Merci Aoquesth ! Et oui, elles ont arrêté de se chamailler ! Il faut bien qu'elles se montrent adultes un peu ^^ Ah ! Moi je n'ai toujours pas fini de regarder la fin de la saison 2 en français, honte à moi...Pourtant j'ai adoré cette saison ! Il me tarde d'ailleurs d'être à la semaine prochaine pour découvrir la nouvelle saison :) J'espère que tu as su te remettre de cette rentrée... :)

LSAfor: Merci beaucoup pour ta review ! Oui, je conçois que le Calzona est long à s'installer et je pense que ça dérange certaines personnes ( contente que ce ne soit pas ton cas :) ) mais je tenais vraiment à faire les choses bien. Je me mets à la place d'Arizona et ça n'aurait pas été crédible de les faire tomber amoureuses rapidement..Du moins, c'est mon avis. Oh ! Elles le réaliseront ne t'en fais pas et plus vite que tu ne le penses ! J'ai quelques surprises pour vous en réserve lol

Audrey B: Oui, il y aura bien du Calzona ! Cette suite en est rempli ! :)

Bonne lecture à vous toutes (Tous s'il y en a), n'hésitez pas à me faire part de vos impressions: Avez-vous aimé cette suite ? Pourquoi ? Quelles sont les choses que je dois améliorer ? Toutes critiques sont bonnes à prendre !

Bon season premiere si vous suivez la saison 10 de GA ! Draamaaa and thriiiills comme dirait notre chère Jessica !

Plusieurs mois passèrent depuis la disparition de Finn et de nombreux changements étaient apparus à Storybrooke. Bien que Sofia et Henry n'avaient toujours pas trouvé le moyen de faire réaliser à Callie qu'ils disaient vrai concernant la malédiction, la petite fille ne baissait cependant pas les bras. Elle était consciente que cela prendrait un long moment avant que la vérité ne soit enfin révélée au grand jour, mais elle était prête à attendre le temps qu'il faudrait puisqu'elle était persuadée que Callie arriverait tôt ou tard à les sortir de ce maléfique sortilège. Il était selon elle plus qu'une question de quelques semaines pour que tout soit découvert. Pour l'instant, elle préférait privilégier les moments de famille qu'elle chérissait et qu'elle n'avait cessé de rêver depuis qu'elle avait eu l'âge de comprendre ce que signifiait « être adoptée ». Au delà de l'aspect physique de sa mère biologique qu'elle ignorait à cette époque , elle s'était faite d'elle une image utopique. Sofia en était aujourd'hui consciente. Callie n'était certes pas parfaite mais c'était une femme pleine de douceur, remplie d'amour à son égard et c'était pour elle, la plus belle des qualités. Souvent elle s'était projetée dans une vie où elle aurait toujours vécu auprès de ses deux mamans et si ces courts instants l'avaient rendue heureuse l'espace d'un bref moment, elle avait été très loin de se douter du réel bonheur qu'elle pouvait ressentir maintenant que son rêve était devenu réalité. Elle souhaitait profiter au maximum de ses deux mamans réunies sous le même toit. En effet, Calliope n'avait toujours pas réussi à trouver un nouveau logement pour le plus grand bonheur de Sofia mais aussi d'Arizona qui appréciait de plus en plus la présence quotidienne de la belle mexicaine à ses côtés. Cette expérience leur avait permis d'apprendre à davantage se découvrir et à renforcer leur lien d'amitié qu'elles avaient commencé à tisser. Callie était devenue au fil des jours sa plus grande confidente et Arizona n'hésitait plus à lui confier le moindre de ses secrets...

Les feuilles des arbres prenaient les couleurs de l'automne et le temps se rafraîchissait de plus en plus, signe que le mois d'octobre touchait à sa fin. Même si elle détestait cette période de l'année, Sofia adorait néanmoins le jour d'Halloween. Elle aimait frapper à la porte des habitants de la ville pour recevoir des bonbons, mais ce qu'elle préférait avant tout était de se déguiser. Les villageois se prêtaient tous au jeu et incarnaient généralement sans le rechercher, la personne qu'ils étaient avant le lancement de la malédiction. La petite fille se réjouissait de voir le temps d'une journée leur vrai visage.

« Cesse de bouger ! » S'exclama Callie qui essayait tant bien que mal de terminer la tresse de sa fille. « Si tu continues, tu vas ressembler à une Jasmine débrayée !

- Tu mets trop de temps à me la faire aussi ! Où est Maman ?

- Elle termine de se préparer. Cendrillon est longue à s'apprêter !

- Cendrillon ? » Demanda Sofia avec contrariété en tournant son visage en direction de sa mère. Jamais la blonde ne s'était déguisée ainsi et Sofia aurait bien aimé ne pas avoir l'occasion de la voir ainsi.

« Oui. Qu'est ce qu'il ne va pas avec ce personnage ? Tu ne l'aimes pas ?

- Si bien sûr...C'est juste que... Je ne suis pas habituée à la voir déguisée de cette manière.

