OC/Remus L.

Chapter 1: Prologue

Omniscient

Une jeune femme se réveilla en sursaut en plein milieu de la nuit et se pencha pour observer les chiffres lumineux de son cadran afficher 3 h 15 jamais de sa vie elle ne s'était réveillée d'aussi bonnes heures, à part une seule fois. Elle se remémora cette nuit d'orage qui a tout chamboulé dans sa vie, alors qu'elle était toute jeune...

Flash

Pendant qu'un éclair déchirait le ciel orageux, une petite fille se réveillait en sursaut tout en hurlant pour savoir où étaient passés son papa et sa maman. Sa nourrice courut à en perdre haleine dans la chambre de sa petite protégée qui pleurait tout en répétant qu'elle voulait ses parents. La vieille femme qui s'occupait d'elle depuis sa naissance avait beaucoup de mal à la calmer et c'est avec réticence qu'elle appela les parents de la fillette. Elle avait beau patienter, personne ne répondait et elle commença, elle aussi, à s'inquiéter au sujet de ses employeurs qui ne laissaient jamais leurs portables fermés. Quelques instants plus tard, alors que la petite était sur le point de s'endormir de nouveau dans les bras de sa « tante » comme elle se plaisait à l'appeler, le bruit caractéristique de la sonnette retentit dans le manoir. Gardant la petite dans ses bras, la nourrice se leva et descendit pour ouvrir la porte où elle découvrit deux aurores en uniforme devant elle.

— Êtes-vous Mathilde Keiber? demanda le premier.

— C'est exact, acquiesça la nourrice.

— Est-ce que cette enfant s'appelle Valéria Warrior? demanda-t-il ensuite.

— Oui, c'est elle, affirma Mathilde d'une voix méfiante en collant la petite contre elle comme pour la protéger d'eux.

Les deux aurores échangèrent un regard déchiré, puis se tournèrent vers la vieille femme qui conservait un visage neutre en toute circonstance.

— Nous sommes dans le regret de vous informer que Mr et Mrs Warrior sont décédés cette nuit dans une attaque de mangemorts, commença le second, mal à l'aise. Dans leur testament, il est dit qu'ils vous confiaient la garde de leur fille unique ici présente et que tous leurs biens iraient à la petite lorsqu'elle serait majeure. Comprenant leur fortune et leur manoir...

— Le manoir est payé pour les prochaines années à venir, alors vous pourrez y habiter et y vivre tant que vous le souhaiterez, enchaîna le premier en voyant le malaise de son coéquipier.

La pauvre Mathilde ne savait plus quoi faire. Les aurores partirent au bout d'une petite heure. Les seules choses que la petite Valéria avait retenues c'était qu'elle n'avait plus de parents pour prendre soin d'elle, plus de famille du même sang qu'elle…

Flash Back

Avec un soupir, la jeune femme se leva de son lit et prit la direction de la cuisine du manoir pour prendre son petit déjeuner. Elle se sentait si seule depuis que sa nourrice était décédée. Elle n'avait plus aucun lien qui la rattachait avec son passé. Mathilde était, celle qui prenait soin d'elle, la nourrissait et la réconfortait lorsqu'elle se réveillait en pleure, dans son lit. Elle sentait des larmes affluer sur ses joues et les essuya d'un geste négligé. Comment arriver à vivre une vie véritable, plongée dans un passé qui nous détruit petit à petit? Les cours recommençaient seulement dans un mois et elle ne savait que faire en attendant. Ce n'était pas facile d'être professeure par les temps qui courent. Surtout avec la menace de ce sorcier qui pourchassait tout ceux qui avaient le « sang impur » comme il se plaisait à le dire. Plongée dans ses pensées, Valéria sursauta lorsque l'on frappa à la porte. Elle ne se leva pas, savant que son elfe de maison répondrait pour elle. Elle en avait fait l'acquisition après la mort de la vieille Mathilde. Elle en profita pour observer l'heure et remarqua qu'il était 10 h passé. Le jeune elfe apparut dans un, Pop!, léger devant elle.

— Monsieur Dumbledore attend dans le salon de madame, déclara l'elfe en s'inclinant profondément.

— Bien Ména, tu peux retourner à tes occupations, déclara la jeune femme.

Valéria se leva et rejoignit le professeur dans le salon. Rendue dans celui-ci, elle vit le vieil homme debout, les mains croisées dans le dos, en train d'observer un cadre dans lequel on pouvait voir ses parents avec elle sur les épaules de son père en train de faire un coucou au photographe qui n'était autre que sa « tante » Mathilde.

— Bonjour professeur Dumbledore! salua la jeune femme avec un faible sourire.

— Bonjour Valéria! dit-il en se retournant pour lui sourire. Belle photo que vous avez là, de vos parents et vous.

— Oui, c'est la seule que j'ai gardée, ou plutôt, la seule que Mathilde a décidé de ne pas cacher pour ne pas que j'aie plus de peine que je n'en avais déjà, déclara-t-elle. Mais, ce n'est certainement pas pour me parler de mes parents que vous êtes venue, aujourd'hui.

— Oui et non, répondit Dumbledore avec un sourire mystérieux.

— Fais comme chez toi, et installe-toi, fit la jeune femme en montrant un divan à l'allure confortable.

Une fois installé, un silence prit place. Mais il fut bien vite coupé par le vieil homme qui enclencha la discussion.

— Je voudrais, effectivement te parler de tes parents que j'ai très bien connus à l'époque, débuta Dumbledore. Mais auparavant, j'aimerais savoir ce que l'on t'a rapporté sur leur mort.

— On m'a dit qu'ils étaient morts dans une attaque de mangemorts… dit la jeune femme d'un air suspicieux. Ce n'est pas le cas?

