Hello !

Merci à ceux qui ont prit le temps de commenter le prologue.

Voilà le premier chapitre de ma première fic, qui est plus long que le prologue, j'espère que vous aimerez :)

Bonne lecture ! :)

P.S : En gras italique, c'est des enregistrement audio, en italique, c'est des souvenirs.


Rizzoli & Isles


Chapter 1

- Rapport du médecin légiste Rayan McLoley du 21 janvier 2003. Nom de la victime encore inconnue à ce jour. Jeune femme de type européen, d'un âge entre 25 et 30 ans environ. Hématomes bleutés présents aux poignets et chevilles. Signe évident d'un viol sur les cuisses. De nombreuses coupures sont relevées sur son ventre et dans son dos. Plusieurs côtes cassées, ainsi que ses deux chevilles.

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- Rapport du 22 janvier 2003 effectuée par Madeline Parcks. Nom de la victime inconnue. Jeune femme âgée d'environ 25 ans. Signe d'abus sexuel sur la totalité des cuisses. Abus de force aussi présente sur ses poignets. Chevilles et côtes brisées. Entaille sur le sein droit assez profonde. Lacérations multiples sur le ventre et le dos de la victime.

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- Rapport du médecin légiste Dr Maura Isles du 23 janvier 2003. Victime : Mlle Judith Thompson. Âge : 27 ans. Type européen, cheveux roux, yeux marrons. Elle présente des hématomes bleus tirant sur le noir aux poignets et aux chevilles, là où se trouvait la corde la maintenant attaché. Une trace de corde est également visible autour de son cou. Des traces bleutées sont présentes sur ses cuisses, ne laissant aucun doute sur un viol. Les analyses ont montrées que le viol avait été commis post-mortem. Une profonde entaille est visible sur le côté gauche de son sein droit, et de nombreuses lacérations plus ou moins profondes à armes blanches sont visibles sur l'entièreté de son ventre et sur la quasi-totalité de son dos. Elle présente également de nombreuses côtes cassées, et des fractures des deux chevilles, sûrement pour l'empêcher de se sauver.

Le déclic de la fin de la bande son retentit, laissant un blanc planer sur l'ensemble de la salle. Au bout d'un petit moment, un homme atteint d'une calvitie évidente, se leva, faisant face à ses collègues.

- C'était le dernier rapport d'enquête de l'épreuve d'entrée au sein de notre équipe. Trois médecins légistes en fin d'études devaient chercher le plus de preuves possible sur une seule et même victime. Oui, Korsak ?

- Comment cela se fait que deux des médecins légistes n'aient pas eut autant d'informations que la dernière ?

- C'est très simple, ils n'ont pas prit le temps de lire le rapport que vous et Frost aviez fait. Vous savez tout autant que moi que tout doit être aussi clair que de l'eau de roche. Toutes les preuves doivent être dictées, et chaque éléments relevés. Maura Isles à également fait toutes les analyses nécessaire pour déterminé le profil du tueur et grâce à ses nombreuses observations, nous avons pu arrêter le coupable.

Il laissa passer quelques minutes de silence et arrangea sa cravate.

- Le Dr Isles prend son service demain, en même temps que vous. Je veux que vous lui réserviez un accueil digne de ce nom, qu'elle se sente à sa place dès son premier jour.

Une sonnerie stridente retentit dans le silence de la chambre, réveillant la jeune femme endormie. Elle grommela quelques paroles inintelligible dans sa langue maternelle en tâtonnant sur sa table de chevet pour trouver son téléphone, l'esprit encore brumeux. Elle reconnut le numéro de la BPD. Elle appuya sur la touche verte et porta le téléphone à son oreille.

- Dr Isles, dit-elle, la voix enrouée, en réprimant un bâillement. J'arrive.

Elle raccrocha, posa le téléphone à côté de sa lampe de chevet et se laissa tomber sur son oreiller, en soupirant.

Elle adorait son travail, mais les meurtres à résoudre de bon matin la rendait morose et de mauvaise humeur. Bien qu'elle ne le montrait jamais au bureau, toujours d'excellente humeur et joyeuse.

Cela faisait deux semaines qu'elle était rentrée à la BPD, et son travail, bien que peu intéressant face à des suicides ou des crises cardiaque, la fascinait. Elle adorait regarder dans les entrailles pour voir les secrets insoupçonnées des victimes.

