The who you are,
Celui que tu es ou Ceux que vous êtes.
Chapitre huitième.
ShiningKASSIOPee
Les personnages de cette fiction appartiennent à Marvel.
J'emprunte également le physique des acteurs ayant joué dans le film The Avengers.
L'histoire est à moi !
Merci de signaler les fautes restantes.
Merci à ceux qui me soutiennent.
Voici le mini résumé !
Chapitre 06 : Steve s'enferme dans sa chambre et Tony tente tant bien que mal de lui présenter des excuses.
Chapitre 07 : Steve et Tony discutent chacun d'un côté de la porte de la chambre de Steve.
Il est aux alentours de midi lorsque Steve se lève et se décide à sortir de sa chambre. Et il tombe sur Tony. Ou plutôt, Tony lui tombe dessus.
C'est parti pour le Chapitre Septième !
-Dur comme ton p*tain de bouclier ! J'y crois pas non mais oh ! Mon père était soûl quand il t'a mis ce truc entre les mains ?
-Hum . . . Pas exactement Tony.
-Ça veut dire quoi ça ? Pas exactement ?
-En fait ça voulait dire non, absolument pas mais je n'avais pas spécialement envie de te contredire farouchement.
-Espèce de . . . Espèce de . . .
-Oh mon chou ! On cherche encore ses mots ?
Tony avait fait un travail admirable. Il avait appris tout un tas de vocabulaire à ce grand blond. Comme des surnoms affectueux aussi drôles que ridicules. Histoire d'avoir toujours le bon mot.
-Espèce de sale petit . . . de sale petit . . . de sale petit cheveu aux yeux blonds !
-Plait-il ? rit Steve, devant la stupidité des propos de son interlocuteur.
Tony se redressa sur ses coudes et se corrigea :
-Espèce de sale petit blond aux yeux bleus !
-Tony . . . Tony . . . Arrête de te ridiculiser, vraiment.
-C'est ça ! Moque-toi de moi en plus !
-Pas de soucis mon chéri ! Tu m'offres toujours ce dont j'ai besoin pour sur un plateau !
-Tss . . . siffla le brun. Le blond avait de la répartie. Qui avait eu la bonne idée de lui apprendre à manier les mots ? Lui ? Ah oui, c'est vrai . . . Ça lui apprendrait à vouloir aider des vieux paumés fraichement dégelés !
Le blond s'accroupi, plaçant sa tête au dessus de celle de son coéquipier, dans le sens inverse. Le brun ne savait pas vraiment à quoi s'attendre. Steve le fixait étrangement, avant de poser son regard sur ses lèvres. Tony déglutit.
-Personne ne t'a donc apprit qu'avoir de la bave à la commissure des lèvres ce n'est absolument pas sexy ? et sur ces belles paroles il se releva et s'éloigna, plantant ce beau brun en plein milieu du couloir.
Le brun n'en revenait pas. Ses yeux étaient grands ouvert. Il beugait. Il . . . Il avait . . . Non, impossible ! Il avait de la bave au coin de la bouche ?!
-Steeeeveee ! hurla le brun en se redressant brusquement, puis il s'essuya élégamment la bouche avec son bras.
Avant de suivre son coéquipier jusqu'à la cuisine.
-Une envie particulière ? demanda calmement le brun, cherchant de quoi mettre le couvert pour deux.
-T'étrangler pour l'affront que tu m'as fait subir ça compte ? demanda avec le sourire un brun malicieux.
-Tony ? soupira Steve comme l'aurait fait une mère en s'adressant à un gamin particulièrement exaspérant.
-Un truc simple. Ne t'embête pas pour moi.
-Comme si j'en avais l'intention, répliqua le blond en le taquinant. Bon, reprit-il, un truc sain et pas trop chiant à faire pour le grand Tony Stark.
Le brun s'assit à une chaise. Même pas la peine qu'il essaie de l'aider. À part commander chez un traiteur, une pizzeria ou un quelconque fastfood, il ne savait pas faire grand-chose pour se nourrir. Ne pas embêter Steve serait beaucoup plus efficace. Et à vrai dire, il ne savait pas ce qu'il risquerait s'il taquinait un peu trop le blond. Quelques heures plus tôt c'était la guerre. Et là Steve semblait agir comme si rien n'avait eu lieu. Il était partagé. Devaient-ils en parler ? Ou taire jusqu'au plus infime de leurs doutes ?
Steve déposa assiettes, couverts et verres sur la table et Tony se fit une joie de les disposer face à face.
Puis examinant l'intérieur du frigidaire, il demanda :
-Salade puis pâtes jambon ?
-Marché conclu !
Il sorti ce dont il avait besoin. Il aimait bien cuisiner. Du moins, du moment qu'il s'agissait de réaliser des plats simples. Il sorti le jambon, la salade et la sauce du réfrigérateur puis déposa son butin sur le plan de travail. Il sorti un bol, vida le sachet de salade au-dessus puis se déplaça jusqu'aux plaques de gaz, histoire de faire cuire ses pâtes. Et Tony le regardait faire. C'était ça ou admirer la nappe. Oui, une nappe. Sur la table de sa cuisine. Il avait encore du mal avec le concept. L'arrivée du blond avait décidément changé pas mal de ses habitudes. Une nappe ! Au moins, ce modèle, c'est lui qui l'avait fait faire. Un cadeau pour la nouvelle lubie de son ami, une nappe à l'honneur de son bouclier. Ma-Gni-Fi-Que. De toute façon, difficile de faire pire que les horreurs fleuries que Steve lui avait ramené au début.
