The who you are,
Celui que tu es ou Ceux que vous êtes.
Chapitre neuvième.
ShiningKASSIOPee
Les personnages de cette fiction appartiennent à Marvel.
J'emprunte également le physique des acteurs ayant joué dans le film The Avengers.
L'histoire est à moi !
Ce chapitre a mis tellement de temps à venir que beaucoup d'entre vous ne doivent même plus se souvenir du précédent . . . J'en suis désolée.
Merci à ceux qui me soutiennent. Merci énormément.
Et un merci tout particulier à Neikow ! Pour tout son soutien. Et tout le reste !^^
Minis Résumés :
Chapitre 07 : Steve et Tony discutent chacun d'un côté de la porte de la chambre de Steve.
Il est aux alentours de midi lorsque Steve se lève et se décide à sortir de sa chambre. Et il tombe sur Tony. Ou plutôt, Tony lui tombe dessus.
Chapitre 08 : Steve et Tony font copain-copain avec du jambon et des pâtes. Pepper embarque Tony et Steve finit par avoir une idée.
Je ne vous fais pas attendre plus longtemps !
Steve et Pepper étaient implicitement d'accords. Il était temps de reprendre les choses en main. Cela faisait quatre jours que Steve essayait désespérément d'obtenir l'attention de Tony. Il y était finalement parvenu. Il ne restait plus qu'à convaincre le principal concerné que ″l'abus d'alcool [était] dangereux pour [sa] santé″ et celle des personnes qui le fréquentaient en passant.
Ils allaient ramer . . .
Un nouveau logo. Un nouvel emblème. C'était exactement ça !
C'était à cela que Steve pensait. Il était retourné dans sa chambre peu de temps après le départ de son logeur, et s'était assis sur son lit de manière à pouvoir réfléchir posément. Avait-il raison ? Était-ce vraiment de cela qu'il s'agissait ? Est-ce que il s'agissait vraiment de la chose dont Tony pouvait avoir besoin ? Sûrement . . . Après tout, sa chute avait commencé lorsqu'il n'y en avait plus eu . . . Mais bon . . . Et s'il se trompait ? Et si toutes ces réflexions perturbatrices de quotidien étaient vouées à lui faire prendre une claque mentale cuisante lorsqu'il se rendrait compte que toutes ces déblatérations étaient . . . inutiles ? Ok. Même s'il se trompait, ça valait quand même le coup de s'y mettre, non ? Au pire, il venait de trouver une activité qui ne pourrait que lui faire du bien. Ça faisait un bon bout de temps qu'il n'avait pas ressortit tout son matériel. Elle était vraiment loin l'époque où il dessinait le ciel de Brooklyn tous les matins. Il se leva, se dirigea vers son bureau et sorti des tiroirs de quoi dessiner, peindre, croquer. . . Tous ces instruments qu'il avait pris la peine de racheter, s'acharnant à retrouver la tranquillité d'une vie perdu. Il lui avait fallu des semaines pour faire tous ces achats, Tony l'avait aidé, la aussi. Un calepin avec du papier épais et de qualité et ses différentes trousses, une pour les crayons, une pour les gommes, une pour les feutres, une pour les crayons de couleur et d'autres pour . . . d'autres outils; les pinceaux, sa palette et ses couleurs, son chevalet se trouvait dans un des placards du vestibule, il le prendrait en sortant. Il prit tout son matériel puis sortit de la chambre. Il posa toutes ses trousses à même le sol, récupéra son chevalet puis se dirigea, le cœur léger vers le salon. Il fit tomber deux fois son tube de magenta, trois fois celui de blanc et manqua de s'esquinter sept fois avec son chevalet dans le couloir avant de se décider à poser quelques affaires et de se persuader qu'il pouvait bien perdre une minute à revenir sur ses pas. Il déposa délicatement tout son fatras dans le salon, fit demi-tour, récupéra les objets manquant, les déposa au même endroit, puis s'affala dans le canapé. C'était un genre de plaisir simple. Auquel il n'avait pas goûté avant d'être sorti de son sommeil. Les gens n'imaginaient pas la chance qu'ils avaient. Échapper à la guerre et aux questions qu'elle amène. Échapper à toutes ces horreurs. Il n'avait jamais regretté et ne regrettait pas de s'être engagé pleinement pour une cause à laquelle il croyait. Non. Mais l'immensité de ce qu'il avait manqué lui sautait souvent à la figure. De moins en moins. Il s'adaptait, comme à tout. Comme il s'était fait aux effets du sérum. Ceux-ci avaient d'ailleurs dû participer involontairement à ses capacités d'adaptation. Steve doutait que cet effet ait été pris en compte dès le début. Quelque part ce bond dans le futur était encore l'un de ses nombreux effets plus ou moins désirables. Il sourit en pensant à Tony qui devait sûrement s'ennuyer dans une salle remplie d'inconnus et de savant qui dans tous les cas ne l'égaleraient jamais. Sur ces belles réflexions, il se releva s'apprêtant à saisir . . . Il se stoppa. Mince. Non mais c'est vrai quoi ! Et si ce n'était pas du tout ça ? Mince . . . Non, allez Steve ! Pas de mauvaises pensées. Allez allez, au boulot. Tu peux pas passer ta vie à douter. Faut te motiver et te bouger mon vieux si tu veux pas rouiller!
