.

« Bien, reprit-elle sur un ton enjoué. Dans le bureau du directeur.

- Mais professeur, c'est injuste ! S'exclama Black alors que son adversaire faisait de son mieux pour cacher le fait qu'il était d'accord pour une fois. Ce n'est qu'une petite dispute de rien du tout, vous savez pourtant bien que nous ne sommes pas parvenu à la limite de nos capacités ! Et-

- Assez ! S'emporta le professeur, un brin hystérique. Je n'ai que faire de vos jérémiades, Black ! Vos éternels enfantillages m'agacent et votre insolence encore plus ! Et n'affichez pas ce demi-sourire satisfait Rogue, je n'en pense pas moins à votre sujet. Le bureau du directeur. Tout de suite ! »

Ce fut presque au garde-à-vous que les deux adversaires quittèrent le hall en direction du bureau de Dumbledore. Ils passèrent devant les portes de la grande salle à distance raisonnable l'un de l'autre lorsque James, Remus et leurs amies d'apôtres en sortirent. James, comprenant vite la situation, lança un regard d'encouragement et un sourire en coin à son ami mais Sirius se contenta de leur jeter, à Remus et lui, le regard le plus noir dont il était capable. Non seulement vous m'abandonnez sans me prévenir alors que j'ai besoin de vous ! Mais en plus, à cause de ça, je me retrouve à suivre Snevillus jusqu'au bureau du vieux timbré ! Bravo les gars, ça sert les amis ! Pensa amèrement l'Animagus.

Les apôtres de la Rose pouvaient bien dire ce qu'ils voulaient, mais ils devaient au moins reconnaître que Sirius avait du charme et encore plus lorsqu'il était en colère. Remus et James se tournèrent légèrement pour regarder leur ami partir d'une démarche superbe et quelque peu hautaine.

« Je crois qu'il nous en veut, murmura le brun à l'oreille du lycanthrope.

- Ça lui fera les pieds, renifla Remus.

- Toi tu lui en veux déjà… Constata son ami sur un ton monsieur-je-sais-tout. Qu'est-ce qu'il a fait ? Il a encore dit que tu étais terriblement sexy quand tu mangeais des chocogrenouilles alors que lui-même l'était en étant simplement étalé comme une larve sur ton lit… ? »

Remus renifla dédaigneusement et James éclata de rire en lui tapotant l'épaule.

« Tu devrais t'y faire l'ami, ça ne date pas d'hier.

- De quoi parlez-vous les garçons ? Demanda alors une amie de Lily en se retournant.

- On réglait un petit différent… Inventa James.

- Lequel ?

- Savoir qui de nous deux vous tiendrez la porte, mesdemoiselles, continua-t-il avec un sourire certes moins charmeur que celui de Black mais, en l'occurrence, bien plus estimé. »

.o0°0o.

Severus Rogue s'arrêta finalement devant la statue du bureau de Dumbledore et il observa cette dernière d'un air buté, semblant espérer qu'elle lui ouvre le passage d'elle-même. Sirius arriva et demanda sèchement :

« Tu ne connais pas le mot de passe ? »

Question qui ressemblait plus à une observation qu'à autre chose.

« Non en effet, Black, répondit le Serpentard sur le même ton. »

Le Gryffondor poussa un long soupir, c'était toujours comme ça. Personne ne savait jamais vraiment le mot de passe, il arrivait que McGonagall elle-même se trompe. Il tira sa baguette et murmura un rapide sort dont les Maraudeurs avaient le secret. La statue sembla d'abord réticente puis finit par céder le passage aux deux jeunes hommes.

Sirius s'engouffra alors dans le couloir un petit sourire fier dessiné sur le coin des lèvres alors que Severus lui emboîtait le pas avec un regard chargé de suspicion et de désaccord non-dissimulé. Ils gravirent les marches de l'escalier dans un silence chargé de mépris et poussèrent la porte du bureau sans même frapper, bien décidés à en finir au plus vite.

Porte ouverte qu'ils ne purent s'empêcher de refermer dans l'instant qui suivit.

Ils restèrent tous deux debout comme des piquets sur le palier n'étant pas tout à fait sûr de ce qu'ils venaient de voir. Mais il leur suffit de croiser le regard horrifié de l'autre pour comprendre que la salle remplies de chaînes, menottes, fouets, tenues de cuir et autres objets sexuels non-identifiés, n'était pas le simple fruit de leurs imaginations débridées de jeunes adultes aux hormones foisonnantes.