Elle bailla bruyamment et décida à se lever. Elle se dirigea dans sa cuisine et se servit une tasse de thé tout en préparant ses affaires. Elle alla prendre une douche rapide après avoir bu son thé, s'habilla, se maquilla et alla se chausser avant de sortir de chez elle. Elle s'engouffra dans sa voiture, mit le contact et s'engagea sur la route. Elle alluma la radio et la laissa en fond sonore, se concentrant sur la première affaire sérieuse dont elle s'occupera seule.

Elle était un peu excitée et était pressée de voir la victime pour faire au mieux son boulot et que ses collègues masculins arrêtent de la charrier sur le fait qu'elle soit une femme, et sur le fait qu'elle s'habille tout le temps en tenue hors de prix et beaucoup trop féminine pour le genre de boulot qu'elle effectuait.

Elle voulait être reconnue à sa juste valeur et pas comme une espèce de bête de foire dans un milieu masculin. Elle voulait ôter les préjugés comme quoi les femmes flics étaient toutes des garçons manquées. Elle ne pourrait cependant pas leur enlever l'idée que quelque fois, les femmes flics étaient lesbiennes, car elle aussi l'était.

Donc ce point-là, elle ne pourrait pas leur montrer qu'ils disaient faux. Mais elle ferait tout pour leur montrer que même si elle s'habillait comme un mannequin lors d'un défilé, cela ne l'empêchait pas d'être excellente dans son boulot et de le faire avec brio et passion.

Elle gara sa voiture non-loin de la scène de crime et en descendit, son sac à la main. Elle se dirigea vers ses collègues, déjà penchés sur le corps, sûrement entrain d'établir un profil approximatif du tueur. Elle les salua vaguement et prit leur place en mettant ses gants.

La victime était une femme âgée d'environ 30 ans, blonde avec des mèches brunes, le teint bronzé. Elle portait des marques de strangulation, mais une légère entaille courrait le long de son cou, tâchant sa peau de sang, et elle avait un hématome à l'œil droit, ainsi qu'une coupure sur le front. La légiste chercha dans les poches et trouva un portefeuille, contenant 50$.

- Le motif du meurtre n'est pas le vol, dit-elle en ouvrant le portefeuille. Kelly Spencer, 32 ans, agent immobilier chez Home Property.

- Si ce n'est pas le vol, quel est le motif du meurtre ?

- Peut-être un client mécontent, ou un membre de la famille jaloux.

La légiste continua son inspection minutieuse avant de se lever et d'enlever ses gants.

- Emmenez-là à la morgue, dit-elle en s'emparant de son sac.

Elle se tourna vers Frost et Korsak et s'approcha d'eux. Ils étaient entrain de faire des hypothèses sur le motif du crime.

- Vous avez trouvé autre chose, docteur ? demanda Korsak.

- Non, j'attends l'autopsie pour me déclarée, lieutenant.

- Cette histoire me chiffonne, dit Frost. Pourquoi le meurtrier l'aurait-il tuée si ce n'était pas pour l'argent ?

Alors que Maura allait parler, une voix la coupa.

- C'est un crime homophobe, lieutenant.

Ils se tournèrent vers un homme brun, grand et costaud, habillé en costard-cravate.

- Vous êtes devant une boîte gay, je suis le videur, dit-il. Jonathan Matthew.

Les deux lieutenants se regardèrent.

- Pourriez-vous nous suivre au poste ? demanda Frost.

L'homme acquiesça et passa devant les deux lieutenants pour sa déposition. En passant devant Maura, Frost remarqua qu'elle était blanche et que ses poings et sa mâchoire était serrés.

- Hey, Dr Isles, tout va bien ? lui demanda-t-il.

Elle reprit ses esprits et regarda son collègue.

- Euh… oui, vous en faites pas, lieutenant, ça va, dit-elle, essayant aussi de se convaincre elle-même.

Frost fronça les sourcils. Il n'était pas dupe. Il voyait bien que la légiste n'était pas dans son état normal.

- Vous êtes toute blanche, vous êtes sûre que ça va aller ?

- Je… commença-t-elle.

Elle s'interrompit, et inspira une grande goulée d'air frais. Elle savait que si elle mentait, elle ferait une éruption d'urticaire. Mais comment leur dire la vérité en ne les connaissant que depuis deux semaines ?

- Dr Isles ?

Elle leva les yeux vers lui, et vit qu'il s'inquiétait réellement.

- J'ai peur… murmura-t-elle.

Il lui fit un petit sourire rassurant.

- C'est toujours comme ça, la première enquête…

- Non, le coupa-t-elle. Je suis lesbienne, je suis une blonde et de taille moyenne. Manque plus que la victime ait les yeux verts et je suis fichue…

Frost compris le fond de sa pensée.