Il tendit à nouveau le bras, et s'arrêta, encore. Par quoi commencer ? De la peinture ? Non. Mieux valait préparer le terrain avant de sortir une toile et des couleurs. Du crayon ? Oui, il pouvait faire un croquis. En couleurs ? Non. Il avait besoin de simplicité. Oui, un croquis. Un dessin tout simple. Ce serait bien. Il avait toujours aimé le contact du crayon sur le papier, voir la mine se désagréger au fil du trait. Il récupéra son carnet, des crayons à papier de différents types, puis s'installa confortablement. S'arrangeant pour que la lumière du soleil éclaire directement sa feuille. Il suspendit l'instrument au-dessus du papier. Et se rendit simplement compte qu'il n'avait aucune idée concernant ce nouveau projet et cette nouvelle œuvre.
Putain mais qu'est-ce que ça me gave. Ok Tony, respire. Reste calme, souris. Il serra la main qu'on lui tendait avec vigueur, posant un sourire qu'il jugeait niais sur ses lèvres avant que celle-ci ne prononce :
-Enchanté.
-Vous rencontrer est un honneur M. Stark.
-Bien, Pepper ? enchaina-t-il, tournant la tête vers le plus si nouveau que ça visage de Stark Industries, ne se donnant pas la peine d'entretenir les quelques civilités d'usage.
-M. Stark ? puis, se tournant vers l'autre homme, Veuillez nous excuser un moment je vous prie, nous nous retrouvons de toute façon dans une dizaine de minute, n'est-ce pas ? questionna-t-elle en usant d'un large et poli sourire. Le sourire Pepper Potts. Il ferait approuver n'importe qui.
-Bien entendu.
Pepper et Tony s'éloignèrent, cette première le tenant par le bras.
-Tony ? commença-t-elle à voix basse en se plaçant face à lui, elle continua lorsqu'elle fut assurée de son écoute, Tu vas me faire le plaisir de te comporter en grand garçon et ce jusqu'à la fin, siffla-t-elle entre ses dents, me suis-je bien fait comprendre ? ajouta-t-elle, plus par politesse. Son masque de gentillesse retomba, elle aussi avait un double visage. Elle se détourna du milliardaire pour continuer son chemin, Tony n'avait d'autre choix que de suivre docilement le mouvement, qu'est-ce que cette femme pouvait lui donner mal à la tête !
-Pepper
-Non. Non, Tony. Cette fois tu vas faire ton boulot de génie et de patron.
-Tu es la patronne, fit-il, à juste titre, remarquer.
-Oui. Mais là n'est pas la question. Nous sommes chez Stark Industries et devine qui tu es ? Bingo ! Tony Stark.
Elle tourna à l'angle, se rapprochant de plus en plus d'un lieu où Tony n'avait aucune envie de mettre les pieds, cette salle de réunion. Quelle idée avait-il eu de faire construire ces horreurs ? Non mais sérieusement . . . Pourquoi vouloir assister à une réunion avec des coincés en cravate quand il pouvait être . . . eh bien . . . être ailleurs et en meilleure compagnie ? Il aurait bien regardé un film avec Steve cet après-midi.
-Oui mais
-Pas de oui mais. Donc tu es le patron Pas de non mais non plus. Et devine quoi, le patron assiste aux réunions. Tu entres dans cette salle, tu t'assois, tu suis la réunion, tu donnes ton avis, au pire tu participes juste pour montrer que tu ne t'es pas endormi et Hey ! Tony ! Non non non ! Pas d'alcool ! Non mais ça va pas ? Je sais pas ce qui me retient de te . . Rah ! s'écria-t-elle toujours à voix basse quand le bras du génie fit un geste vers les boissons déposées à l'entrée de la salle attrapant un verre, qu'elle s'empressa de lui retirer des mains et de reposer. Avant de se faire une note mentale : penser à trouver l'abruti qui avait eu la stupidité de poser de l'alcool parmi les bouteilles d'eau et de jus de fruits.
Ils longèrent l'un des murs de la salle pour arriver jusqu'aux places qui leur étaient réservées. Elle reprit son visage de femme d'affaire souriante. Pour une fois qu'elle n'était pas seule. . .
