Prologue

Du haut de mon rocher

Je me suis senti envolé

Les cheveux au vent sur la tête

Me caressant de tout mon être

Marchant

Et m'inventant un monde nouveau

Fermant les yeux

Et m'y rendant

Faisant comme si j'y étais

M'arrachant sourire

Ainsi que mille éclats de rire

Me sentant libre et insoumise

Indépendante et souriante

Je suis partie dans un autre monde…

Chapitre 1

« Je ne pensais pas qu'en une seule soirée toute ma vie allait basculer et que j'allais en apprendre autant sur moi, mais ce fut le cas… aller savoir pourquoi… »Kimberley Black

Je me promenais tranquillement dans ma forêt à moi. Le soir allait bientôt arriver et j'allais redevenir cette créature sauvage, un loup-garou. La forêt est depuis longtemps mon refuge et ma maison. Je connais chaque partie qui la compose, chaque arbre, chacun de ses habitants. Les centaures m'adorent et je leur rends bien l'amitié qu'ils me démontrent. Je suivis la course du soleil se couchant et ensuite de la pleine lune qui montrerait pour prendre sa place. Je me rendis au plus vite à l'intérieur de ma cachette depuis de nombreuses années. Avant que la transformation ne commence, j'entends du bruit plus loin dans la cabane. Je marche dans sa direction et y découvre 3 garçons. L'un d'eux à des cheveux bruns ébouriffés et des yeux couleurs marron noisette, un autre à des cheveux noirs parfaitement coiffés et une beau blanche avec des yeux couleurs bleu-gris pareils aux miens et enfin, le dernier avait des cheveux noirs avec les pointes dorées ainsi que des yeux couleurs de miel. Je sentis leurs odeurs. Étant proches de ma transformation, mes sens étaient encore plus décuplés. Je pus découvrir que le garçon aux yeux de miel était comme moi ce qui me rendit folle de joie. J'allais pouvoir être avec quelqu'un de ma race et jouer avec lui sous notre forme de loup-garou. Je m'avançai vers eux et les regarda avec un regard pétillant de joie tout en sautillant.

— Salut! Les apostrophais-je avec un immense sourire.

— Tu ne devrais pas être ici. S'exclama le jeune loup en me regardant sans me sentir, avec un regard affolé.

— Sent mon odeur avant de dire des conneries jeune loup sans véritable expérience. Lui dis-je sans me départir de mon sourire. Tu ne feras jamais de mal à une personne de ta race.

— Tu es comme moi! S'exclama-t-il. Tu es la première que je rencontre qui est de ma race. Et je ne suis pas sans expérience, rassure-toi. Maugréa-t-il après.

Je me tournai vers la fenêtre, puis vers les deux autres garçons qui semblaient n'avoir rien suivi du tout vu leurs airs perdus.

— Vous feriez mieux de vous en aller les gars. Dis-je. Je saurai veiller sur votre ami, j'ai de l'expérience dans le domaine et j'ai beaucoup de choses à lui apprendre et vous ne ferez que me compliquer la tâche.

— Qui nous dit que tu n'essaies pas de nous éloigner pour le tuer, car c'est ton territoire ici, hein? S'exclama avec méfiance celui avec les yeux bleus-gris.

— Parce que bien que ce soit mon territoire, je me sens beaucoup plus seule que vous ne puissiez vous l'imaginer. Dis-je les yeux dans le vague et ressentant la transformation commencer. Partez tout de suite!

J'étais particulièrement inquiète pour eux. Au bout de quelques instants, les deux garçons étaient partis et il ne restait plus que moi et l'autre loup en pleine métamorphose.

— Je m'appelle Kimberley Black… dis-je dans un effort de conversation en subissant la transformation

— Moi… c'est… Remus…Lupin! Parvint à dire le garçon en me regardant stupéfait par je ne sais quoi.

Quand la lune arriva en haut du ciel, nous devinrent complètement des loups-garous. J'avais la possibilité de réfléchir normalement sous mon autre forme. Remus avait plus de difficulté à se maîtriser, je le voyais parfaitement. Je le pris dans mes bras pour le calmer et je vis avec surprise que cela marcha. J'eus une soudaine pulsion qui me poussa encore plus vers lui pour que l'on s'unisse sous les rayons de lune qui s'échappaient de la fenêtre. Je n'avais aucune idée que par ce seul acte nous allions tisser un lien si fort et si indestructible… Oh non, je ne le savais pas…

-[]-

Le temps s'écoule selon les épreuves.

La vie est faite d'entraves au cœur.

Que cela soit du bonheur à l'amour,

Ou de la tristesse à la détresse.

On récolte ce que l'on sème,

Car la vie n'est pas injustice.

Elle est

Et elle restera quoique l'on dise

Ou que l'on fasse.

Elle est joie

Et peine

Ainsi qu'amour

Et haine.

Elle est tout.

Le temps passera avec délice,

La vie se rangera avec un goût de liberté.

Chaque jour sera douceur et bonheur.

Chaque seconde passée nous aura libérées.

-[]-

Je fus saisi d'une stupeur passagère face à ce que je venais de faire avec lui sous ma deuxième forme. Le reste de la nuit, je lui montrai comment se calmer seul et rester en contrôle parfait ainsi qu'en harmonie avec le loup-garou en lui. Le lendemain, je me réveillai dans ses bras avec des vêtements déchirés un peu partout. D'habitude, avant de me métamorphoser, j'enlève mes vêtements pour ne pas les déchirer. Je restai immobile dans ses bras réconfortants, jusqu'à ce qu'il se réveille. Il me regarda avec des yeux étonnés. Je me relevai tout en lui souriant et lui embrassai les deux joues. Je le vis rougir, mais fis comme si je n'avais pas remarqué pour le mettre plus à l'aise.

— Je devrais y aller, sinon on va se demander où je suis passé à Poudlard. Me dit Remus.

— C'est quoi Poudlard? Demandais-je avec curiosité. C'est l'endroit où tu vis? Et c'est proche d'ici?

— Tu ne sais pas ce qu'est Poudlard? Me demanda-t-il avec surprise.

— Non. Répondis-je. Je ne connais que la forêt comme demeure, mon endroit à moi. Pourquoi?

— Parce que cette forêt fait partie de Poudlard. Me répondit-il. Et tu vis ici depuis quand?

— Depuis très longtemps en fait. Je dirais plus ou moins 11 ans. Lui dis-je. Je ne me souviens plus de ma vie avant d'arriver ici.

— Tu devrais m'accompagner là-bas pour en parler avec Dumbledore, le directeur de Poudlard. Dit Remus.

— Tu vas rester avec moi, n'est-ce pas? Lui dis-je anxieuse.

— Ne t'inquiète pas Kim. Me rassura-t-il en me prenant dans ses bras.

Je le serrer, mais me retira de notre étreinte en rougissant pour aller chercher mes vêtements. Me voyant faire, il fit concurrence aux tomates et fit comme moi. Lorsque nous fûmes prêts, il me guida vers l'extérieur de la forêt et ensuite vers l'immense château qui apparut devant nous. Tout le monde nous regardait et essayait de savoir qui j'étais. Je me sentais tellement intimidé que je me cachais à moitié derrière Remus. Je le vis sourire en me voyant aller. Je me repris et me montra la tête haute avec la fierté dû aux loups-garous en lui rendant son sourire. Il nous mena vers une femme à l'air sévère et l'interpella.

— Mr McGonagall! S'exclama-t-il.

— Oui, M. Lupin? Demanda celle-ci.

— J'aurais besoin d'entretenir le professeur Dumbledore. Dit-il.

— Et sur quel sujet, je vous prie? S'informa-t-elle.

— Sur la demoiselle ici présente, vous savez pour moi… Dit-il en sous-entendant son état de loup-garou.

— Oui, je crois savoir de quoi vous voulez parler. Acquiesça-t-elle.

— Eh bien vous savez aussi pour elle, maintenant. Dit-il avec un sourire.

Je la vis me regarder intensément et je baissai le regard, me sentant mal à l'aise. Elle détourna le regard et se concentra de nouveau sur mon ami loup-garou.

— Je crois me souvenir que le professeur Dumbledore aime beaucoup les chocogrenouilles. Déclara-t-elle avec un sourire en coin.