-Je mets de la sauce Steve ?
-Oui, vas-y.
Tony, prit la sauce vinaigrette et entreprit d'en verser sur la salade. Puis il prit des couverts et mélangea le tout avant de les servir. Pendant ce temps là Captain America avait mis une casserole à moitié pleine d'eau sur le feu. Et en attendant que l'eau bouille, il rejoignit son ami et tout deux se dire « Bon Appétit » avant d'entamer leur repas.
Steve avala sa salade en moins de temps qu'il n'en faut à une fane pour crier « Captain America » et retourna s'occuper de ses pâtes. Une fois que Tony eut fini, il lui demanda :
-Tony ?
-Ouep ?
-Tu peux récupérer le jambon et le sortir de l'emballage s'il te plait ?
-Avec plaisir mon cher !
-C'est ça ! Tu ferais moins le malin si je ne te faisais pas à manger !
Pas faux, pensa le milliardaire. Il se contenterait de commander. Encore une de ses habitudes qui avait changée. Les boites de pizza vides ne s'empilaient plus dans son atelier. Tout comme les tasses de cafés. Heureusement qu'il était là son blond ! Qu'est-ce qu'il pourrait bien faire sans son aide ? Il serait peut-être mort à l'heure qu'il est. Enterré sous des milliers de cartons de pizza . . . Il secoua farouchement la tête. Peu glorieux comme fin.
-Qu'est-ce qu'il y a Tony ?
-Eh ?
-Je sais pas, t'as secoué la tête.
-Ah . . . Je me demandais ce que serait ma vie sans toi.
-Ah. Et ça donnait quoi ?
-Quelque chose de peu glorieux.
« Comme le cirque d'hier soir en somme. » Mince. Il entendait déjà Steve prononcer cette phrase. Et l'enfoncer encore plus bas. Lui faire sentir une fois de plus à quel point il avait merdé. Il baissa la tête, honteux.
-Vas-y ! Raconte ! sourit Steve.
Quoi ? Aucune allusion ? Aucun sous-entendu suggestif ?
-Euh . . . commença le génie, troublé que son colocataire ne fasse aucun commentaire sur ses récents déboires. Je mourrais enterré entre des cartons de pizzas et des tasses de cafés.
-Ahaha ! Effectivement ! rit le blond. Je pense que tu mérites mieux. Heureusement que je suis là !
Le brun se retourna vivement, les yeux comme deux ronds de flan.
-Quoi ? J'ai quelque chose sur le visage ? s'étonna Steve, ayant remarqué le regard du génie.
-Euh . . . Non. C'est rien. se rattrapa Tony, penaud.
Il n'était pas maso. Non. Alors pourquoi s'attendait-il à ce point à ce que le blond l'engueule et lui fasse payer ses beuveries incessantes ? Il reporta son attention sur les tranches de jambons. Il les avait posées dans leur assiette. Et n'ayant rien à faire de ses dix doigts il commença à couper ces tranches. Ne se préoccupant nullement de son coéquipier occupé à faire bouillir ses pâtes, il entreprit de découper minutieusement trois cercles de largeur égale et une étoile dans son jambon avec son couteau. Oui, il avait l'intention d'assortir leur plat à la nappe. Dès qu'il eu fini ses travaux de découpage, il ramena l'assiette de Steve près de la sienne. Il vira la tranche de jambon de l'assiette du blond, la plia dans un coin de sa propre assiette puis commença à disposer ses créations dans l'assiette de Steve. Une étoile, un cercle, un autre cercle, encore un cercle. Je gère, se dit-il. Je suis un dieu des arts culinaires ! Il sourit. Puis il sorti de sa petite bulle juste à temps pour remettre l'assiette de Steve à sa place. Celui-ci arrivait avec la casserole.
-Noooooooon ! Tony ! On t'as jamais appris à ne pas jouer avec la nourriture ?!
-Steve, c'est de l'art culinaire.
-Et alors ? On joue pas avec la bouffe !
-Bouffe ou bouclier . . . Telle est la question. Steve ! Stop ! Verse pas les pâtes tout de suite ! Je vais chercher l'appareil photo !
Tony se leva précipitamment de sa chaise puis fit quelques pas avant de rebrousser chemin et de se rendre compte que non, Steve ne l'avait pas écouté.
-Noooooooon ! Steve ! T'es qu'un meurtrier de l'art ! Pourquoi t'as fait ça ?!
-Tony, c'est une tranche de jambon.
-Et alors ? C'est de l'art !
-De l'art ou du cochon . . . Telle est la question. Tony ! Stop ! Rend moi cette assiette tout de suite ! Je ne me répéterai pas !
-Mais Steve !
-T'es vraiment un gosse quand tu t'y mets Tony . . .
