Hello les gens !
Je suis désolée pour l'attente, mais je n'ai pas eu le temps de me poser et de sortir un nouveau chapitre.
Merci pour vos reviews, et j'espère ne pas vous avoir perdue avec la longue attente.
Je ne sais pas quand sortira le prochain, mais je vais essayer de faire le plus rapidement possible.
Les parties en italique que vous ne comprenez sans doute pas, ce sont des souvenirs de Maura, de sa jeunesse, ou de ce qu'il fait qu'elle est devenue ainsi. Si cela vous perturbe trop, dites le moi et j'arrêterais de les écrire.
P.S : Je ne sais pas combien de chapitres fera cette fic, peut-être une petite dizaine, plus ou moins, c'est à voir avec ce que mon cerveau sort.
Bonne lecture !
Rizzoli & Isles
Chapter 3
- Homophobie : nom féminin…
- Attends, c'est féminin, ça ?
- Bon, Korsak, tu vas laisser finir le docteur Isles ou pas ? soupira Frost en levant les yeux au ciel.
Korsak grommela mais se tut, croisant ses bras sur son torse d'un air boudeur.
- Merci, détective, dit la blonde avec un sourire. Donc, je disais. Homophobie : nom féminin montrant l'hostilité explicite ou implicite, envers des personnes dont l'attirance amoureuse ou sexuelle concerne des individus de même sexe. Au sens large, l'homophobie peut être considérée comme la haine, la peur, l'aversion ou la violence envers la communauté LGBT. L'homophobie peut être de différentes origines. Religieuse, de considération clinique, anthropologique, idéologique, ou encore issues de désirs homosexuels refoulés.
Un silence accueillis la fin de sa phrase. Les deux détectives se regardèrent pendant quelques secondes.
- Merci Dr, dit le plus âgé. Vous nous avez grandement aidés.
Maura sourit. Elle était contente de voir que ses collègues ne l'a prenaient pas pour une blonde écervelée, venue dans ce commissariat par piston.
Elle leur fit un signe de la tête, leur disant que s'ils avaient besoin de quelque chose, elle serait à la morgue. Elle alla pour se rendre à l'ascenseur, quand une voix l'arrêta.
- Dr Isles, dans mon bureau. Tout de suite.
La voix sèche et dure de son patron claqua dans l'air, tel un coup de fouet.
La blonde se retourna, réprimant la grimace du à la douleur que sa gueule de bois lui procurait, et elle passa entre les officiers, qui la regardaient tous avec compassion.
La veille au soir elle avait fait une connerie, elle le savait. Elle avait abandonné son poste de garde pour s'envoyer en l'air avec une femme – une femme magnifique, qui savait parfaitement bien s'y prendre, pensa-t-elle – et elle savait que Cavanaugh serait en colère. Très en colère.
Cela faisait un peu moins d'un mois qu'elle avait été embauchée et avait peur d'être déjà virée.
Elle rentra dans le bureau de son patron, qui lui demanda sèchement de fermer la porte, et resta debout, devant la porte, le regard baissé, si bien qu'elle ne vit pas la troisième personne qui la fixait avec un sourire moqueur et compassion.
- Vous avez fait une énorme bêtise, docteur Isles, dit-il en s'asseyant sur son siège. Vous avez abandonnée votre poste de garde, alors que vous étiez en couverture pour coincer un psychopathe dont vous aussi avez peur !
Elle n'ouvrit pas la bouche, se contentant de fixer le sol, les larmes commençant à embuer sa vue. Dans sa tête, elle voyait son patron la mettre à la porte. Elle se voyait retournée chez sa mère. Elle se voyait lui expliquer les incidents la poussant à quitter le bureau. Elle voyait sa mère la mettre à la porte avec du dégoût sur le visage quand elle lui avouerait son homosexualité.
Elle secoua la tête pour chasser ses pensées déprimantes, et releva la tête pour s'excuser auprès de son patron, lui promettant de ne plus faire ce genre d'écart. Mais son regard vert fut happer par deux yeux d'un noir ténébreux et elle perdit toute capacité de parler, alors que des flashs lui revenaient en mémoire.
Ses doigts sur sa peau, sa bouche caressant son corps, ses dents mordillant ses endroits sensibles, son souffle chaud lui procurant des frissons de plaisir, décuplé par la douceur de ses doigts parcourant son corps avec légèreté.
Un raclement de gorge se fit entendre, la faisant sortir de ses pensées lubriques, et sa tête se rebaissa, les joues brûlantes de honte et de gêne, les excuses complètement oubliés au fond de son cerveau.