- C'est ce qu'elle m'a dit. Elle voulait simplement changer un. p.. »

Callie ne put terminer sa phrase lorsqu'elle aperçut du haut de l'escalier Arizona déguisée. Elle portait un ruban bleu clair dans les cheveux alors que celui-ci accompagnait son chignon. Autour du cou, elle avait placé un simple collier noir, sa longue robe légèrement décoltée de même couleur que le ruban, faisait ressortir la beauté de ses yeux azur et elle avait ajouté à ses bras des gants mi-longs accordés à sa tenue. Elle n'avait pas oublié le plus important : ses pantoufles de verre. Callie la trouvait magnifique. A son tour, Arizona découvrait la panoplie de sa meilleure amie et se surprit à ressentir une bouffée de chaleur à la vue de la jeune femme en Pocahontas. Ses longs cheveux noirs étaient lissés et elle n'avait maquillé que très légèrement ses lèvres d'un rouge peu foncé, qui restait néanmoins naturel. Elle avait vêtu une robe bustier indienne qui mettait en valeur sa poitrine généreuse ainsi que les fameux collier bleu et tatouage qui caractérisaient le personnage. Elles se contemplèrent durant de longues secondes, aucune des deux ne comprenait cette soudaine impuissance à détacher leurs regards de l'autre. Sofia surprit ce long échange et se gratta la gorge pour leur rappeler sa présence. Elles reprirent leurs esprits et se sentirent quelque peu gênées d'avoir été démasquées par leur fille.

« Pourquoi tu ne t'es pas mise en Fée Clochette comme d'habitude ?

- J'avais envie de changer un peu... » Répondit-elle en descendant avec précaution les escaliers.

Le chaton de Callie rentra à cet instant dans la pièce et se mit à miauler de manière à signaler son arrivée. En l'entendant, Sofia s'approcha de Tinker Bell pour la prendre dans ses bras. « Tu vois, même Tinker Bell aurait aimé que tu te mettes en Clochette... Tu aurais pu lui faire honneur...

Arizona rit légèrement. « C'est qu'un chat ! Et puis, je croyais que tu adorais Cendrillon ?

- Oui ! Sur Izzie ! Callie, tu peux terminer ma tresse ? Henry va bientôt venir...

- Je vois... Tu veux être parfaite pour ton beau prince ! » La taquina la mexicaine.

« N'importe quoi !

- Avoue... Tu l'aimes bien ton petit Henry...

- C'est mon meilleur ami ! Rien de plus !

- C'est toujours ce qu'on dit ! Mais au final, le meilleur ami devient souvent le petit ami !

- Parle pour toi ! »

Callie rit doucement en secouant tendrement sa tête. Henry sonna seulement quelques secondes à peine après que Callie ait terminé la coiffure de Sofia. La petite fille s'empressa d'aller ouvrir à son ami qui la regarda de la tête aux pieds avec un grand sourire.

« Très jolie Jasmine... » Déclara timidement le jeune homme.

« Aladdin n'est pas mal non plus ! » Elle sourit avec amusement à son ami avant d'aller embrasser ses mères sur la joue. « J'y vais ! A ce soir !

- Et ne dépasse pas le couvre-feu ! On te fait confiance.

- Promis ! Bonne soirée ! »

Sofia récupéra rapidement son petit panier qu'elle avait préalablement posé sur le meuble à chaussures qui se situait à l'entrée puis quitta la maison au bras d'Henry. Une fois la porte fermée, Callie se retourna vers Arizona en lui souriant tendrement.

« Sofia n'est peut-être pas fan de Cendrillon mais moi j'adore !

- T'es sincère ? Tu ne trouves pas que cette robe me fait de grosses hanches ?

- Tu rigoles ? Ta silhouette est parfaite ! Tu sais très bien que je suis franche. Si je n'aime pas, je te le dis clairement. »

Elle lui adressa un dernier sourire avant de ranger dans la salle de bain le matériel qui lui avait servi à préparer sa fille. Alors qu'elle s'éloignait, Arizona se surprit à apprécier la vue des jambes dénudées de la belle mexicaine. Son regard se perdit ensuite sur son généreux postérieur qui bougeait au rythme de ses pas elle se rendait alors compte que ce qu'elle avait ressenti quelques minutes auparavant en la découvrant venait à nouveau de se reproduire. Elle secoua sa tête pour reprendre ses esprits. Elle ne pouvait pas être attirée par sa meilleure amie, elle aimait les hommes ! Callie choisit ce moment pour revenir, le sourire aux lèvres.

« Alors ? Tu es prête ?

- Euuh...Oui. » Arizona la regarda soudainement gênée d'avoir eu des pensées peu appropriées envers son amie.

« Ca va ? » S'inquiéta aussitôt Callie.

« Oui bien sûr, ne t'en fais pas. On y va ? »

Le jeune femme acquiesça d'un signe de tête puis elles quittèrent la villa pour se rendre chez Mary Margaret où celle-ci donnait une réception à l'occasion d'Halloween. Elle avait invité tous ses amis les plus proches pour passer un agréable moment tous ensemble et célébrer ainsi cette fête qui faisait l'unanimité dans la ville. Lorsqu'elles rentrèrent dans l'appartement, elles découvrirent Alex Karev déguisé en Peter Pan, Meredith Grey en Wendy Darling, Owen Hunt en Pinocchio et Cristina Yang en Mulan. Elles furent joyeusement accueillies par la propriétaire des lieux qui vint les embrasser.

« Je suis contente que vous soyez toutes les deux venues !

« On n'allait pas manquer ça !

- On est au complet ? » Lui demanda Arizona, surprise par le peu de personnes présentes.

« Non, il manque encore quelques personnes mais ils ne devraient pas tarder. Si vous avez envie de quoique ce soit, n'hésitez pas à vous servir.»