-Je vous en prie messieurs.
Tous prirent place, chacun tirant son fauteuil puis s'asseyant. Ils étaient 17 au total, chercheurs, responsables de production, responsable marketing bien d'autre . . . Certains avaient été nominés récemment, Tony n'avait aucun souvenir d'eux. Et puis eux. Et Tony. Tony qui n'avait pas mis les pieds à Stark Industries depuis . . . depuis bien trop longtemps.
Pepper arracha un post-it de sa pochette avec amertume, y écrivit rapidement quelques mots et le décala sur sa gauche, juste devant les mains de Tony qu'il avait posées sur la table. Où était-il passé ? Où était donc parti Tony ? Il avait tellement changé . . . Désolée Steve pensa-t-elle, je n'ai pas pu m'empêcher de hausser le ton encore une fois. Faites qu'on arrive à le ramener. Faites qu'on retrouve Tony.
« Pas d'alcool. Pas de blagues stupides. Compris ? » pu-t-il lire.
Il leva les yeux vers cette femme qu'il avait si longtemps adorée. Elle lui servit sont regard n'essaye-même-pas-de-refuser-ou-tu-vas-en-prendre- plein-la-tête-encore-pire-qu'avec-Loki-compris- ?. Il n'essaya pas.
Il avait la forme. C'était déjà pas mal. Mais ça commençait à être long. Une demi-heure pour dessiner un pauvre rond. Un pauvre cercle aussi vide que sa tête. Pourquoi était-ce quand il avait le plus besoin de son imagination que celle-ci le lâchait ? Et puis . . . Il ne s'était pas cassé la tête. Son bouclier l'était. Le cœur de Tony aussi.
Waoh. Pepper était encore meilleure que ce qu'il avait imaginé. Et il avait imaginé grand pourtant. Cette femme était décidément une merveille. . . Elle dirigeait vraiment bien Stark Industries. Il n'aurait pas pu faire de meilleur choix. Quoi qu'on en dise il tenait vraiment à cette entreprise. Et il était plus que ravi qu'elle soit en de si bonnes mains.
Steve peignait. Il avait lâché ses croquis, en avait éparpillé une bonne partie sur le canapé et y jetait un coup d'œil toutes les six ou sept minutes, cherchant à se prouver qu'il ne les avait pas rêvés, qu'ils n'avaient pas disparu. Il avait fait un mélange farfelu de ceux qu'il connaissait. Un cercle, au centre un triangle équilatéral, autour de celui-ci, trois segments de même longueur, chacun parallèle à l'un des côtés, mais légèrement plus court, de sorte que les extrémités ne se rejoignent pas. Puis d'autres, plus longs, toujours trois, toujours parallèles aux côtés du triangle initial, toujours sans union, mais ceux-là ne prennaient fin qu'une fois qu'ils avaient touché le cercle. Les sillons prennaient une couleur d'un verdâtre doré, les espaces étaient comblés avec un noir aux reflets opalins.
Il avait dessiné la forme une bonne dizaine de fois. Afin de s'en imprégner. Puis il avait pris un des croquis et y avait ajouté de la couleur. Une première fois avec des crayons de couleurs. La seconde avec de l'aquarelle.
Il avait fini ses croquis, coloriages et aquarelles il y avait bien une heure, et était à présent occupé à remplir sa toile des couleurs de la vue qu'il avait sur la ville.
-. . .Investigateur russe.
Tony ce tourna vers son locuteur qui continua sur sa lancée :
-Je suis très impressionné par la qualité de vos installations, de votre travail et de tous les petites détails.
-Eh bien. . . répondit le génie, ne se rappelant plus les manières à employer dans le milieu.
-Tony ?
La jeune patronne se tenait à quelque mètres de lui, en faisant mine de le chercher, elle le rappelait simplement à l'ordre.
-Merci beaucoup, dit-il en serrant la main qui lui était tendue, si vous voulez bien m'excuser, le devoir m'appelle. finit-il en souriant. Ce sourire faux, ce sourire. . . Celui qu'on lui avait toujours servi et qu'il avait apprit à imiter. Dur d'être un héros.
Sortant de ses réflexions négatives, il la rejoignit.
-Très chère ? prononça-t-il d'un ton cynique en lui proposant nonchalamment son bras.
-Tony. soupira-t-elle.
