OC/James P.

Chapter 1: Prologue & Chap 1234

Introduction

« Vous voulez savoir comment, moi, petite serpentarde de mon état, ai réussi à intriguer le grand James Potter? Venez lire mon histoire et découvrir la première fois qu'IL osa se rendre compte que j'existais sans qu'IL ne le sache… » Leila Mardness.

Prologue

Je n'en revenais tout simplement pas! Pourquoi m'étais-je inscrite à ce concours de création artistique déjà? Ah… oui, je m'en souvenais maintenant… Pour la simple et bonne raison d'un défi lancé par ma pire ennemie de surcroît! Quoique, la difficulté n'est pas vraiment de mon niveau puisque dans mes temps libres, j'écris tout ce qui me passe par la tête. Comprenant des textes de chansons également. Pour l'instant, j'attendais tranquillement mon tour dans les coulisses que la dernière candidate arrête son massacre de cris et hurlements. Pouffe… Vraiment, je n'ai tellement aucune concurrence que ça en est désolant! pensais-je avec résignation. Finalement, la fille finit son massacre et descendit de la scène sous quelques applaudissements discrets. Je soufflais pour reprendre mon air indifférent et calme qui ne me quittait jamais. Je montai ensuite sur la scène, très sereine en apparence, mais j'étais anxieuse. Je m'assis sur le banc du piano installé au milieu de ladite scène et entamai la mélodie sans rien dire dans le silence le plus total en fermant les yeux. Puis, je commençai à chanter les paroles que j'avais créées avec la mélodie.

Je ne suis pas si fière de ça

De ce que je suis

Je ne m'en veux pas

Je ne suis pas ce qu'on veut de moi

J'en cache des pensées que j'enferme

De belles manières pour qu'elles se perdent

Pour oublier qu'elles m'ont fait mal

Derrière moi, par un enchantement informulé de ma part, une guitare sèche ainsi qu'une guitare électrique se mit à jouer quand vint le temps du refrain.

Mais à quoi ça sert

D'être quelqu'un d'autre

C'est d'un ordinaire

D'une histoire à l'autre

Mais à quoi ça sert

De se donner tout

De se croire fidèle

Au milieu des fous

La batterie se mit en marche en même temps qu'un violon pour la suite de la chanson en variant les notes selon le passage interprété.

Je connais moi

Ce qui ne vaut rien

Des riens qui désarment un destin

De la blessure et du chagrin

Certains silences

C'est ce que je suis

Des leurres, des larmes

J'en verrai d'autres

Sans regretter

C'est ce que j'aie

Les instruments jouèrent avec plus d'énergie pour montrer la profondeur des paroles.

Mais à quoi ça sert

D'être quelqu'un d'autre

C'est d'un ordinaire

D'une histoire à l'autre

Mais à quoi ça sert

De se donner tout

De se croire fidèle

Au milieu des fous

Les instruments jouèrent un solo accompagné sans paroles, ayant arrêté de jouer avec le piano, je restai simplement là en attendant mon tour. Puis, le violon se mit à jouer tout seul pendant que je recommençais à chanter de concert avec lui.

Mais à quoi ça sert

D'être quelqu'un d'autre

C'est d'un ordinaire

D'une histoire à l'autre

Il n'y eut plus aucune mélodie pendant que je répétai simplement le titre de la chanson.

Mais à quoi ça sert

Puis, la batterie repris avec les deux guitares et du violon pendant que je continuai ma mélopée.

D'être quelqu'un d'autre

De se croire fidèle

Au milieu des fous (au milieu des fous; en écho)

Mais à quoi ça sert?

(À quoi ça sert – Julie Zenatti)

Ce fut le violon qui finit en décroissant pour ne plus émettre le moindre son du tout. J'avais toujours les yeux fermés lorsque j'entendis les applaudissements qui éclatèrent de partout dans la grande salle. J'ouvris les yeux avec étonnement, mais me repris bien vite en redevenant indifférente. Je me levai tranquillement, saluai le publique et partit rejoindre mes amies et observer la réaction de Éva Taylor, stupide Serdaigle qui pense toujours tout savoir, celle qui m'avait défié ainsi que ma pire ennemie et celles de toute ses imbéciles amies. En plus d'avoir gagné le prix de la première place pour le concours, je pouvais regarder leurs airs défaits et désespérés par ma victoire sur elles. J'en ressentais fierté et satisfaction. Je n'avais rien besoin de plus. Sauf que je n'avais pas prévu que les élèves de l'école réclameraient une autre chanson. Mais je savais laquelle je chanterais. Lorsque le directeur me demanda de monter à nouveau, je décidai de me donner à fond, plus encore en souriant pour de vrai cette fois-ci. Je ne jouai d'aucun instrument et les fis jouer lorsque leurs tours à chacun arrivèrent durant la chanson. J'attendais que l'intro passe et me mis à chanter.

Mes nuits sont longues

Dans l'autre monde

Les murs se referment sur moi

Si je tombe, je ne me relève pas

Figée dans l'ombre

Rien n'est tel que l'on croit

Si je cours, je n'avance pas

Ne craignez pas mes idées noires

Pardonnez-moi si je meurs

Un peu plus chaque soir

Quand je m'endors dans ce couloir

Quand on ne se réveille pas

Il est déjà trop tard… cauchemar

Je succombe

Toutes les nuits, j'entends des cris

Qui me glace le sang

Je me noie dans le néant

Ne craignent pas mes idées noires

Pardonnez-moi si je meurs

Un peu plus chaque soir

Quand je m'endors dans ce couloir

Dans cet espace plus froid

Plus sombre qu'un simple cauchemar

Profond sommeil

Quand on ne se réveille pas

Il est déjà trop tard (x2)… cauchemar

La la la… la la la la…

(Cauchemar – Marie-mai)

Je me sentais si libre sur cette scène que je fermais les yeux pour profiter au maximum de cette sensation merveilleuse de contrôle sur ma pauvre petite vie. Je devais profiter le plus possible de mon adolescence et m'amuser si je voulais pouvoir survivre à ce qui m'attendait au-dehors. C'est-à-dire, un mariage sang pur où le mari que l'on m'attribuerait aurait une entière main mise sur mon existence et pourrait me tuer sans hésitation aucune.

Ce que je ne savais pas à ce moment-là, c'était qu'une personne se battrait autant pour m'enlever de l'emprise familiale et que j'allais être autant heureuse lorsque ce serait le cas. Voici mon avant-dernière année au Collège Poudlard ainsi que la dernière…

Chapitre 1

Décision et histoire de famille

(NDA le concours ayant été fait pour Halloween qui se passa un vendredi, nous voilà le lundi suivant cette fête. Si vous voulez savoir le déguisement de Leila, demandez, suggérez ou laissez tout simplement votre imagination s'activer pour vous satisfaire… Je reprends donc l'histoire là où je l'avais laissée…)

Je tournai la tête pour voir l'heure qu'indiquait le réveil d'Arianna. 5 heures du matin. Je poussai un soupir discret et décidai de me levai silencieusement. Je pris tout mon temps pour me laver et m'habiller pour ensuite sortir de ces cachots qui m'horripilaient affreusement. J'étais bonne élève, mais pourrais mieux faire en cours. Je mesurais 1 mètre 60 ce qui n'était pas très grand cela va s'en dire. Avec mes longs cheveux noirs légèrement vagués ici et là ainsi que mes yeux vert émeraude je n'étais pas si laide que cela bien au contraire. Ce qui m'attirait les faveurs de bon nombre de garçons, mais je ne m'intéressais nullement à la gente masculine pour le moment n'étant pas encore tombée amoureuse et attendant la perle rare. En dehors des cours, j'apprends tous les styles de musique sorcier et moldus confondue ce qui ne plait guère à ma très chère tante qui essaie avec beaucoup de mal de me faire arrêter. À grand renfort de doloris bien évidemment. Mon niveau était devenu très haut grâce cela. J'étudiais également tous les traités de toutes les magies existantes pour que mon niveau atteigne de très hauts sommets. Je ne vous avais pas dit la meilleure? Sirius Black est mon cousin au premier niveau. Comment cela était-il possible? Mon père était le frère de sa mère et avait repris le nom de famille de sa propre mère au lieu du nom de son père « Black ». Il haïssait son père et sa manie des sangs purs. Mais encore là, il décida de me donner le nom de famille de ma mère pour… en faite je n'en ai aucune idée précise en vérité. Mes parents étant décédés alors que j'avais dans les 8-9 ans. Alors…, ma très CHÈRE tante paternelle décida de me prendre sous son aile en me cachant à son mari ainsi qu'à ses chers fils. Je les voyais évoluer dans l'ombre et j'apprenais comme je le pouvais dans tous les livres qui me tombaient sous la main. Bien sûr, il y avait bon nombre de documents traitants sur la magie noire, mais j'avais aussi tous les livres de la bibliothèque de mes parents réduits dans l'un de mes sacs sans fond que ma tante n'avait en aucun cas le droit d'approcher, car j'avais demandé un repousse adulte dessus (et officieusement un repousse magie noire et impardonnable). Aujourd'hui, en trainant dans les couloirs encore sombres quant à l'heure du jour, je m'étais enfin décidé à parler à mon cousin pour lui demander de l'aide et essayer de m'échapper des griffes de sa mère. J'avançais ainsi, inconsciente du monde qui m'entourait. Je me dirigeais lentement mais sûrement vers le chêne à côté du lac pour m'y accoter et observer les premières lueurs de l'aube. Tout doucement, des larmes de détresse coulèrent sur mes joues. Je serrai vivement mes jambes contre mon torse et me laissai aller dans mes pleurs. Chaque jour devenait plus insupportable pour moi. J'avais beau paraître calme, indifférente ou peut-être même glaciale, mais au fond j'étais désespérée, complètement au fond du gouffre. Ce qui me permettait de tenir à chaque seconde que Merlin avait faite, c'était le souvenir de mes parents souriants et aimant. Je me battrai quoiqu'il advienne pour rester en vie et leur rendre hommage. Peu à peu, les larmes se tarirent d'elles-mêmes et je pus admirer l'aube naissante ainsi que les couleurs qui en ressortirent dans le ciel matinal. En voyant ce spectacle, l'espoir prit de nouveau naissance à l'intérieur de mon cœur. Un sentiment de détermination avait désormais prit naissance tout au fond de moi. Je savais que mes parents veilleraient sur moi…

Lorsque j'arrivai à l'intérieur de la Grande salle, je fis mon plus beau sourire au professeur Dumbledore, une nouvelle flamme à l'intérieur de mes pupilles. Remarquant l'absence de mon cousin à sa place habituelle, j'attendis qu'il arrive à la table des Serpentards.

Cela ne fut guère long puisqu'il arriva une petite quinzaine de minutes après moi. Entre temps, lorsque quelques Serpentards étaient arrivés, j'avais remis mon masque d'indifférence totale pour ne pas qu'ils se doutent de quelque chose. Mais quand Sirius arriva, je me levai et me dirigeai tranquillement vers lui avec une expression insondable. Il parut méfiant, mais alors qu'il était le seul à me regarder le visage, je lui fis un regard signifiant « J'ai quelque chose à te dire et c'est hyper urgent! ». Alors, réticent, il vint avec moi dans un couloir non utilisé et installai un bouclier repousse ainsi qu'un silencio à l'intérieur.

— Que me veux-tu? Me demanda-t-il abruptement.

— Seulement te parler Sirius, dis-je dos à lui.

— Qui t'a permis de m'appeler ainsi? Pour toi c'est uniquement Black, me rétorqua-t-il d'une voix sombre.

— Que sais-tu de moi, Black? Demandais-je en appuyant bien sur le Black.

— Que devrais-je savoir sur toi, Mardness? M'attaqua-t-il avec hargne.

Je m'appuyai le front sur la pierre du mur du couloir et me tournai vers lui, les yeux remplis des larmes que j'essayais tant bien que mal de retenir.