— Ce n'est pas tout à fait exact, à dire vrai, déclara-t-il.

Au moment où elle allait parler, il lui fit signe de se taire.

— Ce n'est pas tout à fait exact, car en faite, ils étaient en mission d'infiltration pour le compte de l'Ordre du Phénix. L'Ordre du Phénix est un Ordre qui se bat contre Vous-savez-qui et qui tente par tous les moyens d'envoyer les mangemorts à Azkaban, poursuivit le professeur avant de se faire interrompre. Nous avons tout fait pour les combattre et ils se sont enfuis au bout d'un certain temps, mais pas assez rapidement pour nous éviter quelques pertes. Il y eut 4 morts dans nos rangs lors de cet affrontement et vos parents en ont fait partis.

— Pourquoi m'en parler maintenant? demanda-t-elle prête à craquer d'un instant à l'autre.

— Je vous en parle, car je voudrais que vous nous rejoigniez dans la lutte à nos côtés, dit-il finalement au bout de quelques instants de silence. Nous avons besoin de sorciers et sorcières de votre calibre dans nos rangs.

Alors que le silence revenait dans la pièce, ce fut à ce moment précis que décida l'elfe de maison pour offrir quelque chose à boire ou à manger au professeur.

— Non merci, Mena, déclara-t-il. Je m'en allais… Valéria, réfléchissez à ma proposition et vous m'y reviendrez lors de la rentrée scolaire.

— Bien, professeur Dumbledore, acquiesça la jeune femme, un peu chamboulé par toutes ces révélations. J'y réfléchirai.

Sur ces bonnes paroles, il sortit à l'extérieur juste après lui avoir offert un sourire confiant et se transplanta. Valéria soupira pour la énième fois depuis qu'elle s'était levée et retourna à l'intérieur du Manoir Warrior. Elle se dirigea vers son bureau dans lequel étaient disposés quelques parchemins vierges, des plumes ainsi que de l'encrier. La jeune femme s'assit dans sa chaise, prit un parchemin ainsi qu'une plume qu'elle trempa dans l'encre et commença à rédiger une lettre pour sa marraine et tante Molly Weasley qui avant était une Prewett tout comme sa mère :

Chère tante Molly,

Je t'écris cette lettre, car cela fait très longtemps que je t'ai écrit. D'accord! Pas si longtemps que cela en faite, mais j'aimerais bien te voire avant de devoir retourner à Poudlard pour l'année qui s'en vient. J'en profiterai pour passer du temps avec toute la petite famille. En parlant de famille! Comment vont les garçons, incluant Harry et Ginny bien sûr? Et Arthur? Tu m'enverras une lettre pour me dire lorsque cela t'arrangera pour que je vienne faire un tour au Terrier. De mon côté, je m'ennuie à mourir et je ne sais que faire pour m'occuper. Pour le moment, j'ai reçu la visite de Dumbledore. Je te raconterai tout lorsque l'on se verra parce qu'avec une lettre ce n'est pas vraiment sûr qu'elle tombe dans de mauvaises mains. Être seul dans ce grand Manoir me rappelle de bien mauvais souvenirs. Bon, trêve de bavardage. Je te souhaite à toi et la famille Weasley un bel après-midi…

Ta nièce qui t'aime.

Valéria

XXX

Lorsqu'elle eut terminé de rédiger sa lettre, Valéria l'a mis dans une enveloppe, quitta son bureau pour rejoindre son hibou et lui donna sa lettre pour l'envoyer la porter à sa tante. Elle resta devant sa fenêtre jusqu'à ce qu'il ne fut qu'un point noir dans le ciel.

Chapter 2: Chapitre 1

Chapitre 1

D'abord continuer, ensuite commencer.

William James

Omniscient

C'était la nuit à Poudlard. Le couvre-feu était passé depuis plus d'une heure. Une jeune femme se trouvait dans son bureau en train de corriger les devoirs de ses élèves de 6e. La jeune femme était professeure de sortilèges et enchantements. Elle lit avec amusement la note que lui avaient laissée les jumeaux Weasley dans leur devoir. Ils lui avaient donné rendez-vous ce soir même dans la salle sur demande qu'ils lui avaient montrée l'année précédente. Elle regarda l'heure qu'il était et vit qu'il lui restait une heure avant l'heure qu'ils lui avaient fixée. La jeune femme termina de corriger ses copies, se leva et partit se laver ainsi que se préparer. Elle voulait être prête pour ce coucher après avoir vu ses cousins préférés. L'heure avança rapidement et dès qu'elle fut devant la salle sur demande, elle se sentit agrippée par les jumeaux.

— On savait… commença l'un.

— Que tu viendrais! continua l'autre.

— Lorsque l'on t'a… poursuivi le premier.

— Mis la note… suivit le deuxième.

— Dans notre devoir… terminèrent les deux en même temps.

Lorsqu'ils terminèrent leur phrase, la jeune Valéria s'esclaffa comme d'habitude lorsqu'ils parlent de cette manière.

— Bon! s'exclama-t-elle en se reprenant. Pourquoi m'avoir donné rendez-vous deux heures après le couvre-feu?

Les garçons se fixèrent et firent semblant de se concerter.

— On lui demande, Georg? demanda le premier.

— On lui demande, Fred! déclara Georg.

Fred et Georg se tournèrent vers leur cousine qui se trouve être leur professeure et lui firent un sourire immense.

— On se demandait quand tu nous ramènerais un homme qui serait ton amoureux, à la maison! déclarèrent les deux twins.

Valéria sentit ses joues s'empourprer dangereusement. Elle n'avait jamais eu de petits amis pendant qu'elle était à Poudlard en tant qu'élève et cela n'avait pas changé depuis qu'elle était entrée dans le monde des adultes en travaillant comme enseignante dans son ancien collège.