Il n'avait plus peint depuis son retour parmi les vivants, pas de paysages réels du moins. Ca lui était arrivé de chercher du réconfort dans les images de ses souvenirs. Rien à voir avec ce qu'il avait devant les yeux. Tout était différent. Il se demandait parfois si c'était cette sorte de nostalgie que ressentent les personnes âgées lorsqu'elles regardent les générations auxquelles elles laissent place. Mais ces réflexions ne le menaient à rien de constructif. Dessiner lui faisait toujours du bien, déjà à l'époque, ça l'apaisait, maintenant aussi. Même quelques gribouillis dans un coin de cahier lui suffisaient. Le contact d'un crayon, d'un stylo, d'une plume ou d'un pinceau sur un support, quel qu'il soit. On s'était déjà moqué de lui, le taquinant sur ce qu'ils appelaient les transes qu'il faisait quand il dessinait, à vrai dire, il s'imprégnait totalement de ses créations, les couleurs, les formes, elles sortaient de sa tête, transmises par ses mains pour rejoindre la toile, le papier, et ceux-ci étaient le miroir de ses songes, il pouvait enfin voir sans flou ce qu'il imaginait. D'autre fois, il cherchait juste à rapprocher ce qu'il voyait, pour rendre un paysage, par exemple, à portée de main. Dans ces moments là, rien ne comptait hormis lui et sa toile. Il se repaissait de ces moments, où rien ne semblait l'atteindre. C'est dans ses moments là qu'il se sentait le mieux avec lui-même, le plus solide aussi. Loin du bruit des armes et des corps qui tombent. On lui avait toujours donné l'image d'un héros, invincible, inébranlable. Et c'était pourtant devant ses dessins qu'il se sentait complet. Pas au front, alors que des hommes meurent de chaque côté, et que chaque salve de balles et chaque cri se grave dans vos conduits auditifs et reviennent vous hanter, même des années plus tard, quand vous n'avez plus personne pour vous en protéger.
-Monsieur Rogers ?
-Steve Jarvis, et oui ?
-Mademoiselle Potts essaye de vous joindre. Puis-je vous proposer d'utiliser la fonction haut-parleurs du salon ?
-Oh ! Merci, hum . . . eh bien . . . passe là moi s'il te plait.
-Prise en charge de la communication.
Puis après quelques secondes l'entité ajouta :
-Connexion établie, monsieur.
-Steve ?
-Oui Pepper ! Alors, comment ça s'est passé ? répondit-il d'un ton enjoué.
-On a un problème.
-Oh non . . . Qu'est-ce qu'il a encore fait ? soupira-t-il. Qu'est-ce que cela aurait pu être d'autre qu'une des innombrables bêtises du propriétaire de la Tour ?
- Je l'ai perdu.
-Perdu ? Perdu comment ? Attends . . . perdu genre il est totalement à l'ouest ou . . . Ou genre perdu perdu ? s'inquiéta-t-il en reposant pinceau, palette et tubes.
-Perdu perdu ! s'écria-t-elle.
-Oh p*tain ! C'est pas possible !
-Faut croire que si.
-C'était sensé être une simple putain de réunion !
-Je sais. J'ai demandé aux gars de la sécurité à l'entrée. Il est sorti il y a environ 35 minutes.
-35 minutes ? Tu te fous de moi Pepper ?! Et tu faisais quoi pendant ce temps là ?!
-Excuse-moi mais je ne peux pas le surveiller 24h/24h ! On était en réunion. Puis n s'est déplacé sur les installations et monsieur a dû en profiter pour se faire la malle ! Et calme-toi ! Je ne suis pas sa nounou non plus !
-Ouais. Désolé d'avoir gueulé. Il . . . On fait comment pour le retrouver ?
-Aucune idée. Rien. On le retrouve pas de toute façon. Il peut être n'importe où. Je suis d'avis qu'on l'attende tranquillement dans son salon. On poussera notre gueulante après et en attendant on va se ronger les sangs à deux. On ne peut rien faire de toute façon. À moins que tu saches où chercher, il n'y a rien à faire. . .
-T'as assez bien résumé la situation. . . J'en ai marre Pepper. . . Dieu seul sait à quel point j'en ai marre . . .
-Ouais. T'as sûrement raison. . . Quoique, se reprit-elle, je ne dois pas en être loin. Je serai là dans une vingtaine de minutes.
-À tout de suite.
Fin de l'appel. C'est fou. En l'espace de 10 minutes à peine Tony venait de réduire à néant toute la sérénité qu'il avait accumulée dans l'après-midi. Ce mec allait le rendre fou. Si ce n'était pas déjà fait.
07/2013-09/2013, ShiningKASSIOPee – Chapitre publié le 08/09/2013
/ !\ Dès à présent, je ne posterai plus toutes les deux semaines. Mais lorsque j'aurais fini le chapitre. Je mettrai à jour mon profil régulièrement, passez-y si vous voulez des nouvelles des avancées. / !\
Merci à ceux qui continueront de me souvenir !
ShiningKASSIOPee.
