Cela faisait maintenant quatre jours que Hadès était parti, et avec lui, le sourire de Seika. Les chevaliers avait bien songé à lui rendre visite, mais elle ne les avait pas invité. Athéna avait bien insisté sur ce point quand la jeune fille avait emménagé. Ils ne devaient pas aller là-bas sans y être invités. Bien sur, ils avaient protesté, mais la déesse était resté ferme.
- Seika a tout de même le droit d'avoir un havre de tranquillité, avait-elle dit avec un léger sourire.
Non mais ! Qu'est-ce qu'elle insinuait là ? Qu'ils étaient fatiguants à supporter ?
Heureusement, Seika venait souvent au sanctuaire, elle appréciait beaucoup les chevaliers d'or. Et puis, il lui était difficile de rester chez elle sans se mettre à pleurer.
Ses larmes, elles les avaient retenues au moment du départ, elle ne voulait pas que se soit la dernière image qu'il aurait d'elle. La jeune fille lui avait trouvé un sac à dos où elle avait mis des vêtements de rechange et de quoi manger, ainsi qu'une bouteille d'eau. Ils avaient plaisanté quand elle lui avait affirmé qu'il s'agissait une bouteille rechargeable. Elle avait eu bien du mal à lui faire accepter l'argent qu'elle lui donnait. Bien sur, elle ne lui avait pas dit que l'argent venait d'Athéna.
En effet, la veille la déesse lui avait annoncé le retour de Seiya pour la fin de la semaine. Son valeureux pégase n'étant pas un modèle d'obéissance, Seika ne pourrait pas faire autrement que de le recevoir chez elle. Connaissant l'appétit d'ogre du chevalier, la déesse avait songé qu'une aide financière serait la bienvenue. La jeune fille avait finalement dû s'avouer vaincue lorsque Athéna lui dit avec un clin d'œil complice : "tu en feras ce que tu veux."
Seika ne mentait pas lorsqu'elle disait avoir de quoi nourrir son ogre de frère, car son dieu de la mort convalescent n'avait pas franchement un appétit de moineau, et en plus, si elle l'avait écouté, elle aurait elle-même pris au moins dix kilo.
Hadès était donc parti avec de quoi se loger à l'hôtel et se restaurer pendant quelques jours, s'il n'avait pas trop des goûts de luxe. Pour voyager léger, il lui avait laissé ses tableaux. Il avait aussi redemandé à Seika si elle se souvenait de la signification de Ily. En rougissant à nouveau, elle avait répondu :
- Non, mais si vous voulez, vous chercherez et vous reviendrez me le dire.
- Est-ce une invitation ? Demanda Hadès amusé par la réaction de la jeune fille.
La gorge nouée, craignant de se mettre à pleurer si elle parlait, Seika ne pût que hocher la tête.
- Et bien dans ce cas, gente damoiselle, j'accomplirai ma quête avec honneur, lui dit Hadès en la saluant avec panache pour la taquiner.
Ils se séparèrent donc en riant, le dieux n'avait pas fait deux mètres qu'il s'arrêta comme hésitant, puis fit demi-tour. La main sous le menton de Seika, il lui souleva légèrement la tête et l'embrassa tendrement sur le front. D'une voix douce, il lui dit : "merci pour tout" puis parti sans se retourner. Ce n'était pas le baiser celui qu'elle avait espéré, mais il l'avait tout de même embrassée. Seika entra dans la maison et s'effondra sur le lit en pleurs.
