AN: Un grand merci à Audrey et Laurianne pour leurs commentaires ainsi qu'à tous ceux qui ont pris le temps de lire mon premier chapitre. J'espère que le deuxième vous plaira ! :)
Callie était recroquevillée dans son lit et se réveilla quelque peu grognon en entendant qu'elle avait été dérangée dans son sommeil. Elle redressa doucement sa tête pour voir l'heure mais se convainc qu'il était bien trop tôt pour sortir du lit et tenta de se rendormir. Au bout de quelques minutes, comprenant que la personne qui frappait n'abandonnerait pas, elle se leva à contre-cœur et mit son peignoir pour aller ouvrir la porte. Elle fut stupéfaite quand elle découvrit la fillette avec un léger sourire nerveux dessiné sur ses lèvres. Callie la reconnut instantanément. Elle se perdit dans la profondeur de ses yeux noirs , incapable de faire le moindre mouvement.
Flash-Back :
Dix ans plus tôt :
Cela faisait maintenant une heure qu'elle tenait dans ses bras son adorable petite fille, une heure que Callie tentait vainement de se résigner à la laisser partir. Elle ne voulait pas l' abandonner mais c'était ce qu'elle voyait de mieux pour elle. Elle en venait à la conclusion que sa vie était un tel désastre que son bébé ne pourrait être que malheureux à ses côtés : elle n'avait ni toit, ni famille, ni argent pour s'occuper comme il se doit de ce petit être qu'elle aimait déjà plus que tout au monde. Elle rêvait pour Sofia d'un brillant avenir entourée d'une famille aimante, qui saurait lui donner tout le bonheur qu'elle ne pourrait lui apporter. Cela lui déchirait le cœur mais elle ne voyait aucune autre solution possible.
« J'aimerais sincèrement que la personne qui l'adopte garde son prénom...
-Nous lui en ferons la demande. » Répondit simplement une des femmes présente pour l'adoption. Soulagée, Callie reporta entièrement son attention sur Sofia qu'elle câlinait tendrement, voulant profiter au maximum de l'unique fois où elle pourrait sentir contre elle le corps de son bébé.
« Te quiero Mija...* » Murmura-t-elle contre sa tempe.
Après un dernier doux baiser rempli d'amour elle consentit à la déposer dans les bras d'un des personnels de l'hôpital. Sofia se mit aussitôt à pleurer dès qu'elle perdit l'odeur et le contact des bras réconfortants de sa mère. Son cœur se brisa un peu plus et la jeune femme ne put retenir plus longtemps ses larmes.. Elle demanda doucement à l'officier chargé de la surveiller de lui donner le morceau de tissu rose qu'elle avait elle-même brodé au nom de sa fille .
« Je n'ai pas beaucoup d'argent alors je n'ai pas pu lui offrir quelque chose de plus approprié. » Déclara-t-elle tristement.
« C'est un très beau cadeau. Je suis certaine que votre fille va l'adorer quand elle sera plus grande. »
La jeune mexicaine seulement âgée de dix-huit ans, se contenta de lui adresser un maigre sourire alors que ses larmes ne cessaient de couler, regardant partir son unique raison de vivre. Une partie d'elle-même venait d'être emportée et elle savait qu'à partir de ce moment, elle serait changée à tout jamais. Trois semaines plus tard, elle apprit que Sofia avait été adoptée par une femme célibataire qui avait accepté toutes ses conditions. Grâce au biais d'une association, Calliope recevait à chaque grand événement de la vie de sa fille une photo de celle-ci. Ainsi même si elle n'était pas présente dans sa vie quotidienne, elle pouvait la voir grandir à travers les différentes photos que lui envoyait sa famille d'adoption. Elle était rassurée de constater que son enfant était heureuse et devenait une magnifique petite fille pleine de vie.
Fin du flash-Back.
Le matin de son vingt-huitième anniversaire elle recevait le plus beau cadeau qui lui était permis de recevoir: elle avait enfin la chance d'avoir devant elle son bébé. Sa fille... Non, c'était impossible. Pourtant elle lui ressemblait étrangement mais comment aurait-elle pu la retrouver ? Leurs regards se croisèrent intensément et aucune des deux ne souhaitait briser cet échange qu'elles avaient toutes les deux attendu durant tant d'années. Callie se gratta doucement la gorge et lui adressa un doux sourire « Bonjour, tu es perdue ? ».
La petite fille secoua doucement la tête en se triturant les mains ce qui n'échappa pas à Callie, qui avait elle-même cette habitude lorsqu'elle était nerveuse.