Remus la salua et me traîna vers une statue et dit chocogrenouilles. La statue se déplaça et fit place à un escalier dans lequel mon très cher ami m'entraîna. Nous arrivâmes bientôt dans un immense bureau où un vieux monsieur avec une longue barbe blanche et des lunettes en forme de demi-lune.

— Que puis-je faire pour vous jeunes gens? Nous demanda-t-il.

— Lors de ma dernière sortie pour la pleine lune, j'ai rencontré… Commença Remus.

— La jeune louve-garou, Miss Black, n'est-ce pas? Demanda-t-il pour la forme en me fixant. Je me demandais quand vous finiriez par vous rencontrer.

J'étais tellement surprise qu'il connaisse mon nom et ce que j'étais d'avance que j'en restai bouche bée. Je pense que Remus était pareil que moi parce que le monsieur éclata d'un rire joyeux.

— Ne me regardez pas comme cela, mes jeunes amis. S'exclama-t-il. Pour ce qui est de miss Black, les parents de Sirius ont jeté une oubliette sur leur fils aîné pour qu'il oublie son existence et même sur la jeune Kim pour qu'elle oublie d'où elle vient ainsi que sur le reste de la famille, ne les incluant pas eux-mêmes pour être sûr que personne ne se souvienne.

— Mais, pourquoi m'avoir éloigné de la sorte? Demandais-je avec curiosité.

— Ils ne supportaient pas d'avoir un enfant lycanthrope dans la famille. Me répondit-il sombrement. Mais, passons!

Je l'observai se lever et se diriger vers une étagère et en sortir un vieux chapeau et ensuite se diriger vers moi.

— Voici le choixpeau qui nous dira si tu as du sang de sorcière qui coule dans tes veines et dans quelle maison tu iras. M'expliqua-t-il en reprenant son sérieux et en déposant le choixpeau sur ma tête.

Je me posais beaucoup de questions lorsqu'une voix se fit entendre dans ma tête.

Hum… Je n'ai jamais eu l'honneur inestimable d'être dans la tête d'une personne aussi importante dans le monde des sorciers… hum… je vois beaucoup de puissance dont tu n'as même pas idée que tu peux en posséder…, je vois aussi beaucoup de courage, d'endurance, de qualités studieuses et d'envie de faire vos preuves, princesse… Me déclara la voix que je pus aisément définir comme étant celle du choixpeau je sais où je vais t'envoyer… Gryffondor!

Il avait fini sa phrase à voix haute. Je vis un sourire se former sur la bouche du vieil homme ainsi que sur celle de Remus. Dumbledore enleva le choixpeau de ma tête et me tendit une feuille ainsi qu'une robe de sorcier. Il fit appeler un monsieur qui s'appelait Oliver, je ne me souviens plus de son nom de famille, et celui-ci m'aida dans la recherche d'une baguette adéquate pour moi. Finalement, on trouva la bonne. C'était une baguette construite à partir d'une plume de phénix d'à peu près 35 centimètres. Je remerciai Oliver et il partit. Je remerciai également Dumbledore et m'en allais pour sortir avec mon ami lorsqu'une question me vint à l'esprit.

— Monsieur Dumbledore, puis-je me permettre deux petites questions? Demandais-je poliment.

— Oui, bien sûr. Acquiesça-t-il avec un sourire encourageant.

— Pourquoi, le choixpeau m'a-t-il dit que j'étais la première personne aussi importante du monde des sorciers qu'il n'est jamais rencontré et pourquoi m'a-t-il appelé princesse? Finis-je par demander au bout de quelques instants. Il m'a parlé de pouvoirs que je ne pouvais même pas imaginer l'ampleur aussi…

Je vis Dumbledore blanchir tellement vite que j'en eus peur et me précipitai vers lui pour le soutenir.

— Alors, c'est donc vous… Souffla-t-il…Celle annoncée par le plus grand prophète de l'histoire des sorciers…

Il se dégagea de mes bras qui le soutenaient encore il n'y a pas 2 secondes et se dirigea vers les étagères d'une de ses bibliothèques pour en sortir un parchemin et me le remettre en me regardant dans les yeux.

— Prend bien soin de ce parchemin, il contient ton histoire et tu dois en prendre compte le plus vite possible… Me dit-il pour que moi seule l'entende.

— Je vous le promets… soufflais-je complètement à l'ouest, mais consciente de mes actes.

— Bien, maintenant je vous laisse, il est temps d'aller manger les enfants, les cours commencent dans une heure… Dit-il plus fort pour Remus.

Remus avait l'aire complètement perdue dans ce qu'il venait de se passer. Je le tirai pour partir du bureau du directeur. Lorsque nous eûmes atteint la porte, la voix de Dumbledore retentit dans la pièce.

— Mr Lupin, je compte sur vous pour ne dire rien de tout ceci à personne et de n'en discuter qu'avec Miss Black ici présente.

— Bien monsieur Dumbledore… Dit Remus.

Je lançai un regard en coin à mon ami loup-garou pour lui signifier que je lui expliquerai tout lorsque nous serons seuls. Je ne pensais pas qu'il allait comprendre mon regard, mais il hocha la tête, me faisant comprendre qu'il avait compris.

Chapitre 2

« Je lançai un regard en coin à mon ami loup-garou pour lui signifier que je lui expliquerai tout lorsque nous serons seuls. Je ne pensais pas qu'il allait comprendre mon regard, mais il hocha la tête, me faisant comprendre qu'il avait compris… »

Remus me conduisit à la salle commune des Gryffondor et me dit d'aller me changer dans les toilettes et qu'il m'attendrait là. Je me dépêchai et fus prête en moins de deux. Puis, il me conduisit vers la grande salle commune des quatre maisons. Lorsque nous rentrâmes, trois garçons firent de grands saluts en direction de Remus et comme il ne sembla pas les voire, je lui tirai donc sur le bras pour le diriger vers ceux qui semblaient êtres ses amis. Lorsqu'il les vit, je n'eus que le temps de cligner des yeux qu'il m'entraînait déjà vers eux. Il avait l'air pressé de me présenter.

— Remus! Dirent-ils. On était inquiets pour toi, mon vieux!

— Les gars, j'ai une personne à vous présenter! S'exclama Remus en ignorant les inquiétudes de ses amis. Voici Kimberley… Black.

Les gars se regardèrent plus que surpris. Deux des garçons nous fixaient à tour de rôle. Celui aux yeux bleus-gris resta pétrifié en me fixant. Moi aussi, je le fixais sans vraiment savoir pourquoi, puis tous mes souvenirs revinrent d'un coup. Le temps sembla durer indéfiniment, jusqu'à ce que je me souvienne de chaque détail de mon autre vie. Puis je sautai dans les bras de celui qui m'avait servi de grand frère pendant mes 6 premières années, jusqu'à ce que les parents décident de m'envoyer loin de leur demeure. Sirius me serra très fort dans ses bras.

— Grand frère! M'exclamais-je joyeusement.

— Petite sœur! S'exclama-t-il ravi.

Les autres nous regardaient d'un œil attendri. Mais plus rien n'avait d'importance.

— Je vais te présenter les deux autres de la bande puisque tu connais déjà Remus, dit mon demi-frère avec un clin d'œil. D'abord, il y a James, plus connu sous le nom de Cornedrue. Me présenta-t-il celui qui était présent hier soir avec lui. Et Peter, plus connu sous le nom de Queudever. Me présenta-t-il le grassouillet aux cheveux châtain roux. Remus, on l'appelle Lunard…

— Et toi? Tu as gardé Patmol, n'est-ce pas? Demandais-je malicieuse.

— Exactement, ley'! Dit-il en ressortant le surnom dont il m'avait affublé, il y a longtemps.

— Combien de fois t'avais-je dit de m'appeler Kim, mais pas ley', hein? Je peux savoir? Dis-je exaspérés en levant les yeux au ciel.