Elle pouvait encore sentir l'odeur d'Hadès dans les draps. Elle serra l'oreiller contre elle, y enfoui le visage et pleura pendant des heures. La maison lui semblait si cruellement vide et silencieuse. Le seigneur des enfers s'est montré de compagnie si agréable. Ils leurs arrivaient souvent de discuter des livres qu'elle lui apportait, cela l'obligeait à lire ceux qu'elle ne connaissant pas. Au début, il levait les yeux au ciel en soupirant lorsqu'elle abandonnait certains ouvrages dès la première page, puis il avait pris l'habitude de lui en faire la lecture. Elle lui en lisait aussi et il aimait l'écouter. Le dernier qu'ils avaient commencé ensemble concernait la théorie de la relativité. Lorsqu'au bout d'une dizaine de lignes elle s'était mise à bailler, il l'avait dévisagé quelques instant d'une expression neutre et finalement un sourire s'était dessiné sur son visage comme s'il venait d'avoir une idée. Hadès avait alors repris sa lecture sur le ton d'un récit épique. Seika avait bien rit mais avait aussi eu envie de connaître la suite. Et pour la faire rire, ça il savait s'y prendre comme durant ses séances de pose où il la faisait rire aux éclats pour lui reprocher après de trop bouger ce qui la faisait rire encore plus. Il avait même eu la patience de l'initier aux échecs... Épuisée par ses sanglots, elle s'endormit.
Au matin, elle s'était réveillée courbaturée et avec cette sensation désagréable que laissent les larmes séchées. Tel un zombie, elle était allée prendre une douche. Revenue dans la chambre, elle avait hésité un instant... Et elle avait finalement changé les draps. C'était comme arraché un pansement, s'était douloureux alors autant ne pas faire traîner les choses et l'arracher du coup sec. Pourtant, elle n'avait pas pu se résoudre à ranger les tableaux. Hadès avait mis en premier un portrait d'elle en train de lire dans le vieux fauteuil près de la fenêtre. Il l'aimait beaucoup celui-ci car la jeune fille était si absorbée par sa lecture qu'elle n'avait pas remarqué qu'il la peignait. Seika aussi, l'aimait beaucoup, elle se trouvait tellement plus belle qu'elle ne pensait l'être en réalité, comme sur chacun de ses portraits d'ailleurs. Où, était-ce parce qu'il avait hésité à l'emmener quand avait fait ses bagages. Le ménage fait, Seika décida de passer la journée à Athènes. Elle craignait de se remettre à pleurer et se sentait incapable de mentir aux chevaliers et à Athéna dans son état. Le sort s'acharnant, elle rencontra sur le port Camus, Milo et Deathmask. Le chevalier des glaces, prisonniers des griffes, ou plutôt des pinces de ses collègues et amis, aurait visiblement préféré être ailleurs. Le regard implorant de chien battu que lui lança Camus eu raison de ses réticences et elle accepta de passer la journée avec eux. Le verseau paru d'ailleurs soulagé d'avoir une alliée face à ces deux grands gamins sensés représentés l'élites de la chevalerie. Elle ne regretta pas sa décision car elle passa une excellente journée.
Seiya allait bientôt rentrer et Seika se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir lui faire à manger. Elle fut alors dépassée par un gamin de 6 ans qui fuyait en riant poursuivi par un Deathmask vociférant avec dans les cheveux des trucs suspects dont elle ne voulu même pas savoir la provenance.
- Bastien ! Reviens ici que je te flanque une bonne correction !
À peine le temps pour Seika de se dire que ce n'était avec ça que le garnement allait revenir, qu'elle vit l'enfant et le chevalier disparaître. Elle secoua la tête consternée, il avait encore utilisé les cercles d'Hadès sur son apprenti. Quelques secondes plus tard, ils réapparurent, le Cancer furieux poussait brutalement l'enfant qui reniflait et boitait en se massant les fesses. La jeune fille eu un élan de pitié pour le garnement, mais également pour le pauvre chevalier.
Assis en tailleur sur le muret qui surplombait la mer, Saga s'amusait également beaucoup de la scène.
- Décidément, Deathmask a bien du mal avec son apprenti, dit-il à Seika en riant. S'il est vrai que Bastien ressemble à son père physiquement, de caractère c'est tout le contraire.
- Qui sait ? Lui répondit-elle amusée, peut-être que Camus était un vrai petit diable quand il était enfant.
