Chapitre 5 Ceux qui avait disparu

NCIS. Trois jours plus tard…

Un homme approcha du bureau de Gibbs, qui semblait plus que soucieux. L'agent Gibbs releva les yeux sur cet homme, pas très grand, le ventre un peu bedonnant et chauve, il l'avait déjà vu sortir du bureau de Vance, peu avant le départ de ses deux agents.

Homme : Agent Gibbs.

Gibbs : A qui ai-je l'honneur ?

Homme : Directeur Adjoint John Keller. USSS.

Gibbs : Et que puis-je faire pour les Services Secrets ?

Keller : Rien, Le directeur Vance m'a demandé de vous faire part en personne de la mort de l'agent DiNozzo et de sa femme.

Faisant demi-tour, l'homme prit la direction de l'ascenseur avant que Gibbs ne se lève pour le prendre à la gorge et le plaquer contre le mur.

Gibbs : Vous voulez bien répéter ! Je crois que je n'ai pas tout compris !

Keller : Les Services Secrets ont perdu le contact avec David et DiNozzo depuis trois jours. Ils sont considérés comme mort en mission.

Gibbs : Qu'est ce qui s'est passé ? Que faisaient mes agents au juste ?

Keller : Vos agents ? Ziva David et Anthony DiNozzo dépendent de l'United States Secrets Service. Écoutez, je suis là, simplement parce que votre directeur m'a demandé de vous l'annoncer moi-même. Maintenant relâchez moi. Ou je m'arrange pour que vous soyez renvoyé ou écroué.

En colère Gibbs relâcha cet homme infâme et retourna dans l'open space pendant que les portes de l'ascenseur se refermaient sur l'oiseau de mauvais augure. Le regard que posait McGee sur ce qui venait de se passait, lassa comprendre à Gibbs que le jeune agent était sous le choc de la nouvelle.

McGee : Boss, Tony et Ziva ne peuvent pas être…

Incapable de prononcer le mot sans risquer de s'effondrer, McGee referma la bouche et posa un regard confiant et plein d'espoir à son chef d'équipe.

Gibbs : Ils ne sont pas morts. Je le serais.

McGee : On fait quoi boss ?

Gibbs : Comme pour Ziva, on les retrouve.

McGee : Mais cette fois, on n'a aucun indice pour commencer à chercher.

Gibbs : Ce Keller a dit quelque chose de bizarre. McGee, ouvre les états civils de Tony et Ziva.

McGee sembla ne pas réaliser et attendit jusqu'à ce que Gibbs le rappelle à l'ordre, s'exécutant il se mit à maltraiter son clavier à toute vitesse.

McGee : Boss c'est étrange…

Gibbs : Quoi ?

McGee : Il n'y a rien d'écrit dans leur état civil au sujet de leur statut, pour l'État, ils ne sont ni célibataire, ni marié. Sur un dossier, ça peut être un bug mais…

Gibbs : Ca n'est pas une coïncidence. Tu peux accéder aux dossiers israéliens ?

McGee : Ca risque de prendre plus de temps. Et je vais avoir besoin de l'aide d'Abby.

Gibbs : Ne met personne d'autre au courant.

Bureau du directeur Vance.

Comme à son habitude, Gibbs entra sans frapper, et se posta devant Vance. Le directeur savait que ce n'était qu'une question de minutes avant que l'agent senior n'apparaisse dans son bureau. Et le pire pour lui est qu'il ne pouvait pas lui donner les réponses aux questions qu'il se posait. Tout ce qu'il avait pu faire, c'était l'aiguiller en lui envoyant Keller, sachant pertinemment que l'arrogance de ce type le ferait parler.

Gibbs : Où sont mes agents ?

Vance : Je ne peux rien dire.

Gibbs : Leon, je ne plaisante pas.

Vance : Moi non plus. Tout ce que je peux te dire c'est qu'un retour aux sources pour des agents comme ses deux là, peut être dangereux.

Gibbs : Israël c'est ça !

Vance : David et DiNozzo sont talentueux, beaucoup de compagnies les courtisent.

Gibbs : Compagnies ? Tu parles de quelles agences, Leon ? Mossad ? CIA ? Services Secrets ?

Quelque part en foret…

Ziva se réveilla brusquement, avec un mal de tête impressionnant. Son dernier souvenir était que pliée de douleur, on lui avait tiré le bras pour lui faire une piqure et voila qu'elle se réveillait dans un endroit inconnu en pleine nature. Tony ? Non elle savait qu'il était à coté d'elle, elle l'avait vu sur le sol, elle devait d'abord regarder autour d'elle si il n'y avait aucun danger. Elle tourna sur elle-même observant les arbres oppressants autour d'elle. Aucun danger immédiat. Elle se laissa tomber à genoux près du corps de son amant et le secoua.

Ziva : Tony. Tony réveille toi.

Elle sentit qu'il disait quelque chose, mais impossible de comprendre.

Ziva : Tony, on a été drogué. Je… Je ne sais pas où nous sommes.

Tony ouvrit les yeux, surprit par la panique dans la voix de sa partenaire. Toute cette verdure lui fit mal aux yeux et il dut cligner plusieurs fois des paupières avant de se laisser rouler sur le dos pour découvrir le visage de Ziva penché sur lui.

Tony : Ca va ?

Elle hocha la tête en signe acquiescement. Puis il décida de se mettre debout entrainant la jeune femme dans son mouvement.

Ziva : Je n'aime pas cet endroit.

Tony : On devrait être mort. Je ne comprends pas. Pourquoi nous piéger, pour nous conduire ici.

Ziva : Pour nous laisser mourir à petit feu.

Tony : Il faut faire confiance à Gibbs, il nous retrouvera.

Ziva : Tony, tu connais le protocole aussi bien que moi. Gibbs, s'il a été mis au courant doit nous penser mort.

Tony : Ziva, fais confiance à Gibbs. Je te pensais morte en Somalie, et je suis quand même venu te chercher. Je n'ai pas suivis ce maudit protocole. Pour le moment, il faut trouver un abri pour la nuit, le soleil décline vite, et j'ai la sensation qu'il va faire froid.

Ziva : J'en ai l'impression. On est plus en Israël, n'est ce pas ?

Tony : Non. La température en Israël pour le coup était plus agréable. Mettons nous au travail. De quoi disposons-nous ? Il faut qu'on allume un feu assez rapidement. Ou avec l'humidité et le froid nous ne passerons pas la nuit.

Ziva : J'ai toutes mes affaires à l'exception de mon arme et de mon portable.

Tony : Pareil pour moi. Ils m'ont prix mon arme et mon téléphone, mais j'ai encore mon ordinateur.

Ziva : Ca ne va pas nous être très utile.

Tony : Si j'arrive à avoir une couverture satellite si. Je pourrais nous géo-localiser.

Ziva : Tu ne peux pas utiliser des mots plus simples.

Tony : Trouver notre position Zee-Vah !

Ouvrant l'ordinateur, il découvrit au moment de l'allumer que celui-ci n'avait plus de batterie.

Tony : Et merde.

Ziva : Maintenant pose ton jouet, il faut trouver du bois sec.

Tony : Et trouver de quoi allumer une flamme aussi.

Ziva : J'ai une barre de magnésium pour ça.

Tony : J'avais oublié que tu étais spécialisé entre autre dans la survie.

Ziva : Oui, je l'ai entre autre appris à mes dépends.

Tony : De quoi tu parles ?

Ziva : Je… J'ai passé quatre semaines dans le désert du Néguev.

Tony : Quand ?

Ziva : Avant de te connaitre. Dans une autre vie. Tony, il faut se mettre au travail.

TBC