— Pou… pourquoi vous me demandez ça? bégaya la jeune femme, aucunement sûre d'elle.

— Pour savoir, esquivèrent les garçons.

— Vous essayez de me caser ou quoi! s'exclama Valéria.

— Peut-être bien que non, peut-être bien que oui, répondirent-ils en restant vague dans leur réponse.

Valéria soupira d'amusement et les observa à tour de rôle pour essayer de deviner ce qui se tramait derrière tout cela. Mais, elle abandonna rapidement, car vis-à-vis ces deux petits diables, elle n'avait aucune chance de gagner. Elle fit un geste fataliste et haussa les épaules avant d'entamer une discussion qui dura une heure de plus. Lorsque la jeune femme regarda l'heure, elle se rendit compte qu'il était plus de 23 h et envoya les jumeaux se recoucher. À la place de partir ce coucher, elle décida d'aller faire un tour à l'extérieur pour se transformer en panthère noire, sa forme d'animagus. Puisqu'elle ne donnait pas de cours de toute la matinée, elle pourrait veiller cette nuit-là. Valéria se promena un peu, puis elle retourna dans son mini appartement. Elle soupira et partit se préparer pour une bonne nuit de sommeil. Au loin, on pouvait entendre un hurlement de loup-garou qui se répercuta dans toute la forêt.

Valéria Warrior

Lorsque je me réveillai, il était plus de 7 h du matin. Je me levai avec un peu de mal et me souvins de la discussion avec les jumeaux. Je sentis mes joues rosir à se souvenir. Un soupire franchit le barrage de mes lèvres. Ils veulent me caser avec un homme, mais qui voudrait bien sortir avec moi, hein? Bon, pensées moroses à remettre plus tard. Je partis prendre une douche chaude, m'habillai de ma robe de sorcière-professeure et me rendis dans la grande salle. Il restait quelques élèves qui avaient la première heure de libre ainsi que 1 ou 2 professeurs. Je m'aperçus qu'il y avait Minerva dans les professeurs. Je partis m'asseoir avec elle.

— Bonjour Minerva, la saluais-je.

— Bon matin Valéria, me sourit-elle à son tour.

— Pas de cours cette heure-ci? lui demandais-je.

— Non, pas de la matinée, me confirma-t-elle.

— Il en va de même pour moi, lui dis-je en retour avec un sourire en coin.

Nous discutâmes un peu pendant que je pris mon petit déjeuner et nous séparâmes ensuite. Comme je n'avais toujours pas donné ma réponse au Professeur Dumbledore, je partis en direction de son bureau pour la lui donner. Arrivée à la statue barrant le passage à son bureau, je lui donnai le mot de passe qu'il m'avait transmis et y montai.

— Bonjour Valéria, me fit sursauter la voix de Dumbledore.

— Oh! Bonjour Professeur, le saluais-je à mon tour.

— Que me vaut le plaisir de cette visite? me demanda-t-il.

— J'accepte de me joindre à l'Ordre du Phénix, lui dis-je sans prendre de détours.

— Bien, bien! réfléchit-il. Je savais que tu accepterais et j'ai une mission pour toi de la plus haute importance.

Il s'avança vers son bureau et me sortit une enveloppe ainsi qu'un remonte temps. J'écarquillai les yeux.

— J'aimerais que tu remontes le temps jusqu'au moment où celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom n'était qu'au début de son règne de terreur, déclara-t-il avec un visage des plus sérieux. Mais il y a un hic. Tu ne pourras pas revenir à cette époque et tu resteras là-bas.

— Vous me donnez jusqu'à quand pour me décider? demandais-je. Une décision de cet ordre ne se prend pas à la légère, Dumbledore.

— Jusqu'à demain, pas plus longtemps, dit-il. Il y a certaines choses que je dois te parler si tu fais cette mission. C'est très important, tu comprends?

— J'en prends conscience, Dumbledore, affirmais-je.

Je commençais à m'en aller, mais je me stoppai en cours de route. Je me retournai vers le directeur. Je savais que j'étais à un tournant de ma vie avec une décision aussi grosse.

— Laissez-moi écrire quelques lettres à mes proches que vous distribuerez lorsque je serai parti, déclarais-je. Vous voulez bien?

— Mais, certainement, acquiesça-t-il d'un hochement de tête en souriant tristement. Lorsque ce sera fait, tu viendras me voir dans les plus brefs délais. Tu ne donneras pas de cours cette après-midi. Je vais faire revenir Flitwick pour qu'il te remplace dans tes fonctions.

— Merci, professeur, dis-je en partant pour ma chambre.

Je me tenais en face de ma fenêtre de chambre à Poudlard. Mes pensées dérivèrent vers ma mission. Je suis supposé arriver en 1977 durant le mois de janvier pour étouffer le plus possible la montée au pouvoir de Voldemort, mes parents seront encore vivants. À cette pensée, mon cœur battit plus fort dans ma poitrine. Je posai mon regard sur mon bureau où reposaient les lettres pour tante Molly, oncle Arthur, tous mes cousins ainsi que ma cousine, Harry et Hermione. Ma baguette en poche, les lettres en mains et un sac sur l'épaule, je partis en direction du bureau de Dumbledore. J'ai décidé d'offrir le Manoir au Professeur pour les rencontres de l'ordre. Et s'il n'en veut pas, ce sera à Harry que je le donnerai pour qu'il ait un autre toit que cet horrible Pétunia et son idiot de mari. Je prononçai le mot de passe à la statue et montai tranquillement les escaliers. C'est en silence que je déposai mes lettres sur le bureau du Professeur. Lorsqu'il releva la tête, je gardai un air impassible et je hochai d'un mouvement sec de la tête.