- Pas faux, dit Saga en riant, cela expliquerait comment il arrive à supporter Milo.
Accoudée sur le mur, Seika fixa alors la mer, le visage grave et les yeux empreints de tristesse. Saga, comme presque tous les chevaliers d'or, considérait maintenant la jeune fille comme sa petite sœur et il n'aimait pas la voir comme ça. Il se pencha vers elle et lui murmura.
- Parfois, on peut voir dans les yeux d'un chevalier sa constellation protectrice. Mais dans les tiens, c'est l'univers tout entier que l'on peut voir. J'envie celui pour qui ils s'embrasent.
Il avait volontairement provoqué la jeune fille. La respiration coupée et le teint écarlate de Seika confirma son hypothèse... Non en fait, le pincement au cœur qu'il ressenti à ce moment-là confirma ses hypothèses. Il était amoureux, mais elle...
Saga fixa l'horizon, et ferma un instant les yeux pour se reprendre... Elle en aimait un autre.
- Ne t'inquiète pas, s'il éprouve les mêmes sentiments que toi, il reviendra.
- Mais si... Balbutia Seika troublée d'avoir été si transparente.
- S'il ne revient pas alors... C'est qu'il ne te mérite pas, répondit Saga, non sans se demander ce qu'il ferait à ce moment-là. Aller le chercher ou déclarer ses sentiments à la jeune fille.
La main qu'il tendit pour la réconforter n'atteignit pas son épaule. En effet, Aioros venait d'apparaître devant Saga et lui dit d'un air navré :
- Pardon Saga.
- Pardon... Pour quoi ?
- Pour ça ! Répondit Aioros en poussant Saga avec force.
Celui-ci n'ayant pas eu le temps de se rattraper, atterrit 10 m plus bas dans un énorme plouf sous l'œil horrifié de Seika.
- Mais, Aioros ! C'est horrible !
- Ne t'inquiète pas, même à marée basse il y a assez d'eau pour ne pas se blesser.
En effet, Saga avait déjà refait surface et insultait copieusement le Sagittaire.
- Mais pourquoi as-tu fais ça ? Demanda Seika qui avait bien du mal à rester sérieuse face aux gamineries des chevaliers.
- Simple ! Nous devions aller à Athènes à la recherche d'un cadeau de mariage pour Milo et Helena. Juste avant de me rejoindre, il a été convoqué par le grand pope. Je l'ai attendu DEUX HEURES ! Et il n'est pas venu...
- Si je comprend bien, il t'a posé un lapin. Ce n'était pas de sa faute.
- Oh mais je ne lui en aurais pas voulu, si je n'avais pas découvert que Shion ne l'avait retenu qu'une demie-heure.
Face au Sagittaire fort remonter, Seika contenait tant bien que mal son rire, tout en hochant la tête avec une expression qui se voulait compatissante.
- Bien évidemment, le croyant en rendez-vous, je n'ai pas osé le déranger. Je suis allé à Athènes seul et bien sur, je n'ai rien trouvé.
- Figures-toi que cet andouille m'avait oublié et il va falloir se refaire la corvée des magasins, conclu Aioros les bras croisés et l'air boudeur.
L'expression enfantine du chevalier fut de trop pour Seika. N'y tenant plus, c'est au milieu d'un fou rire qu'elle déclara :
- Mon pauvre Aioros, la prochaine fois viens me voir, je t'accompagnerai.
Soudain, repensant à la scène précédente, elle demanda :
- Mais alors ? Si tu l'as poussé pour te venger, pourquoi lui avoir demander pardon avant ?
- Oh ça Seika, cela fait parti de ma vengeance. Comme ça, il va encore plus se torturer les méninges à chercher le pourquoi du comment !
- C'est tout de même un brin sadique ?
- Absolument ! Répondit le chevalier avec un sourire satisfait.