— Tu me côtoies sans me voir, tu parles sans savoir que je t'entends, souris-je tristement en baissant la tête ainsi qu'en me laissant tomber à terre, le dos appuyé sur le mur. Tu subis mille tortures sans savoir que je pleure d'impuissance dans la pièce d'à côté et que lorsqu'Elle en a fini avec toi, Elle ne vienne à moi et que ce qu'Elle ne t'a pas fait, cela ne continue qu'avec moi quand ce n'était pas assez pour La satisfaire. Je suis ta cousine du côté maternel…

— Impossible! Rétorqua-t-il d'une voix chevrotante.

— Mon père, se répugnant à faire partie d'une famille tellement encrée sur le principe des sangs purs, enfin surtout du côté paternel, prit le nom de sa mère et se fit renié par sa famille. Il épousa une femme de bonne famille au sud de la France et lorsque je fus au monde, ils me donnèrent le nom de ma mère pour que je ne lui rappelle pas la monstrueuse famille Black. Je vécus pendant les 8-9 premières années de ma vie dans l'amour et le respect de son prochain dans le nid d'innocence qu'ils m'avaient créée. Le jour précédent mon neuvième anniversaire, étant dans une garderie sorcière, on vint me chercher et m'annoncer l'explosion totale de ma maison et la mort de mes parents. Quelques heures plus tard, ta très charmante, ironisais-je, mère vint me chercher au cabinet des aurores de France. Elle m'expliqua que j'avais de la chance qu'elle m'accepte chez elle après tout ce que mon père avait fait et sa traîtrise. Elle m'avertit cependant que je devrai demeurer discrète et que personne ne devait savoir qui j'étais pour elle et pourquoi. Alors, je restais dans l'ombre. Lorsque ma lettre de Beauxbâton arriva, elle expliquait que j'avais le choix entre y aller ou celui d'aller à Poudlard. Et tu sais ce que j'ai choisi?

— Poudlard… souffla Sirius avec incompréhension.

— Et en connais-tu la cause? Demandais-je dans un murmure.

— Je n'y comprends rien, objecta-t-il faiblement.

— À cause de ce petit garçon de mon âge que je voyais toujours se battre pour ce qu'il croyait juste et ce qu'il savait ne pas l'être, répondis-je une seule larme coulant le long de mon visage. Il avait le courage qui me manquait et dont j'avais si ardemment besoin. Je me suis donc consacré à la lecture de tous les livres me tombant sous la main. Peu m'importait son contenu et de quelle magie il s'agissait. Je voulais apprendre et augmenter mon niveau et ma tolérance de magie pour un jour me défaire de l'emprise familiale comme mon père… comme toi… soufflait-je. Je ne montre qu'une partie de mon savoir et de mes capacités en cours. Sais-tu pourquoi?

—…

— Parce que ta mère saurait et alors, elle m'empêcherait de continuer en me reprenant de l'école pour faire de moi la prochaine épouse d'un mangemort, répondis-je avec un sourire froid et dénudé d'émotions. Et sache que jamais je ne serai cela. Accroché à mon mari qui aura ma vie entre ses mains et qui ne s'empêchera pas de… je n'ose même pas y penser tellement ça me fait horreur! M'exclamais-je avec dégoût et horreur.

Je le fixai droit dans les yeux et laissai tomber tous mes masques si savamment créés au préalable.

— Qu'attends-tu de moi? me questionna-t-il après s'être défigé et avoir tout compris ce que je venais de lui révéler.

— M'aider tout simplement… soufflais-je.

— Mais comment? me demanda-t-il encore.

— À tenir le coup, dis-je en le regardant. Cousin, tu ne saurais pas si quelqu'un pourrait m'accueillir et me libérer de ta famille. Ce n'est pas que je ne les aime pas, mais… en faite, si! C'est exactement pour ça, ris-je pour enlever le surplus qui me pesait encore sur les épaules.

— Je me demande comment tu as réussi à tenir le coup jusqu'à maintenant, dit Sirius avec un sérieux qui ne lui allait vraiment pas.

— Je me suis toujours posé la question, soufflais-je en arrêtant de rire. Mais, j'étais beaucoup plus impressionnée par ton self contrôle, cousin. Tu veux que je te fasse une confidence?

— Laquelle? Ce n'était pas fini les confidences? Sembla-t-il s'étonner faussement.

Je pouffai silencieusement.

— Ce n'est pas de moi dont je vais te parler, mais de ton frère… eussé-je juste la peine de dire.

— Il n'est plus mon frère depuis que mère lui rapporta que j'étais devenu un Griffondor, me coupa-t-il sèchement.

— Connais-tu la méthode : viens ici que je te flatte et que je te trahisse? Demandais-je avec innocence.

— Je la connais même assez bien, dit-il avec sarcasme.

— Ton frère l'utilise depuis un certain moment avec tante Walburga, lui dis-je de bout en blanc en regardant mes ongles. En faite, c'est depuis que je suis allée le voir par un passage secret du manoir pour parler avec lui et le remettre discrètement dans le droit chemin, mais n'est-il pas vraiment sublime dans son rôle d'espion parmi les serpents? Ne trouves-tu pas?

Je jetai un coup d'œil dans la direction de Sirius et je le vis complètement perdu et incertain. Je souris doucement, puis me levai discrètement. Je le pris dans mes bras et lui soufflai dans l'oreille.

— Le mot de passe est études ténébreuses, soufflais-je, pour la salle commune des serpents. Tu dois être discret pour que je puisse garder une bonne place en leur sein. Personne ne doit savoir à part tes copains s'ils sont discrets sauf Pettigrow. Lui, il ne doit pas être mis dans la confidence, je n'ai pas confiance en lui… Et parce que c'est un traître, pensais-je avec tristesse.

Il n'eut même pas le temps de dire le mot Quidditch que j'avais disparut, enlevant les deux sorts que j'avais utilisés pour lui parler…

Chapitre 2

Patronus et annonce d'une trahison

En passant près de la bande de Malfoy où se trouvait Regulus, je lui fis un clin d'œil et il me répondit d'un hochement de tête. Je lui avais parlé de ma décision au sujet de son frère et il m'avait « autorisé » à le mentionner dans notre conversation. De ce simple clin d'œil, je venais de lui dire qu'il m'avait écouté, compris et qu'il garderait secret les confidences faites sur nous deux à part James et Remus. Tellement de choses dites en un simple geste n'est-ce pas? Je me rendis au dortoir pour prendre mes parchemins de notes, de l'encre ainsi qu'un ou deux plumes. Ayant toujours ma baguette sur moi, je n'eus pas besoin de la prendre puisque je l'avais déjà. Je me rendis donc en cours de Défense contre les forces du mal (NDA; ce sera DCFM par la suite dans le récit) que nous avions en commun avec les griffons. Lorsque j'entrai dans la salle, je pus remarquer que j'étais la première à être arrivée avec Remus Lupin. Je le regardais avec un calme que je ne ressentais pas du tout pour que l'on ne remarque rien, mais je compatissais grandement avec lui pour sa lycanthropie. Ça ne devait pas être facile à gérer durant l'année… pauvre de lui. J'en étais à ce stade de mes réflexions lorsqu'il tourna la tête dans ma direction. Je lui fis un sourire en coin discret pour que seul lui ne le voit et il me lança un regard étonné. Je me tournai vers mes parchemins et notai les quelques affaires du tableau. Alors que le cours allait commencer, je sentis que l'on déplaçait à côté de moi. Je tournai la tête vers mon nouveau coéquipier. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'y retrouvai mon cousin Sirius avec un masque d'indifférence sur le visage. Mais je l'avais déjà assez observé pour déceler le sourire en coin sur ses lèvres tout comme moi j'en avais un de mon côté.

— Bon! s'exclama le professeur, Mr Delatour, un français. Aujourd'hui nous allons étudier le sortilège du patronus. Quelqu'un peut me dire ce qu'il en sait?

— Excusez-moi professeur, fit un élève de Griffondor. Le patronus n'est-il pas supposé n'être enseigné qu'en septième année?

— Compte tenu des circonstances, le directeur m'a permis de vous l'enseigner cette année pour vous préparer… fit Delatour avec mystère. Bien! Personne ne sait ce qu'est un patronus?

Je levai finalement la main avec lassitude. Personne autre que moi n'avait fait des recherches à la bibliothèque pour n'avoir ne serait-ce qu'un peu de connaissances requises en cours?

— Oui, Miss Mardness? M'interrogea le professeur.

— Un Patronus est le seul sortilège permettant de nous protéger des Détraqueurs, affirmais-je d'une voix neutre.

— Oui, mais encore… fit Mr Delatour.

— Pour pouvoir en former un, il nous faut un puissant souvenir renfermant le moment le plus heureux que nous ayons en mémoire, continuais-je.

— Bien, bien! Dix points pour Serpentard, dit le professeur de DCFM. Pouvez-vous en former un?

— Peut-être bien que oui… peut-être bien que non, dis-je mystérieusement.

— Nous ne le saurons jamais si vous n'essayez pas, affirma Mr Delatour. En pensant à votre souvenir, prononcez la formule Spero Patronum…

Je souris discrètement à mon cousin assis à côté de moi et je me levai pour rejoindre le professeur en avant et faire ma démonstration. Je puisai en moi le souvenir de ma conversation avec Regulus, celle avec Sirius, l'accolade que nous avions eue pendant que je lui chuchotais ces mots à son oreille et pour finir le souvenir de mes parents adorés. Leurs sourires. Mais, surtout, leur amour dans leurs regards…

Puis, je murmurai la formule en levant ma baguette et me concentrant sur tous ces souvenirs en même temps. Mais celui m'ayant le plus touché. Sirius.

Spero Patronum… murmurais-je simplement.

Lorsque j'eue ouvert les yeux, un chien ressemblant au Sinistros me regardait tendrement et je pus le flatter. Je jetai un coup d'œil à Sirius qui me regardait avec une étincelle dans le regard. Je hochai la tête dans sa direction et me tournai vers ses amis pendant que mon patronus disparaissait lentement. Ils me regardaient étrangement, mais je n'en fis pas état et retournai à ma place. Je voyais l'expression bouche bée du professeur alors que plus un son n'était fait dans la salle de classe. Ce n'est que lorsque Sirius éclata de rire que tous revinrent au présent, la même expression au visage que celle de Delatour qui n'avait toujours pas réagi. Pensait-il sincèrement me ridiculiser de cette manière? À la fin du cours, nous n'avions, Sirius et moi, toujours pas parlé. Mais, les regards suffisaient. Je le sentis me glisser un bout de parchemin dans les plis de mon uniforme. Une fois seule, je le pris et le lis.

20 h 30, à la tour d'astronomie

Je souris. Ce qu'il pouvait être prévisible dans certaines situations…

Étant préfète, ce ne fut guère difficile de m'y rendre et de pouvoir y rester bien après le couvre-feu. De ce fait, je fus la première arrivée au lieu de rendez-vous. En attendant les garçons, parce que j'étais sûr que Sirius ne viendrait pas seul, je chantais en faisant résonner un piano au début, une guitare sèche et électrique ainsi qu'une batterie au fil du temps.