— Tenez! Ce sont mes lettres, fis-je, le regard impassible. Et je voudrais vous proposer de prendre le Manoir comme Cartier générale de l'ordre, qu'en dites-vous?

— Nous avons déjà un endroit protégé de toutes les manières possibles, mais je te remercie pour cette délicate attention, refusa-t-il poliment.

— Dans ce cas, je vous confis tout de même les clés, déclarais-je d'un ton sûr de moi. Lorsque vous me ferez porter comme disparut ou morte, je veux que le Manoir appartienne à Harry. De cette manière, il aura toujours un toit quand il ne sera plus chez son ignoble tante, oncle et cousin…

— Je le ferai, fut la seule chose qui sortit de la bouche de Dumbledore à la fin de ma phrase.

Je soufflai doucement pour me reprendre intérieurement et poser un regard moins émotif sur mon directeur et plus haut gradé.

— Vous aviez des informations à me donner avant que je ne parte? lui demandais-je d'une voix neutre.

— Oui, oui, acquiesça-t-il lentement.

— Quelles sont-elles? demandais-je alors qu'il se plongeait dans ses pensées.

— Assis toi d'abord, m'ordonna-t-il gentiment en se levant lui-même pour se poster près de Fumseck, son phénix.

Je m'assis prête à l'écouter.

— Tu dois savoir que j'ai découvert comment tu-sais-qui avait fait pour revenir d'entre les morts, commença-t-il. Que sais-tu sur les horcruxes?

— Vous voulez dire que… commençais-je sans continuer jusqu'au bout de ma phrase tellement je le pensais inconcevable.

— Je te le confirme, alors, fit-il. Il s'en est servi, non pas pour séparer son âme en 2, mais en 7 parties l'excluant. J'en ai découvert 1 grâce à Harry lors de sa deuxième année. Dans le journal intime de Jedusor…

— Qui est en fait tu-sais-qui, c'est ça? devinais-je immédiatement en le regardant dans les yeux.

— Oui, effectivement, dit-il, gravement. Je soupçonne également qu'il en a caché dans la bague de Salazar Serpentard, dans le diadème de Rowena Serdaigle ainsi que dans la dague d'Helga Poufsouffle. Il se pourrait qu'il en ait mis un dans le corps de son serpent de compagnie. Je n'en sais guère plus là-dessus. Ha oui! Garde un œil sur les maraudeurs! Je sais de sources sures que Sirius Black n'est pas le coupable dans cette affaire.

— Si ce n'est pas lui, alors qui est-ce? demandais-je septique.

— Observe-les bien! Remarque chacun de leurs actes, esquiva-t-il ma question avec brio.

Je souris doucement. Il me retendit le Remonteur de Temps ainsi que sa lettre envers lui-même dans le passé. Je vérifiai bien que mon sac était sur mes épaules et mis le remonteur de temps autour de mon coup. Je me levai et me mis au centre de la pièce.

— Quelques 20 tours devraient suffirent, Valéria, me conseilla Dumbledore avec un sourire. Prends bien soin de toi, jeune femme.

— Compter sur moi, Dumbledore, affirmais-je.

Je laissai les 20 tours se faire et laissai tomber le collier autour de mon coup en faisant un dernier salut au Directeur. Je vis le temps remonter jusqu'à ce que tout se stabilise. Lorsque tout redevint normal, je viciai, mais tin bon. J'étais encore dans le bureau de Dumbledore, mais j'avais atterri en plein milieu d'une réunion de l'ordre. Oups!

— Eh merde! marmonnais-je. Pourquoi il ne m'a pas dit que j'atterrirais en plein pendant une réunion, lui?

— Qui êtes-vous? lança Alastor, d'un ton méfiant.

— Ah, oui c'est vrai, dis-je en me rappelant l'endroit où je me trouvais. Professeur Dumbledore?

— Je suis ici, déclara celui-ci en venant vers moi.

— Je devais vous remettre ceci, dis-je en tendant la lettre en question. C'est une lettre de vous… à vous-même, du futur.

Tout le monde était méfiant et continuait de pointer leurs baguettes dans ma direction, bien que je n'ais point pris la mienne. Dumbledore ouvrit la lettre et la lut au complet. Après sa lecture, il releva la tête vers moi.

— J'ai l'impression que mon moi du futur t'accorde une très grande confiance. Hum… C'est vrai que tu ressembles beaucoup à ta mère, lança-t-il en murmurant. Vous pouvez abaisser vos baguettes.

Il en eut quelques retissant, mais tous firent ce qu'il dit.

— Valéria Warrior, me présentais-je en souriant légèrement parce que je savais que mes parents étaient ici.

— Mais, c'est impossible! S'exclama un homme dans le fond.

Il s'avança en compagnie d'une femme. L'homme était d'une stature imposante et bien faite ainsi qu'un regard bleu perçant et ses cheveux d'un beau châtain foncé. La femme, quant à elle, avait une longue chevelure noir de jais et les yeux émeraude tout comme moi. Elle avait une taille élancé et fine ainsi que grande d'une tête de moins que son mari. Je les reconnus grâce à la photo que Mathilde m'avait gardée.

— Et si, père, confirmais-je. Je viens de 17 ans dans le futur.

Je vis la femme – ma mère – ouvrir de grands yeux devant moi. Après que la surprise soit passée, elle me prit dans ses bras et me serra fort contre elle. Les larmes coulèrent sur mes joues sans que j'en prenne compte et je lui rendis son étreinte. Lorsqu'elle s'ôta de moi, elle vit mes larmes et les essuya avec une main. Mon père était resté en retrait et m'observait. Je plongeai mon regard dans le sien. Il reconnut mes yeux et vint, lui aussi, me prendre dans ses bras. Un toussotement nous interrompit et nous nous décollâmes l'un de l'autre. Je me tournai vers Dumbledore et me reculai pour les laisser finir la réunion. Lorsque tout fut terminé, tout le monde partit sauf le Professeur ainsi que mes parents lorsque tout fut terminé.