Sur ce, nous nous assîmes pour continuer notre discussion, tout en mangeant. Quelque temps par après, les garçons s'excusèrent et me laissèrent dans la salle commune des Gryffondor. Bien que j'aie déjà ma maison ainsi que mon horaire de journée, je n'avais pas encore mes fournitures scolaires et je ne pouvais commencer toute de suite à aller en classe, enfin… pas tant que je n'aurai pas le niveau des sixièmes années. Remus, avant de partir à la dernière minute, il m'avait sortis tous ses anciens livres de cours. Je les dévorai à la vitesse de l'éclair. Ma mémoire de loup-garou, ou est-ce dû à autre chose…, me permettait d'assimiler beaucoup de choses en même temps et de tout retenir. Deux heures plus tard, j'avais tout lu et je me mettais à la pratique de tout ce que j'avais mémorisé. Je m'étonnais de plus en plus de la facilité avec laquelle je manipulais la magie. C'était tellement fantastique tout ce que l'on pouvait faire! Quelques instants après que j'aie terminé mon apprentissage solitaire, une rousse aux yeux vert émeraude arriva dans la salle et me remarqua. Elle me sourit chaleureusement, sourire que je lui rendis au passage, et s'avança vers moi.

— Salut! Je m'appelle Lily Evans et toi? Me demanda-t-elle. Je ne t'ai jamais vu…

— Salut, moi c'est Kimberley Black. Lui répondis-je. C'est normal, je viens d'arriver et comme les répartitions étaient déjà faites, le professeur Dumbledore m'a conduite dans son bureau et mit le choixpeau pour savoir quelle est la maison qui m'irait le mieux et ce fut Gryffondor…

— Attend, attend! S'exclama-t-elle. Tu es une Black?

— Oui, j'ai grandi avec Sirius Black que je considère comme mon grand frère, mais en faites, il n'est que mon cousin. Mes parents sont morts 6 mois après ma naissance, alors ce fut la sœur de ma mère qui me prit sous son aile.

— Je suis désolé… Se désola-t-elle.

— Ce n'est rien! Ne t'en fais pas, je ne les ai jamais connues de toute manière. Dis-je en souriant.

— N'empêche que… ne put-elle pas s'empêcher de rajouter.

— Est-ce que tu pourrais me faire visiter le château? Demandais-je pour changer de sujet tout en la coupant dans sa phrase.

— Bien sûr! Acquiesça-t-elle avec le sourire…

-[]-

Il était l'heure d'aller manger lorsqu'elle m'eut tout fait voire pour ne plus que je me perde. Alors, nous allâmes à la grande salle. À peine entrés, que les gars étaient déjà tous sur moi en disant qu'ils s'étaient inquiétés de ne pas m'avoir vu dans la salle commune des Gryffondor. Je les rassurai et leur dis que j'étais avec Lily qu'ils remarquèrent qu'au moment où j'en parlai. Une étincelle passa dans le regard de James lorsqu'il la vit. On pouvait facilement voir qu'il en était tombé amoureux.

— Salut Lily jolie! Tu veux sortir avec moi?...Avait-il à peine le temps de demander avec son sourire charmeur.

PAAAFFFF! Et vlan! Quelle gifle magistrale qu'elle lui a mise!

— COMBIEN DE FOIS DEVRAIS-JE TE DIRE NON POTTER? Cria-t-elle. ET ARRÊTE DE M'APPELER LILY JOLIE!

Sur ce, elle partit comme une furie vers trois autres filles. Moi, j'étais pétrifié par cette engueulade. Le pauvre James. J'aperçus une lueur chagrine dans son regard qui disparut rapidement. Les autres gars riaient de la scène, tous sauf Remus. Alors, je m'approchai de lui et lui glissa à l'oreille.

— Pourquoi ils rient de tout ça, les gars? Demandais-je avec curiosité.

— Ça, c'était la scène quotidienne de James et Lily. M'expliqua-t-il. Chaque fois que James voit Lily ou qu'il la croise, il lui demande de sortir avec lui et chaque fois c'est la même chose. Elle lui colle une de ses gifles spéciales.

Sur ce nous enchaînâmes sur différents sujets, comme la lecture des livres qu'il m'avait passés pendant qu'ils allaient en classe tout à l'heure. Je lui expliquai toute ma matinée et il me dit que c'était bien de mon côté loup-garou, ma mémoire et que ça faisait la même chose de son côté.

Chapitre 3

« Je lui expliquai toute ma matinée et il me dit que c'était bien de mon côté loup-garou, ma mémoire et que ça faisait la même chose de son côté. »

Je lui souris doucement et l'observai durant toute notre conversation. Ce soir encore, nous nous transformerons en loup-garou ainsi que le lendemain soir. Je pourrai lui enseigner bien des choses sur notre condition que j'ai eu le temps d'analyser… Lorsque le soir arriva, les garçons nous accompagnèrent jusqu'à la cabane hurlante et nous laissèrent au moment même où la transformation commençait. Je lui enseignai à se fier à son instinct, encore plus qu'il ne le faisait déjà ainsi que ses autres sens pour qu'il les développe et s'en sert plus facilement lorsqu'il redevient humain. Je pus constater qu'un lien commençait tout doucement à se tisser entre nous au moment même où il répondit à quelques-unes de mes pensées et inversement…

Le lendemain matin

Je me réveillai, encore, dans les bras de Remus. Je m'y sentais si bien et en sécurité que je pourrais m'y blottir continuellement. Mais comme toute bonne chose à une fin, je me levai et m'habillai avant que lui-même ne se réveille et en fasse de même. Nous partîmes à la grande salle pour manger. Moi : lentement. Lui : Rapidement pour ne pas être en retard en cours. Il n'y avait personne depuis bien longtemps lorsque nous étions arrivés dans la salle. Je finissais de manger lorsque Dumbledore débarqua dans la salle avec un demi-géant.

— Bonjour Professeur! Le saluais-je avec un doux sourire joyeux.

— Bonjour Miss Black. Me renvoya-t-il mon salut, toujours avec sa malice dans le regard. Aujourd'hui, vous irez avec Hagrid au chemin de traverse pour chercher votre matériel.

— D'accord. Acquiesçais-je et avant qu'il ne parte, je rajoutai. J'ai retrouvé tous mes souvenirs professeur. Tout comme mon cousin.

— Bien. Sourit-il avant de franchir les portes de la grande salle et de nous laisser, Hagrid et moi.

Pendant le chemin, je fis la connaissance du demi-géant et ensuite, nous partîmes chercher ce qu'il me fallait pour les cours de magie. Pendant que j'entrai chez Ollivander, le vendeur de baguettes magiques, Hagrid quant à lui me dit qu'il reviendra avec une surprise pour moi. Je n'ai eu que le temps d'ouvrir la bouche pour parler qu'il était déjà parti en flèche. Dans la boutique, tout était silencieux, au point de pouvoir entendre une mouche voler. Je m'avançai et fis sonner la sonnette sur le bureau. D'un coup, un monsieur apparut sur une échelle. Je sursautai et le regardai avec de gros yeux surpris.

— Bien le bonjour, miss black. Déclara-t-il en descendant son échelle et se rapprochant du bureau, et donc, de moi par la même occasion. La dernière fois que je vous ai vu, c'était lors du choix de baguette qu'avait fait votre cousin Sirius Black.

— Je pensais que tout le monde qui m'avait vu avait été touché par une oubliette qui m'avait effacé de leurs mémoires. Remarquais-je avec méfiance.

— Ne vous inquiétez, jeune fille. Fit-il avec un sourire mystérieux. Je ne fais pas parties des mangemorts.

Je fus soulagé par sa dernière remarque et l'observai attentivement avec mes sens de loup-garou pour voir s'il mentait. Mais il disait bien la vérité. Je m'autorisai un sourire soulagé devant lui.

— Bon! Déclara-t-il. Vous n'êtes point venu ici pour me faire la causette, donc vous cherchez une baguette qui pourrait vous convenir.

— C'est exact. Acquiesçais-je.