On s'est fait tous les torts

L'homme a donné des coups

Bien souvent sans remords

Il s'est fait sourd aux mauvais sorts

Qui sera le plus fort

Au nom que quel Dieu, de quel bout de terre

Qui lancera la dernière pierre

Tant d'horreurs dans notre histoire

Tant de trous dans nos mémoires

On se sent impuissant

Sous un ciel sombre

Trop souvent sombre

Sombre

Trop souvent sombre

Serait-ce l'air du temps

Un peu partout

Des saisons sens dessus, dessous

Et des promesses qui restent floues

Et si nous étions aveuglés par notre indifférence

Et si, tour à tour, nos vérités devenaient nos conséquences

Il faut se rendre à l'évidence

Il s'agit de notre histoire

De nos revers et nos espoirs

Les vents tournent souvent

Sous un ciel sombre

Trop souvent sombre

Sombre

Trop souvent sombre

Nombreux sous la pluie

Sous un même ciel

Loin de l'essentiel

À s'abriter sous des intempéries

Nos vies s'envolent au vent

Que seront nos printemps dans vingt ans

Sombre

Trop souvent sombre

Sombre

Trop souvent sombre

On s'est fait tous les torts

(Sous un ciel sombre – Marie-mai)

Assise sur le rebord de la tour d'astronomie, j'y balançais mes jambes dessus, plongée dans mes pensées en même temps de chanter doucement. Puis, j'arrêtai le sortilège qui faisait jouer les différents instruments de musique pour rester dans le silence. Des bruits d'applaudissements retentirent derrière moi et je me relever calmement en me dépoussiérant tout en m'éloignant du rebord où je m'étais installé un peu plus tôt. James, Remus et Sirius se trouvaient devant moi. Après un petit sort d'insonorisation et de repoussage envers toute autre personne que nous, je me permis d'ôter mon masque de petite serpentarde et sauter dans les bras de Sirius en éclatant de rire franchement.

— Enfin! Soupirais-je. Je peux ranger mon rôle de serpent au placard. Ça devenait pesant Siri, je te jure!

— Vous pourriez nous expliquer, exigèrent les deux autres.

Je m'enlevai des bras de Sirius et les regardai en penchant la tête sur le côté, faisant mine de réfléchir avant de leur sourire.

— Faudrait d'abord que je me présente dans les normes, affirmais-je. Qu'est-ce que t'en dis, Siri?

— Laisse, dit ledit Siri en question. Je vais le faire…

Il toussota et prit un air solennel qui me fit pouffer intérieurement.

— James, Remus, permettez-moi de vous présenter; Leila Mardness, fille de Marius Black et de Helen Mardness, ma cousine au premier degré du côté maternelle.

Je fis la révérence devant les garçons. Puis, ne pouvant m'en empêcher, je me mis à rire sincèrement avec Sirius.

— Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu as atterri chez les serpents, me confia Remus en me regardant dans les yeux.

— Le choixpeau m'a dit que j'étais très ambitieuse et rusée et que je n'aurais pas ma place dans une autre maison. Que Serpentard allait être la maison qui pourrait m'aider à m'épanouir, bougonnais-je comme une petite fille qui n'avait pas eu ce qu'elle voulait.

Ma mimique fit rire les garçons et je boudai dans mon coin.

— Nah… mais fait pas le boudin, petite fille, me réprimanda mon cousin.

Depuis le début, je sentais le regard de James sur moi et qui ne disait rien sauf lorsqu'il nous avait demandé des explications avec Remus. Je tirai la langue à Sirius de manière puérile pour finalement sourire doucement. Je m'assis sur une chaise confortable que je venais de faire apparaître pour le regarder, les jambes en indien.

— Savez-vous vraiment pourquoi je vous avais demandé de venir sans Peter? Leur demandais-je finalement en plein milieu de leur conversation.

— En fait, c'était ce que nous nous demandions, fit James après un petit moment silencieux.

— Il vous a trahi, dis-je avec sérieux, la voix sincèrement désolée.

— Quoi? S'exclama James.

— Impossible! S'écria Sirius à son tour.

— Il ne ferait jamais ça, affirma Remus d'une voix calme.

Je les observai tranquillement avec un air peiné.

— Vous ne trouvez pas ça bizarre qu'il s'éclipse assez souvent depuis quelque temps? Leur demandais-je. N'avez-vous pas l'impression de perdre tout doucement ce gamin timide et apeuré qui était jusqu'alors l'un de vos amis les plus intimes? Ce même ami qui a des comportements étranges? Qui ne mange même plus, ce qui ne semblait pas possible avant cela?

Ils hochèrent la tête avec regret.

— Lestrange, Malfoy, Bellatrix, Narcissa et les autres, sauf Regulus, sont venus le voir lorsque vous n'étiez pas là. Ils lui ont fait remarquer comme il avait l'air d'être toujours en retrait et jamais au-devant de votre groupe. Que c'était vous les plus adulés et lui le dernier à traînasser! Celui dont les filles utilisaient votre amitié avec lui pour se rapprocher de vous. Toutes ces petites choses qui l'on fait douté de lui-même et de vous trois, racontais-je avec peine et compassion.

Un silence pesant s'installa dans la pièce.

— Je vais le tuer! S'exclama James et Sirius au bout d'un moment, avec rage.

— Non! Nous écriâmes-nous Remus et moi d'une même voix.

— Vous voulez que l'on découvre que vous êtes au courant! Criais-je. Mais, ne pensez-vous pas aux conséquences qu'auraient vos actes, par Merlin!

Ils se stoppèrent pour m'observer en m'incitant à continuer.

-Vous n'allez rien faire, ni rien dire ou ne faire aucune remarque à Peter, fis-je comme un ordre.

Comme je les voyais riposter, je les coupai.

-Il y a bien des façons de se venger d'une trahison, croyez-moi, déclarais-je avec une lueur sadique dans le regard.

Chapitre 3

Lestrange? T'aies gay? Depuis quand?

— Que veux-tu dire par là? demanda Sirius avec un sincère intérêt pour la question.

— Vous allez faire semblant que je ne vous ai rien dit et continuer vos affaires, annonçais-je, comme vous en avez l'habitude…

— Mais en quoi ce sera une vengeance? M'interrogea James avec curiosité.

— Oui, parce que ça n'y ressemble VRAIMENT pas! M'apostrophèrent Remus et Sirius.

Mon sourire se fit malicieux et rusé.

— Remus? Demandais-je, l'innocence incarnée.

— Oui… fit-il avec méfiance.

— Géniale! Ça va être la blague la plus extraordinaire et la plus ingénieuse jamais faite… M'emballais-je.

— Quelle blague? M'interrogèrent-ils, tous les trois.

Je me retournai vers eux et me pencha pour leurs expliqués mon idée pour vérifier que ce que j'avais dit était véridique. Au bout d'un ÉNORME silence, Sirius et James éclatèrent de rire alors que Rémus prenait un air horrifié et consterné.

— Mais pourquoi MOI justement? Demanda-t-il d'une voix éraillée.

— Moi, les filles avec qui j'ai couché pourraient certifier que je n'ai rien de gay, Remus, rit Sirius.

— De même pour moi, rit James à sa suite.

— Toi, tu n'as jamais levé les yeux sur une fille autre que pour être un tant soit peu ami avec elle ou pour l'aider dans le cours de DCFM ou autre… reprit Sirius en reprenant son calme.

Quand il regarda Remus de nouveau, il ne put s'empêcher de rire à nouveau.

En me levant, j'avais hâte de voir la tête de Lestrange lorsque Peter lui annoncerait la « confession » de Remus au sujet de son orientation sexuelle ainsi que de son « penchant » envers un certain Serpentard de 6e année. Je me levai donc à l'aurore et me préparai le plus rapidement possible pour ne pas louper ça. Comme j'étais la seule d'arrivée dans la grande salle à part deux, trois Serdaigle, je pris mon temps pour manger calmement avec un air détaché. Lorsque j'eus terminé, le groupe de Lestrange et de Malfoy entrait déjà dans la grande salle avec un sourire typique de Serpentard aux lèvres. Cette fois, une lueur purement machiavélique avec un grand M s'installa dans mon regard. Pour que personne ne le remarque, je baissai vivement la tête. J'entendis avec netteté les conversations qu'ils entretenaient ensemble au sujet de leur informateur secret. Espèces d'imbéciles! Si seulement ils savaient ce qui les attendait à jouer ainsi avec le feu… Ce fut lorsque les maraudeurs entrèrent dans la grande salle que je sus instinctivement que j'allais rire, comme jamais auparavant je ne l'avais fait, de toute ma jeune vie. Je vis Lestrange se lever avec un sourire carnassier vis-à-vis Remus et se diriger vers lui d'un pas qu'il voulait surement charmeur, mais tout ce qu'il réussit à faire c'est de faire rire quelques personnes dans leurs coins.

— J'ai entendu dire que ce qui t'intéressait dépassait les compétences de jeunes demoiselles. Et je me suis dit, pourquoi ne pas tenter ma chance? Déclara-t-il en arrivant devant Remus d'une voix qu'il voulait, apparemment, rendre sensuelle.

— Je ne… vois pas… où… tu veux… en venir, Lestrange, fit semblant de dire timidement le lycanthrope.

— Ne fait pas ton timide, Lupin. Toi et moi savons très bien de quoi il retourne, fit Rodolphus Lestrange.

— Et que savez-vous tous les deux? Demande Sirius avec mesquinerie.

— Qu'il est gay! S'exclama le Serpentard.

— Comment peux-tu en être sûr? demanda James, à son tour.

— Non! s'exclama Sirius avec un sérieux ne lui allant véritablement pas. La question appropriée serait plutôt : qu'insinuait-il en parlant de tenter sa chance alors que les demoiselles ne pouvaient décidément pas satisfaire notre ami ici présent?

Le pauvre Rodolphus devint blanc, comme s'il venait de réaliser que ses propres paroles se retournaient contre lui. Malheureusement pour lui, c'est à ce moment-là que j'entrai en scène.

— Un gay parmi nous! M'horrifiais-je. Mais c'est une calamité! Que diront vos parents lorsqu'ils apprendront? Et que se passera-t-il pour vos fiançailles avec Bellatrix? Les Black s'insurgeront certainement contre cette arnaque en bonne et du forme. Je pense que je ne me sens pas bien… Oh! J'ai la tête qui tourne…

Et je m'écroulai réellement grâce à l'un des produits que les maraudeurs m'avaient donnés avant notre petite comédie. Je ne sus pas ce qui arriva par la suite, car j'étais pendant un moment dans le néant. Lorsque je me réveillai, j'étais dans les bras de Regulus qui m'amenait visiblement vers l'infirmerie.

— Reg? Demandais-je, dans le flou.

— Tu n'aurais vraiment pas dû faire un tel scandale, Leila, me dit-il d'une voix neutre, me gardant cependant dans ses bras et continuant sa route. Pourquoi avoir fait ça?

— Vengeance d'une trahison à exécuter, marmonnais-je dans ma barbe inexistante.

— Ce n'était pas juste contre Peter, n'est-ce pas? Me demanda-t-il en gardant le regard fixé devant lui. Tu avais vraiment quelque chose contre Lestrange.

C'était plus une affirmation qu'une question, mais je hochai la tête tranquillement en sentant les larmes me revenir aux yeux alors que je me rappelais comment je m'étais fait avoir comme une pauvresse par ce bougre d'idiot. Je m'accrochai au cou de Regulus avec désespoir et pleurai silencieusement tout mon saoul. Je le sentis me bercer dans ses bras et je m'endormis en l'écoutant me dire des mots réconfortants à l'oreille.

Lorsque je me réveillai, j'étais à l'infirmerie sur l'un des lits fade et blanc. Je regardai par la fenêtre et découvrit que tout était noir à l'extérieur du château qu'était Poudlard. Je tournai la tête sur le côté pour me rendormir et attendre le lendemain avant de retourner au dortoir, mais je remarquai la tête noire de mon cousin Sirius. Pourquoi était-il resté ici? Je remuai ma main droite et caressai ses longs cheveux pour un garçon. Il se réveilla en sursaut et me regarda de travers avant de me sauter dessus pour me faire un câlin. Ne sachant que faire, je répondis gauchement à son étreinte.

— Tu sais que tu nous as fait la meilleure performance de comédie jamais réalisée! M'apostropha-t-il soudainement en s'écartant et prenant place sur mon lit du moment. Mais également la plus grande frayeur que nous n'ayons jamais eue. Le produit n'était pas sensé te faire perdre connaissance aussi longtemps…

Je savais qu'il évacuait, le stresse, des instants précédents, alors, je le laissai parler.