— Le Dumbledore de votre époque, m'a écrit qu'il y avait un moyen de contrer vous-savez-qui et que s'était à vous de nous en faire part.

— Horcruxes, dis-je pour seule réponse. 7, excluant lui-même.

— J'aurais dû m'en douter… commença Dumbledore.

— Mais, ils ne sont pas encore fabriqués, rajoutais-je en le coupant avec un sourire en coin. Du moins, je le crois. Peut-être en a-t-il fait 1 ou 2…

Je lui accordai un regard malicieux.

— Mais, cela m'étonnerait beaucoup, professeur… terminais-je ma phrase.

— Il me dit aussi que dans votre époque, vous ne pourrez pas revenir et que vous avez pris seule cette décision, continua-t-il.

— Ce qu'il se passe est grave, et cela ne doit pas être, dis-je, neutre et impassible. Ces vies gâchées, ces personnes torturées, puis tuées. Le maximum de vie doit être sauvegardé. On s'attaque à l'un de nous, c'est à tout le monde que l'on s'en prend.

Je me sentais remplie de fougue ainsi que d'une loyauté envers et contre tous pour le monde sorcier mit en périls. Fumseck se mit à chanter une douce mélodie qui me laissa perplexe. Ah… la loyauté. Une chose des plus importantes. Un sourire prit naissance sur mes lèvres.

— J'ai la mission de garder un œil sur les maraudeurs, d'observer chacun de leurs faits et gestes. Il y aura un traître et je pense savoir qui, déclarais-je.

— C'est aussi ce qui est écrit vers la fin, acquiesça Dumbledore. Je vais demander à ce qu'il y ait un changement entre vous et Flitwick comme professeur ainsi que comme directeur de la maison des Serdaigle. Je vais vous laisser en famille.

C'est vrai que je les avais oubliées pendant quelques instants. Je les observai de l'endroit où j'étais.

— Si j'ai bien calculé, commençais-je, je devrais avoir 5 ans cette année, non? Pas moi, mais la Valéria de votre époque.

— Effectivement, sourit mon père.

— Maman? demandais-je à celle-ci.

— Oui, ma chérie, me répondit-elle gentiment.

— J'aurais peut-être besoin de vêtements, ça ne se fait pas vraiment d'apporter sa valise avec un Remonteur de Temps, demandais-je timidement

— Oh, mais bien entendu! s'exclama-t-elle en me prenant par le bras. Allons au Manoir pour te faire une valise convenable!

Chapter 3: Chapitre 2

Chapitre 2

« Il y a plus de gens qui veulent être aimés que de gens qui veulent aimer eux-mêmes. »

Nicolas de Chamfort

Omniscient

Oh, mais bien entendu! S'exclama Délilah en prenant Valéria par le bras. Allons au Manoir pour te faire une valise convenable!

Comme c'est drôle, pensa Valéria derrière son bureau de professeur de sorts et enchantements. C'est de cette manière que tout avait commencé et c'est de cette manière que cela continue. Elle pensa aux maraudeurs qu'elle venait juste de rencontrer. Et quelle rencontre! Ils ne sont pas les rois de la farce pour rien! Mais pour l'instant, elle les avait bien observés pendant son cours. Ils ne s'en rendaient peut-être pas compte, mais Pettigrow commençait tout doucement à s'éloigner d'eux. Lors du repas du soir, il était arrivé en retard. Ce qui était inconcevable en le connaissant, même de réputation seulement à des années dans le futur. Les 7es années devaient préparer leurs ASPICS et les 5es années devaient préparer leurs BUSES. Rien n'avait changé en 17 ans de temps. Pas même les examens du ministère, remarqua la jeune femme avec amusement. Elle finit de corriger les derniers devoirs qu'avait donnés Flitwick, bâilla et rangea le tout dans son armoire. Puis, sans se faire prier, elle monta dans sa chambre qui était connectée directement à sa classe ainsi qu'à un bureau insonorisé. Valéria se changea et partit se coucher dans son lit pour une bonne nuit de sommeil.

Assise parmi les professeurs, Valéria commença à manger lorsqu'elle vit entrer les maraudeurs, sans Peter Pettigrow, en avance sur les autres étudiants. Comme s'il avait senti son regard dans leur direction, Sirius Black se retourna, lui fit un clin d'œil et retourna à sa discussion avec ses amis. De son côté, la jeune femme retourna à son petit déjeuné et mangea tranquillement, puisqu'elle avait libre la première heure de cours.

Valéria Warrior

Je jetai un coup d'œil à mon horaire en tant que professeur et découvris que le premier cours que je donnais était avec les Gryffondor ainsi que les Serdaigle. Une chance que ce n'était pas avec les Serpentard, car il y aurait eu pas mal de compétition dans l'air lourd. Je souris suite à cette pensée. Je me dirigeai vers mon bureau après avoir fini de manger mon repas du matin et préparai ce que j'allais leur enseigner ainsi que mon discours, les dossiers et autre. Je parlerai peut-être du Fidelitas, le sortilège de protection du secret. Il pourrait être très pratique pour l'avenir. Aux dires du Dumbledore de mon époque, les Potter l'auraient utilisé quand ils auraient été mis au courant de la prophétie. C'est décidé, le cours parlera principalement du Fidelitas. La sonnerie de fin du premier cours retentit dans toute l'école. Les élèves seront là dans peu de temps, constatais-je avec effarement. Je partis ouvrir la porte que déjà quelques-uns entraient. Je me rassis à mon bureau et attendis qu'ils soient tous présents.