Seika le regarda partir très fier de lui. Le mariage ! Avec Hadès elle l'avait oublié. La jeune fille eu alors une pensée compatissante pour Camus. Lui, par contre, il ne risquait pas de l'oublier. Elle était certaine que le scorpion devait le suriner avec ça tous les jours.
Ne sachant pas quoi offrir au couple, Athéna avait déclaré avec enthousiasme que le sanctuaire prendrait complètement en charge le mariage. Seika sourait en repensant à l'expression à la fois angoissée et stupéfaite du grand pope à cette annonce. Bien sur, lorsque Athéna lui avait dit avec un sourire digne d'une future reine de promo.
- Nous prendrons entièrement en charge l'organisation et les frais du mariage. Milo et Helena n'auront à s'occuper de rien, n'est-ce pas Shion ?
Le dit Shion avait acquiescé avec un sourire de circonstance.
Mais, en même temps, il se disait qu'il aurait mieux fait de réintégrer Saga dans ses fonctions de grand pope. Après tout, le chevalier avait fait du bon travail lorsqu'il était dans son état normal, tout en se demandant quand la situation lui avait échappé. Ah oui ! Lorsque Dokho avait fait remarquer à la déesse qu'en temps de paix, elle avait, elle aussi, droit à une vie normale et qu'ils avait reparlé de Sasha. Le traître !
Le regard de Seika s'illumina, elle aurait dû y penser plus tôt ! Elle allait proposer son aide à Athéna, ainsi elle cesserait de penser à son dieu de la mort convalescent. Elle ferma les yeux, se concentra et respira à fond pour ne pas pleurer.
- Seika, ma fille, se dit-elle. Soit réaliste, pourquoi un dieu tel que Hadès s'intéresserait à une humaine aussi quelconque que toi !? Il ne reviendra pas.
C'est donc d'un pas décidé qu'elle se dirigea vers le palais.
La journée avait été longue et avait permis à la jeune fille de découvrir qu'Athéna, comme toutes les adolescentes, rêvait de mariage de princesse, sauf que, elle, elle en avait les moyens. Seika lui avait fait remarquer que tant de luxe pourrait gêner Milo et Helena. Un mariage plus simple plairait davantage au couple et préserverait la santé mentale du grand pope, celui-ci frôlant déjà la crise de nerfs. La déesse concéda et les deux jeunes filles éclatèrent de rire en imaginant la crise de nerf du pauvre Shion.
En arrivant chez elle, Seika vit que la porte était ouverte. Qui avait bien pu transgresser l'ordre d'Athéna ? Non, en fait, elle s'en doutait, cela ne pouvait être que Seiya. Pourtant, elle franchit le seuil tremblante et le cœur battant, priant pour voir son espéré et non son frère. La jeune fille se figea. Non seulement c'était bien son frère, mais en plus, il tenait l'un des tableau d'Hadès, et bien sur, celui qu'elle ne voulait surtout pas qu'il voit. Qu'elle idiote elle avait été de ne pas les ranger.
Ce jour-là, Hadès avait voulu peindre un nu.
- Vous êtes le seul modèle que j'ai sous la main, alors il va falloir vous y coller. Avait-il dit avec beaucoup d'espièglerie.
Après d'âpres négociations, il avait obtenu d'elle un, disons, "demi-nu". Elle était assise au trois quart de dos, un drap dont elle tenait les extrémités devant elle lui cachait les fesses. Cependant, tel qu'il l'avait posée on voyait légèrement sa poitrine. Et c'était précisément ce tableau que son frère, quelque peu furax, avait dans les mains.
- Qui a osé peintre ça ? Et comment as-tu pu poser nue devant ce type ?
Elle allait répliquer que, d'abord ça ne le regardait pas, et que deuxio, il avait l'esprit bien mal tourné de penser qu'il s'agissait forcément d'un homme, lorsqu'une voix derrière elle répondit :
- C'est moi.