— Tous les garçons se sont éloignés de Lestrange, lorsque tu t'es évanoui avec un air vraiment horrifié sur le visage, continua-t-il sur sa lancée. Regulus s'est précipité sur toi pour te prendre dans ses bras et te conduire ici… Après, nous avons expliqué à tout le monde, que l'on avait testé la fiabilité du dernier maraudeur, c'est-à-dire Peter, en insinuant que Remus était gay et qu'il avait un faible pour Lestrange. James a même rajouté qu'une certaine personne avait pu se dévoiler en sortant de son placard. Ce qui a fait grandement rire les autres élèves et blêmir tous les verts et argent…

Je lui souris doucement et m'installer confortablement dans ses bras en le coupant.

— Je vous ai aidé pour deux raisons, dis-je tout bas. Veux-tu savoir lesquelles?

Il me retourna vers lui avec sérieux et hocha la tête alors que je reprenais ma place sur son torse réconfortant.

— La première, celle qui me tenait véritablement à cœur, c'était de vous prouver que je ne vous mentais pas à propos de Peter, même si cela devait vous faire mal au passage. Valait mieux que vous l'appreniez maintenant avant que vous ne lui révéliez quelque chose de plus important que la lycanthropie de tu-sais-qui, déclarais-je, les yeux dans le vague. La seconde concernait Rodolphus et moi…

— Que s'est-il passé? Demanda Sirius, tendu comme un arc après quelques instants de silences.

Je soufflai et finis par répondre à sa question.

— J'ai toujours été seule que ce soit à l'école ou chez vous jusqu'à ce que je ne me décide à parler à ton frère, puis à toi, avouais-je. J'étais soit à la bibliothèque de l'école ou dans une salle de classe vide et inutilisée pour apprendre et développer ma magie. Je lisais les livres de toutes les matières enseignées à Poudlard pour les apprendre par cœur et les pratiquer jusqu'à ce que cela devienne un réflexe et j'ai très bien réussi cela dit en passant, précisais-je. Bref, en 4e année, Rodolphus m'aperçut et décida de découvrir qui était la mystérieuse Leila Mardness sous ses revers d'élève studieuse et qui faisait partie de sa maison. Au début j'étais méfiante, puis il réussit à assoupir mon instinct qui me disait que ça allait mal se terminer. À grand renfort de temps et de labeur acharné, il s'appropria ma confiance. L'année passée, nous étions un couple. Enfin, pour moi! Mais sans que je m'en sois rendue compte, il avait été fiancé à Bellatrix Black et il me trompa avec elle à chaque fois que je ne voulus pas me donner à lui. Faisant semblant de comprendre le fait que je ne veuille pas et ne soit pas prête à le faire avec lui. Lorsque je le découvris…

Je sentis que je perdis la maîtrise de mes sentiments et me cachai la tête dans ses bras pour pleurer pendant un instant.

— Pas besoin de continuer… me souffla-t-il à l'oreille. J'ai compris…

— Non, fis-je. Je dois continuer. Lorsque je le découvris, c'était comme si on me déchirait le cœur. C'était la première fois que je faisais autant confiance à quelqu'un et que j'étais si heureuse depuis si longtemps que c'était dix fois pire que l'on pourrait le croire. Il voulait me proposer de devenir sa maîtresse, tu te rends compte de l'énormité de la chose? J'avais l'impression d'être au fond du gouffre. C'est lorsque j'ai vu, lors des vacances d'été, Regulus dans sa chambre en train de frapper dans l'un de ses murs, tentant vainement de retenir ses larmes que je me suis décidé à m'ouvrir à quelqu'un d'autre. Bien sûr, sans que ta mère ne s'en rende compte. Puis, lorsque les cours recommencèrent, après le concours à Halloween, je décidai de te parler à toi aussi.

Une heure plus tard, je m'endormais paisiblement dans les bras de mon cousin. Ne me doutant pas que la personne qui allait devenir plus importante que ma propre vie avait tout entendu et décidé de me venger…

Chapitre 4

Depuis quand avait-elle un admirateur secret?

Trois jours avaient passé depuis mardi et nous étions samedi. Je me promenais dans les couloirs en lisant un roman d'une main, tenant mon balai dans l'autre, tout en me rendant au parc pour aller au terrain de Quidditch. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas exercé à faire de la danse sur balais comme maman l'affectionnait tant. J'avais hâte de pouvoir m'y remettre. Lorsque j'arrivai, je pus remarquer la présence des garçons (qui? Les maraudeurs pardi! Sauf Pettigrow évidemment!) dans les gradins, mais n'y fis pas plus attention. J'avais revêtis un jeans taille basse avec un chandail simple avec un décolleté plongeant sans être indécent ainsi qu'une chaude veste à capuche. Je m'installai dans les gradins des Serpentards pour finir mon dernier chapitre de Roméo et Juliette, puis je pris mon balai et m'élançai dans les airs. Je lançai une musique d'ambiance (Jena Lee – Bouge) et m'étirai sur mon balai. Étirements. Ok. Échauffements. Maintenant. Je fis une chandelle à deux mains, puis à une seule. Ensuite, je fis une roue qui me fit passer par-dessus le manche du balai. Il y eut quelques cris, mais je n'y prêtai pas attention et ramenai mon balai vers moi d'un Accio bien senti pour recommencer mes acrobaties de gymnastes-sorcières. J'entamai une danse un peu sensuelle sur les bords (Kyo – Une dernière danse), mais c'était aussi une danse lente. Je faisais des mouvements de base en agissant instinctivement par la suite. Ne me demandez pas quels gestes avais-je faits, parce qu'honnêtement, je ne saurais-je vous répondre. J'étais comme dans une transe bienfaisante qui m'entourait de ses bras protecteurs du monde extérieur. À la fin, je retournai dans les gradins de Serpentard pour m'y poser et me coucher sur l'un des bancs pour reprendre mon souffle. La seule chose qui me dérangea, ce fut de ne pas retrouver mon exemplaire de Roméo et Juliette écrit par Shakespeare. Quelques minutes après, je m'assis, puis je pris mon balai pour m'en aller du terrain.

— Leila! S'exclama une voix dans mon dos lorsque j'arrivai presque à la sortie du terrain de Quidditch. Attends!

Je me retournai pour voir mon cousin et ses amis de Griffondor. J'observai les alentours, puis finis par leur sourire timidement. Je détestais être en terrain découvert où n'importe qui pouvait surgir à l'improviste, comme ça! Je les attendis, comme ils me l'avaient demandé, donc.

-Explique-moi comment t'a fait tout ça! fit Sirius comme bonjour. Sérieusement, s'était géant ce que t'a fait!

-C'est ma mère qui m'a appris dès que je sus me tenir correctement sur un balais et le maîtriser comme il se doit, expliquais-je, les yeux dans le vague. Elle était la plus jeune prodige de danse aérienne de toute la France du Sud. Chaque fois que nous nous retrouvions après ses entraînements, c'était le mien qu'elle prenait en charge. Mon père nous regardait toujours évoluer dans les airs, légèrement inquiet pour moi, car j'étais quand même assez jeune, et confiant parce qu'il savait que maman ne permettrait pas qu'il m'arrive le moindre accident. Il avait aussi ce regard et ce sourire tendre. Mais lorsqu'il était avec d'autres personnes… enfin bref. Ça faisait depuis 7-8 ans que je n'en faisais plus…

Je détournai la tête pour essuyer une larme sur le coin de mon œil droit et restai silencieuse.

-Désolé… murmura Sirius, mal à l'aise.

-Ne te sens pas coupable pour si peu, Sirius, rétorquais-je. Ce n'était qu'une simple question après tout…

-Simple question qui a fait remonter de mauvais souvenirs jusqu'à faire couler une larme… rétorqua-t-il tout de suite après.

Je sentais toujours le regard intense de James se poser sur moi. Mon cœur fit un looping dans ma poitrine et battit follement tout de suite après. Cependant, je masquais très bien ma gêne dans l'expression de mon visage et le langage de mon corps alors personne ne s'en aperçut. Plus personne n'osait parler après notre tirade. Soudain, sortie de nulle part, une chanson s'imposa à mon esprit pour leur expliquer en gros mon existence de maintenant.

-Vous voulez savoir comment je vie en ce moment et lorsque je rentre chez tante Walburga? demandais-je, les yeux dans le vague.

-Pas si ça t'indispose… dit Remus rapidement pour ne pas que je me sente obliger de leur expliquer.

-Tu ne m'as pas encore tout dit? demanda Sirius avec une moue pour me dérider, surement. Pourtant, tu m'en as quand même beaucoup dévoilé. Ce n'est pas très bon pour toi d'en dévoiler trop d'un même coup, tu sais?

-Mais, si tu sens qu'il te faut te confier maintenant, peut-être qu'il vaudrait mieux que nous trouvions un endroit plus discret pour que personne d'autre n'entende, rétorqua James avec sérieux en occultant les deux présences de ses amis.

Ils m'avaient finalement emmené dans leur quartier général des fameux maraudeurs qu'ils étaient jusqu'alors en insonorisant les lieux et en protégeant l'accès à la pièce contre les personnes non-voulues (comme Peter Pettigrow).

-Tu peux t'installer à ton aise, tu sais, me dit James qui avait remarqué mon inconfort.

Je lui souris timidement et m'assis sur l'un des pouffes installés au travers de toute la pièce.

-En faite, c'est vrai que je ne suis pas capable d'en parler, mais je peux le chanter, précisais-je avant qu'ils ne me coupent tous les trois.

Ils me regardèrent avec surprise.

-Le chant est un très bon exécutoire lorsque vous ne pouvez-vous fiez à personne pendant de nombreuses années… soufflais-je comme seules explications.

Ils hochèrent tous la tête. Je fis partir de la musique par un sortilège informulé et me mis à chanter…

J'avance encore sans même savoir

S'il me reste un bout d'histoire

Et je fuis tous les miroirs

J'ai peur de me revoir

On m'envahit de mes matins

Quand la vie embrassait mes mains

Et jour l'amour devient ce messager

Qui fait grandir mon passé

L'épaule fragile de mon destin

N'aura pas porté pour rien

Rester loin de vos vies, de vos nuits

Vous évitez, tout laisser tel que c'est

Et faire semblant de rien dans l'ombre

Être seule à rêver, me sauver

Me mentir pour ne rien ressentir

Et sans demander de choisir

Je reste les mains vides

Je ne retiens que l'absence

Amour passé que je vis en silence

Je reste les mains vides

Aucune empreinte sur mon cœur

J'efface les traces de ce passé

Qui m'a rendu un cœur sombre et sans pensées

Celles qui allaient et venaient

Prouvant de ma vie d'avant

Je ne suis plus que l'ombre de moi maintenant…

(Mélange de Julie Zenatti avec pour y croire ainsi que de Annie Villeneuve avec Les mains vides et une rectification des deux pour l'histoire)

Une larme perle. Je les regarde sans vraiment les voir.

-Le plus dure, c'est les souvenirs d'une autre vie bien plus insouciante et joyeuse avec des parents si aimant que tu ne pouvais pas te douter de ce que le destin pouvait bien avoir décidé… soufflais-je. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi on m'a séparé de Lianna…

J'étais complètement déconnecté du monde réel et je ne me rendis compte de mes paroles qu'après les avoir prononcés. Je me pris le visage entre les mains. Lorsque l'un des trois vint me prendre par les épaules, je pleurai doucement sans savoir qui s'était. J'arrêtai rapidement cependant et relevai la tête. Me rendant compte que c'était James, j'eus le bon goût de rougir légèrement et de détourner la tête en la penchant sur le côté.

-Ça va, s'inquiéta-t-il.

Je marmonnai un acquiescement.

-J'ai l'impression que ces temps-ci, je n'arrête pas de pleurer, fis-je semblant de bouder.

-Tu devais sans doute en avoir de besoin, déclara Remus en me surprenant.

-Je ne peux pas dire que je sais ce que c'est, mais je peux affirmer que je suis passé par là moi aussi, dit Sirius à son tour. Les confidences sont dures à faire, mais le plus dure c'est de se rappelé tout ce qu'on raconte.