Une heure s'était écoulée depuis leur arrivée et le reste des invités était arrivé. La fête battait son plein et les convives dansaient énergiquement au rythme des chansons qui résonnaient dans toute la pièce. Callie se déhanchait en cadence avec la musique contre Ruby sans prêter attention à Arizona qui était restée assise à une table à la regarder jalousement. Elle regrettait amèrement d'avoir refusé l'invitation de sa meilleure amie lorsqu'elle lui avait proposé de danser avec elle. Sans comprendre pourquoi, elle avait ressenti le besoin de vouloir plaire à la jeune femme et lui montrer son niveau peu expérimenté de danse n'était pas envisageable. L'institutrice se perdit à nouveau dans la contemplation de ce corps pulpeux qu'elle commençait à trouver attirant. Mary Margaret s'approcha d'Arizona en surprenant son regard désireux qui ne pouvait tromper personne.

« Elle est jolie hein... » Affirma-t-elle en fixant l'objet de convoitise de sa collègue.

« Elle est magnifique... »

La blonde se rendit soudainement compte qu'elle venait de clamer à haute voix ce qu'elle pensait au plus profond d'elle-
même. Elle glissa sa main dans ses cheveux en tournant son visage vers Mary Margaret, quelque peu nerveuse.

« Je veux dire...

- Tu n'as pas besoin de te justifier. » Répliqua aussitôt la brune de manière à calmer son amie qui semblait être prise de panique à la seule idée qu'elle ait pu comprendre ce qu'elle ressentait envers Callie . « Tu l'aimes beaucoup n'est-ce pas ?

- Oui...C'est ma meilleure amie. Sans vouloir te vexer. » Rajouta rapidement la jeune femme. « En quelques mois elle est devenue tellement importante pour Sofia et moi. Je ne regrette vraiment pas de lui avoir demandé d'emménager à la maison avec nous, cette expérience n'a fait que nous rapprocher et pour tout t'avouer, je crains le jour où elle trouvera un nouvel appartement...

- Et tu n'as jamais pensé à elle comme une potentielle conjointe ? »

Arizona rit nerveusement en jouant avec son verre de téquila. « Qu'est-ce que tu racontes ? Callie est une femme ! Je ne suis pas lesbienne ! J'ai le béguin pour Alex depuis des années et tu le sais !

- C'est vrai mais est-ce que ça ne serait pas justement un faux prétexte pour te convaincre que tu ne ressens rien que de l'amitié pour Callie ? J'ai remarqué le regard que tu portais sur elle...Avec Alex, tu as toujours été jalouse de Meredith mais jamais tu ne l'as regardé comme tu l'as fait avec ta soit disant meilleure amie. Tu sais, ce n'est pas une honte d'avoir des sentiments pour une personne du même sexe que toi, ça ne se contrôle pas... »

La jeune femme soupira et fixa son verre, n'osant faire face au regard de son amie. « Je ne comprends pas ce qui se passe...Depuis que je l'ai vue en Pocahontas, je n'arrive pas à quitter mon regard d'elle ! C'est totalement absurde ! »
Mary Margaret posa délicatement sa main sur son avant-bras pour tenter de l'apaiser. « Il n'y a rien d'absurde Arizona. Pour tout t'avouer ça fait un petit moment que je trouve votre relation ambiguë. Vous ne vous en rendez peut-être pas compte mais c'est souvent que vous vous faîtes un câlin ou que vous vous embrassez... Ce que tu ressens pour elle en ce moment, ne me surprend pas.

- C'est juste amical !

- Désolée de te décevoir mais je n'embrasse pas mon amie sur la tempe pour lui dire « à tout à l'heure » !

- Ca se fait naturellement... » Bougonna Arizona.

« Je sais. C'est pour cette raison que je te conseille de te poser les bonnes questions et si t'as besoin de quoique ce soit, tu sais que je suis là. »

« Se poser les bonnes questions sur quoi ? » Demanda Callie qui s'était rapprochée d'elles pour boire une gorgée de son verre afin de se désaltérer.

« Sur mon système d'enseignement. » Mentit Arizona en essayant de cacher sa panique : si Callie avait entendu un bout de leur conversation, elle était persuadée que la mexicaine prendrait peur et ne voudrait plus lui adresser la parole.

« Pourquoi tu te remets encore en question ? Je te l'ai déjà dit, tu es parfaite ! Les enfants t'adorent, tout comme les parents ! Cesse de penser boulot et viens plutôt danser avec moi ! »

Calliope posa son verre sur la table puis tendit sa main à Arizona en lui offrant un doux sourire.

« Calliope... Je sais pas danser...

- On s'en moque ! Tu crois que je sais moi ?

- Tu te débrouilles déjà mieux que moi...

- Peu importe ! Le principal c'est qu'on s'amuse ensemble non ? »

Arizona réfléchit quelques instants avant de se décider à prendre sa main dans la sienne et de se lever. « T'as raison ! »

Elles se dirigèrent toutes les deux main dans la main sur la piste de danse et exécutèrent, en riant joyeusement, des chorégraphies plus ridicules les unes que l'autres. Quelques minutes plus tard, une chanson plus douce se mit à retentir et les couples s'enlacèrent aussitôt en entamant leur slow. Callie s'apprêtait à retourner à table mais Arizona la retint par le bras avant de glisser doucement les siens autour de son cou sans quitter son regard étincelant des yeux. Voyant ses gestes comme une ouverture de sa part, la jeune mexicaine se risqua à l'enlacer et se perdit à son tour dans les yeux azur de la blonde. Le temps leur semblait maintenant figé. Plus rien ne comptait: les invités avaient totalement disparu de la pièce, seules elles et la musique étaient présentes. Arizona se rapprocha un peu plus de la brune et colla son corps contre le sien. Même si elle avait du mal à se l'avouer, Callie ressentait une attirance particulière envers celle qu'elle considérait comme sa plus proche confidente. Elle se souvenait encore de la première fois où elle avait ressenti ce sentiment de désir l'envahir.

