Désolé de ne pas avoir posté avant mais j'ai eu des soucis, j'ai déménagé et au lieu de transférer ma ligne, ils l'ont simplement résilié du coup trois semaines sans internet et de surcroit est bridé au McDo le seul endroit ou je peux avoir internet. Mais ça m'a aussi posé des problèmes pour mon terrain anthropologique, du coup j'ai perdu du temps alors que je suis déjà en retard dans mon étude, grrr.
Mais bon même si je n'ai internet que sur mon PC portable, (pas de carte wifi sur mon PC fixe, encore un achat à faire… mon compte pleure), je vous mets des chapitres…
Chapitre 11 Sentiments de perte
Quelque part en forêt…
Tony : Ziva. On va faire une pause d'accord. Il y a un ruisseau pas loin.
Elle hocha la tête et retira son sac à dos, et suivit Tony, buvant à même le ruisseau. Mais alors que Tony se pencha, une partie de la berge s'effondra, l'emportant avec lui.
Ziva : Tony !
Tony fut rapidement emporté par le ruisseau tumultueux. Se saisissant de son sac et de la besace de Tony, Ziva se mit à courir le long de la berge, essayant de le rattraper. Chutant une première fois, elle se releva et reprit son chemin, contournant les arbres, fouettée par les branches basses, s'accrochant. La peur lui saisissait la gorge. Elle n'allait pas assez vite, le courant emportait Tony au loin. Elle avait peur de le perdre de vue, sachant qu'elle ne pourrait pas l'entendre crier. Courant toujours plus vite elle finit par le retrouver. Accroché à une branche d'un arbre en travers. Son sang lui battait dans les tempes, lâchant les sacs et grimpant sur l'arbre allongé en travers du ruisseau déchainé, elle se pencha pour essayer de lui attraper la main.
Ziva : Tony, attrape ma main !
Il se hissa une première fois mais sa main tremblante et mouillée glissa contre la peau de Ziva, et le courant le tirait vers le bas, l'entrainant avec lui. Mais soudain alors que Tony se souleva brusquement vers le haut s'arrachant momentanément au courant, Ziva se saisit de lui et l'aida à se hisser sur l'arbre mort. Sans bouger, affalés, reprenant leurs souffles, Tony chercha la main de Ziva pour établir un contact avec elle. Elle se leva et l'obligea à en faire autant, il fallait s'éloigner avant que l'arbre ne cède et que tout deux finissent à l'eau. De nouveau sur la terre ferme, Ziva lui caressa le visage avant de lui signer qu'il devait retirer ses vêtements. La matinée était encore un peu fraiche, mais ses vêtements trempés le faisaient frissonner. Se dirigeant vers leurs sac, Ziva sortit de la besace de Tony sa veste, et lui redemanda de retirer ses vêtements. Et pendant qu'il se déshabillait, elle installa le campement, détachant les écorces souples nouées entre eux à l'aide d'une ceinture, elle prépara un feu, un peu plus grand que d'habitude. Tony la regarda faire, ses gestes étaient à la fois nerveux et machinales. Il était certain qu'elle était absente dans son esprit, résolvant il ne sait quelle énigme mathématique complexe. Il l'avait déjà vu faire ça, pour court-circuiter son esprit. Il frissonna violement et uniquement vêtus de sa veste, il s'approcha et s'installa sur les écorces, près du feu. Ziva attrapa les vêtements et les étendit sur une branche basse, assez près du feu pour les faire sécher. Une fois terminé, elle s'approcha de lui et s'installa à son coté, le regard qu'elle posa sur lui, lui fendit le cœur. Mais alors qu'elle allait lui caresser le visage, elle retira ses doigts. Tony se saisit brusquement d'elle et la serra dans ses bras, la jeune femme accepta l'étreinte, avant qu'il ne l'entende sangloter contre son épaule. Il la serra un peu plus contre lui, à la fois pour profiter de sa présence et de sa chaleur, à moitié nu, il était transit de froid. Passant une jambe au dessus du corps de Tony, Ziva se hissa contre lui, collant son corps contre le sien. Il répondit à son baiser, et son corps s'enflamma au contact des mains impudentes de Ziva sur lui. Elle savait comment le faire réagir au quart de tour et il la sentit sourire contre ses lèvres, contente d'avoir obtenue ce qu'elle cherchait. La chaleur de leurs corps joints leur permettant de se réchauffer. Tant pis aujourd'hui, ils ne parcouraient que peu de distance, car il savait qu'après avoir fait l'amour, Ziva dormirait et lui-même fermerait surement les yeux épuisé par la lutte pour éviter la noyade.
**Flashback**
Lendemain du mariage.
Installés à la terrasse de l'hôtel où ils avaient passé leur nuit de noce, Tony et Ziva prenaient leur petit déjeuné. Servis comme des rois, au plus grand plaisir de Tony.
