AU:
Camille: Merci beaucoup pour ta review ! Ravie que tu apprécies mon histoire :)
AddictedToGreysAnatomy: Wow ! Un énorme merci ! Ça me touche énormément. Pour te répondre, je suis en quelque sorte une Swan Queen, j'adore leur relation ! Mais je n'en suis pas à les imaginer en couple, bien que ça serait vraiment drôle ^^
Et voilà la suite ! Bonne lecture !
Au même moment, Callie avait décidé de découvrir cette nouvelle ville et d'y faire une petite visite. Elle pénétra chez Granny où la plupart des habitants avaient pour habitude de se retrouver autour d'une boisson chaude au petit-déjeuner. Tous les clients la dévisagèrent avec étonnement, peu accoutumés à la venue d'inconnus. Elle s'installa dans un coin et y commanda un café serré lorsque la serveuse vint auprès d'elle, son calepin en mains. Callie s'arrêta un instant devant le physique atypique de ce personnage. La jeune femme avait de longs cheveux bruns avec des mèches de couleur rouge pour mettre un peu de fantaisie, elle y avait ajouté un serre-tête de la même couleur. Ses lèvres étaient maquillées d'un rouge perçant tandis que ses habits étaient accordés au reste de ses accessoires. La Mexicaine pensa aussitôt à Sofia quand celle-ci fut éloignée et un doux sourire apparut sur son visage « Selon Sofia, elle doit être le petit chaperon rouge ! » pensa-t-elle avec amusement.
En attendant sa commande, elle regarda autour d'elle avec attention. L'endroit y était simple mais néanmoins chaleureux. Les murs étaient tapissés par deux papiers peints différents: un était blanc et gris avec pour motifs de petits végétaux qui décoraient la partie haute de la cloison tandis que l'autre se trouvait être de couleur unie gris clair. Elle fut cependant interrompue dans sa rêverie par la venue d'une grande brune au corps fin et aux cheveux courts. Elle était parée par dessus un chemisier de couleur blanc d'un tailleur noir accompagné d'un foulard comportant les deux couleurs de sa tenue.
« Bonjour, je suis Regina Mills, le maire de cette ville.
- Enchantée. Je suis Callie Torres. » Répondit-elle d'un léger sourire, quelque peu intimidée qu'une personnalité aussi importante de la ville vienne la saluer en personne.
« Je sais, toute la ville ne parle plus que de vous.
- Quoi ? Je viens seulement d'arriver !
- Vous savez ici, les nouvelles se propagent rapidement, surtout lorsqu'il s'agit de l'arrivée d'un inconnu.
- Je vois...Donc dans votre ville, le tourisme n'est pas votre point fort? » Demanda-t-elle avec une pointe d'amusement.
Piquée au vif, Regina fronça les sourcils en croisant d'un air sérieux ses bras sur sa poitrine.
« Que cherchez-vous ici Mademoiselle Torres ?
- Rien. Simplement passer du temps avec ma fille.
- Etant donné que la seule hispanique de la ville est Sofia, je suppose que c'est à elle que vous faîtes allusion ? » La mexicaine se contenta d'un hochement de tête pour confirmer. « Juridiquement, c'est la fille d'Arizona Robbins. Vous n'êtes plus rien pour elle. »
Cette réflexion la toucha au plus haut point. Elle l'avait déjà entendue mais la douleur qu'elle ressentait à chaque fois restait toujours aussi vive bien que dix années se soient écoulées. Son enfant était son plus grand bonheur, sa fierté, et maintenant qu'elle l'avait retrouvée elle ne comptait pas la laisser s'échapper. Elle était prête à tout pour nouer un lien avec sa fille et espérait secrètement qu' Arizona finisse par accepter sa présence. Elle ne voulait en aucun cas faire appel à la justice et lui enlever son droit parental, elle avait bien conscience qu'aux yeux de Sofia, Arizona était sa mère et jamais elle ne tenterait de s'interférer dans leur relation.
« Aux yeux de la loi oui, mais pas dans mon cœur. Sofia est mon bébé. Je l'ai aimée à la seconde où je l'ai sentie bouger dans mon ventre et aucun papier ne changera ça.
- Pourtant, vous l'avez abandonnée. » Rétorqua sèchement Regina.
« Vous ne me connaissez pas. Qui êtes-vous pour me juger ?
- Je ne juge personne Mademoiselle Torres. Votre vie ne me regarde pas. En revanche, votre présence risque de nuire à la tranquillité de ma ville et là, j'ai mon mot à dire alors veillez à ne pas dépasser les limites. Je saurai me montrer ferme s'il le faut. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée. »
Elle lui offrit un sourire narquois avant de s'éloigner et quitter le restaurant. Quelques secondes plus tard, la serveuse revint avec le café commandé par Callie qui la gratifia d'un léger sourire.