Il me fit essayer une tonne de baguettes, jusqu'à ce que l'on tombe sur la bonne : faite de bois de cèdre, elle pèse assez léger et mesure 45 cm. Elle a été construite à partir d'une plume de phénix qui n'a produit qu'une seule et unique plume. J'en suis très contente. J'en sautille presque sur place. Lorsqu'Hagrid revint, je vis qu'il transportait une cage d'un hibou aux plumes noisette tachetées de blanc un peu partout. Je pense que j'avais des étoiles dans les yeux tellement ils brillaient de larmes de joie. Hagrid fut heureux de ma réaction et un immense sourire prit place sur ses lèvres. C'est sur cette note joyeuse que nous revîmes au château qu'est Poudlard. J'installai toutes mes affaires dans le dortoir de Lily qui m'avait dit de m'installer avec elle, Alice ainsi qu'une autre fille dont je ne me souvenais plus du nom. Je m'étais pris des vêtements en même temps dans une des nombreuses boutiques du chemin de travers. L'heure d'aller manger pour le midi arriva bien vite par la suite et je m'y dirigeai d'un pas léger en me disant que j'allais voir les garçons ainsi que Lily. Lorsque j'entrai, je me dirigeai directement vers la place libre à côté de mon frère – cousin – et je dis bonjour aux gars. Ils me renvoyèrent le salut avec un immense sourire et me demandèrent ce que j'avais fait de ma matinée. Je leur montrai ma nouvelle baguette et répondis à toutes leurs questions. J'avais encore tout l'après-midi de libre et je commençais les cours demain matin. Lorsque les autres durent s'en aller, je m'installai confortablement dans la salle commune des Griffondor, sur un sofa devant la cheminée, pour commencer la lecture de mes nouveaux manuels scolaires. L'après-midi passa relativement rapidement entre lecture et exercice pour me pratiquer et ne pas être en reste, sauf pour potions, botanique et soin aux créatures magiques. Sinon, j'apprenais très vite mes leçons. Je trouvais cela amusant et m'amusai à créer quelques sorts de mon cru et à les noter sur un parchemin ainsi que leurs descriptions. J'étais en train d'en rédiger un 13e sur mon bout de parchemin lorsque je sentis Sirius, Remus, James et Peter derrière moi en train de m'observer. Je leur souris et les laissai lire ce que j'avais écrit.

— Je n'avais jamais entendu parler de ces sortilèges! S'exclama James.

— C'est normal. Répondis-je, amusé. C'est moi qui les ai créées cet après-midi.

— Tu viens à peine de connaître la magie et tu créer déjà tes propres sortilèges? Me demanda-t-il encore.

— Eh bien. J'apprends très vite et j'ai déjà lu au moins 3 fois chacun des volumes de cette année et je les ai déjà mis en pratique pendant que vous étiez en cours. Je voulais un peu plus de chalenge, alors je me suis dit : et pourquoi pas en créer moi-même pour avoir ma réserve et ne jamais être prise au dépourvu? Déclarais-je, sur un ton calme et neutre avec une moue moqueuse.

Les garçons me regardaient bouche bée. Je n'avais pas vu le temps passer et allai ranger toutes mes choses dans le dortoir en les laissant plantés là. Ensuite, je me changeai dans la salle de bain et redescendis. Je les vis encore dans leurs pensées à la même place où je les avais laissées. Je cachai du mieux que je pus mon amusement et m'approchai d'eux doucement. Ils ne m'avaient même pas encore vu et j'étais juste devant eux. Je poussai un cri de guerre et sautai son mon Sirius qui se mit à gueuler avec moi. Ce qui fit sursauter les autres et lorsqu'ils nous virent, ils rirent à gorge déployée. C'était vrai qu'il y avait de quoi rire. J'étais agrippée sur le dos de Patmol et il était debout en essayant de me décrocher. Ce qui donnait une scène assez coquette, je peux vous le garantir à 100 %. Il dut me traîner avec lui tout au long de la route pour nous rendre à la grande salle. On riait tellement que tout le monde se retournait dans notre direction. Que c'était bon d'être enfin heureuse avec des personnes sur qui je pouvais compter réellement. Rendu à la grande salle, je me détachai de Sirius, lui fis un bisou sur la joue et partis m'asseoir tranquillement. Nous soupâmes et retournâmes dans la salle commune pour parler jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne et nous nous dirigeâmes vers la cabane hurlante pour la dernière nuit consécutive du mois. La nuit se passa très vite entre câlineries et leçons sur le contrôle du loup et son acceptation...

Le jour suivant

Je commençais à beaucoup aimer ces réveils dans les bras musclés de Rémus. Je crois qu'il a entendu mes pensées parce que je le sentis sourire et pu lire dans ses pensées également. Oups! Je sentis le rouge me monter aux joues. La honte!

— Ce n'est pas la honte parce que, si tu veux tout savoir. Moi aussi, je commence à beaucoup aimer ces réveils lorsque je te retrouve dans mes bras le matin. M'avoua-t-il dans un souffle près de mon oreille.

Je frissonnai doucement. Il resserra sa prise sur moi et se leva finalement au bout de 5 minutes. Je me précipitai sur mes vêtements pour les enfiler. Je vis Remus prononcer le sortilège qui nous permettait de savoir l'heure et m'aperçus qu'il était 6 h 57. Il nous restait une bonne heure pour aller nous préparer, déjeuner et partir en cours.

— On fera le chemin ensemble pour nous rendre en cours? Demandais-je timidement à Remus.

— Bien sûr! Acquiesça-t-il avec un sourire qui me fit fondre.

Son sourire s'agrandit encore plus. Oh non, encore! Maudites pensées qui sortent toutes seules! Je pris ma baguette pour la ranger sur moi et en compagnie de mon collègue loup-garou, nous traversâmes le château pour nous rendre le plus vite possible dans notre dortoir chacun. Je pris une douche rapide-éclair, me séchai les cheveux, les aplatis, préparai mes choses pour ma journée de cours et descendis les marches rapidement pour manger en compagnie de Rem'. Premier cours de la journée : Défense contre les forces du mal avec le professeur McLeod. Nous arrivâmes justes à temps en classe avant qu'il ne commence son cours. L'autre maison qui était avec nous était les Serdaigles. Le sujet : Les loups-garous. À côté de moi, Remus se tendit. Je restai calme, mais la façon que le professeur avait d'en parler ne me convenait pas spécialement.

— Quelqu'un veut me dire ce qu'il pense des loups-garous? Demanda le professeur avec un ton mielleux qui me donna envie de gerber.

Je levai la main pour la première fois sous les yeux ronds de Remus. McLeod se tourna dans ma direction et un faux sourire avenant prit place sur son visage.

— Bien, miss Black, dit-il, veilliez prendre la parole.

— Un loup-garou est une personne comme vous et moi qui par mal chance c'est fait mordre par un autre loup-garou et en ait devenu un sans le vouloir et obligé de prendre cette forme 3 fois par mois. Quelques fois, ces personnes sont des gens très gentils et d'autres fois, cette transformation ne fait que les rendre plus méchants et monstrueux encore qu'ils ne l'étaient. Leurs sens sont beaucoup plus développés que la normale et ils ont une force impressionnante même sous forme humaine. La monstruosité que l'on accorde à ces personnes n'est due qu'à la mauvaise réputation de quelques-uns d'entre eux et la peur noue les entrailles de tous ceux qui prennent en compte les préjugés des autres. Quelques fois, ils en ont tellement peur que la haine guide leurs actes et ils font tout ce qu'ils peuvent pour leur rendre la vie dure. Dis-je sur un ton neutre et le regard impassible. J'ai connu et je connais des gens dont cette haine envers ces personnes malchanceuses leur fait faire des actes ignobles et injustes. J'ai également connu et je connais plusieurs personnes malchanceuses et vos discours sur le fait qu'ils devraient tous être tués, sans distinguer, quel genre de personne ils sont avant de les tuer, me répugnent et me donnent la nausée. Tellement, que j'ai envie d'en vomir tout mon petit déjeuner dans les secondes qui suivent.

Aucun son n'était produit dans la classe de cours. Même les mouches se sont immobilisées. Tout le monde retint leurs souffles…

Chapitre 4

« Aucun son n'était produit dans la classe de cours. Même les mouches se sont immobilisées. Tout le monde retint leurs souffles… »

— Et ne venez pas me parler de Greyback, monsieur. Rajoutais-je toujours sur le même ton et le même regard. Cet homme maudit m'a arraché à mes parents en les tuant lorsque j'avais 5 ans, mais il n'y a pas que lui qui soit un loup-garou dans ce monde et il n'est donc pas le seul exemple que l'on doit donner pour faire valoir nos arguments. Mon père en était un de loup-garou et il était le plus gentil des hommes que j'aie connus. Renfermé sur lui-même, peut-être. Mais, merveilleusement gentil et juste dans chaque choix qu'il effectuait.