Un soupir exaspérer troubla le silence et elle entendit quelqu'un – Cavanaugh ou elle – bouger.
- Alors, dit le lieutenant, faisant sursauter Maura. Dr Isles, j'espère que vous ne referez pas ce genre d'écart par l'avenir, si une mission infiltration se présentez à vous.
Oubliant partiellement la présence de la brune, elle hocha vivement la tête, soulagée de ne pas être mise dehors.
- Vous pouvez retourner à votre travail, docteur, lui dit son patron.
S'empêchant de demander ce que la brune faisait là, elle hocha la tête et sortit du bureau, les mains légèrement tremblantes.
- J'ai besoin d'un café, murmura-t-elle. D'un bon café noir, sans sucre, dégueulasse et bien amer.
Elle se dirigea vers le café de la Division 1, et commanda son café. Elle le paya et descendit à la morgue pour la suite de l'autopsie.
Elle prépara ses instruments, et s'attela à la tâche silencieusement, se concentrant sur son travail avec le plus de précision possible.
Cependant, elle ne pouvait empêcher à son esprit de divaguer vers la soirée qu'elle avait passée. Et la présence de cette femme sur son lieu de travail l'a troublait. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander si ses collègues la prendraient pour une incapable, et la regarderait différemment après son écart de la veille.
Elle ne put empêcher une larme de s'échapper de son œil, roulant doucement sur sa joue. Elle l'essuya avec force et se concentra de nouveau sur son autopsie, ne pensant plus à rien d'autre. Elle prit un scalpel et fit l'incision aussi parfaitement que ce qu'elle savait le faire.
Elle reposa l'objet désormais ensanglanté sur sa table métallique, et, pendant plusieurs heures, elle se plongea dans son boulot, analysant chaque détail, du plus futile au plus suspect.
Au moment où elle refermait le corps, son téléphone vibra. Elle sursauta en entendant le bruit qui troubla le silence, ôta ses gants et s'empara de l'objet.
C'était un message de Frost lui demandant de monter à l'étage, le commissaire ayant une annonce à faire.
Elle s'empara du dossier qu'elle avait pu complété et se dirigea vers les ascenseurs. Elle appuya sur le bouton de l'étage supérieur et attendit, son dossier sous le bras.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, lui donnant un aperçut d'un regroupement d'officier et de lieutenant debout, faisant face au lieutenant Cavanaugh, ainsi qu'à la brune qu'elle avait rencontrée la veille.
- Dr Isles, il ne manquait plus que vous, dit le lieutenant en lui offrant un léger sourire.
- Désolée, lieutenant, dit-elle en rougissant légèrement en lui tendant le dossier de l'autopsie, ignorant sa conquête de la veille.
Le lieutenant fut agréablement surpris de voir le dossier d'autopsie simplement après quelques heures de la découverte du corps. Il l'a remercia, la félicitant sur son efficacité avec sincérité. Sentant la chaleur s'emparer à nouveau de ses joues, elle recula, et s'adossa à une table, les yeux baisser, ne souhaitant pas voir les regards sur elle.
- Bien, dit Cavanaugh, apportant l'attention de la salle sur lui. Comme vous avez tous pu le constaté, depuis ce matin cette charmante jeune femme à rejoint nos locaux…
Il fut coupé par la brune lui chuchotant quelque chose à l'oreille. Il fronça les sourcils et son regard s'arrêta sur Maura et hocha la tête. Il donna le dossier à la brune, qui le coinça sous son bras.
Maura se demanda ce qu'elle avait pu lui dire pour qu'il l'a regarde ainsi, avec un mélange de compassion et d'empathie. La brune qui accompagnait Cavanaugh s'avança d'un pas et regarda attentivement chaque personne présente avec gravité. Maura eut l'impression que le regard sombre la passait aux rayons X et la fixait plus longuement que les autres.
Quand la brune prit la parole, ce fut d'une voix basse et légère.
- Je suis l'agent spécial Jane Rizzoli, du FBI. Vous vous demandez sûrement ce qu'un bâtard du FBI fait chez vous. Voyez-vous ce dossier que le docteur Isles vient de monter ? Il s'agit de la dixième autopsie d'une victime d'un meurtrier homophobe. Oui, mais que faites-vous ici, me diriez-vous.
Elle haussa les épaules et sortit un papier plié en plusieurs morceaux de son manteau. Elle le déplia et une photo leur fit révélée.
- Leroy James, 45 ans, homosexuel, et agent du FBI depuis plus de vingt ans est la première victime. Ni vous, ni moi ne voulons de cette coopération, mais pour le bien de la communauté LGBT, je vous prierez de mettre de côté votre aversion pour nous.