Flash-Back :

Un peu plus de trois mois étaient passés depuis l'emménagement de Callie chez les Robbins et le mois d'août était à son apogée, la chaleur frappait violemment Storybrooke. Leur cohabitation se déroulait à merveille et avait permis aux deux jeunes femmes de développer une complicité qui devenait de plus en plus apparente aux yeux de tous. Il n'était un secret pour personne qu'Arizona adorait Callie et inversement. Elles passaient le plus clair de leur temps libre ensemble, généralement accompagnées de Sofia. Pour la première fois, elles se retrouvaient rien que toutes les deux l'espace d'un weekend, la petite fille passant ces deux journées chez Henry.

« Un saut dans la piscine, ça te tente ? » Proposa Arizona qui ne supportait plus de rester à l'intérieur en attendant désespérément que la pluie fasse son apparition.

« Plutôt oui ! J'en peux plus de rester cloîtrée à l'intérieur ! Je vais mettre mon maillot, je te retrouve dans le jardin. »

Elles se sourirent puis chacune prit la direction de leur chambre pour se changer. Si Callie avait opté pour un sobre trikini noir, Arizona, elle, avait choisi un bikini bleu qui faisait ressortir la couleur de ses yeux. La blonde fut la première prête et se rendit dans le jardin avec ses affaires de bain. Voyant que Callie traînait, elle ne résista pas à l'envie de se rafraîchir et plongea dans l'eau sans l'attendre. La Mexicaine arriva à son tour quelques instants plus tard. Elle regarda tout autour d'elle, à la recherche d'Arizona avant de fixer l'eau de la piscine en apercevant de petits remous. C'est à ce moment que la jeune femme se redressa sensuellement en remettant correctement ses cheveux en arrière. Callie la déshabilla du regard, bouche bée. Son regard s'arrêta un instant sur la poitrine de la jeune femme qui ruisselait de gouttelettes d'eau.

« Quelque chose ne va pas ? »

Arizona la regardait, intriguée, trouvant son comportement bien étrange. Ce n'était vraiment pas dans les habitudes de Callie de la fixer de cette manière. La voix d'Arizona la fit sortir de sa rêverie et elle reprit aussitôt ses esprits en lui souriant quelque peu mal à l'aise la chaleur ne lui réussissait définitivement pas.

« Non, tout va bien. La chaleur me fait perdre totalement la tête ! » Rit légèrement Callie en déposant sa serviette sur un des transats.

« Rassure-toi, t'es pas la seule !

- T'essaies de me faire croire que tu es folle pour me réconforter ?

- C'est le rôle des amies non ?

- Oui...Mais t'es loin d'être dingue. » La mexicaine lui adressa un sourire affectueux avant de faire un salto dans l'eau, déclenchant l'hilarité chez l'autre jeune femme.

« Calliope ! » S'exclama-t-elle faussement énervée en posant ses mains sur ses yeux pour essuyer les éclaboussures reçues lors du saut.

Callie se redressa de l'eau en riant. « Quoi ? T'as pas aimé ? » Demanda-t-elle, un sourire taquin dessiné sur les lèvres.

« Tu ne perds rien pour attendre ! »

Arizona s'approcha dangereusement d'elle puis se mit soudainement à lui lancer de l'eau au visage. S'en suivit ensuite d'une longue bataille qui permit à Callie de faire abstraction du trouble qui l'avait submergée.

Fin Flash-Back.

Elles dansèrent l'une contre l'autre, toutes les deux emportées par la voix majestueuse de Mariah Carey qui s'élevait dans la pièce. Arizona baissa son regard sur les lèvres de Callie qu'elle fixa un instant. Elle rêvait d'y poser les siennes et goûter à leur douceur. La chanson se termina et une musique plus dynamique se fit entendre. Arizona se détacha alors de son étreinte, gênée et perturbée par ce moment qu'elles venaient de partager même si elle en était l'initiatrice. Elle devait s'en aller. Elle s'éloigna de Callie de peur de commettre le moindre geste qui pourrait être fatale à leur relation et préféra alors se retirer de la réception. Elle courut en direction de la sortie mais dans sa course, elle perdit une de ses pantoufles de verre en descendant à vive allure les escaliers qui menaient au hall de l'immeuble. Callie mit un temps à réagir avant de se lancer à sa poursuite. Elle n'oublia pas de remercier néanmoins Mary Margaret pour son accueil puis quitta l'appartement.
Sur le chemin, elle trouva la pantoufle perdue d'Arizona et la récupéra avec amusement : voilà qu'elle revivait le conte de Cendrillon ! Elle rentra ensuite à la villa où l'institutrice s'était réfugiée dans sa chambre.

« Je ne savais pas que tu étais comme Sofia, que tu aimais les contes de fées... » S'amusa Callie après avoir frappé à sa porte. « Je peux entrer ? » Aucune réponse. Elle se décida alors à entrer et la découvrit allongée sur son lit, le visage enfoui dans son oreiller. « Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi t'es partie comme ça ?