La cloche sonna le changement de cours et je ramassai mes choses tranquillement pour sortir de cette classe. Je m'accotai sur le mur à côté de la porte attendant que les autres sortent pour rejoindre le deuxième cours de la journée : Métamorphose avec McGonagall ainsi que les Poufsouffles. J'adorais littéralement cette matière tellement passionnante. J'étais complètement suspendu aux lèvres du professeur et notai tout dans mes parchemins pour ne pas en manquer une seule miette. À la pause d'une demi-heure, Lily vint me voir et me félicita pour mon discours dans le cours de DCFM (NDA Défense contre les forces du mal). Je lui souris et me crispai légèrement. Je dus surement avoir une expression sombre, car elle me demanda ce que j'avais avec une lueur inquiète dans le regard. Je retrouvai ma bonne humeur pour lui faire plaisir et en retour, elle ne me parla pas de ce que j'avais révélé au sujet de mes parents en m'adressant et surtout de mon père. Me souvenir de mon père me réconforte et m'attriste parce qu'il était le plus merveilleux des pères qu'il puisse exister. Par contre, celui de mère m'indiffère complètement. Elle ne s'occupait jamais de moi. Si elle le faisait, c'était pour me battre parce que je n'étais qu'une empotée, selon elle. Mais, mon père n'était jamais loin pour me défendre contre elle. Je me dégageai de mes souvenirs et me dirigeai en silence avec les autres vers le prochain cours. Sorts et enchantements avec Flitwick et, encore une fois, les Serdaigles. Pendant tout le cours, le professeur répétait mot pour mot ce qu'il y avait dans le volume de notre niveau que j'avais tout lu hier après-midi. Je le trouvai donc très ennuyant. Tous les exercices, je les avais faits seule et réussis du premier coup. Flitwick donnait donc une dizaine de points à ma maison, chaque fois que je réussissais un sort ou un enchantement lorsque tout le monde rochait à part Remus, James et Sirius. C'était d'un ennui! Après le cours qui dura, selon moi, des heures et des heures, nous partîmes manger dans la grande salle. Je m'étais assise plus loin d'eux pour ne pas les contaminer avec ma nostalgie. Remus me regardait quelques fois pour s'assurer que j'étais correcte depuis que Lily m'avait parlée de ma supposer 'rébellion' en cours de DCFM.

** Ne t'inquiète pas pour moi Rem'. *** Lui dis-je par la pensée, au moment où il me jetait un autre de ses regards.

** Plus facile à dire qu'à faire, Kim. Ce n'est pas de ma faute si je m'inquiète, comme tu dis. Tu étais plongée la moitié du temps dans tes pensées après le cours de DCFM. Je m'inquiète parce que je tiens à toi. *** Me répondit-il avec sérieux en me regardant droit dans les yeux de sa place.

Je lui fis un doux sourire en retour comme réponse. Je pense que ce lien me fera plus de bien qu'autre chose. Je crois que c'est ça qui me manquait le plus depuis plus de 11 ans de temps. J'autorisai une seule larme à s'échapper de la barrière que je m'étais érigée contre elles. Je l'essuyai, mais pas assez vite pour Remus qui se leva pour venir me rejoindre, approcha une chaise, se mit face à moi et fouilla dans mes pensées et dans mon regard une réponse à ses questions. Je souris sincèrement. Une lueur passa dans son regard doré et il essuya le reste d'eau salé qui me restait sur ma joue avec sa main gauche. James et Sirius vinrent vers nous pour nous demander ce qu'il se passait et pourquoi Remus s'était levé aussi brusquement. Aussitôt, Rem' avait ôté sa main qui caressait doucement ma joue. Je détournai la tête avec les joues rouges.

— J'ai senti son mal-être. Répondit seulement Remus, puis ce tournant vers moi. J'espère que tu nous raconteras ce qui te pèse sur le cœur au lieu de rester dans ton coin et de te penser seule alors que maintenant tu nous as.

Je retournai vers lui et plongeai mon regard dans le sien, ainsi que dans ses pensées. Il ne voulait que me soulager pour que je sois heureuse et non triste comme maintenant.

— Vous avez une pensine? Leur demandais-je.

— Nous pourrions demander à Dumbledore s'il veut bien qu'on lui emprunte. Affirma James, pas sûr du tout.

— La meilleure manière pour vous de comprendre ce que j'ai dit en cours de DCFM serait de vous le montrer. Dis-je en les regardants tous les trois. Vous verrez mon enfance ainsi que ma vie dans la forêt interdite. Vous serez surpris par le nombre d'amis que j'y aie même parmi les centaures.

Je vis leurs regards ahuris. Je ris devant leurs expressions. Je mis mes souvenirs dans une fiole, la bouchai et la leur donna.

— Utilisez-la lorsque je serai au dortoir en compagnie des filles. Leur dis-je. Je ne serai pas capable de tout revoir avec vous.

— Ne t'en fais pas. Me rassura Sirius.

— On te ne posera plus de questions, par la suite. Rajouta James.

— Promis? Demandais-je timidement.

— Promis. Acquiesça Remus.

Je bloquais mes pensées à Remus pour la première fois et je vis qu'il essayait vainement de les percer. Je lui souris tristement.

— Tu le découvriras en même temps que les deux autres gars, Rem'. Fis-je avec calme. N'essaie pas de savoir avant ce moment-là.

— C'est correct. Dit-il avec une moue déçue.

Je me levai et laissai les garçons entre eux autres pour me rendre prématurément au cours de Potion dans les cachots. Je m'accotai le dos sur la porte de la classe, les yeux fermés. Lorsque j'entendis un bruit de pas qui venait vers ici, j'ouvrais les yeux pour voir qui c'était. Ah! Mes cousins Lucius Malfoy et Regulus Black ainsi que mes cousines Bellatrix Black ainsi que Narcissa Black. Je baissai les yeux et un sourire naquit sur mes lèvres. D'après Dumbledore, ils avaient tous les deux oubliés qui j'étais. J'allais bien m'amuser avec eux, ça c'était sûr et certain. Ils s'arrêtèrent devant moi à moins de 2 mètres, comme s'ils étaient plus que surpris de me voir très en avance pour le cours. Mes cheveux noirs cachaient la moitié de mon visage, mais je voyais leurs expressions de stupéfactions.

— Ne me dites pas que c'est la première fois que vous voyez une élève en avance au cours de potions! Si? Demandais-je d'une voix doucereuse.

— Hey! Depuis quand une lionne se permet de nous adresser la parole? Demanda de façon rhétorique, mon cousin Malfoy d'une voix aussi froide que de la glace.

— En fait, J'étais supposée aller chez les Serpentards, car j'y avais de l'ascendance du côté de ma mère. Commentais-je d'une voix froide et sans émotion. Mais, il y a aussi une autre raison.

J'arrêtai de parler et vis de l'impatience dans leurs regards, je détournai la tête et fixai l'insigne de leur maison au-dessus de la porte de la classe de potion.

— C'est quoi cette autre raison? Me demanda Lucius, avec impatience et en tapant du pied sur le sol.

— Tu aimerais bien le savoir, n'est-ce pas Malfoy. Dis-je d'une voix dangereusement douce et un tantinet froide.

Je relevai ma tête dans leur direction et m'approchai comme on approche une proie. Je me mis entre Malfoy et Regulus.

— Mon pouvoir… Soufflais-je. Mais, ma fierté ainsi que mon courage ma valu une place de choix au sein des Lions.

Sur ce, je repartis à l'endroit où je m'étais installé pour attendre le début des cours tout en reprenant ma position du début comme s'il ne s'était rien passé. Plusieurs autres pas se firent entendre dans le couloir et je reconnus ceux de mes amis et relevai ma tête avec une expression joyeuse et les yeux pétillants de malice.

— Salut Lily, salut Alice, salut Mélinda et salut les gars! Leur dis-je joyeusement en souriant.

— Salut Kim! Dirent-ils tous ensemble.

— Je suis sûr que tu as fait un mauvais coup, toi, pour avoir une expression aussi joyeuse, alors que tout à l'heur tu ruminais. Me dit Sirius avec méfiance.

— Mais, je n'ai rien fait du tout. Dis-je en adressant un sourire carnassier aux Serpentards, made in Black.

Il suivit mon regard et vit la réaction des verts et argents face à moi. Sirius eut le même sourire que moi et m'adressa un regard complice.

— Ils ne se rappellent plus qui je suis. Dis-je, avec dans le regard une flammèche malicieuse. Je voulais en profiter et mettre cet inconvénient à mon avantage, c'est tout.