Tony : Alors madame DiNozzo ?
Elle grimaça.
Tony : Mon nom te pose un problème, Ziva ?
Ziva : Tony, je suis israélienne.
Tony : Et ?
Ziva : Pourquoi c'est tellement compliqué ?
Tony : Peut-être parce qu'à trop vouloir faire les choses bien on va tout détruire. Ziva… Si tu veux garder ton nom, garde-le, mais dis-le.
Ziva : Je veux garder mon nom.
Tony : Pas de problème. La seule chose que je veux, c'est toi.
Mal à l'aise, Ziva fit tourner son alliance autour de son doigt, avant de boire une gorgée de son thé pour se donner une contenance.
Tony : Tu ne la garderas pas à ton doigt, n'est ce pas ?
Ziva : Pas plus que toi. C'est ce qui arrive quand on est dans des agences d'espionnage.
Tony sortit un écrin de sa poche et le posa sur la table.
Tony : Si tu ne peux pas porter ton alliance, je sais que tu porteras ça.
Elle prit l'écrin et l'ouvrit. Elle découvrit une étoile de David en or.
Ziva : Elle est magnifique Tony.
Tony : Pas autant que toi.
Elle la sortit et la fit tourner à la lumière du soleil. Tony se leva et la prit, la jeune femme dégagea son cou pour lui laisser la lui passer. L'étoile se glissa au creux de son cou. Doucement, elle y porta sa main, caressant le bijou.
Tony : Je t'aime Ziva.
Ziva : Je…
Tony : Non tu n'es pas obligé de le dire. Je sais que pour toi c'est difficile. Écoute Ziva, il faut que je te parle d'un truc, et si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferais jamais.
Ziva : Tu es déjà marié ?
Tony : Quoi ? Non ! Bien sûr que non !
Ziva : Alors quoi ?
Tony : Ziva, je sais que tu es un agent Athéna.
La jeune femme se leva brusquement faisant tomber sa chaise et recula à deux doigts de prendre la fuite.
Tony : Ziva, non, attends.
Ziva : Tu m'as piégé !
Tony : Non ! Nos agences nous ont piégés. Moi je veux juste être avec toi.
Ziva : Comment veux-tu que je te fasse confiance…
Tony : Crois-tu que si j'avais voulu te piéger je t'aurais dit que je savais ?
Ziva : Je…
Tony se leva à son tour et fit un pas en avant, mais la jeune femme recula encore, une main en avant en signe de défense. Il ne voulait pas la brusquer, il ne voulait pas prendre le risque de la perdre.
Tony : Écoute, je sais que tu avais pour mission de me mettre dans ton lit, ton père veut m'utiliser. Mon gouvernement veut t'utiliser pour avoir des renseignements sur ton père. Ziva, ton père ne sait pas qui je suis, n'est ce pas ?
Ziva : Et qui es-tu au juste ?
Tony : Je suis comme toi.
Ziva : Tony, non. Bevakasha, ne dis pas un mot de plus.
Tony : Ziva…
Il pouvait voir les larmes ruisseler sur son visage d'ange, et il ne pouvait rien faire de plus. Le cœur serré, il la regarda s'enfuir, espérant que maintenant elle ferait le bon choix. Les agents de leur trempe n'étaient pas vraiment connus pour leur stabilité émotionnelle.
**Flashback end**
Tony se redressa sans faire trop de mouvement pour ne pas réveiller Ziva, puis tira sa veste sur eux. Lui caressant les cheveux, il posa les yeux sur sa cicatrice. Cette horrible marque qui lui rappelait chaque jour qu'il avait failli la perdre. En fait il avait failli la perdre tellement de fois que l'idée aurait pu le rendre fou. Ca devait être pour ça qu'on empêchait les agents Athéna d'aimer. Il se savait capable de sacrifier des innocents pour la sauver elle, hommes, femmes, enfants, elle passait avant tous. Elle passait même avant sa propre vie, alors qu'il savait qu'elle ne vivrait pas sans lui. Comment en était-il arrivé là ? Pourquoi Dieu avait-il voulu que son chemin croise celui de Ziva ? Elle n'aurait pas été là, il aurait pu faire son chemin et mourir, son seul objectif pour trouver la paix autrefois. Sa vie aurait été plus simple. Un chemin qu'il emprunte avec un panneau fin de route à la fin. Au lieu de ça, il y a 13 ans il était monté à bord de montagnes russes, tant au niveau des émotions que physique. Ziva n'avait jamais tenu en place et il s'en rendait encore compte ici en Amérique. Mais elle avait changé dans ce pays, elle s'était ouverte à d'autres personnes et elle avait réussi à se désunir de son Contrôleur, même si ça n'avait pas été sans heurt.