- Pour rien...J'avais simplement besoin de prendre l'air. »

Nullement dupe, Callie comprit que quelque chose la tracassait, mais n'insista pas, souhaitant respecter son désir de ne pas se confier. Si elle en ressentait le besoin, elle savait qu'Arizona le lui dirait. « Tu sais que tu as perdu ta pantoufle de verre en courant ? Tu as joué ton rôle de Cendrillon à merveille ce soir ! » Plaisanta-t-elle pour alléger l' avait remarqué qu'un petit malaise s'était installé entre elles depuis leur slow et bien qu'elle avait été troublée par la danse qu'elles avaient partagée, Callie préféra garder cet instant dans un coin de sa tête et oublier que l'espace de quelques secondes elle avait ressenti le besoin de capturer ses lèvres.

Arizona lui sourit soudainement mal à l'aise. « Et toi tu fais le rôle du Prince c'est ça ?

- J'aurais plutôt dit celui de la Princesse moi ! » Callie s'approcha d'elle avec un petit sourire dessiné sur les lèvres. Arrivée à sa hauteur, elle lui prit doucement son pied nu pour lui remettre sa pantoufle. « Il faut savoir réécrire les contes de temps en temps !

- C'est Sofia qui risque de ne pas être contente... » Répliqua Arizona, quelque peu amusée.

« Attends pour elle je suis la fille de Blanche Neige. Si ça c'est pas changer les contes, je ne sais pas ce que c'est ! »

Arizona éclata de rire en se redressant de manière à faire face à son amie. « T'es sérieuse ?

- Oui. D'après elle je serais la fille de Mary Margaret ! Elle m'aurait eue très jeune... » Continua Callie, heureuse d'avoir pu lui faire retrouver le sourire.

« On ne peut pas dire que la ressemblance soit frappante !

- Ah, toi aussi tu trouves ? Mais il paraîtrait que David est mon père alors ça compense !

- Notre fille a beaucoup d'imagination ! »

Callie la regarda tendrement. Elle était touchée qu'elle fasse référence à Sofia comme étant leur fille et non plus comme uniquement la sienne. Malgré leur forte amitié, Arizona avait mis du temps avant d'accepter totalement l'idée que Callie puisse aussi avoir son mot à dire concernant l'éducation de la petite fille. Pendant dix ans elle l'avait élevée seule et se retrouver à devoir l'élever à deux du jour au lendemain, n'était pas chose facile.

« Je vais te laisser dormir. Bonne nuit Arizona, à demain. »

La Mexicaine embrassa sa joue puis quitta sa chambre. Avant d'entrer dans la sienne, elle s'assura que Sofia était bien rentrée et voyant que c'était le cas, elle partit se reposer.

Une semaine plus tard, la venue d'un nouvel inconnu vint à nouveau perturber la tranquillité de la ville. Il s'avançait dans le village avec sa moto et s'arrêta réserver une chambre d'hôtel pour la nuit. Tous les regards étaient tournés vers lui alors que des murmures s'élevèrent sur son passage. Rapidement, la nouvelle fit le tour du quartier jusqu'à arriver aux oreilles de Callie et Arizona. Tous ignoraient la réelle identité du jeune homme mais les seules choses dont les deux femmes avaient eu vent à propos de cet individu étaient qu'il était apparemment très charmant et un brin séducteur. Elles étaient en train de se rendre chez Granny pour boire un café lorsqu'elles se retrouvèrent directement face à lui. Callie le reconnut aussitôt. Même si cela faisait plus de dix ans qu'elle ne l'avait pas revu, il n'avait pas changé physiquement. Le visage de la jeune femme se décomposa en comprenant à qui elle avait à faire et sentit la colère l'envahir.

« Qu'est-ce que tu fais là ? » Demanda-t-elle froidement.

« Je suis venu t'aider.

- J'ai pas besoin de ton aide. J'ai pu vivre dix ans de ma vie sans toi et crois moi, j'ai bien l'intention de continuer comme ça !

- Callie, laisse-moi t'expliquer...

- Non ! Je ne veux pas entendre tes excuses à deux balles ! Au fait, comment t'as réussi à me retrouver ?

- Je ne t'ai jamais vraiment perdu de vue...

- Tu m'espionnais ? » S'offusqua instantanément Callie qui ne supportait pas l'idée qu'il ait pu, toutes ces années, surveiller le moindre de ses faits et gestes. Arizona suivait cette conversation intriguée et ne pouvait s'empêcher de ressentir de la jalousie à l'égard de cet homme qui connaissait apparemment très bien sa meilleure amie.

« Non. Je veillais simplement sur toi comme on se l'était promis.

- Tu tiens tes promesses toi maintenant ? Ça se saurait ! Tu m'avais promis de me protéger, j'avais confiance en toi comme une pauvre idiote ! Au lieu de te mouiller, t'as préféré m'envoyer en taule comme un lâche que tu es ! »

Sur ces mots, Callie prit la main d'Arizona dans la sienne et la tira jusqu'à chez elles sans prendre la peine de s'arrêter acheter leur boisson. La Mexicaine entra furieuse dans la salle de séjour suivie de près par Arizona, totalement stupéfaite par sa réaction. Qu'est-ce que cet homme avait-il bien pu lui faire pour qu'elle soit aussi furieuse contre lui ? La jeune femme restait debout, impuissante, en regardant la brune tourner en rond dans la pièce. Callie se demandait comment il avait pu revenir vers elle, la bouche en cœur comme s'il ne s'était jamais rien passé ? Pensait-il réellement qu'elle allait lui sauter au cou après tout le mal qu'il lui avait infligé ?

« Callie, qu'est-ce qu'il ne va pas ? » Tenta de demander Arizona.