Maura n'écoutait déjà plus depuis un moment, trop choquée de la révélation pour cela. Son regard fixait un point invisible au-delà de la brune, essayant de faire croire qu'elle l'écoutait avec attention, alors qu'elle s'empêchait de prendre l'agent du FBI par la main et de la traîner dans son bureau, refaire leur danse passionnée de la veille.
Quand Cavanaugh leur dit que la réunion était finie, la légiste se précipita dans son bureau, soufflant fortement, oubliant la sensation de chaleur qui s'était emparée d'elle à chaque regard que Jane lui lançait. Elle se servit un verre d'eau, avant de retourner travailler.
Elle préleva de l'ADN, et fit des analyses plus poussées, qu'elle donna à sa collègue, qui lui donna en retour des dossiers d'analyses précédentes qu'elle avait effectué pendant la réunion.
Alors qu'elle était plongée dans la lecture d'un rapport, elle entendit la porte de la morgue s'ouvrir. Elle se retourna et vit l'agent spécial Jane Rizzoli adossée à la porte en vitre de son labo.
Pour ne pas qu'elle remarque sa gêne, la blonde se retourna, sortant le foie du corps de la victime, qu'elle posa sur une table qu'elle avait désinfecté et stérilisé au préalable. Elle commença un examen poussé du morceau de viande humaine quand elle sentit la présence de la brune dans son dos.
Elle fit comme si elle ne s'était aperçu de rien et continua son analyse, le cœur battant pourtant furieusement dans sa poitrine.
- Je n'ai rien trouvée pour le moment, agent Rizzoli, dit Maura d'une voix qu'elle se voulait neutre mais qui sortit légèrement tremblante.
Elle entendit la brune soupirer.
- Tu ne crois pas que…
- S'il te plaît, arrête, murmura la blonde en fermant les yeux fortement. Ce qu'il s'est passé hier soir était une terrible erreur. On n'aurait pas du.
- As-tu, ne serait-ce qu'un seul moment dans cette soirée, détesté quelque chose ? demanda Jane dans un souffle.
- Non ! s'exclama la blonde en se retournant vivement vers la brune. Non, justement.
- Regrettes-tu ce qu'il s'est passé, continua l'agent du FBI.
La blonde avala difficilement sa salive. Elle savait qu'elle ne pourrait mentir sans faire de crise d'urticaire, de malaise vagal ou d'hyperventilation, mais elle savait que si elle répondait franchement… En fait, elle ne préférait pas y penser.
- J'ai du travail, murmura-t-elle en baissant les yeux.
Elle se retourna et continua son analyse, essayant de se concentrer sur autre chose que la furieuse envie d'embrasser qui venait lui prendre aux tripes.
Elle entendit la porte de la morgue se refermer sèchement et elle souffla fortement en laissant tomber sa tête dans ses mains.
- Tiens, tiens, mais c'est notre très chère Mort-Au-Rat !
La voix suintante de haine et de menace lui fit fermé les yeux, avec une grimace de dégoût mêlé à la de peur. Elle aurait voulut être aussi petite qu'une souris à cette instant et partir aussi loin qu'elle le pouvait.
Malheureusement, la main qui attrapa ses cheveux était bien réelle. La violence du coup qu'il lui administra en plein visage était bien réelle. La douleur qu'elle ressentait chaque jour sans rien dire était bien réelle.
- Et bien, on a perdue sa langue ? ricana un autre, avant qu'un autre coup ne s'abatte sur elle.
Elle ferma les yeux, espérant que tout ceci finisse rapidement, et qu'elle n'ai pas trop de marques pour que ces parents ne s'en aperçoivent pas.
Les yeux fermés, elle laissait couler l'eau bouillante le long de son corps, détendant ses muscles extrêmement noués par la journée qu'elle venait de passée.
Son cerveau travaillait à toute vitesse, essayant de penser à tout sauf au trouble que Jane Rizzoli lui faisait ressentir.
Elle secoua la tête, répandant de l'eau sur la vitre et le carrelage de sa douche et leva la tête, permettant à l'eau de cascader sur son visage. elle eut l'impression que toute sa fatigue, sa pression et les pensées pas très chaste qu'elle avait, partaient par le tuyau d'évacuation.
Elle sortit de la douche, enfila son peignoir, enroula ses cheveux dans une serviette éponge et alla s'asseoir au salon, un verre de vin rouge dans les mains. Elle alluma sa chaîne Hi-Fi et elle lança un C.D de musique relaxante avant de s'installer sur son canapé, sirotant doucement son vin.
Verdict ? :p
A la prochaine !