Après cette phrase énigmatique, le professeur Slughorn ouvrit la porte de la classe que j'avais au préalable dégagée. Et tout le monde entra à l'intérieur. Les places étaient en ordre alphabétique. J'étais donc à côté de Bella et Sirius à côté de Regulus. Lorsque le professeur avait dit mon nom complet, j'ai vu les regards de mes cousins et de mes cousines se voiler et me jeter un regard de compréhension. Avant tout les drames, j'avais tissé un lien avec Bellatrix.

— Contente de te revoir en bonne forme Bella. Fut la seule chose que je lui dis du cours avec le sourire que j'utilisais toujours en sa présence pendant l'année où je vécus chez ma tante.

— Même chose pour toi, Ley'. M'avait-elle dit en retour avec notre sourire.

Tout le monde était bouche bée devant cette parole civilisée dite par ma cousine, même Lucius.

Chapitre 5

« Tout le monde était bouche bée devant cette parole civilisée dite par ma cousine, même Lucius. »

Le soir venu, je me permettais de veiller plus tard pour lire le parchemin que m'avait remis le professeur Dumbledore il y a maintenant 4 jours. Les filles s'étaient toutes endormies comme des souches après le repas du soir. Comme nous étions vendredi soir et que demain nous n'avions pas cours, je pourrais dormir plus longtemps que d'habitude. J'avais donc le temps de lire le parchemin tranquillement. Je tirai mes rideaux et avec un sort d'insonorisation ainsi que de rigidité, je savais que je n'allais pas être dérangée. Je le déroulai et commençai ma lecture.

Lorsqu'un maître de magie noire commencera à faire son ascension, une seule personne pourra le vaincre. Elle sera orpheline vers ses 5 ans, deviendra ce que plusieurs craignent et aura des pouvoirs encore plus puissants qui uniront chacune des capacités des 4 maisons. L'intelligence des Serdaigles, la loyauté des Poufsouffles, le courage des Griffondors ainsi que son épée et la ruse des Serpentards ainsi que sa capacité à parler le fourchelangue. Isolée pendant 11 ans, elle fera la rencontre de personnes qui deviendront ses piliers, ses amis. C'est alors qu'elle aura la force nécessaire pour détruire le mal à même sa source. Si elle échoue et meurt. Tous les espoirs reposeront sur l'enfant au sang mêlé. Si le mal à la chance de monter en puissance, ce jeune garçon deviendra orphelin vers 2 ans et sera confié à sa tante et son mari ainsi vivra-t-il malheureux jusqu'à ses 11 ans. La magie entrera dans sa vie et il sera la dernière chance du monde magique ainsi que du monde mortel…

Je reposai le parchemin dans mon coffre au pied de mon lit et je jetai un sort de protection contre les personnes mal intentionnées ainsi que contre les curieux de mon propre cru. Sur ce, je m'endormis en repensant à cette histoire. Plus loin, écrits sur le parchemin, ils parlaient d'une orpheline, princesse du bien et des créatures magiques ainsi que des sorciers. Héritière de tous…

Lorsque je me réveillai, je bâillai et pris ma baguette pour enlever la rigidité de mes rideaux et me lever pour me doucher et me lavai. Entre temps, j'avais aussi remarqué qu'il était proche de 10 h et qu'il n'y avait plus personne dans les lits de mes colocataires. Je fus prête en moins d'une demi-heure et partis dans la salle commune. J'y trouvai Sirius et James la tête dans le cul qui baillaient à s'en décrocher la mâchoire. Ils étaient avachis sur un des divans devant la cheminée éteinte.

— Salut grand frère! Salut l'amoureux transi! Les saluais-je.

Sirius et James sursautèrent et me tombèrent dessus.

— Si je vous faisais un tel effet, il fallait me le dire. Mais, t'es sûr que ce ne serait pas de l'inceste Sirius? Demandais-je en éclatant de rire.

Mes paroles eurent un effet de douche froide et ils se relevèrent en rougissant à vis d'œil et en m'aidant à mon tour, alors que je leur présentais ma main pour être aidée.

— Ha, ha, ha! Ce n'est pas que tu n'es pas jolie la couz', mais je sortirais jamais avec toi. S'exclama Sirius avec une moue dégoûtée.

J'éclatai de rire devant sa moue.

— Et pourquoi tu m'as appelé l'amoureux transi? Me demanda James, pour changer de sujet.

— Ben, ce n'est pas ce que tu es? Demandais-je à mon tour comme réponse à sa question avec une lueur amusée dans le regard. Ne t'inquiète pas! Lançais-je par la suite. Tu passeras bientôt de l'amoureux transi à l'amoureux tout court.

Je le vis rougir à la vitesse de l'éclair, un sourire béat aux lèvres et une lueur d'espoir dans le regard.

— Dis-moi comment faire pour la conquérir. M'ordonna-t-il avec détermination et en reprenant une expression à peu près normale.

— 1. Ne l'appelle plus Lily Jolie. 2. Patience est mère de vertus. 3. Tu ne lui demandes plus de sortir avec toi à chaque fois que tu l'aperçois. 4. Contente-toi de regarder avec les yeux et sers-lui les questions banales lorsque tu es avec elle. 5. Ne lui prête pas plus d'attention qu'il n'en faut et elle te tombera dans les bras. Énumérais-je sur mes doigts.

— Et combien de temps ça prendra? Demanda-t-il avec désespoir.

— Si cela dure plus d'un mois, j'irai lui parler. Déclarais-je, sûr de moi. Est-ce que ça te va?

— Je me demande si je tiendrai pendant tout ce temps. Dit-il avec détresse.

— Tu tiendras. Dis-je.

— Ce n'est pas que votre conversation ne m'intéresse pas du tout, mais… je commence à avoir faim moi… Gémis Sirius avec une moue de chien battue, made in Sirius Black.

Je ris un peu et le pris par le bras pour nous diriger vers le tableau de la grosse dame. Je me retournai et vis James encore dans ses pensées.

— Eh! James, tu viens manger? Lui criais-je pour qu'il vienne.

— Quoi? Euh, oui. J'arrive! S'exclama-t-il en bredouillant.

C'est tous les trois que nous nous dirigeâmes vers la grande salle en riant et se racontant tout et n'importe quoi. Les filles étaient installées avec Remus en train de papoter. Lorsqu'il se tourna vers moi, je me stoppai pour plonger mon regard dans le sien et m'y faire engloutir. Quand je me rendis compte que je m'étais arrêtée en plein milieu de l'aller, je rougis et continuai d'avancer pour m'asseoir à ma place avec les autres.

— Avez-vous tout vu? Demandais-je aux garçons avec un regard sérieux.

Ils savaient de quoi je voulais parler et se tournèrent vers moi pour acquiescer d'un mouvement de tête, le regard plus ferme que jamais auparavant. Les filles se demandaient de quoi on parlait, mais on ne dit plus un mot de tout le petit déjeuner. Je finis bien avant eux et m'excusai pour me diriger vers l'extérieur et m'asseoir sous l'arbre à côté du lac noir. Les yeux fermés, je profitais du vent qui jouait avec mes cheveux et de la tranquillité que le lieu me faisait ressentir. D'un coup, j'entendis les pas familiers de Remus ainsi que son odeur particulière. Je le sentis s'installer à côté de moi tranquillement et silencieusement. Un sourire naquit sur mes lèvres tout doucement. J'étais apaisée juste à savoir qu'il était près de moi. Une chance pour moi que j'avais mes barrières mentales, sinon bonjour la galère avec de telles pensées envers lui. J'ouvris les yeux et me tournai dans sa direction. Il avait, à son tour, fermé les yeux. J'étais heureuse qu'il soit là, avec moi. Je l'admirai et d'un coup, il ouvrit les yeux pour les plonger dans mon regard vert émeraude dont j'ai hérité de ma mère. J'avais tellement envie qu'il m'embrasse. Nos visages se rapprochaient et je me mordillai la lèvre inférieure. Lorsque nos lèvres se touchèrent, je cru me fondre en lui dans se baisé si doux et si amoureux. Mes bras vinrent se placer autour de son coup automatiquement et ses mains se placèrent sur mes hanches, nous rapprochant par ce même fait. Je me sentais coupé du monde extérieur et dans une bulle de bonheur. Toutes mes barrières mentales se brisèrent et je pus lire en lui et vice-versa.

** Je suis tombée amoureuse de toi, Remus… *** Lui soufflais-je en pensées.

** Je suis amoureux de toi, Kim… *** Fut sa réponse.

Lorsque nous nous éloignâmes l'un de l'autre, je pus voir une étincelle de bonheur dans son regard de miel et je devinai la même étincelle dans le mien. Je m'approchai de son oreille droite.