— Bien! m'exclamais-je pour attirer l'attention de tous les élèves. Je me présente : Valéria Warrior. Je serai votre professeur de sortilèges et enchantements pour le reste de l'année. Le professeur Flitwick étant parti en vacances. C'est moi qui le remplacerai. Je ne fonctionnerai pas comme la plupart des autres enseignants que vous avez. Lorsque vous entrerez dans ma salle de classe, il y aura le nom d'un sortilège et je vous demanderai à quoi il sert et comment nous l'exécutons correctement. Je ne perdrai jamais en théories inutilement pendant des heures. Il faut de l'utile et du concret. Des questions?

Je glissai un regard sur la classe. Une main se leva et je remarquai que c'était le jeune Remus Lupin.

— Oui? Lançais dans un sourire encourageant.

— Ça commence quand? demanda-t-il dans un sourire en coin.

Je souris de bonheur.

— Dès maintenant! m'exclamais-je joyeusement. Quelqu'un connait-il le sortilège Fidelitas?

Personne ne leva sa main. Je ne perdis pas mon sourire et tâchai de l'expliquer du mieux que je le pouvais.

— Le sortilège du Fidelitas est un sortilège originaire d'une très ancienne magie et qui consiste à garder soit un endroit, un objet, une maison, un château ou un secret qui nous sont précieux. Il y a un gardien du silence. C'est grâce à lui que le sortilège peut fonctionner. Si le gardien ne dit rien, alors personne ne pourra savoir ce qu'il garde. En dehors de lui, si quelqu'un est au courant, il ne pourra en souffler mot à personne, car rien ne sortira de sa bouche, expliquais-je le plus clairement possible. Il vous sera utile dans les temps qui viennent. Vous savez surement qu'un homme appeler Voldemort monte en puissance?

Tous frissonnèrent en entendant l'homme qui dirige tous ces mangemorts. J'esquissai une mine sombre et promenai mon regard sur toute la classe.

— La peur du nom en lui-même ne doit en aucun cas avoir d'effet sur vous. Elle ne fait que rendre l'objet de la peur bien plus réelle qu'elle ne doit l'être en réalité. Souvenez-vous toujours que la plus grande force en ce monde provient de l'amour que l'on porte envers nos proches… Mais faites bien attention à ce que cet amour ne devienne pas une faiblesse… déclarais-je en passant dans les aller avec une mine sérieuse.

Je les observai tous un à un et retournant à l'avant, je poursuivis sur le sortilège Fidelitas d'un ton plus enjoué que précédemment.

— Bien! Le sortilège que je vais vous enseigner aujourd'hui pourrait bien vous sauver d'une attaque, affirmais-je. Le plus important dans ce sortilège, c'est d'avoir une confiance sans bornes en votre gardien du silence, car vous lui confiez votre vie sur un plateau d'argent. Souvenez-vous toujours de ça! Bon! Qui veut essayer?

Lorsque le soir vint, je soufflai tout en rangeant mes choses sur mon bureau. Ma tête se tourna vers le calendrier. Pleine lune. Pauvre Remus, songeais-je avec tristesse. Pourquoi ne pas aller rendre visite aux maraudeurs cette nuit? me demandais-je ensuite. Je rangeai ce qu'il me restait. Comme j'avais déjà mangé, je me permis de m'y rendre maintenant. J'immobilisai le saule cogneur, entrai et me changeai tout de suite en panthère. Je n'étais pas loin de la situation des garçons puisqu'ici je n'étais pas déclaré animagus. Ce qui était énervant, c'était que je l'étais à mon époque. Je parcourus toute la route pour me rendre à la cabane hurlante pour la visiter avant l'arrivée des garçons. Rendu dans la chambre qui devait surement être l'endroit où le jeune Remus se transformait, j'inspectai les lieux. C'était tellement navrant comme spectacle. Une potion tue-loup vidée était déposée sur une petite table de chevet. Je le trouvais très courageux d'endurer sa condition sans se plaindre une seule fois. Je me cachai dans l'ombre et attendis qu'ils viennent pour la transformation. Je n'eus guère à attendre longtemps cependant. Ils arrivèrent au bout d'une petite demi-heure d'attente. Lorsque la transformation se finit, je sortis de ma cachette et allai vers le pauvre Remus sous sa forme de loup-garou. Le cerf – James – et le Sinistros – Sirius – essayèrent de m'arrêter dans ma route, mais je continuai d'avancer vers Remus. Je frottai mon museau sur son bras gauche qui encerclait sa tête pour le réconforter. Un je-ne-sais-quoi me soufflait qu'il souffre terriblement même si ses amis l'accompagnaient. Il avait peur de leur faire du mal. Même sous l'emprise de la potion tue-loup. Je me plaçai de façon à ôtai ses bras de sa tête pour qu'il me regarde dans mes yeux de panthère. Il ne le fit qu'au bout de quelques minutes d'obstination. Il fut surpris de me voir. Je ris intérieurement de sa réaction en souriant sous ma forme de prédateur. Je le forçai à se lever de plusieurs coups de tête et fis signe aux deux autres de nous suivre en dehors de la cabane hurlante. Pas question de rester planter là à s'apitoyer sur le destin qui a voulu que Remus se transforme une fois chaque mois. La nuit se passa entre attaques amicales et jeux. Quand je fus certaine qu'ils ne me remarqueraient pas, je partis avant le lever du jour et me précipitai dans mon lit pour dormir le temps que j'en avais le droit.