Tous deux frissonnèrent de dégoût, tentant vainement de chasser de leur esprit l'image atroce de Dumbledore dans un décor semblable et une des tenus peu habillées qu'ils avaient vues. Après quelques instants, la porte se rouvrit lentement alors qu'ils déglutissaient difficilement, laissant apparaître le bureau du directeur dans son état initial : couvert de tableaux, de livres et de poussière.

« Après toi, proposa Sirius en s'effaçant pour laisser passer le Serpentard.

- Non, non, je t'en prie, passe, répliqua le vert et argent tout aussi poli (ce qui était presque choquant si l'on oubliait le contexte). »

Voyant de nouveau le bureau familier, Sirius ne put s'empêcher de penser : Dumbledore et le S-M… Et puis quoi encore ?! Snevillus et moi en couple ? Ridicule ! Haha, quelle idée a bien pu te passer par la tête ?! Oublies ça, Cerveau, et vite !

Et ce fut sur cette bonne pensée que Sirius demanda courageusement, en bon Gryffondor qu'il est :

« Euh… Le professeur McGonagall nous a envoyé ici… Pour… Euh, pourquoi en fait ?

- Parce qu'elle m'a fait part à l'instant d'une exaspération certaine pour vos comportements qu'elle juge inappropriés pour des élèves de septième année. A sa demande, vous recevrez donc plusieurs heures de retenues pour un total pouvant aller de dix à vingt heures selon l'amélioration ou non de vos comportements respectifs. »

Aucun des deux élèves ne prit la peine de contester, l'étrange souvenir du bureau du directeur transformé en salle de torture sado-masochiste était encore trop présent, les empêchant de penser à autre chose.

« D'un commun accord avec votre professeur, nous avons décidé que vos premières heures de retenue seraient ce soir-même… Vous irez assister Hagrid dans l'observation de diverses créatures nocturnes. »

Les deux élèves ouvrirent finalement la bouche pour contester mais aucun mot ne parvint à franchir de leurs lèvres. Tous deux avaient soudainement surpris leur imagination à se faire des scènes tordues, frôlant le pornographique (1) et la barre des dix-huit plus, images dangereuses pour leurs yeux et la santé mentale de n'importe quel individu normalement constitué. Le genre de truc qu'il ne vaut mieux pas avoir en tête, impliquant un vieux barbu, on ne sait quel(le)(s) dégénéré(e)(s) et deux-trois objets supplémentaires dont on ne veut connaître ni la provenance ni l'utilité (rayez les mentions inutiles).

Finalement (nda : ou devrais-je dire « avec un soulagement infini »), les deux jeunes hommes quittèrent le bureau du directeur presque en courant. Espérant vainement ne plus jamais avoir à y retourner ou ne serait-ce que s'en approcher.

Journée de merdeeeeeee ! Pensa très justement Sirius, réalisant que sa santé mentale n'allait vraiment plus tenir longtemps, à cause de ce qu'il venait de voir et du fait qu'il ne pourrait pas non plus sortir ce soir-là.


(1) A la place de « porno » j'avais originellement mit « sardanapalesque »… Sardanapalesque, haha la blague ! Ou le mot-où-j'ai-bien-cru-que-word-se-foutait-de-ma-gueule-quand-je-l'ai-vu-pour-la-première-fois et pas la peine de chercher dans le dico vous ne le trouverez pas (il n'est même pas dans mon encyclopédie, pour vous dire), j'ai dû le chercher sur les Trésors de la Langue Française (ou TLFi, une encyclopédie informatisée foutrement bien faite et très fiable (car réalisée et utilisée par des universitaires)).

Bref ! Ce mot existe bel et bien ! C'est un synonyme de luxurieux (/!\ pas luxueux, luxurieux) et débauché… Sauf que c'est du langage littéraire vieilli d'où sa non-présence dans les dictionnaires et même les encyclopédies (enfin peut-être pas toutes), mais connu de Microsoft Word… O.õ WHAT THE FU ?!


Et pour tous ceux qui ont lu la petite aparté précédente et qui regardent leurs écrans en se demandant ce que ça fout là, je me dois de vous présenter mes excuses. Je me suis sentie obligée de partager cette expérience des plus troublantes avec vous... -.-'

Bon, voilà, c'est tout pour cette semaine, j'espère que vous avez accroché et je vous dis à la semaine prochaine pour la suite ! ^.^ (Une petite review quand même ?)

Chapitre 4 : Promenade de minuit, bonjour les ennuis.