— Je t'aime Remus Lupin… Lui murmurais-je.

— Je t'aime aussi Kimberley Black… Me murmura-t-il à son tour en me serrant contre lui.

Enfin, j'étais avec le garçon que j'aimais tendrement. Je soupirai de contentement en mettant mon visage dans son coup et respirant son odeur à plein poumon…

Chapitre 6

« Je t'aime Remus Lupin… Lui murmurais-je.

Je t'aime aussi Kimberley Black… Me murmura-t-il à son tour en me serrant contre lui.

Enfin, j'étais avec le garçon que j'aimais tendrement. Je soupirai de contentement en mettant mon visage dans son coup et respirant son odeur à plein poumon… »

Éclipse du reste de la fin de semaine…

La fin de semaine s'était déroulée comme lors d'un rêve. J'étais tellement heureuse dans les bras de Rémus! J'en soupirais de contentement. Je me réveillai dans le dortoir et remarquai que j'étais la première réveillée. Comme d'habitude en fait. Pensais-je. Je me levai et partis me préparer. Lorsque j'eus terminé, Lily prit ma place dans la douche. Je mis l'uniforme des lions et partis en laissant les autres filles se réveiller complètement ainsi que se préparer tranquillement. À peine avais-je descendu les escaliers menant à la salle commune des Griffondor que je me fis prendre par les bras de mon amoureux. Je souris et me retournai pour lui faire face et l'embrasser doucement sur les lèvres.

** Bon matin! *** M'exclamais-je par la pensée.

** Bon matin, mon amour! *** Me répondit-il tendrement de la même manière.

Je plaçai ma tête dans son cou et lui fis un petit bisou. Je l'entendis soupirer et nous partîmes main dans la main pour la grande salle. Comme personne n'était arrivé, nous en profitâmes pour nous embrasser quelques fois et manger tranquillement en silence. J'étais tellement heureuse avec lui. Je ne le dirai jamais assez souvent. Je tournai ma tête vers lui et remarquai qu'il me regardait tendrement. Je rougis et me tournai pour finir de manger. Il me caressa la joue doucement et je fermai les yeux.

** Je ne te dirai jamais assez combien je peux t'aimer, Kimi. *** Me souffla-t-il en pensée.

** Et moi, combien je peux me sentir heureuse avec toi et t'aimer à la folie. *** Lui répondis-je en pensée, également.

Notre conversation muette fut interrompue par l'arrivée des autres et nous discutâmes avec énergie. Le plan Lily tombe dans les bras de James était enclenché depuis hier et à ce jour, Lily était un peu décontenancée face à l'attitude de son prétendant le plus dévoué. Ça me fit sourire intérieurement. Chose que Rémus remarqua et il m'interrogea du regard. Ah, c'est vrai qu'il n'était pas vraiment au courant pour le plan séduction Lily par James. Quand il sut, je vis un sourire en coin se former sur ses lèvres. Il se pencha vers mon oreille.

— C'est sûr qu'avec tes conseilles, il aura certainement une chance avec Lily, me murmura-t-il.

Son souffle me fit frissonner légèrement, mais pas assez pour qu'il ne le remarque pas. Je m'assis sur lui et il mit ses bras autour de ma taille ainsi que sa tête dans le creux de mon cou. Lorsque ce fut le temps de partir en cours, nous nous prîmes par la main et nous sourîmes mutuellement. Le premier cours de la journée fut celui des Runes anciennes que je partageais uniquement avec Rémus ainsi que Lily, Alice et Mélinda. Je m'assoyais toujours avec mon amoureux pendant ce cours-là. Et comme nous n'écrivions pas de la même main, nous pouvions nous tenir par les deux autres mains. J'avais un sourire coller au visage constamment depuis que je sortais avec lui. Lors du déjeuner, une lettre me parvint. Je savais déjà qui me l'avait envoyé sans avoir à regarder le nom inscrit. Je voulus la prendre et m'en aller, mais la lettre s'éleva dans les airs et je ne pus l'attraper à temps.

— Alors comme ça, très chère, vous vous êtes rangée aux côtés de votre cher cousin, traître à son sang, en compagnie de sang de bourbes et autres. Qu'à cela ne tienne, nous vous attendrons durant les prochaines vacances et nous aurons une discussion en ce qui concerne votre avenir. Que vous le vouliez ou non! Trancha la voix de ma très chère tante.

La lettre s'auto détruisit et j'en restai complètement ahuri. Je tournai la tête du côté de Dumbledore. Celui-ci me fit signe de venir dans son bureau après le repas du milieu de la journée et j'acquiesçai en signe d'acceptation. De toute façon, avais-je le choix? Certainement pas.

** Ne t'en fais pas, ma Kimi. *** Me rassura la voix de Remus dans mon esprit.

Je lui pris la main sous la table et la serrai aussi fort que possible sans lui faire mal, bien entendu. Je cherchai tout le courage dont j'avais besoin dans son regard de miel et y décelai un éclat de soutiens avec ferveur. Ça me permit de redevenir plus maître de moi-même. Je lui souris avec légèreté et nous reprîmes les discussions avec le même entrain qu'avant la distribution du courrier.

Lorsque la fin du repas arriva, j'embrassai une dernière fois mon amoureux pour ensuite me diriger vers le bureau de Dumbledore.

--[]-

En sortant de ma conversation avec le directeur, j'étais légèrement rassuré. Je n'avais pas à y retourner, car dorénavant Dumbledore était et restera mon tuteur jusqu'à ma majorité aux yeux du ministère de la magie. Et les parents de Sirius seront jugés pour l'abandon d'une enfant de 5 ans sans personne pour s'en occuper dans une forêt remplis de centaures. C'est plus légère que je repartis pour le cours de Runes anciennes rejoindre Lily et mon Remus.

— Veuillez-vous diriger à votre place miss et copier les notes de votre voisin puis écouter le reste du cours, m'ordonna la prof en m'indiquant la place de libre à côté de Rem'.

— Bien entendu, madame, acquiesçais-je poliment.

Une fois assise, je tournai la tête vers mon amoureux et lui souris tendrement, je copiai ses notes et le cours continua comme prévu. Durant la période, il me questionna par la pensée pour savoir de quoi le directeur voulait me parler. Je lui fis alors partager la totalité de notre conversation et il comprit rapidement. Il me dit qu'il était heureux pour moi que je ne sois pas être obligé de retourner au manoir Black.

--[]-

Nous étions tous réunis dans la salle commune des Griffondor. Lily, plus confuse que jamais sur ce qu'elle ressentait pour James, était montée dans notre dortoir avec Alice et Melinda qui nous avaient fait un clin d'œil en la suivant de près, de très près. J'étais couché sur le torse de Remus, la tête tournée vers l'intérieur de son cou, Sirius avait une de ses pouffiasses dans les bras qui n'arrêtait pas de jacasser comme une pie.

— Oh! M'exclamais-je en m'ôtant des bras de mon bien-aimé. Silencio! Désolé, mais je n'en pouvais plus de ses piaillements aigus! J'allais finir par devenir folle!

— Chut! Me murmura Rem' en me prenant de nouveau dans ses bras. Regarde, elle s'en est allée…

Effectivement, je la vis marcher d'un pas furieux vers ses amies. Je murmurai le contre-sort et on entendit plus que ses hurlements d'indignation de pétasse. James qui était resté silencieux depuis le début nous entoura d'une bulle de silence pour ne plus entendre les jérémiades de la fille. Un soupir de soulagement nous échappa à tous les quatre. On le remarqua tous en même temps et éclatâmes de rire. Ce n'est qu'à ce moment précis que je me rendis compte que Peter se faisait de plus en plus rare. Avec mes sens je l'entendis plus loin parler à voix si basse que j'aurais pu le manquer si je n'y avais pas prêté plus attention que cela.