-On s'en fout ! Tu pourrais me laisser faire non ?
-Non. Tony, sérieusement.
-Mais euh ! Steve !
-Oublie ça Tony, mange tes pâtes.
-Trucideur de mon génie créatif. Je te ferai un procès.
-Mais oui mon chéri. Quand tu veux. Les juges seront ravis de ridiculiser l'infantile Iron Man devant la planète entière !
Tous les deux, ils finirent leur repas en discutant de la pluie et du beau temps. Des sujets simples, qui ne fâchent pas. Puis ils débarrassèrent la table.
Tony ne voulait pas détruire la bonne humeur qui s'étalait alors dans la cuisine, cependant, la question qui lui brûlait les lèvres les franchit :
-C'est oublié ? demanda-t-il en levant timidement ses yeux vers son ami qui était penché sur le lave-vaisselle, cherchant à mettre l'engin en route.
-Non.
À cette réponse, Tony se raidit. Alors que le blond se relevait doucement, pour pouvoir lui parler face à face.
-Non. Je suis désolé Tony, mais je ne peux pas oublier. Comment voudrais-tu que j'oublie ?
-Je . . . Je sais pas Cap'. Mais vu que tu . . . faisais comme s'il ne s'était rien passé j'en ai déduis
-T'as mal déduis Tony. Je peux pas t'en vouloir à vie et te faire la gueule ou ne plus t'adresser la parole ne servirait strictement à rien. Donc autant essayer de faire avancer tout ça. C'est tout.
-Avancer tout ça ?
-Tu vas pas terrible, fit-il.
-Et tu ne vas pas terrible non plus, avança le brun.
-Mouais . . .
-T'as toujours envie de sauver le monde toi . . .
-J'ai été fait pour ça.
-Pas faux. Mais c'est pas une raison.
- Donc, je ne vais pas pousser une énième gueulante sur ton comportement irresponsable. Mais honnêtement je ne sais pas trop ce que je suis sensé faire.
-Tu me préviendras quand tu auras trouvé ?
-Mouais. Sûrement.
La discussion était close.
Et aucun des deux ne savaient comment briser l'atmosphère gênante de la pièce.
Alors que Steve s'acharnait vainement sur les boutons du lave-vaisselle, 'est la voix de l'intelligence artificielle qui mit fin au silence qui s'était installé.
-Monsieur, Mademoiselle Potts vous attend au pied de la Tour. Elle vous demande à l'interphone.
-Passe-la-moi Jarvis !
-Tony ! Tu as 3 minutes pour t'habiller correctement et descendre de là avant que je ne m'énerve. Marre que tu fiches en l'air toutes les réunions ! Alors pour une fois tu descends ton royal fessier de ta royale tour et tu viens ! Cette fois ta présence est INDISPENSABLE ! Tu m'as bien comprise ?
-Message reçu Pepper ! Je te l'envoi dans deux petites minutes ! répondit le blond.
-Ah ! Okay. Merci beaucoup Steve.
Elle savait qu'il le ferait. Elle avait bien de la chance aujourd'hui.
La communication fut coupée.
-Allez Tony ! On se bouge ! Pepper a décidé qu'il était temps pour toi de bouger !
-Ste
-Non. Tu y vas. Point final. T'as pas à discuter. Sinon c'est moi qui te traine jusqu'en bas. Compris ?
-Compris mon Capitaine ! répondit Tony, mimant un soldat au garde-à-vous.
Steve avait raison après tout, il était temps qu'il se reprenne en main . . . Mais bon . . . Les réunions auxquelles Pepper voulait toujours qu'il assiste étaient généralement chiantes à mourir . . .
-Allez ! Bouge-toi !
-Oui oui, c'est ça. C'est pas toi qui va te taper 35 années de réunions à la
-T'as pas fini avec ton vocabulaire digne d'un charretier ?
-Et dire que tu ne m'as même pas remercié pour le cadeau, soupira-t-il, Tu viens de manger ton bouclier quand même . . . J'espère que t'es fier de toi ! bougonna-t-il en s'éloignant. Allez, le devoir m'appelle Steve !
-Ouep, allez ! Dépêche-toi !
-Une dernière chose : c'est Jarvis qui actionne le lave-vaisselle. Pas la peine de t'acharner sur les boutons ! expliqua-t-il avec un sourire immense avant de prendre la direction du couloir.
-Tony ! T'es pas sérieux !
-Moi aussi je t'aime mon chou ! cria-t-il depuis le couloir.
Faites que Pepper le ramène directement à la Tour après.
Il soupira. Ce que Tony pouvait être idiot parfois ! Découper son bouclier dans du jambon ! Il aurait définitivement tout vu avec lui ! Il venait de manger son logo. Pensa-t-il en souriant. Son logo de super-héro . . .
Oui ! C'est ça ! Il lui fallait un nouveau logo ! Tony était décidément un génie, un vrai de vrai.
Il demanda à Jarvis de programmer le lave-vaisselle avant de quitter précipitamment la cuisine.
06/2013-07/2013, ShiningKASSIOPee – Chapitre publié le 03/07/2013
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ShiningKASSIOPee.
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