« Non...Hum...Tu es bien Calliope Torres ?
-Oui, et tu es ? » Demanda-t-elle avec une teinte d'espoir dans la voix.
« Sofia Robbins ! » S'exclama la petite fille avec fierté. « Et je suis ta fille ! »
Sa fille. Elle ferma brièvement les yeux avant de les rouvrir pour s'assurer qu'elle n'était pas en plein rêve.
« Je peux entrer ? »
Callie hocha doucement la tête en signe d'approbation et la laissa passer. Sofia entra timidement à l'intérieur scrutant de ses petits yeux l'appartement de sa mère. Passée l'entrée, la première pièce qu'elle pouvait apercevoir était la cuisine qui séparait le salon d'un comptoir gris américain. Celui-ci était moderne mais simple avec une longue baie vitrée qui donnait une vue magnifique sur la ville illuminée. Alors que Callie ferma la porte derrière elle, elle aperçut Sofia en train de fixer un grand cadre photos qui regorgeait de nombreux clichés d'elle qu'Arizona lui avait envoyés.
« Comment tu les as eus ?
- C'est ta Maman qui me les a gentiment envoyés. Avant que je te fasse adopter, j'avais demandé à ce que l'on m'envoie régulièrement des photos de toi. » Sofia fit doucement face à Callie, intriguée. « Pourquoi ? Comment tu connais ma Maman ?
- Je ne la connais pas. Elle envoie simplement des photos à une association qui les récupère et qui me les renvoie. Je n'ai jamais pu entrer en contact avec elle...ni toi malheureusement. » Ajouta-t-elle tristement. Sofia posa son manteau sur le dossier d'une chaise puis prit place autour de la petite table disposée au milieu de la pièce. Callie ouvrit le réfrigérateur avant de se tourner vers sa fille. « J'ai du jus d'orange, tu en veux ?
- Oui ! J'adore ça ! »
La jeune femme lui adressa un tendre sourire puis sortit la bouteille. Elle versa le contenu dans un verre qu'elle apporta par la suite à la petite mexicaine qui la remercia d'un sourire.
« Sofia, comment tu m'as retrouvée ? Ta Maman sait que tu es ici ?
- Non ! »
Calliope sentit l'angoisse monter. Elle imaginait facilement l'inquiétude que pouvait avoir sa mère adoptive quand elle se lèverait et découvrirait que sa fille avait disparu.
« Il faut l'appeler pour la rassurer ! Elle doit être terrorisée !
- Je ne connais pas son numéro de téléphone.
-Où est-ce que tu habites alors ?
- Storybrooke !
- Ça existe ça ? » S'étonna Callie en fronçant légèrement les sourcils.
« Oui, c'est une toute petite ville dans le Maine.
- Ta ville m'a l'air bien spéciale. » La taquina-t-elle.
« Tu ne peux pas savoir à quel point tu as raison ! »
Au même moment à Storybrooke, Arizona se levait à peine. Elle descendit en cuisine pour préparer le petit-déjeuner avec le sentiment étrange que quelque chose n'allait pas. Le café prêt, elle s'en servit une tasse qu'elle but doucement sur la terrasse du jardin. Elle fixait au loin l'horizon, tentant de faire disparaître ce mauvais pressentiment qui la tiraillait depuis qu'elle était réveillée mais n'y parvenant pas, elle se dirigea instinctivement dans la chambre de sa fille. Quand elle vit le lit vide de Sofia , un hurlement de panique résonna dans toute la maison accompagné par le bruit de la tasse brisée en mille morceaux sur le sol.
« Sofia ! »Cria-t-elle. Les larmes s'échappèrent du coin de ses yeux sans qu'elle ne puisse les retenir. Elle la chercha dans tous les recoins de la villa mais aucune présence de Sofia n'y était détectée. Elle appela rapidement Alex puis retourna dans la chambre de la fillette. Elle s'assied sur son lit, tremblante comme jamais. Que lui était-il arrivé ? Quelqu'un l'avait-il enlevée ? Pourquoi n'avait-elle rien entendu ? Son attention fut soudainement attirée par son ordinateur posé sur son bureau. Elle quitta le lit pour s'installer sur la chaise, souhaitant chercher des indices sur la disparition de son enfant. Elle souleva l'écran et découvrit avec douleur la raison pour laquelle Sofia n'était plus auprès d'elle : Sa fille avait retrouvé sa vraie maman par le biais d'un site internet.
* Je t'aime ma fille