— La princesse sera présente… bal… Halloween…

La princesse! Comme était-il au courant? Je n'en avais parlé à personne pourtant! Le traître! Je regardai James et Sirius discuter avec légèreté. Puis, tournant la tête, je vis que Remus me regardait avec inquiétude. Il se pouvait que j'aie perdu des couleurs en entendant la voix de Peter m'appeler par ce nom qui m'était attribué dans la prophétie. Je décidai de libérer mes pensées de ce voile dont je les avais recouvertes depuis quelque temps…

Chapitre 7

« Il se pouvait que j'aie perdu des couleurs en entendant la voix de Peter m'appeler par ce nom qui m'était attribué dans la prophétie. Je décidai de libérer mes pensées de ce voile dont je les avais recouvertes depuis quelque temps…»

Je décidai de ne plus jamais lui cacher mes pensées à partir de maintenant ce qui le fit sourire, car ce fut la première chose qu'il entendit venant de moi. Il fit alors pareil de son côté. Je lui fis part de la prophétie ainsi que mon interprétation de celle-ci ce qui le fit froncer des sourcils, un peu contrariés. Je l'embrassai du bout des lèvres pour le décrisper ce qui fonctionna à merveille. Il approfondit notre baiser pour le faire vite devenir très passionné. Mais, lorsqu'il entendit la petite phrase que j'avais entendu de la voix de Peter, il s'arrêta net et je le vis devenir très en colère.

— Le sale petit hypocrite traître et fourbe de Peter! S'exclama-t-il avec dégoût en s'ôtant de mes bras avec violence. Je me tassai sur le canapé et m'enfonçai dedans pour me protéger.

Une chance que tout le monde était parti se coucher parce que le voir réagir aussi brusquement et sans raison apparente les aurait sûrement choqués. Alors qu'il s'apprêtait à renverser une table, je le pris dans mes bras par-derrière et murmurai, mais on avait l'impression que c'était plutôt un hurlement du cœur.

— S'il te plaît, arrête! Dis-je, un tremblement à peine perceptible dans la voix, mais qu'il devait entendre avec beaucoup de netteté. Je voudrais juste être au calme avec toi et pouvoir vivre pleinement notre bonheur à tous les deux…

Je le sentis se détendre et se retourner vers moi en me prenant dans ses bras pour nous asseoir sur un canapé unique en me regardant dans les yeux.

**Profitons du temps heureux et sans soucis qui nous restent encore à avoir, au lieu de nous tourner tout de suite vers les problèmes qui ne tarderont pas à venir… ** continuais-je par la pensée, dans un murmure tendre avec mon être aimé.

**Je suis d'accord avec toi… ** Me dit-il en replaçant une mèche qui était tombée devant mes yeux avec douceur. ** Viens! **

Nous sortîmes de la salle commune pour nous diriger vers un passage secret qui nous mena vers le septième étage. Avant que je ne pose la moindre petite question, il passa trois fois devant un mur et une porte apparut. Et sans me demander mon avis, il m'entraîna à l'intérieur. Un lit double était au centre de l'immense pièce et dans un coin il y avait un canapé assez grand devant une cheminée et le tout avait la couleur des Griffondor. Je pris conscience que cette nuit allait être hors du temps et de l'espace, juste nous deux en allions être conscient. Je l'arrêtai près du lit et le retournai pour l'embrasser avec une douceur mêlée d'une passion électrisante. Je me sentais en totale harmonie avec lui. Ma moitié. Mon âme sœur. Celui avec qui je passerai toute ma vie et avec personne d'autres. Je respirais par lui. Il était tout ce dont j'avais besoin. Mon oxygène. Ma vie. Mon souffle. Mon cœur. Mon élixir de vie. Tous ces sentiments imprégnés en moi ressurgissaient pour lui être communiqués. Pour sa part, il me fit savoir que c'était la même chose de son côté par les mêmes émotions de la même ampleur que les miennes. Mes mains commencèrent à dénouer sa cravate ainsi que son chemisier d'intérieur. Il m'arrêta pour m'observer dans les yeux avec beaucoup d'intensité.

— Es-tu sûr de le vouloir? Me murmura-t-il d'une voix rauque extrêmement séduisante selon moi.

— Je n'attendais que ce moment depuis que j'ai croisé ton regard de miel, Remus, affirmais-je d'une voix plus basse que la normale.

En entendant ma phrase, je le sentis perdre le peu de contrôle qu'il avait sur lui-même. Je me laissai conduire par-dessus le lit par mon amour. Un amour sans borne m'emplissait par tous les pores de mon corps. Tous mes sens augmentaient la sensation de chaque geste qu'il avait sur chaque surface de peau qu'il trouvait sur moi. Il m'enleva ma cravate ainsi que mon t-shirt et découvrit mon soutien-gorge en dentelle noire qui se trouvait en dessous. Je le tournai de côté pour me retrouver par-dessus lui et enfin pouvoir le caresser à mon tour. Je finis par lui enlever son pantalon avec quelques gestes rapides. Il reprit ensuite le contrôle de la situation avec beaucoup de délicatesse. Il commença alors à m'embrassai pour ensuite décaler son visage et descendre en ligne droite entre mes seins et ôter mon soutif, car il était attaché devant, avec ses dents. Il prit chacun de mes seins l'un après l'autre pour agacer leurs pointes ce qui me fit gémir. Ensuite, avec des gestes lents, il continua à descendre vers ma jupe de l'uniforme de Poudlard avec sa bouche en de tendres baises enflammées. Je me sentais envahi par une bouffée de chaleur et je gémis une fois de plus. Je le sentis sourire après m'avoir entendu. Nous l'avions peut-être déjà fait lors de notre soirée pleine lune, mais ce n'était rien comparer à ce qui se passait en ce moment même. Il finit donc par m'enlever la jupe ainsi que mes longs bas et ma petite culotte en dentelle noire lui aussi. Même les yeux fermés, je le sentais m'admirer. Le seul bout de tissu qui nous empêchait de ne faire plus qu'un, était son caleçon. Avec mes mains, Remus nous le fit enlever tous les deux, yeux dans les yeux. Avec mes mains, je traçai, maintenant de fines lignes le traversant, tout en l'observant. Je déposai aussi une multitude de baisés papillon sur sa peau tout en descendant de plus en plus. Je finis par sa partie intime qui me disait combien il me désirait du plus profond de son être. Je commençai alors à l'embrasser également avec de petits coups de langue. Je l'entendis murmurer mon prénom d'une voix si basse et si rauque que je ne l'aurais jamais entendu si ce n'était qu'avec mes sens de louve-garou. Il me releva pour m'embrasser avec tout l'amour, la tendresse, la passion et le désir qu'il ait en lui. Je le lui rendis au centuple et même plus encore. Dans un mouvement inconscient, nous ne fîmes plus qu'un en gémissant à l'unisson ainsi qu'en continuant de nous embrasser. Je me sentais prête à fondre entre ses bras si musclés. Je n'étais plus qu'amour et plaisir entre ses mains. Il pourrait faire n'importe quoi de moi. Je m'abandonnais totalement à lui. Nos mouvements de reins étaient tout coordonnés et en même temps. Ce qui nous fit gémir plus d'une fois. J'avais chaud, j'avais froid, j'étais en complète ébullition. Nos souffles étaient sur la même longueur d'onde, et j'avais la tête dans le creux de son cou dès à présent. Je lui donnais tout. Moi, en entier. Il était ce que j'avais de plus cher en ce monde et il me retourna la pensée lorsque je la lui transmis. Nous atteignît l'orgasme au même instant…

L'amour…

Qu'y avait-il de plus beau en ce monde?

Rien…

Fin Tome 1

Début Tome 2

Prologue

La fête d'Halloween est passée et l'attaque de mangemorts arriva au milieu de la soirée. Avec Remus, nous avions prévenu les autres du groupe concernant la trahison de Peter ainsi que sur la prochaine attaque qui aurait lieu au moment de la fête d'Halloween. Sirius avait eu la même réaction que Remus, mais en plus violent. James était seulement déçu et triste, pas assez énervé pour se mettre en colère.

Peu de temps après, Lily avait fini par succomber et avouer à un James fou d'amour pour elle qu'elle ressentait les mêmes sentiments pour lui. Ensuite vint le tour de Mélinda et de Sirius de tout s'avouer leurs sentiments. Bien que les temps fussent sombres, qui pourrait nous en vouloir d'apprécier les joies de la vie et ses amours? Maintenant, je m'en vais chez Remus pour le temps des fêtes et j'ai bien hâte de voir où il vit ainsi que de rencontrer ses parents. 3 semaines entières pour passer du temps avec l'homme que j'aime sans avoir de cours et sans devoirs à faire le soir plutôt que de passer du temps avec lui…