On resta silencieux pendant quelques instants, puis je me décidai à briser le silence.

-Bon j'en ai marre de tout ça ; souvenirs désagréablement douloureux s'entend, précisais-je. Et si nous rigolions pour changer avec quelques blagues, faites anonymement bien entendu?

-Bien entendu, fit Sirius, malicieusement.

-C'est une très bonne idée! S'exclama Rémus. Mais nous en discuterons devant un bon repas parce que là, nous avons sauté le déjeuner et je n'ai pas spécialement envie de rater le diner… Et vous?

Un son étrange sortit de nos ventres ce qui nous fit éclater de rire. Puis, me rappelant le fait que j'étais chez les serpents me refroidit considérablement et mina mon moral. Les garçons s'en rendirent compte et me demandèrent d'une seule voix pourquoi est-ce que j'avais le moral à zéro.

-Serpentard, répondis-je simplement avec une indifférence feinte.

Ils me serrèrent tous dans leurs bras, puis, nous nous séparâmes pour que personne n'ait la puce à l'oreille bien que nous aillions raté le déjeuner. Tout le monde pouvait le faire par contre, alors je ne m'en inquiétai pas plus que ça. Arrivée devant la grande salle, j'avais repris mon masque de parfaite petite serpentarde indifférente et pris place à la table avec Adrianna ainsi que Rubis et Céleste. Nous parlâmes de tout et de rien, des potins, des garçons… enfin, surtout de Julien le fiancé de Céleste ainsi que de Kevin, celui qui était dorénavant dans la ligne de mire de Rubis. Puis, nous partîmes aux dortoirs dans les cachots. Arrivée, je vis un paquet sur mon lit et me dépêchai de l'atteindre avec que les filles ne me voient et tirai les rideaux autour de moi pour ensuite jeter un sort de rigidité sur ceux-ci. J'ouvris le paquet pour y trouver une enveloppe avec un bouquet de roses rouges ensorcelées pour toujours resté belles et fraîches. Je retirai la carte et lus ce qu'il y avait de marqué :

Oh! Elle apprend aux flambeaux à illuminer!

Sa beauté est suspendue à la face de la nuit comme un riche joyau à l'oreille d'une Éthiopienne!

Beauté trop précieuse pour la possession, trop exquise pour la terre!

Telle la colombe de neige dans une troupe de corneille,

Telle apparait cette jeune dame au milieu de ses compagnes.

Voilà ma dame! Oh! Voilà mon amour! Oh! si elle pouvait le savoir!... Que Dit-elle? Rien… Elle se tait…

Il se rit des plaies, celui qui n'a jamais reçu de blessures!

Mon cœur a-t-il aimé jusqu'ici?

Non ; jurez-le mes yeux!

Car, jusqu'à ce soir, je n'avais jamais vu la vraie beauté.

Pardonnez-moi cette déclaration peu coutumière de nos jours, gente demoiselle.

Je ne puis qu'écrire ce dont je ne suis aucunement capable de vous dire en face.

Tout en espérant que ces fleurs sauront combler votre regard d'émeraude,

Je vous souhaite une excellente nuit.

Je regarderai les étoiles à travers la fenêtre de ma chambre en pensant à vous

Avant de m'endormir...

Mais la nuit ne peut qu'empirer mille fois, dès que votre lumière lui manque…

Votre noble admirateur

Ps : Je vous rendrai votre précieux recueil dès que nous nous retrouverons face à face…

Je sentis le rouge me monter aux joues pendant ma lecture. Je relus le mot une dizaine de fois au moins… Alors, ce garçon, juste pour me plaire, m'avait emprunté mon roman préférer pour retirer des extraits et me les envoyer pour me décrire à ses yeux?... Oh… je crois que je vais fondre…

Le lendemain, j'étais parfaitement réveillé, mais complètement rêveuse et curieuse de savoir qui avait bien pu m'envoyer ces fleurs et cette carte si bien retourné entre le roman et la réalité de ses sentiments pour moi. Il me fallut toute ma concentration pour que je remette mon masque en place pour la durée des cours. À la fin de ceux-ci, je me rendis en dessous du saule pleureur près du lac noire avec l'une des roses rouges accrochée dans ma queue de cheval pour m'y asseoir tranquillement et faire ce que je n'avais pas pu durant toute la journée. C'est-à-dire ; rêver encore et encore d'un monde meilleur et où je serais libérée de ma tante Walburga et où je pourrai épouser un homme que j'aimerais de toute mon âme et conscience… Quelques instants après, je sentis la présence des trois garçons autour de moi, mais n'ouvris pas les yeux pour autant.

-Vous croyez qu'elle dort, sembla chuchoter la voix de mon cousin au bout d'un moment.

Ce ne fut qu'à ce moment que je consentis à les ouvrir pour les regarder calmement, mais toujours en rêvassant de mon admirateur secret. J'avais beaucoup d'espoir en moi. J'espérais trouver celui qui m'accepterait avec mon caractère et mon passé douloureux, mais qui saurait me sortir de cette famille qui m'entrave et où je suis retenue contre mon gré…

Chapitre 5

Que se passe-t-il dans la tête de la jeune Mardness?

Tout le reste du mois de novembre ainsi que le mois de décembre passa à une vitesse de fous pour moi, qui, chaque soir, reçut un présent de la part de mon admirateur secret. Chaque de ces choses variaient des sucreries aux fleurs, puis juste avant le départ des autres élèves pour les grandes vacances de Noël, il m'envoya une belle robe de soirée de la même couleur que mes yeux suivit d'un petit mot :

En voyant votre si beau prénom sur la liste des personnes qui resteraient

Pendant les vacances,

Je m'y inscrivis également pour avoir la chance de peut-être pouvoir vous parler en face de ce doux sentiment que c'est imposé de lui-même

À l'intérieur de mon pauvre cœur sans défense

Dès que je vous ai aperçu lors de ce concours

Le jour d'halloween…

En attendant,

Je vous donne ce rendez-vous dans tous les cas où je ne me serait désisté à vous

Aborder avant cette date.

Rejoignez-moi dans le haut de la tour d'astronomie le jour du réveillon.

Je vous attendrai avec une grande impatience.

Votre admirateur

Ps : j'espère que la robe vous plaira et que vous me ferez l'immense honneur de la porter lorsque nous nous retrouverons face à face.

Chapitre 5

Le noble admirateur, surpris et peut-être… une chance d'aimer?

Tout le reste du mois de novembre ainsi que le mois de décembre passa à une vitesse de fous pour moi, qui, chaque soir, reçut un présent de la part de mon admirateur secret. Chaque de ces choses variaient des sucreries aux fleurs, puis juste avant le départ des autres élèves pour les grandes vacances de Noël, il m'envoya une belle robe de soirée de la même couleur que mes yeux suivit d'un petit mot :

En voyant votre si beau prénom sur la liste des personnes qui resteraient

Pendant les vacances,

Je m'y inscrivis également pour avoir la chance de peut-être pouvoir vous parler en face de ce doux sentiment qui s'est imposé de lui-même

À l'intérieur de mon pauvre cœur sans défense

Dès que je vous ai aperçu lors de ce concours

Le jour d'Halloween…

En attendant,

Je vous donne ce rendez-vous dans tous les cas où je ne me serais désisté à vous

Aborder avant cette date.

Rejoignez-moi dans le haut de la tour d'astronomie le jour du réveillon.

Je vous attendrai avec une grande impatience.

Votre noble admirateur

P.-S. J'espère que la robe vous plaira et que vous me ferez l'immense honneur de la porter lorsque nous nous retrouverons face à face.

Le jour dit, j'avais revêtu la robe qui moulait à la perfection toutes mes courbes et je m'étais permis la fantaisie jusqu'à me maquiller légèrement avec du mascara noir ainsi qu'un trait de crayon vert foncé. Mes longs cheveux avaient été rassemblés dans une coiffure compliquée grâce à un sortilège parfait pour l'occasion. J'appréhendais légèrement cette rencontre, bien que j'aie l'air parfaitement maîtresse de moi-même. Une chance que je sois seule chez les Serpentards à rester à Poudlard, sinon j'aurais eu du mal à me justifier sur ma tenue digne d'une soirée mondaine ou d'un bal.

J'étais un peu en avance, alors je m'assis sur le bord de la tour d'astronomie et me décidai à chanter un peu une chanson que j'avais composée pendant les vacances avant de tout avouer à mes cousins. Et en avant la musique! :

{Anything But Ordinary}

Sometimes I get so weird
I even freak myself out
I laugh myself to sleep
It's my lullaby
Sometimes I drive so fast
Just to feel the danger
I wanna scream
It makes me feel alive

Is it enough to love?
Is it enough to breathe?
Somebody rip my heart out
And leave me here to bleed
Is it enough to die?
Somebody save my life
I'd rather be anything but ordinary please

To walk within the lines
Would make my life so boring
I want to know that I
Have been to the extreme
So knock me off my feet
Come on now give it to me
Anything to make me feel alive

Is it enough to love?
Is it enough to breathe?
Somebody rip my heart out
And leave me here to bleed
Is it enough to die?
Somebody save my life
I'd rather be anything but ordinary please
I'd rather be anything but ordinary please.

Let down your defences
Use no common sense
If you look you will see
that this world is a beautiful
accident turbulent suculent
opulent permanent, no way
I wanna taste it
Don't wanna waste it away

Sometimes I get so weird
I even freak myself out
I laugh my self to sleep
It's my lullaby

Is it enough?
Is it enough?
Is it enough to breathe?
Somebody rip my heart out
And leave me here to bleed
Is it enough to die?
Somebody save my life
I'd rather be anything but ordinary please

Is it enough?
Is it enough to die?
Somebody save my life
I'd rather be anything but ordinary please
I'd rather be anything but ordinary please.

{N'importe quoi sauf ordinaire}

Parfois je deviens si bizarre
Je m'en effraie moi-même
Je rigole toute seule pour dormir
C'est ma berceuse
Parfois je conduis si vite
Juste pour sentir le danger
Je veux hurler
Ça me donne l'impression d'être en vie

[Refrain]
Est-ce assez pour aimer ?
Est-ce assez pour respirer ?
Quelqu'un me déchire le coeur
Et me laisse saigner là
Est-ce assez pour mourir ?
Quelqu'un m'a sauvé la vie
Je préfèrerai être n'importe quoi sauf ordinaire s'il vous plaît
Je préfèrerai être n'importe quoi sauf ordinaire s'il vous plaît

Marcher entre les lignes
Rendrait ma vie si ennuyeuse
Je veux savoir que j'ai
Été à l'extrême
Alors mes pieds secouez-moi
Allez maintenant donner ce que vous avez
N'importe quoi pour me donner l'impression d'être en vie

[Refrain]

Baisse tes défenses
N'use pas de bon sens
Si tu regardes, tu verras
Que ce monde est beau
Accident turbulent, succulent
Opulent, permanent, hors de question
Je veux y goûter
Je ne veux pas en gâcher

Parfois je deviens si bizarre
Je m'en effraie moi-même
Je rigole toute seule pour dormir
C'est ma berceuse

[Refrain] (x2)

Lorsque j'ouvris les yeux, je sentis un regard intense m'observer avec appréhension. Je me retournai pour me fondre dans un regard ardent qui n'appartenait à nul autre que James. Avant que je n'ais pu parler, il s'avança vers moi et déposa ma copie de Roméo et Juliette dans les mains et attendit pour voir ma réaction. Puis, je me rappelai ces mots qu'il m'avait écrits; ces cadeaux qu'il m'envoyait anonymement… Je lui rendis son intense regard, mais ne m'empêchai pas de rougir, cela aurait été inutile puisque je n'y arrive jamais totalement lorsque je suis avec lui. Pourquoi essayer de cacher vos sentiments lorsque vous vous trouvez devant le garçon qui vous plaisait et dont vous étiez tombée amoureuse sans y prendre garde. Je laissai toute la tendresse que j'éprouvai pour lui refaire surface et se lire dans mon regard. Un sourire illumina son beau visage lorsqu'il y lut mes émotions. Je me sentais si gauche. J'avais perdu toute mon assurance en sa présence. Je baissai la tête, mais il me tourna le menton dans sa direction et me fixa dans les yeux comme s'il y cherchait une raison de faire ou non un geste. Il pencha alors la tête et m'embrassa doucement. Un bien-être certain prit possession de tout mon corps. Je me sentais enfin à ma place. Lorsque l'on se sépara pour reprendre notre souffle, je le fixai dans les yeux pour voir s'il était vraiment sincère. Tout ce que j'y voyais gonflait mon cœur de bonheur. Je calai alors ma tête dans son cou pendant qu'il m'installait contre lui.