Cela fait désormais 2 semaines que j'avais assisté les trois maraudeurs à la pleine lune. Ils n'avaient pas l'air de savoir que c'était moi sous la forme de panthère. Ce qui m'amusait c'était les recherches qu'ils faisaient pour savoir qui c'était. Je ne leur dirai sans doute pas avant qu'ils aient eu leurs 17 ans. Parce qu'à cet âge, ils étaient majeurs. Je me souvins pourquoi je voulais devenir un animagus. Ça m'avait pris 2 ans avant de l'être. Ça remontait à ma première rencontre avec Remus à l'âge de 13 ans, si ma mémoire était bonne. Je l'avais rencontré au chaudron baveur. Comme Mathilde ne pouvait pas venir avec moi pour acheter mes fournitures scolaires, j'étais partie les acheter moi-même, seule. Je l'avais entendu parler avec ses amis James et Sirius. Ils parlaient de la date de la prochaine pleine lune. Ils appelaient la situation, problème de fourrure. Et lorsque mon regard avait croisé le sien, je m'étais senti toute chose à l'intérieur de moi. J'avais ensuite compris, quelque temps après, que j'étais tombée amoureuse au premier regard. Un coup de foudre rien que ça? m'étais-je dit avec ironie. Dans ce temps-là, je venais d'apprendre la marche à suivre pour devenir animagus. Et comme ma recherche sur les loups-garous m'avait mené au point où l'on disait qu'ils n'attaquaient pas les animaux, j'avais sauté sur l'occasion. La tâche s'était avérée très délicate, j'avais persévéré jusqu'à ce que je réussisse à l'âge de 15 ans à peu près. Puis, à mes 17 ans, je m'étais déclaré et tout était allé mieux dans ma vie. À part lorsque Mathilde était décédée dans une attaque isolée de mangemorts. J'en avais pleuré pendant 2 mois tellement elle me manquait horriblement. Je me sentais un peu seule depuis que j'avais remonté le temps. Je donnais les cours que j'avais planifiés avant le transfert et pendant mes matinées ou mes après-midi de libres, je parlais et me promenait soit seule, soit avec mes parents ou l'un des deux.

Aujourd'hui, je terminais la journée avec Griffondor et Poufsouffle de 6e année, puis ce serait la fin de semaine. J'allais leur apprendre à maîtriser l'occlumancie pour empêcher quiconque d'entrer dans leurs pensées. Puisque le programme ne le mettait pas dans ses registres, j'avais demandé au professeur Dumbledore si je pouvais et il m'avait dit que oui. J'étais assise derrière mon bureau en train de vérifier mon plan pour les différents degrés d'étudiant lorsque ma dernière classe de la journée entra à l'intérieur pour s'installer juste à temps pour la cloche faisant débuter le cours. Comme ils ne semblaient pas décider à se taire, je sifflai avec mes deux doigts à la façon moldue que j'avais apprise et tout le monde se tut.

— Bon! m'exclamais-je. Vous voyez comme il est agréable d'avoir un peu de tranquillité!

Je souris alors que personne n'osait parler.

— Aujourd'hui, débutais-je malgré tout, vous aurez droit à une leçon sur l'occlumancie pour vous préserver des personnes capables d'utiliser le sortilège de legilimancie. Je ne vous demanderai pas de le pratiquer avec une personne capable d'utiliser ce qu'elle voit contre vous, alors vous choisirez la personne en qui vous avez le plus confiance durant le temps de la pratique. Pour l'instant, nous nous contenterons de la théorie. Des questions?

Comme personne ne levait la main, je souriais doucement et commençai à faire des allés-retours entre les ranger de bureau.

— Que savez-vous exactement de la pratique de l'occlumancie? demandais-je aux élèves en les examinant.

Je vis Lily Evans lever la main avec empressement ainsi que Remus Lupin. Je fis signe à Lily d'un geste de la main.

— Miss Evans, fis-je.

— L'occlumancie, c'est la capacité de refuser à une personne mal intentionnée la permission d'entrer à l'intérieur de notre tête et de l'empêcher de fouiller dans nos souvenirs, déclara-t-elle avec sérieux.

— Oui, acquiesçais-je. Mais pas seulement cela…

Tournant la tête vers Remus, je fis signe dans sa direction.

— Mr Lupin, dis-je pour l'encourager à parler.

— Lorsqu'une personne tente de pénétrer dans les recoins les plus personnels de notre esprit, c'est-à-dire notre passé, l'occlumancie nous permet de le fermer à toute intrusion extérieure et de garder pour soi des informations que nous ne voulons pas savoir entre d'autres mains que les nôtres. Des informations capitales pour nous-mêmes ou des personnes de notre entourage immédiat ainsi qu'éloignées, répondit-il avec simplicité… enfin, pour moi quoi!

— Bien… bien, Mr Lupin! déclarais-je avec enthousiaste. Je donne 5 points à la maison de Miss Evans et de Mr Lupin pour leur exactitude…

Je me rendis en face des élèves et les observai d'un regard songeur. Peut-être qu'un exercice de pratique en exemple ne ferait pas de mal…

— Qui voudrait essayer avec moi? demandais-je. Celui ou celle qui voudra bien faire un exemple n'aura qu'à prononcer le sortilège de Legilimancie et rien d'autre. Le reste c'est moi qui le ferai… Alors?

Comme personne n'osait j'imagine, un élève de Poufsouffle leva timidement la main. Je lui souris avec bienveillance.

— Bien! dis-je. Viens en avant et dis-moi ton nom pour que je m'en rappelle…

— Louis Sanders, répondit-il en souriant, une fois devant moi.

— Donc, Mr Sanders, souris-je, si vous voulez bien lancer le sortilège…

— D'accord… dit-il en fermant les yeux tout en prenant une position confortable pour le lancer et pointa sa baguette dans ma direction. Legiliment…

Tout de suite après qu'il ait prononcé le sortilège, je bâtis une protection faite de filaments blancs éclatants qui empêcha le sorcier de voir ne serait-ce qu'un seul de mes souvenirs ou informations que j'aurais à l'intérieur de ma mémoire. Lorsqu'il cessa, surpris, de lancer le sortilège, abandonnant sa concentration, je souris à toute la classe qui n'avait rien compris de ce qui venait de se passer.