Elle ne répondit pas, incapable de se calmer. Arizona prit alors le visage de Callie entre ses mains et la força à la regarder dans les yeux.

« Calliope, je ne peux pas t'aider si tu ne m'expliques pas ! » Elle caressa doucement sa joue de son pouce, ressentant le besoin de la consoler et de la câliner. Son cœur se serra en apercevant des larmes perler aux coins de ses yeux. « Je t'en prie...Parle-moi. »

Callie acquiesça d'un signe de tête avant de prendre la main d'Arizona de manière à ce qu'elles s'installent sur le canapé. Arizona glissa son bras autour des épaules de son amie et attendit avec curiosité ses explications.

« Mark était mon premier amour...Je l'ai rencontré alors que j'essayais de voler une voiture qui s'avérait être déjà volée par ses soins. » Sourit-elle doucement à ce souvenir. « On a rapidement sympathisé et les sentiments sont venus au fur et à mesure. On vivait d'amour et d'eau fraîche comme on dit. Pendant plus d'un an on a volé dans des petites supérettes pour essayer de se nourrir et les nuits on les passait à l'arrière de la voiture...Y'avait mieux comme confort mais je m'en moquais, j'étais avec la personne que j'aimais et c'était tout ce qui m'importait. On avait même décidé de se stabiliser et de vivre ensemble...Tout se passait merveilleusement bien jusqu'au jour où tout a basculé. Il a commencé à être recherché par la police pour des vols de bijoux qu'il avait commis sur son lieu de travail. Il pensait que son patron n'était qu'un alcoolique mais il était bien plus malin qu'il ne le pensait...Alors pour éviter de se faire coffrer, il voulait les revendre à un de ses potes et pour ne pas attirer l'attention des flics, je me suis proposée. Le soir même, l'échange avait eu lieu. J'ai attendu Mark durant de nombreuses minutes après avoir reçu l'argent, mais jamais il n'est venu...A la place, j'ai eu droit à un accueil en fanfare des policiers. Ce salaud m'avait dénoncée... »

La blonde déposa un doux baiser sur sa joue, touchée par son histoire mais ressentit cependant un peu plus de jalousie à l'égard de Mark. Était-elle encore amoureuse de lui ? L'idée même que la réponse soit positive, la rendait dingue et imaginer l'espace d'un instant Callie dans les bras d'une autre personne qu'elle ,lui était insupportable.

« Trois mois plus tard, j'apprenais que j'étais enceinte... »

Arizona se redressa instantanément, les sourcils froncés. « Attends, tu veux dire que Mark est le père de notre fille ?

- Oui...

- Tu déconnes là ?

- J'en ai l'air ? »

L'institutrice secoua doucement sa tête en fixant le visage de Callie. « Tu crois que c'est pour ça qu'il est revenu ? Pour la récupérer ?

- Impossible. Il ne sait même pas qu'on a eu un enfant. Et je connais Mark, même s'il savait pour Sofia, jamais il ne tenterait de te l'enlever. Tu n'as rien à craindre de lui.

- T'es sûre ? Je veux dire, il a quand même dit qu'il ne t'avait jamais perdu de vue...

- Certaine, tout s'est passé quand j'étais en prison, il n'a pas pu savoir pour ma grossesse et mon accouchement. Et puis, c'est pas un monstre à ce point. Il voudra simplement apprendre à la connaître comme j'ai voulu le faire, rien de plus. Ne t'en fais pas. » Callie lui sourit tendrement avant d'embrasser doucement son front.

Arizona glissa son bras libre autour de sa taille en jouant nerveusement avec le haut de son amie. « Tu l'aimes encore ?

- Non. J'étais amoureuse de lui il y a plus de dix ans, c'est terminé maintenant. C'est vrai que j'ai encore beaucoup d'affection pour lui mais rien de plus.

- Et s'il essayait de te récupérer ? Qu'est ce que tu lui dirais ? Après tout, c'est ton premier amour et le père de ta fille...

- Et alors ? T'es la mère de ma fille, c'est pas pour autant qu'on va se mettre en couple ! » S'amusa Callie, bien loin de s'imaginer que cette taquinerie toucherait sa meilleure amie. Arizona se redressa en enlevant son bras qui entourait avec possession ses épaules.

« Qu'est-ce que je suis censée comprendre ? Je ne suis pas assez bien pour toi ? » S'énerva-t-elle aussitôt.

« Quoi ?» S'exclama la mexicaine en laissant échapper un léger rire surpris. « De quoi tu parles ?

- Rien...Laisse tomber.

- Non. Explique-moi plutôt. Tu sais, je n'ai pas dit ça pour te blesser.

- Je sais... » Répondit-elle dans un murmure, soudainement gênée de s'être emportée aussi rapidement. Elle avait désormais peur que sa réaction alarme la jeune femme et qu'elle finisse par découvrir les sentiments qu'elle commençait à nourrir à son égard. C'est pourquoi, elle préféra opter pour le mensonge au lieu de lui avouer la vérité qui, elle le savait, la ferait sans aucun doute souffrir. Il était selon elle improbable que l'attirance qu'elle ressentait pour la belle mexicaine soit réciproque et ne voyait qu'un seul scénario possible : Callie la rejetterait à la minute où elle aurait terminé sa déclaration. Elle secoua vivement la tête il était inconcevable qu'elle perde son amitié. « Je suis désolée. Je suis simplement nerveuse à l'idée d'annoncer à Sofia que son père est en ville...Je ne veux pas qu'elle soit perturbée par cette nouvelle.