— Tu ne sais même pas pendant combien de temps j'ai rêvé pouvoir te tenir dans mes bras, me souffla-t-il en embrassant le sommet de ma tête.

Je lui fis un splendide sourire pour toute réponse. Nous étions le soir de Noël et je m'en souviendrai, je crois, pour le restant de ma vie.

Le reste des vacances de Noël se passa comme dans un rêve. Il n'y avait que le temps passer avec mon désormais petit ami qui m'importait. Puis arrivèrent le début des cours et La nouvelle qui me bouleversa jusqu'au plus profond de mon être…

Chapitre 6

Lianna, petite sœur, pourquoi es-tu partie?

J'étais en haut de la tour d'astronomie. Je voulais quitter cette vie pour rejoindre tous ceux que j'avais perdus dans cette existence pourrie. Je me souviens pertinemment des évènements qui m'avaient conduit jusqu'à de telles extrémités…

Flash

Nous étions le jour de la rentrée après les vacances de noël et j'étais avec les serpentards comme il convient lorsqu'une chouette entra avec une lettre noire. Tout le monde savait ce que cela voulait dire. Quelqu'un allait pleurer la perte d'une personne. J'avais mon masque comme toujours sur le visage. La lettre tomba devant moi. Je ne tremblais pas, je restais stoïque. Je pris la lettre avec calme et avec peur surtout. Qui avait bien pu mourir d'assez proche pour que le ministère m'envoie une lettre de condoléances? Lorsque je vis le sceau français, je me stoppai dans mon élan pour l'ouvrir, mais l'ouvris pareil.

Chère Miss Leila Mardness,

Nous sommes dans le regret de vous annoncer le décès de votre bien-aimée jeune sœur Miss Lianna Mardness. Elle était au Manoir pour rendre hommage à vos regrettés parents la nuit de Noël et elle venait de convaincre Mme sa tutrice pour s'y rendre seule. Elle se fit accoster par des mangemorts et elle ne put se défendre assez rapidement et rester en vie jusqu'à la venue des aurores françaises. Nous l'avons découverte bien après les évènements grâce à l'appelle alarmé de madame la tutrice.

Encore une fois, nos plus sincères condoléances.

Mme la ministre

Non! ce fut tout ce que j'arrivais à penser. Non! Non! Non! Non! NON! Ça ne se peut pas. Ça ne se peut pas! Pas elle! Tout, mais pas elle! Une larme coula le long de ma joue sans que je ne m'en sois rendue compte.

Alors Mardness, me lança Lestrange avec un regard cruel, on pleure pour quoi cette fois? Hein? Tes parents se seraient rendu compte de la honte que tu leur inspirais et ils se seraient suicidés.

Ta gueule, Lestrange, dis-je calmement, peut-être trop calmement.

Oh, faites attention, c'est qu'elle pourrait mordre la petite! Se moqua-t-il avec les autres personnes de son groupe « d'amis ».

Je me levai de la table et me plantai devant lui. Je sentais que je reprenais mon apparence de vélane. Mes cheveux devenaient blonds et mes yeux d'un bleu océan. Je stoppai ma transformation à seulement cela pour ne pas affoler les étudiants plus que ça. Mais Lestrange avait compris ce que j'étais tout comme les sangs purs et les professeurs de l'école. Ou seulement ceux qui avaient assez de connaissance pour reconnaître ce qui se passait.

Que ce soit bien clair entre nous Lestrange, grondais-je. À partir de maintenant, tu m'ignores et tu fais comme si je n'existais pas. Aucun commentaire sur mes actes ou autres. Même chose pour tous les serpentards. Ce sera à vos risques et périls.

Ils avalèrent tous leurs salives de travers et acquiescèrent d'un hochement de tête commun. Satisfaite, je repris mon apparence normale et pris la direction de la tour d'astronomie en pleurant de tout mon être la disparition de ma petite Lianna adorée…

Flash Back

J'avais pleuré pendant toute la soirée. Je sentis alors la présence de James et j'eus peur pendant un instant qu'il ne me reproche le fait de ne pas lui avoir dit que j'étais une vélane. J'étais si désemparée, si désespérée par contre. Mon regard restait fixé sur le ciel rempli de nuages gris. Je serrai le rebord de la fenêtre à l'intérieur de ma paume de main. Je revoyais ce sourire, ce rire et cet éclat de gaité qui habitait Lianna quand nous n'étions que toutes les deux. Nos jeux d'enfants. Nos histoires sur le sorcier parfait que nous aurions. Notre âme sœur. Le compagnon. Ou La compagne au choix. Tous ces souvenirs flottaient à l'intérieur de ma tête. Je me sentais vide de joie. C'était comme si un détraqueur avaient aspirer tout bonheur de mon âme. Que c'était dur de savoir que je me retrouvais seule comme une orpheline. Je me retourner lorsque j'entendis la porte s'ouvrir sur James. Et le désespoir céda le pas à la détermination et l'amour que je portais à mon compagnon de vie. Celui que je n'avais pas eu à séduire afin d'être aimée. Le seul être qui ne serait jamais capable de me rendre véritablement heureuse. Me perdant dans mes pensées, je n'eus pas le temps de faire le moindre geste que je me retrouvais dans ses bras.

-J'en t'en pris ne fais rien de stupide, me chuchota-t-il dans l'oreille. Je t'en supplie Leila, ne fais rien de stupide…

Sans que je ne puisse m'arrêter, j'éclatai en pleur. Je me sentais si misérable. D'abord mes parents et ensuite ma petite sœur? Je pense m'être endormi quelque temps plus tard parce que lorsque je me suis réveillé, j'étais, bien entendu, encore dans ses bras, mais dans une chambre que je ne reconnaissais pas du tout. Je me serrai tout contre James et je mis ma tête dans son cou pour pouvoir respirer son odeur en paix avec moi-même. Je savais que les prochains jours ne seraient pas tous joyeux et je savais aussi que ma petite Lianna ne voudrait pas voir sa grande-sœur comme cela. Je la verrais très bien venir me chercher par la peau des fesses et me giffler pour me remettre les idées en places même si ça ne serait pas facile à faire je savais au plus profond de moi que j'en suis capable. Je vivrai pour pour eux et pour moi. Je ne supporterais pas de les décevoir. Recalant ces pensées dans un coin, je tournai la tête pour observer mon petit ami pendant qu'il dormait. Il avait l'air si apaiser. Je posai le bout de mes doigts dans une caresse volage sur ses joues, son front, ses paupières, son nez et ses lèvres. Je l'entendis soupirer d'aise et cela me fit sourire. Je me relevai doucement sur un coude et posai un doux baiser sur ses lèvres. Alors que j'allais reposer ma tête sur son torse, je me retrouvai couchez sur lui et mes lèvres prisent en otages de la plus délicieuse façon. Les mains de James étaient maintenant sur mes hanches et mes bras autour de son cou. Sans préavis, il détacha ses lèvres des miennes pour les poser sur mon cou en l'embrassant tout au long. Je frissonnai agréablement dans ses bras et soupirai un doux gémissement lorsqu'il s'attaqua à mon lobe d'oreille. Mais, le temps n'était pas aux galipettes et nous nous arrêtâmes là pour nous rendre en cours avant d'arriver en retard…

Nous étions à la fin des examens et j'avais désormais en ce matin de 9 juin eu mes 17 ans. J'étais majeur et je n'avais plus à retourner chez tante Walburga si je n'en avais pas envie. Entre mes mains reposait un port-au-loin permanent qui me menait vers le Manoir, mon chez moi en France. Je le mis dans l'une de mes poches à l'intérieur de ma cape et pris ma valise en rejoignant mon petit ami dans le hall d'entrer du château. J'eus le temps de voir Lily Evans tenter sa chance auprès de mon amoureux et de casiment lui sauter dessus pour l'embrasser de force pour que mon côté vélane reface une sortie pour arracher cette hypocrite de peste de mon compagnon et de l'envoyez balader de l'autre côté complètement du hall. J'embrassa alors mon amoureux avec toute la fougue dont j'étais capable devant la majoriter de Poudlard. C'était chasse garder. Personne n'avait le droit d'embrasser mon compagnon de cette façon à part moi. Je repris mon apparence normale alors que je commençais a me calmer tout doucement. James me sourit doucement et je rougis furieusement. Ses yeux pétillaient d'amusement et il se pencha pour prendre ma valise et me tira par la main. Il nous fit rejoindre Sirius et Remus au port de Pré-au-Lard. Les deux nous firent un sourire qui voulait tout dire. Ils savaient. Je rougis encore un peu plus et me réfugiai dans les bras de mon amour de petit ami.

-J'aimerais beaucoup être le parrain de votre premier enfant lorsque vous en aurez un, dit innocemment Sirius.

-Si vous en avez un deuxième, je souhaiterais être son parrain aussi, continua Remus avec un petit sourire pendant que je cachais mon visage dans le cou de James.

Je sentais que ce dernier était en train de rêver à des petits James ou des petites Leila courant dans la cour d'une maison pendant que l'on était en train de s'embrasser tranquillement. Je souris doucement et le contemplai en train de fixer le vide avec un sourire resplendissant. Je le regardai avec tendresse pendant que j'entendais les deux autres rire de l'expression de leur ami de toujours. Tout doucement on partit à l'intérieur du train et on finit par trouver un compartiment vide où on s'installa confortablement. Moi coucher la tête sur les genoux de mon compagnon et les deux autres en train de faire une partie de bataille explosive. Tout doucement les caresses de mon amour finirent par m'apaiser et je m'endormis avec un sourire d'aise. Je me fis réveiller par un tendre baisé de la part de James et j'en profitai pour allonger le dit baiser en passant mes bras autour de son cou. Il me prit dans ses bras comme une princesse et me leva. Je ne pus rien dire qu'il m'emmenait sur le quai pour aller retrouver ses parents. N'oubliant pas de jeter un sort aux bagages pour qu'ils nous suivent docilement. Rougissante, je cachai mon visage dans son cou à son plus grand amusement. Il consentit finalement à me laisser debout lorsque nous fûmes à côté de ses parents ainsi que d'un Sirius très amuser par la situation. Je le voyais essayer de retenir un rire en vain ce qui me fit baisser la tête les joues très très rouge.

-Leila, je voudrais te présenter mes parents Evelyne et Christian Potter, fit gentiment mon amoureux en me relevant la tête.

Je pus voire une femme au doux visage avec le même regard malicieux que son fils ainsi qu'un homme à la forte carrure ainsi qu'aux cheveux aussi en bataille que son fils avec un gentil sourire pour moi. Ils inspiraient tout les deux une impression de confiance et d'amour communicatif.

-Enchanté, dis-je, intimidé.

-Bienvenue dans la famille Leila, enchaîna Mme Potter avec malice.

-Merci, souris-je en regardant mon compagnon avec amour.

Il me sourit en me prenant dans ses bras. Apparemment j'étais trop loin de lui, ce qui me fit rire doucement.

-Est-ce que l'on pourrait aller à Gringotts avant que vous ne me montriez votre demeure? Questionnais-je. Il faudrait que je prenne connaissance de mon héritage…

-Ne t'en fais pas Leila, me dit gentiment Mr Potter. J'ai organiser une rencontre dans deux heures avec les gobelins. James nous avait déjà prévenu à ce sujet.