« J'ai vu que vous aviez rencontré Madame le Maire...
- Oui, elle est très sympathique. Un vrai rayon de soleil ! » Répliqua-t-elle avec une pointe d'amusement dans la voix. « Elle est toujours comme ça ? Aussi sèche et peu accueillante ?
- Oui. Elle n'aime pas vraiment les nouveaux arrivants... »
Surprise, Callie fronça les sourcils en amenant sa tasse de café jusqu'à ses lèvres pour y boire une gorgée. « Pourquoi ça ? Ça lui rapporte pourtant de l'argent...
- Je ne sais pas. Elle est très mystérieuse. Même son fils Henry la qualifie de maléfique ! » S'amusa la serveuse. « Au fait moi c'est Ruby.
-Callie. Dîtes, il y a un hôtel dans le coin ou il y a si peu de touristes que vous n'en avez pas ?
Ruby rit légèrement en levant les yeux au ciel avant de lui indiquer où elle pouvait se loger pour la nuit et retourna travailler. Après avoir bu son café, Callie passa sa journée à explorer les différents recoins de Storybrooke et bien qu'elle n'était pas une adepte des petites villes de campagne, elle ne pouvait nier que celle-ci avait son charme tout comme certains de ses habitants... En effet, sur le chemin qui la ramenait à l'hôtel, Callie venait de croiser le Shérif de la commune un homme brun aux yeux marrons et au sourire ravageur, plutôt charmant qui était loin d'être resté insensible à son charme.
Le lendemain matin, toute la ville fut rapidement mise au courant que la belle hispanique était restée dormir à l'hôtel. Lorsqu' Arizona sortit de chez elle accompagnée de sa fille, elle ne se doutait pas un instant que celle qu'elle considérait comme sa rivale n'était pas retournée chez elle comme elle l'avait pensé. Quel ne fut pas son étonnement quand elle l'aperçut assise sur un banc, un café à la main. Contrairement à sa mère, Sofia, elle, se réjouissait de sa présence. Elle se mit à courir vers la jeune femme qui la reçut d'un grand sourire.
« Tu es restée ! » S'exclama la petite fille en la serrant contre elle.
Callie enlaça délicatement sa taille, quelque peu surprise par son geste. « Oui. Je me disais qu'on pourrait passer un peu de temps ensemble...
- Ça serait génial ! On peut se voir après l'école ?
- Oui, si ta Maman est d'accord.
- Et elle ne l'est pas ! » Répondit sèchement Arizona qui s'avançait vers les deux mexicaines d'un pas rapide. « J'ai été assez clair avec vous hier il me semble.
- Je ne cherche pas à vous remplacer Arizona. J'aimerais simplement apprendre à la connaître...
- Non ! Vous avez pris une décision il y a dix ans maintenant assumez la !
- Je l'ai prise à contre-cœur et parce que je n'avais pas d'autre choix ! Croyez moi je n'ai pas laissé Sofia par envie. »
Arizona s'approcha très près de son visage, menaçante et lui murmura à l'oreille de manière à ce que Sofia n'entende rien. « Je me moque des raisons qui vous ont poussée à abandonner votre enfant ! Je ne veux plus vous voir près d'elle. Retournez là d'où vous venez et laissez ma fille tranquille sinon j'alerte les autorités! » La belle blonde lui adressa un sourire satisfait avant de se retourner vers la petite mexicaine.
« Viens Sofia, il est l'heure d'aller à l'école.» Sur ces mots, Arizona prit la main de sa fille qui la suivit sans contester. Elle jeta brièvement un coup d'oeil vers sa mère biologique en se promettant qu'elle ferait tout pour la revoir.
Dans la cour de l'école, Arizona rejoignit son amie et collègue Mary Margaret Blanchard qui surveillait avec attention les élèves en train de jouer. Elle remarqua rapidement la petite mine de son amie et comprit que quelque chose la tracassait. «
Dis donc, tu as mauvaise mine aujourd'hui ! Où est passé ton sourire habituel ?
- Je ne suis pas d'humeur à plaisanter Mary Margaret.
- Qu'est ce qu'il se passe ? » Demanda-t-elle avec inquiétude, peu habituée à ne pas voir Arizona sourire de bon matin.
« Je suppose que tu as entendu parler de la nouvelle arrivante... » Pour seule réponse, Mary Margaret acquiesça d'un signe de tête, ne voulant pas interrompre l'explication de son amie. « C'est la mère biologique de Sofia... » Le comportement d'Arizona prenait à cet instant tout son sens et bien qu'elle n'avait pas encore d'enfants, elle savait que si elle en avait un, sa réaction aurait très certainement ressemblé à celle de sa collègue.