- Ne t'en fais pas, on sera là pour elle si elle en a besoin. »

Callie embrassa délicatement la joue d'Arizona avant de la prendre dans ses bras. Quelques minutes plus tard, Sofia rentra de son après-midi passé chez Henry avec son sac d'école posé sur son épaule. Elle le laissa à l'entrée puis se débarrassa de son manteau.

« Maman ! Callie ! Je suis rentrée ! »

Les deux femmes se regardèrent soucieuses. Elles redoutaient la manière d'aborder ce sujet sensible, mais appréhendaient principalement la réaction de la petite fille lorsqu'elle découvrirait que son père était en ville. En l'espace de quelques mois, Sofia avait vu sa vie familiale chamboulée et si elle avait souhaité rencontrer sa mère biologique, elles ignoraient s'il en était de même pour son père. Arizona se détacha des bras confortables de Callie, mettant fin avec regrets à leur étreinte qu'elle affectionnait de plus en plus.

« On est dans le salon ! » S'exclamèrent-elles à l'unisson.

Sofia récupéra son sac, se rendit ensuite dans la salle de séjour où se trouvaient ses mères puis le posa dans un coin de la pièce.

« Alors ? Vous avez réussi à finir votre exposé ? » Demanda Callie, curieuse.

« Oui ! On a plus qu'à le recopier au propre mais on terminera tout ça demain !

- C'est génial ! Vous avez bien avancé ! » S'exclama Arizona, faussement joyeuse. Elle tentait de cacher sa nervosité par le rire comme à son habitude mais Sofia qui connaissait très bien sa mère, avait compris que quelque chose n'allait pas. Elle s'approcha d'elles soudainement inquiète par le comportement d'Arizona.

« Qu'est-ce qu'il y a ? Il y a un problème ?

- Non, tout va bien ma Chérie. Maman et moi avons simplement à te parler, c'est important. » Répondit simplement Callie.
Devant son air sérieux , Sofia s'installa entre les deux femmes, intriguée par ce qu'elles pouvaient bien avoir à lui dire.

« Est-ce que... » Commença doucement la Mexicaine. « Est-ce que tu as déjà pensé à savoir qui était ton père ? »

Surprise, la petite fille la regarda sans comprendre. Pourquoi lui parlait-elle de son père maintenant alors qu'elle avait senti que ce sujet lui était difficile ?

« Ca m'est arrivé...Mais je n'ai jamais osé te poser la question.

- Pourquoi ça ?

- On était bien toutes les trois et je ne voulais pas gâcher ça...

- Tu n'aurais rien gâché du tout. » Répondit doucement Calliope d'un tendre sourire avant de lui déposer un baiser sur sa tempe. « Ton père s'appelle Mark Sloan. C'était mon meilleur ami avant d'être mon premier amour...

- Vous vous aimiez ?

- Oui. Tu es le fruit d'un amour sincère...

- Donc j'étais désirée ? » Demanda-t-elle avec espoir.

« On voulait avoir un bébé oui, mais pas tout de suite. Nous n'avions pas de logement ni d'argent pour rendre un enfant heureux.

- C'est pour ça que tu m'as abandonnée ?

- Oui. Je voulais ce qu'il y avait de mieux pour toi et je n'étais pas en capacité de t'apporter l'équilibre dont tu avais besoin. Mais il n'y a pas eu un jour sans que je ne pense à toi. »

Sofia se blottit contre elle, rassurée par ses propos. « Et mon père ? Je lui manque ?

- Il ne sait pas qu'il a une petite fille... »

Sofia regarda sa mère avec stupéfaction. « Tu ne lui as rien dit ?

- Je n'en ai pas vraiment eu l'occasion. J'ai appris ma grossesse pendant mon incarcération et je n'ai plus eu de nouvelles de Mark...

-Tu crois qu'il va vouloir me connaître ?

- J'en suis certaine. » Répondit Callie d'un doux sourire. « Il a toujours voulu avoir un enfant et je suis persuadée qu'il sera heureux d'apprendre ton existence. Il sera fier d'être ton père tout comme nous le sommes d'être tes Mamans. »

La Mexicaine embrassa la chevelure de son enfant en la serrant contre elle. « J'irai lui parler demain, d'accord ?

- Je pourrais venir avec toi ?

- Je ne préfère pas. J'ai des choses à lui dire et il ne vaut mieux pas que tu les entendes...

- D'accord. » Rétorqua Sofia, quelque peu déçue. « Tu me promets de me dire la vérité s'il ne veut pas me voir ?

- Je te le promets mon cœur. »

Satisfaite par la promesse de sa mère, Sofia se leva du canapé et s'éclipsa dans sa chambre après avoir récupéré son sac. Quand elle fut sûre que sa fille n'était plus en mesure de les entendre, Arizona se blottit contre son amie en essayant de cacher son inquiétude. Callie avait réussi à calmer ses doutes sur les intentions du jeune homme mais il n'en était pas de même concernant son envie ou non de jouer un rôle important dans la vie de Sofia. Elle ne voulait pas lire la tristesse dans les yeux de son enfant et pourtant, c'était peut-être ce qui l'attendrait le lendemain.

« Il va vraiment vouloir la voir ?

- Je ne suis pas dans sa tête mais pour moi, il y a de grandes chances pour qu'il accepte.

- Ca serait tellement bien pour elle...Je ne supporterais pas de la voir triste à cause de lui.