- Kanon s'exclama Seiya, comment as-tu pu nous faire une chose pareille ?
En effet, Kanon avait vu le chevalier se diriger vers la maison de Seika et il remerciait maintenant l'instinct qui lui avait soufflé de le suivre.
- Oh mais il n'y a pas de nous répliqua froidement le gémeaux. Cela ne te regarde pas, c'est une affaire entre Seika et moi.
Et sans le moindre préambule, il passa son bras autour de la taille de Seika, la plaqua contre lui et posa ses lèvres douces et sucrées sur les siennes. Surprise, ne sachant comment réagir, la jeune fille entr'ouvrit la bouche. Kanon en profita pour y glisser doucement et langoureusement la langue. Sentant Seika trembler et perdre pied, il resserra le bras autour de sa taille tout en lui caressant tendrement la nuque. Il approfondit son baiser et instinctivement la langue de Seika se joignit à la sienne en une valse sensuelle. La jeune fille ferma les yeux et s'abandonna totalement.
Seiya était médusé, son cosmos bouillonnait de colère. Kanon, triomphant, toisa le chevalier. Tout en maintenant Seika, qui sans cela se serait effondrée tant la passion de ce premier baiser l'avait rendue flageolante, le gémeaux déclara :
- Mais qu'est-ce tu crois ? Ta sœur fait des ravages au sanctuaire. Mais cette fois, j'ai deux round d'avance sur mon frère. Je l'ai embrassé et je l'ai vu nue.
Il regarda le tableau que Seiya avait lâché et ajouta avec un léger sourire amusé.
- Oui, enfin, presque nue.
La rage de Pégase explosa. Il revêtît son armure et se jeta sur le gémeaux qu'il n'atteignit jamais. Kanon avait ouvert un passage dimensionnel et envoyé Seiya...
... Eh bien, pas là où il le pensait d'après le retentissant "plouf" qu'ils venaient d'entendre. Le chevalier se retourna tout en disant, espiègle :
- Oups ! Erreur de...
Il ne finit pas sa phrase car il se trouva face à Saga. Le mélange de surprise, de colère mais aussi et surtout, de profonde tristesse qu'il pu lire dans les yeux de son frère lui brisa le cœur. Il avait voulu aider la jeune fille pour qui il éprouvait lui aussi des sentiments amoureux, et par la même occasion mettre en colère Pégase. Mais face à la douleur de son aîné, il se rendit compte qu'il était allé trop loin. Il savait que Saga aimait Seika et le faire souffrir était bien la dernière chose qu'il voulait.
Le premier gémeaux serra les poings. Il aurait voulu demander une explication à son frère, mais c'était... Trop dur...
Il se sentait trahi...
Les larmes aux yeux, il s'enfuit.
Kanon lui cria : "attend Saga ! Laisses-moi t'expliquer..."
Mais il avait trop mal, il ne voulait pas l'entendre.
Kanon se lança à sa poursuite, il ne pouvait pas le laisser comme ça. Il fallait qu'il lui explique.
A terre, ses jambes refusant toujours de la porter, Seika reprenait difficilement ses esprits. Au début, elle avait apprécié que le second gémeaux vienne à son secours, mais les choses s'étaient envenimées. Songeuse, Seika posa la main sur ses lèvres, l'enivrante passion de ce baiser volé, cela ne pouvait pas être un mensonge. Kanon éprouvait des sentiments pour elle. Et cette insoutenable douleur dans les yeux de Saga ! La déclaration qu'il lui avait faite l'autre jour sur le muret, lui aussi était amoureux d'elle. Seika ferma les yeux. Et elle ?...
Qu'éprouvait-elle ?...
- Non ! Se dit-elle en ouvrant brusquement les yeux. Peu importait ce qu'elle ressentait pour eux, elle ne pouvait pas laisser les deux frères se déchirer à cause d'elle.
Seika se releva et parti en courant dans la direction prise par les gémeaux.