J'embrassai mon petit ami pour le remercier d'être si prévenant. J'entendis Sirius siffler avec enthousiasme ce qui nous fis rire tous les deux…

Chapitre 7

Gringotts et l'elfe Mena ainsi que Révélations choques…

— Bienvenue à Gringotts, mademoiselle Mardness! Me souhaita Gripsec, le directeur de Gringotts.

— C'est gentil à vous, Monsieur Gripsec, fis-je avec politesse.

— Alors! Si vous êtes ici, c'est pour votre héritage… s'enquit-il poliment?

— Ceci est exact, affirmais-je avec détermination, et j'aimerais que l'on m'informe du testament de mes parents parce que l'on m'a empêché d'en savoir le contenu.

— Eh bien, nous allons y remédier tout de suite dans ce cas…

À la fin de l'entretien, j'étais sur le cul comme diraient les moldus. Je sortis de la banque après avoir rempli une bourse sans fond avec assez de gallions pour vivre convenablement pendant une bonne décennie sans devoir retourner à la banque.

— Alors? Comment ça s'est passé? Me demanda James alors que j'étais toujours en train de réfléchir à toutes les révélations que m'avait faites le directeur de Gringotts.

— Je ne sais pas quoi pensé, à dire vrai, avouais-je en m'accotant sur son torse alors qu'il m'avait prise dans ses bras. Mais j'aimerais t'en parler seulement rendu chez toi sans oreilles indiscrètes où de parfais inconnus pourraient nous entendre.

— Pourquoi? Me questionna-t-il dans le creux de mon oreille, ce qui me fit frissonner.

— S'il te plaît, le suppliais-je d'une voix basse et urgente.

— D'accord, amour, soupira-t-il, mais souriant de m'avoir fait de l'effet.

Il m'embrassa la nuque et me prit par la main. Je me rendis compte que ses parents et Sirius n'étaient plus présents et je le questionnai du regard. Il me montra un objet en souriant. Je sus alors que l'on arriverait par porte-au-loin à son manoir.

Arrivée chez lui et ses parents, j'eus un sentiment de déjà vu qui me rendit mal à l'aise. Le voyant, James me questionna pour savoir si je me sentais bien. Je hochai vaguement de la tête dans sa direction et admirai la splendeur des lieux. Un grand sourire émerveillé s'installa sur mes lèvres.

— On entre? Me murmura mon amour à l'oreille en me collant à lui.

— Oui, soufflais-je de la même manière que lui.

Je tournai la tête et l'embrassai avec toute la passion que j'avais en moi. Après, il me serra encore une fois contre lui avant de me prendre par la main, de me sourire avec amour et de me tirer vers le manoir en se mettant à courir. Je me mis à rire comme jamais je ne l'avais fait auparavant. Rendu à la porte, il me lâcha pour reprendre son souffle en se tenant les genoux, le dos courbé, tout comme moi. La porte s'ouvrit sur Sirius qui nous fit un grand sourire complice avec un clin d'œil en s'accotant au mur, les bras croisés sur son torse. Je rougis légèrement. Et lorsque je vis James sourire avec un air rêveur, je pense que je rougis plus encore que je ne l'avais fait jusqu'à maintenant. En un éclair, je me souvins de ce que le déjà vu voulait signifier.

— Mena, viens ici ma belle elfe de maison, dis-je sous le regard interrogatif des autres occupants du Manoir.

Celle-ci apparut dans un pop sonore et se jeta sur moi en pleurant.

— Oh! Maîtresse Leila, maîtresse… souffla la pauvre créature. Ne laissez plus Mena chez la méchante dame… Ne laissez plus Mena… Mena supplie la Maîtresse de Mena, maîtresse…

Je me penchai à genoux et la serrai dans mes bras tout doucement.

— Ne t'inquiète plus Mena, je te garde à mes côtés, dis-je d'un ton doux. Est-ce que si je me lie à nouveau à toi, tu seras rassuré?

— Mena sera contente d'avoir le privilège d'être liée deux fois à la Maîtresse Leila, Maîtresse, fit l'elfe en séchant ses larmes.

Je me tournai vers les autres en me relevant et souris d'un air contrit.

— Mena est mon elfe personnelle depuis que je suis au monde, fis-je avec douceur. Elle avait décidé de me suivre partout où j'irais dans ma vie pour prendre soin de moi, même si elle devait souffrir pour que je me sente bien. On va dire que chez tante Walburga, ce n'était pas la joie et que lorsqu'elle a découvert que j'avais une elfe…

Je frissonnai de tout mon corps en serrant la petite créature qui me suivait depuis tant d'années. James se déplaça vers moi et me serra dans ses bras musclés par le Quidditch.

— Nous te protègerons quoiqu'il arrive, me chuchota-t-il à l'oreille.

— Tu seras en sécurité ici, cousine, déclara Sirius solennellement.

— Les garçons ont raison Leila, entendis-je de derrière nous.

Je me tournai alors vers la source de ces paroles en tenant la main de mon amour ainsi que celle de mon elfe.

— Tu seras en sécurité avec nous au manoir, me sourit sa mère.

Me souvenant de ce qu'il s'était passé à Gringotts, je me tournai vers James et le fixai dans les yeux. Il comprit et hocha légèrement de la tête.

— Leila voudrait discuter de ce qu'elle a appris à Gringotts sur son héritage avec tout le monde…

— Alors, la Maîtresse a enfin compris… entendis-je marmonner par Mena.

— … Elle ne nous en parlera qu'après s'être mise à l'aise et avoir mangé convenablement! Tout comme vous deux, les garçons! s'exclama Evelyne avec beaucoup de persuasion dans la voix.

Après avoir mangé et discuté de tout et de rien, nous nous dirigeâmes vers le salon où la cheminée ronronnait avec un feu chaleureux à l'intérieur. Avec James, nous avions refait les liens entre elfes et Maîtres avant de descendre manger plutôt dans la soirée. Eh oui, James aussi était le Maître de Mena! Assis confortablement dans les bras de mon amour, je puisai mon courage dans son regard.

— J'ai appris que mon père était né, hors mariage en premier lieu pour débuter, fis-je. Grand-mère Black était follement tombée amoureuse d'un autre homme que son mari. Ça n'avait duré qu'une nuit lorsqu'elle apprit qu'elle était tombée enceinte de mon père. Elle fit croire que c'était celui de son mari sans parler à quiconque de sa brève aventure. Mais, ce que j'ai appris ensuite… ça, c'était au dessus de tout ce que j'avais pu m'imaginer. Mon grand-père était en ligne directe, le descendant de Salazar Serpentard par le fils de celui-ci. Tout le monde pense que c'est Voldemort son descendant direct, mais ça ne pouvait pas être lui, parce que dans sa famille à lui… ce sont les descendants de la fille de Serpentard et que Voldemort lui-même est un sang-mêlé alors que notre ancêtre avait spécifié que si le sang de ses descendants dans les lignés de son fils ou de sa fille… Ils n'auraient plus le droit de réclamer la fortune familiale ou de dire à tout le monde qu'ils étaient ses descendants…

Je repris mon souffle avant de continuer.

— Le directeur de la banque de Gringotts a alors rajouté que ce n'était pas tout… Imaginez alors m'a surprise après l'horreur passée du fait que j'étais la descendante de Serpentard quand on m'a annoncé que j'étais en plus celle de Rowena Serdaigle de par ma mère! Je pense que c'est ça qui m'a assommé le plus…

Chapitre 8

Réactions et découvertes encore plus surprenantes…

Je me resserrai contre James. Je tremblais pour la suite de l'histoire. Les yeux voilés par la douleur mentale.

— Les gobelins ne sont pas considérés comme allié, ni comme ennemis par personne que se soit du côté du Ministère et de Dumbledore ou de celui de Voldemort et de ses mangemorts tant appréciés… fis-je en introduction à la suite. C'est pour ça que personne ne prend en compte leurs présences lorsqu'ils ont des conversations… n'importe quelles conversations. Mais pas moi. J'ai appris à respecter leurs traditions, leurs lois et leurs sentiments. À travers les livres que j'ai lus sur toutes les créatures magiques existantes, ou ayant déjà existé, bien des actes immondes furent faits envers eux. C'était tous des actes commis par des sorciers. Entre eux il y a bien eux des guerres autrefois, mais plus maintenant. Ils ont créé une alliance inter-créatures magique, il y a de cela deux siècles. Ils font croire qu'ils ne s'entendent pas et infiltre beaucoup de réseaux sorciers, comme moldus. Ils attendent leurs temps pour s'élever à l'égale des sorciers, des touts les sorciers. Je suis l'une des rares personnes qui en sachent autant sur tout ce que je viens de vous dire. Vous ne devrez en parler à personne. Si je vous le raconte, c'est que j'en ai eu l'autorisation directe de l'Alliance et que je suis ce qu'on appelle une vélane pure. Savez-vous la différence d'une vélane pur et d'une pure vélane?

— Une pure vélane c'est une famille de vélane n'ayant rien d'autre que des vélanes dans leur famille… mais une vélane pur? Déclara Christian. N'est-ce pas la même chose?

— C'est là où tous les sorciers ce sont fourvoyés, M Potter, souris-je.

— Tu peux m'appeler Christian puisque je peux remarquer que bientôt nous t'aurons comme belle-fille, me dit-il avec un clin d'œil malicieux.

— Bien… Christian, fis-je timidement avant de reprendre mes explications. Une vélane pur est tout simplement ce qu'était les pures vélanes avant qu'elles ne reçoivent la malédiction qui lorsqu'elles sont en colère, se transforme en horribles créatures. Je suis comme celles que nous étions il y a des millénaires. Ma mère l'était aussi, tout comme sa mère avant elle et ainsi de suite… Jusqu'à Rowena Serdaigle et la toute première vélane à n'avoir jamais foulé le sol de cette planète.

Je tournai mon regard dans celui de James, mon amour.

— De par ma naissance, le statut que me donne ma majorité et ma lignée, je suis la nouvelle Reine Vélane pure… Jusqu'à ce que mon fils ou ma fille aînée ne soit apte à me remplacer… J'ai découvert en James… mon compagnon d'âme… Ce qui signifie…

— Ce qui signifie que James est le nouveau Roi Vélane de par son statut envers toi et sa lignée également… termina Evelyne à ma place.

Les garçons eurent tous un sursaut en l'entendant. Je me permis un mince sourire. Ils devaient bien être plongés dans mon récit pour sursauter comme ils l'ont fait. Je les observai tous un à un.

-Pour ce que j'en sais, intervint Sirius d'un ton calme, la famille Black a un certain degré de sang de vélane. Comme chacune des plus vieilles familles de sang pur. Mes gênes ne se réveilleront probablement jamais puisqu'ils ne l'on pas fait le jour de mon 16e anniversaire… mais je me demandais si la Reine – dans ce cas ce serait une demande formelle à ton Rang de Reine Vélane, Leila – pouvait réveiller ces gênes dormeurs qui sommeille en moi en ce moment.

Je le regardai avec sérieux et l'analysai pour découvrir qu'il avait en effet ces gênes dormeurs à l'intérieur de lui. D'un simple pensée, j'exauçai son souhait. Il tomba endormi alors que son corps entamait la transformation pour acquérir ses nouveaux pouvoirs dans sa magie interne ainsi que les transformations physique. J'expliquai ce qui était en train de ce passer aux adultes d'un air calme et serein, puis Christian prit Sirius dans ses bras pour le conduire à sa chambre. Puis, me souvenant du sens que prenaient les paroles d'Evelyne, je me tournai vers elle, mais en étant toujours dans les bras de mon compagnon.

-Que vouliez-vous dire par la lignée de … James? Demandais-je avant de me couper moi-même, les yeux dans le vague.

Voyant que j'étais perdue dans mes pensées, elle me sourit simplement.