« Oh... » Se contenta-t-elle de dire, ne sachant pas quelle réaction adopter mais tenta néanmoins de se reprendre rapidement. « Elle veut récupérer Sofia?
- Je ne sais pas. Mais même si elle le voulait, elle ne pourrait pas. Je l'ai adoptée, elle l'a abandonnée, elle n'a plus aucun droit sur elle.
- Alors qu'est-ce qui t'effraie autant ? Tu ne risques pas de perdre ta fille, c'est tout ce qui compte.
- J'ai peur qu'elle s'éloigne de moi...Qu'elle finisse par la préférer à moi...
- Tu rigoles ! Tu es son modèle depuis qu'elle est toute petite. Tu n'as aucun soucis à te faire. Cet enfant t'aime sincèrement et je pense qu'elle a le droit de connaître sa mère biologique si elle en ressent le besoin. »
Contrariée par ce qu'elle venait d'entendre, Arizona se mit aussitôt sur la défensive. Elle ne s'attendait pas à ce que son amie prenne le parti d'une inconnue plutôt que d'essayer de comprendre son point de vue. Elle ne pouvait s'empêcher de se sentir blessée et trahie par cette dernière. « Attends, tu penses sérieusement que je vais laisser cette étrangère s'approcher de ma fille ?
- Tu ne la connais pas Arizona. Ça se trouve c'est une bonne personne.
- Une bonne personne n'abandonnerait pas son enfant ! » Répliqua-t-elle froidement.
Mary Margaret n'essaya pas d'insister. Elle savait que si elle persistait elle risquerait avant tout de braquer la jeune femme. Elle comprenait la peur qui la tiraillait. Sa réaction était selon elle légitime, d'autant plus que l'arrivée de Callie était bien trop récente pour qu'Arizona soit totalement objective.
« Je pense que tu devrais en parler avec Sofia...
- Il n'y a rien à dire. De toute façon, sa vie n'est pas ici. Si Sofia passe du temps avec elle, elle ne ferait que souffrir lorsqu'elle partira. Plus vite elle quittera Storybrooke, mieux ça sera pour tout le monde. »
Un peu plus loin dans la cour de récréation, Henry, le fils du maire, et Sofia regardaient du coin de l'oeil Arizona discuter vigoureusement avec leur institutrice. La petite fille n'eut aucun doute sur le sujet de conversation qu'elles entretenaient et était attristée de constater que sa mère n'acceptait pas la venue de Callie. La seule chose qu'elle aspirait était de pouvoir entretenir une relation normale avec ses deux mères.
« Ta mère n'a pas l'air très contente...
- Non. Elle est comme ça depuis hier. Je crois qu'elle n'aime pas Callie.
- Pourquoi ? » Demanda le jeune garçon intrigué.
« Je ne sais pas mais il faut absolument trouver une solution pour les rapprocher. Callie doit aider ma mère à se souvenir de qui elle est !
- Mais comment ? Plus personne n'a aucun souvenirs et Callie ne croira jamais que ton psy est un criquet !
- C'est la vérité pourtant...
- Mais pas pour les adultes ! Les Contes de fées, ça n'existent pas pour eux. »
Sofia leva les yeux au ciel devant la naïveté des grandes personnes. « Evidemment qu'ils sont réels ! C'est comme le père noël ! Sauf que lui n'a pas besoin de notre aide...
- Heureusement ! Tu imagines le bazar ?
- Ouais, mais ça serait trop cool ! »
Les deux enfants rirent de bon cœur alors que le bras d'Henry se glissa naturellement autour des épaules de la fillette. Lorsqu'il se calma, il contempla avec tendresse le visage de sa meilleure amie. Il la connaissait depuis qu'ils étaient tous petits. Leur complicité n'avait fait que s'accroître au fil des années et il n'était pas rare que l'un passe une nuit chez l'autre. Il ne pouvait nier que plus il grandissait, plus il trouvait son amie vraiment belle et commençait à ressentir des sentiments pour la petite mexicaine mais n'osait pas le lui avouer de peur de perdre son amitié à tout jamais. La sonnerie qui signalait le début des cours retentit mettant ainsi fin à leur discussion.
Pendant ce temps, Callie se promenait dans les rues désertes de Storybrooke, perdue dans ses pensées. Que devait-elle faire ? Rester ici à Storybrooke auprès de sa fille bien que sa présence ne soit pas la bienvenue ou retourner vivre à Boston ?