— Décrivez ce que vous avez expérimenté, Mr Sanders, devant la classe pour qu'ils comprennent ce qui vient de se passer, ordonnais-je au jeune homme.

— Quand j'ai lancé le sortilège, c'est comme si un mur d'une blancheur intense m'avait frappée à l'intérieur de ma tête m'empêchant de rassembler suffisamment mes pensées pour me concentrer sur ce que je faisais à ce moment précis. J'avais un de ces maux de tête! finit-il ses explications aux autres.

Tous les élèves avaient les yeux pendus à ses lèvres. Je les regardais avec amusement.

— C'est la deuxième technique la plus facile à maîtriser, déclarais-je. Mr Sanders, veuillez retourner à votre place. La première technique consiste à renvoyer plusieurs pensées en même temps au sorcier qui vous lancera le sortilège pour le mélanger dans ses intensions et l'expulser de votre tête…

Et le cours se poursuivit jusqu'à ce que la cloche ne sonne pour dire que la journée de était terminée. Tout le monde quitta ma salle de classe et je finis de ramasser quelques documents sur mon bureau. Le lendemain serait un match de Quidditch opposant l'équipe Serdaigle à celle de Griffondor et le commentateur du match serait un jeune homme de ma maison en dernière année. J'avais hâte d'y être! Pour le moment, je fermai la porte de mon bureau et pris la direction de la grande salle pour le dernier repas de la journée. J'avais un sourire aux lèvres. En passant par le parc, je vis les maraudeurs s'entraîner sur leurs mentales à les voir. Je les regardai avec un doux regard admiratif. Ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux de Remus. Nous échangeâmes un regard intense et il détourna les yeux pour les poser sur James qui venait de lui poser une question. Il fit un signe bref vers moi et les deux autres jeunes hommes se tournèrent d'un même mouvement dans ma direction. Et adoptant une attitude nonchalante, je leur fis un clin d'œil et repris ma route comme si de rien n'était.

Le dîner était passé depuis un bon moment ainsi que le couvre-feu et je me promenais dans les corridors pour réfléchir à tout ce que j'avais vécu depuis 1 mois. Tout allait tellement vite ces temps-ci. Je souris doucement dans la noirceur des corridors du château. Mes pas me menèrent vers l'entrée des cuisines et j'y entrai. Tout de suite, une jolie elfe de maison apparut devant moi.

— Que peu faire Jaïna pour Mme Warrior? demanda-t-elle.

— J'aimerais que tu m'apportes une petite pointe de la tarte aux pommes s'il en reste du dîner, s'il te plaît, Jaïna, dis-je.

— Oh, oui, il en reste… un petit instant! Jaïna vous demanderait d'aller vous asseoir à la table, fit-elle avant de disparaître dans un ploc!

En me dirigeant vers ladite table dans la pièce d'à côté, j'entendis des voix de garçons échanger des paroles. Je savais que c'était les maraudeurs. Je me demandais s'ils avaient regardé la carte qu'ils avaient inventée. Je laissai le félin prendre le pas dans mes mouvements et je me fis silencieuse comme le prédateur dont je prenais parfois l'apparence.

-… demande c'est quand la pleine lune pour ne pas être occupé à ce moment-là, couina une voix que j'interprétai comme étant celle de Peter.

— Elle se passera dans moins d'une semaine. Ce qui veut dire… vendredi prochain, fit la voix de James.

— Au moins, on pourra se reposer le lendemain pour récupérer nos heures de sommeil perdu… envolée! s'exclama Sirius avec mélodrame.

— Vous n'êtes pas obligé de venir, vous savez, ça ne me… commença Remus d'une toute petite voix.

— Hors de question! firent James et Sirius. On vient et c'est tout.

Je me reculai de quelques pas et me dirigeai avec des pas humain cette fois, vers la salle. Ils s'étaient tût à mon approche. Lorsque j'apparus dans l'embrasure de la porte, il n'y avait plus personne.

— Je sais que vous êtes là, les garçons! dis-je avec un sourire avenant.

Ils avaient sûrement revêtu la cape d'invisibilité de James. Dans un ploc! retentissant, Jaïna apparut, me tendit mon assiette en silence et disparut à nouveau. Je m'assis et commençai à manger avec décontraction.

— Si vous avez peur de perdre des points, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas Minerva… ni Miss Evans, fis-je avec un petit rire sans moquerie, juste avec de l'amusement.

Ils enlevèrent la cape d'un coup et je retrouvai devant les quatre garçons qui me fixaient avec hésitation. Je continuai de manger avec calme et lorsque j'eus fini, ils finirent par venir me rejoindre à table. Sirius avait retrouvé son sourire charmeur, Remus, son calme, James, sa malice et Peter resta craintif – en apparence seulement – au jugé de sa position. Il était recroquevillé sur sa chaise. Jaïna revint prendre mon assiette et repartit en silence.

— Vous êtes bien la seule à ne pas enlever de points à ceux qui ne respectaient pas le couvre-feu, déclara Sirius, amusé.

— Disons que j'ai mes préférences… fis-je, mine de rien. Et que certaines circonstances me font admirer le courage de certains des élèves…

Je ne m'aventurai pas plus loin dans ma réflexion, me contentant de soutenir le regard de Remus avec un sourire énigmatique aux lèvres et le regard impénétrable. Ils me dévisagèrent avec attention, mais je ne laissai aucune émotion me trahir. Je tournai les yeux vers Peter et le sondai avec attention en prenant soin qu'il ne le remarque pas. Je savais dorénavant pourquoi le Dumbledore du futur disait que Sirius n'y était pour rien dans la trahison des Potter…