- Vous en faites pas, on vous protégera. On pointera quelques hommes autour de chez vous pour que vous soyez rassurée, d'accord ?

Elle hocha la tête, une boule dans la gorge.

- Et ne vous en faites pas, personne ne vous jugera sur le fait que vous soyez lesbienne. Tant que vous faites votre boulot, votre vie privée ne regarde que vous.

La boule sembla disparaître aussitôt et elle lui adressa un sourire naturel, avant que Korsak n'appel Frost depuis la voiture.

- Allez, nous allons retrouver cette pourriture pour que vous dormiez paisiblement, dit-il avant de partir en courant vers la voiture.

Elle sourit et retourna à sa voiture, direction la morgue.

Les mains tremblantes, elle tenait l'enveloppe encore fermée entre ses doigts, le regard fixé sur le logo de la BPD.

- Aller, Maura, ouvre cette lettre ! s'impatienta sa mère en claquant ses ongles sur la table, à bout de nerfs.

- Je… je ne peux pas… dit la blonde, sans regarder sa mère. Et si je n'étais pas prise ? Que j'avais trop donné d'informations ? Ou alors pas assez ? Oh mon Dieu… C'est ça, j'ai oublié des preuves, et à cause de moi, l'enquête est fichue…

- Maura ! Calme toi, et donne moi cette lettre, je vais l'ouvrir pour toi.

La blonde leva un regard apeuré à sa mère et lui tendit fébrilement la lettre. La plus âgée déchira l'enveloppe et déplia la lettre. Maura ferma les yeux par réflexe et attrapa une chaise à laquelle elle se retint.

- Chère Mademoiselle Isles, nous avons le plaisir de vous dire que vous avez réussis votre épreuve d'entrer à la BPD et nous vous attendons avec impatience à l'heure de l'ouverture le 03 février 2003…

La blonde ouvrit les yeux d'un coup et regarda sa mère qui avait un immense sourire sur les lèvres.

- Tu es prise… dit-elle, fière.

- Une opération infiltration, mais quelle idée stupide j'ai eu !

Maura secoua sa tête, dépitée. Elle avait proposé qu'un membre de l'équipe s'infiltre dans le bar et essaie de récolter des preuves. Mais elle n'aurait jamais pensée que ce serait elle qui s'infiltre. Frost lui avait dit qu'elle était la seule femme du commissariat, et qu'elle était assez sexy pour appâter diverses femmes. Et puis elle était lesbienne, donc cela ne lui ferait rien de draguer d'autre femme.

Elle grommela des paroles inintelligibles et replongea dans son armoire, à la recherche d'une tenue sexy mais confortable. Elle opta pour un jean slim noir, avec un haut assez échancré rouge foncé. Elle mit des bottes vernies à talons haut et se maquilla légèrement, avant de s'emparer de son sac à main et de sortir de chez elle.

Une fois devant le bar, elle mit l'écouteur que Frost lui avait donné et s'assura que la réception était bonne des deux côtés avant de pousser la porte. L'atmosphère confiné et cosy la mit de suite en confiance, et elle se dit qu'elle pourrait en profiter pour revenir une fois que l'enquête serait finie.

Elle se dirigea vers le comptoir et commanda une bière, puis alla s'installer à une table, une fois sa commande en main.

- Maura, vous me recevez ?

La blonde sursauta en entendant la voix de Frost dans son oreille et faillit s'étouffer avec l'alcool.

- Ca va pas la tête ? murmura-t-elle discrètement. Vous m'avez fichue la trouille !

- Désolée, s'excusa le lieutenant. Je voulais juste savoir si vous m'entendiez.

Elle secoua la tête en signe de désespoir.

- Je vous l'aurai dit avant de rentrer dans le bar, si je ne vous recevez pas, murmura-t-elle. Maintenant, arrêtez de me faire parler j'ai pas envie qu'on me prenne pour une folle.

Elle se tut en voyant une jeune femme s'approcher d'elle avec un petit sourire. De taille moyenne, cheveux coupés courts brun, yeux bleu, et un sourire éblouissant aux lèvres.

Que l'opération infiltration commence ! pensa Maura.


A la base, ce chapitre et le chapitre deux ne devaient pas être séparé, mais j'ai trop de mal à faire super long pour la suite, donc je les ai séparé.

Prochain chapitre, ce sera la suite de l'opération infiltration.

J'espère que vous avez aimez, donnez-moi vos avis pour améliorer ce qui ne va pas !

A bientôt !