- Moi non plus... »

Callie câlina longuement Arizona mais absorbée par ses pensées, elle finit par s'endormir. La blonde s'en rendit compte lorsqu'elle entendit un très léger ronflement provenant de la Mexicaine et sourit avec attendrissement. Elle ne résista pas à déposer un baiser sur sa joue puis l'allongea délicatement sur le sofa en la recouvrant d'une couverture pour la protéger du froid. Elle monta ensuite dans la chambre de sa fille de manière à lui demander si elle souhaitait l'accompagner chez Monsieur Gold. Sa réponse étant négative c'est seule qu'elle se rendit au magasin où elle croisa Mark qui était en train de regarder un vieux bibelot. Elle s'approcha de lui, contente d'avoir la possibilité de lui dire ce qu'elle avait sur le cœur avant que Callie n'ait eu cette opportunité.

« Mark, c'est ça ? »

Ce dernier se retourna, surpris d'être accosté alors que personne ne semblait se souvenir de lui. « C'est exact. Et vous êtes ? » Répondit-il d'un sourire charmeur.

« Arizona. Mais je vous arrête tout de suite. Ne jouez pas les charmeurs avec moi, ça ne marchera pas.

- Ok... » Répliqua le jeune homme, perdu par les intentions de la femme qui se tenait devant lui. « Qu'est ce que vous voulez alors ?

- Je suis venue vous parler de Calliope.

- Elle vous laisse l'appeler Calliope ?

- Oui, pourquoi ? »

Il la regarda, de plus en plus étonné. Jamais son ex ne l'avait laissé l'appeler de cette manière en un an et demi de relation. Arizona devait être, à ses yeux, une personne très importante. Une question vint aussitôt se poser à lui : les deux femmes entretenaient-elles une relation plus qu'amicale ? « Callie ne laisse personne l'appeler par son véritable prénom...

- Sauf moi. Et Sofia ! » S'exclama-t-elle avec un sourire radieux.

« Qui est Sofia ?

- Notre fille. »

Estomaqué par la révélation d'Arizona, il fit tomber au sol l'objet qu'il tenait dans sa main et celui-ci se brisa en mille morceaux. Jefferson avait omis de lui faire part de ce léger détail... Comment avait-il pu lui cacher une telle chose ? Il l'ignorait, mais ce dont il était maintenant certain, c'était que son ex vivait réellement une relation amoureuse avec la blonde. Encore sous le choc, il resta un long moment bouche-bée sous le regard satisfait d'Arizona. Elle savait que son comportement n'était pas des plus honorables mais la jalousie qu'elle ressentait à cet instant envers lui, n'arrivait pas à prendre le pas sur la raison. Cet homme était le premier amour de Callie et il n'était pas question qu'elle retourne dans ses bras. Rien que cette pensée lui donna la nausée. Elle se persuada qu'elle se comportait ainsi dans l'intérêt de son amie, mais au fond d'elle, elle savait grâce aux paroles de Mary Margaret que Callie était certainement plus qu'une simple meilleure amie.

« Calliope m'a raconté votre histoire, je sais tout. C'est d'ailleurs pour cette raison que je suis venue vous voir. Je vous interdis de vous approcher d'elle et de lui faire à nouveau du mal. Vous m'entendez ? » Elle s'approcha un peu plus près de lui, menaçante. « Parce que je vous jure, si elle rentre à la maison en pleurs par votre faute, je ne répondrais plus de moi. »
Mark n'eut pas le temps de lui répondre que Monsieur Gold vint à leur rencontre après avoir entendu le bruit de l'impact.

« Qui a eu l'idée stupide de faire tomber cet objet au sol ? » Demanda le responsable du magasin avec une pointe d'énervement.

Loin de se sentir concernée par l'affaire, Arizona se contenta de fixer Mark avec un petit sourire aux coins.

« C'est moi... » Avoua Mark. « Je suis désolé..J'ai été maladroit mais je vais vous rembourser, ne vous inquiétez pas.

- J'espère bien ! Donnez-moi l'argent et partez avant que vous ne me cassiez tout mon magasin ! »

Ne souhaitant pas créer de scandale, Mark obéit et quitta la boutique après avoir remboursé le prix du bibelot. Il jeta un dernier regard en direction d'Arizona pour lui faire comprendre qu'il ne resterait pas sans suite mais la jeune femme ne lui y prêta guère d'attention et préféra commencer à entreprendre le début de son shopping . Elle regarda les poupées en porcelaine qui étaient exposées sur une étagère lorsqu'un objet étincelant attira soudainement son regard. Elle s'y avança autant curieuse qu'intriguée quand elle le vit briller de plus en plus fort, à chaque pas qu'elle faisait pour s'en rapprocher. Elle arriva à la hauteur du présentoir et découvrit avec stupéfaction, un miroir qui se souleva dans les airs alors qu'elle tendait sa main pour le prendre. Elle ressentit un vague souvenir l'envahir, une sensation de déjà vu en l'observant de plus près : ce miroir ne lui était pas totalement inconnu. Elle regarda son reflet à travers la glace et découvrit avec stupeur que ce n'était pas le sien qu'elle voyait mais celui d'une fée qui ressemblait étrangement à Clochette.

Prise de panique, elle sentit ses jambes devenir frêles, son esprit s'éloigner de son corps alors qu'il tombait au sol. Le miroir accompagna sa chute et se brisa, emportant avec lui, l'espoir qu'un jour, Arizona puisse en apprendre davantage sur elle-même.

SPOILERS Chapitre 11 :

« Vous vous occupez de Mademoiselle Robbins ?

- Oui. Vous êtes ?

- Callie Torres, sa compagne. »