-À toi de le découvrir Leila, me Dit-elle dans un clin d'œil.

Je l'observai consciencieusement tout en appelant mes pouvoirs de Reine Vélane à moi et les fondre dans mon système pour qu'ils soient automatiquement toujours en éveils. Puis… Je me rappelai de tout. Elle était… elle était… Mes yeux s'ouvrirent avec surprise. Puis, je me tournai vers James pour le regardai droit dans les yeux… Nous étions… nous étions… Je n'arrivai juste pas à y croire une seule seconde! Puis, je repris mon calme. Un doux sourire s'installa sur mes lèvres.

-Nadja… soufflais-je avec amusement. Toujours à parler par énigme, n'est-ce pas?

-Toujours, ma Reine! S'exclama-t-elle en riant.

-Et toujours à faire le contraire de ce qu'aurait voulu ta chère mère aussi? Demandais-je plus théoriquement qu'autre chose.

-Toujours, répéta-t-elle juste en souriant cette fois.

Je me retournai pour m'asseoir sur James et caller ma tête dans son cou, ses bras m'entourant immédiatement la taille. Je me désintéresse de Nadja et me mets à embrasser le cou de mon amour. Déposant quelques fois ma langue sur sa peau. Je sens ses mains se glisser sous mon chemisier et caresser ma peau. Je relève donc ma tête et l'embrasse doucement et finalement avec plus de passion. Nous nous arrêtons après quelques temps et on voit que sa mère s'en était allé. James m'amène finalement à l'étage dans sa chambre. Il lance un silencio à la pièce et se précipite sur moi. J'en avais tellement envie… tellement que ça en devenait douloureux. Il me colla au mur et se mit à embrasser mon cou avec ferveur. J'en frissonnai de plaisir. Il remonta le long de ma mâchoire et finit par embrasser mes lèvres avec les siennes. Ses mains jusque-là inactives se mirent à remonter tout doucement mon chemisier. Je levai les bras et il dû arrêter de m'embrasser pour enlever le vêtement gênant. Me reprenant dans ses bras, il me déposa doucement sur son lit et descendit sa bouche pour embrasser toute la peau découverte à son regard. Merlin que j'avais chaud! Je gémis doucement sous ses caresses et il finit par atteindre ma jupe et mes collants. Il enleva la première ainsi que la deuxième. Le regard qu'il me lança alors que j'étais en sous-vêtement devant lui me fit mouiller ma petite culotte. J'en profitai donc et d'un coup de hanche bien placé, je me retrouvai au-dessus de lui. Je me penchai et l'embrassai d'un baisé aérien. Mes mains se glissèrent sous sa chemise et défirent la boutons un à un avant de l'en débarrasser d'un mouvement fluide du poignet. Je l'imitai en embrassant chacune des partie de son torse découvert à mon regard. Je m'assis brusquement sur la bosse qui commençait à apparaître dans son pantalon et me frottai lascivement dessus. Un grognement guttural répondit à mon audace et je finis par me reculer pour pouvoir enlever d'un mouvement terriblement lent son vêtement qui n'avait plus rien à faire là. Revenant un peu plus haut, je l'agaçai légèrement en mordillant les bords de son boxer faisant semblant d'hésiter. Finalement, je l'enlevai rapidement. Sans que je ne m'en rende compte, il me retourna pour m'allonger sur les oreillers et me fixa intensément. Dans son regard, je voyais amour, désir, luxure et envie de me faire plaisir à moi. Dans le miens, je lui renvoyai le même amour, beaucoup de désir, autant de luxure ainsi qu'envie qu'il ait le même plaisir si ce n'est plus encore. Il m'enleva vite fait mon soutien-gorge ainsi que ma petite culotte. Sentant combien j'étais mouillé, il me sourit avec perversion. En même temps de suçoter et de malaxer mes seins un à la fois, je sentis un doigt entrer en moi. Perdue dans mon plaisir où je n'arrêtai pas de faire de multiples gémissements, un cri m'échappa à ce moment-là. Puis, un deuxième doigt ainsi qu'un troisième. Ma tête tournait dans tous les sens et mes mains vinrent s'agripper à ses épaules. Je n'en pouvais plus. J'en voulais plus… Je le voulais lui en moi. Maintenant!

-Maintenant, répétais-je cette fois à haute voix avant d'atteindre le septième ciel. Viens en moi, maintenant!

-Tu es sûr? me questionna-t-il d'une voix rauque le rendant encore plus sexy qu'il ne l'était permis.

-Oui… soufflais-je. Sûr et certaine… oui…

Ses doigts s'enlevèrent de moi pendant qu'un gémissement de dépit s'échappait de ma bouche. Il commença à m'embrasser le cou alors que son membre venait se positionner devant mon entré encore inviolé. Lorsque je le sentis entrer tout doucement en moi, c'était comme si on me déchirait de l'intérieur. Quand il fut entier à l'intérieur, la douleur disparut complètement pour laisser place au vrai plaisir. Pourtant, il resta là immobile attendant patiemment que je lui indique que je n'avais plus mal pour continuer. Je lui donnai un coup de hanche qui nous fit gémir tous les deux ensembles. Il commença tranquillement ses vas-et-viens, puis de plus en plus vite. Il donnait des coups de butoir de plus en plus brusque et remplie de ce que je nommerais de passion. D'un mouvement inconscient, j'entourai ses hanches de mes jambes pour lui donner un accès plus profond pour le sentir encore plus loin en moi.

-Ah… ah… han… han… plus… han!... fort! Fis-je, haletante.

-À… han… han… vos… ordres… parvint-il à dire à travers ses gémissements.

Après quelques coup dans mon entre, j'atteints l'orgasme avant lui. Et alors que mes parois se serraient contre son membre, il vint à son tour dans un cri se mélangeant au mien…

PDV Omniscient

Lors de l'union du jeune couple, une immense lumière envahit la pièce. Endormit dans les bras l'un de l'autre, ils ne virent pas cette même lumière se rétracter jusqu'à eux, ou plus précisément jusqu'au ventre de la jeune femme. Dans une autre pièce, un jeune homme souriait dans son sommeil en découvrant cette partie de lui-même qui complétait enfin son âme. Et dans une dernière pièce, une femme coucher dans les bras de son mari endormit souriait tout en murmurant pour elle-même.

-Et voilà, nous y sommes…et l'histoire recommence, c'est à nous maintenant de tout faire pour que les même erreurs ne soient pas reproduites…

PDV James Potter

Cette nuit avait été merveilleuse avec celle que j'aime. Lorsque je me réveillai, elle était encore endormit dans mes bras. Un sourire tendre vint effleurer mes lèvres. J'enlevai une mèche de cheveux de son visage. Depuis cette soirée d'halloween, beaucoup de chose s'étaient passés et je n'en regrettais pas une seule. J'avais trouvé la femme de mes rêves. Je décidai de la réveiller en douceur et embrassai doucement son épaule, puis son cou et son visage avant d'atteindre ses lèvres tellement tentatrices. Je pus finalement me plonger dans son regard d'émeraude encore embué de sommeil. Un petit sourire apparut sur ses lèvres.

-Bon matin, amour, fis-je doucement.

-Bon matin, bailla-t-elle en s'étirant langoureusement contre moi.

Je l'embrassai sur le front et la serrai plus fort contre moi.

-Le déjeuner est prêt pour les retardataires, cria la voix de ma mère d'en bas.

Après un dernier baisé, nous nous levâmes donc, nous habillâmes et descendîmes main dans la main vers la cuisine. Sirius était déjà à la table et je pus remarquer aisément les changements qui s'étaient produits chez mon frère de cœur. Ses cheveux avaient poussés jusqu'en bas de son dos, il avait grandi de quelques pouces encore, sa mâchoire semblait un peu plus carré, ses yeux plus brillant et il avait plus de grâce aussi dans ses mouvements. Il semblerait également à la recherche de son compagnon ou sa compagne d'âme tellement son charme de vélane avait envahi la pièce dans laquelle il se trouvait.

-Je pense savoir… mais serait-ce possible que… on peut toujours tenter… mais quel prétexte pourrait marcher afin que… peut-être n'est-ce pas une excellente idée, mais elle pourrait marcher… mais oui! Ne cessait de murmurer ma bien-aimée.

-Qui a-t-il, Leila? Lui demandais-je doucement.

-Aurais-tu remarqué un comportement proche de celui amoureux, mais ayant peur d'être rejeté entre Rémus et … Sirius? Me chuchota-t-elle afin que seul moi l'entende.

En y réfléchissant un bon moment, je pus me souvenir de quelques épisodes étranges sur le moment, mais parfaitement plausible en y repensant sérieusement. En croisant le regard de Leila, je vis que nous avions tout les deux eux la même idée concernant le prochain couple que nous mettrions ensemble cet été. Avec un sourire complice, nous demandâmes à ma mère si nous pouvions inviter Rémus pour toutes les vacances. Voyant notre sourire et les coups d'œil envers Sirius, elle nous adressa un sourire lumineux et un hochement de tête enthousiaste.

PDV Leila Mardness

Trois semaines avaient passés depuis que Sirius était devenu un Veela et que toute les explications sur ma personnes et les découvertes qui en avaient ressortis. Trois semaines que nous nous étions unis mon compagnon et moi pour la première fois. Et deux semaines que Remus était au Manoir. James et moi nous sourions encore et encore, comblés, en regardant nos deux amis jouer au chat et à la souris l'un avec l'autre. Ils avaient tellement peur d'être rejeté qu'ils ne voyaient même pas l'amour qu'il y avait dans le regard de l'autre. Cela en était tellement risible, mais nous restions dans notre bulle, notre monde à tous les deux. Ce matin, ne faisant pas exception aux autres débuts de journées, je me réveillai dans les bras de mon chéri. Le soleil nous éclairant de sa douce lumière lorsque je me sentis prise de nausées. Me défaisant des bras de James, je courus à la salle de bain et vomis dans la cuve des toilettes jusqu'à ce que je n'aie plus rien dans l'estomac. C'est seulement à la fin que je remarquai mon amoureux qui me tenait les cheveux, le regard inquiet posé sur ma personne. Je tirai la chaîne et me dirigeai vers le lavabo pour me nettoyer la bouche et ne plus avoir ce goût horrible dans le fond de la gorge.

-Ça va mieux? Me demanda mon amour en me prenant par la taille et déposant sa tête sur mon épaule gauche.

-Oui… soufflais-je, … juste besoin de prendre l'air.

-Je viens avec toi, répliqua tout de suite James.

-Je ne t'en empêcherai pas, amour, fis-je avec un léger sourire ainsi qu'amusement.

Il me retourna dans ses bras et déposa un baisé sur mon front alors que je fermai les yeux avec apaisement. C'est fou ce que de simples gestes anodins pouvaient nous faire comme effets. Calmement, nous gagnâmes la cuisine où tout le monde était déjà installé. L'odeur de la nourriture me donna des haut-le-cœur et je remerciai Merlin de n'avoir plus rien justement à vomir dans les toilettes. Une fois assise, je cachai mon visage dans le torse de James pour ne respirer que son odeur dont raffolaient mes sens. Je le sentis m'entourer de son bras droit et m'asseoir sur ses cuisses.

-Est-ce qu'il y aurait un problème mes chéris? Demanda la voix inquiète de la mère de mon amour.

-Je pense simplement qu'elle ne supporte juste pas l'odeur de la nourriture après avoir rendu tout ce qu'elle avait dans le ventre en se levant se matin.

Il y eut un silence inconfortable où l'on aurait pus entendre une mouche voler. J'étais sûr de savoir leurs pensées même sans les regarder et je mis inconsciemment une main sur mon ventre. Se pourrait-il que… Non! Il était trop tôt pour le savoir, n'est-ce pas?... Le doute plana un instant dans mes pensées de la même manière que sur les autres. Je sentis la prise de James se resserrer autour de moi et d'un mouvement brusque, il me prit tout simplement dans ses bras et nous dirigea à l'extérieur.