Chapitre 17 Jack est dans la place
Cave. Domicile de Jethro Gibbs.
Gibbs bossait sur son bateau pour réfléchir quand l'animal dévala l'escalier à toute vitesse pour lui faire la fête. De toute façon, il ne pouvait pas faire autre chose. Tali recherchait Adino Navone, et Abby et McGee travaillaient sur le code. Code dont il en manquait la moitié soit dit en passant. Gibbs lui caressa la tête avant de porter son regard vers le haut de l'escalier où Tali venait d'apparaitre.
Gibbs : Jack ! Couché !
L'animal l'observa, puis se dirigea sous l'établie pour s'y installer.
Tali : Vous avez sur lui autant quasiment autant d'autorité que Tony et Ziva, c'est bien. Les huskies ont besoin d'être dominé.
Gibbs : Je suppose que vous n'êtes pas là pour parler dressage canin.
Tali : En fait je ne sais pas trop pourquoi je suis là, j'avais surement besoin d'un peu de compagnie.
Gibbs : Alors vous vous êtes dit autant venir ici.
Tali : Je ne suis pas venu les mains vides.
Levant la main, elle lui fit découvrir une bonne bouteille d'un bourbon hors de prix. Descendant les marches, Gibbs posa un pot en verre et sa tasse sur une poutre de bois. Servant deux généreuses portions de bourbon, Gibbs eut tout le loisir de l'observer. Et il devait reconnaitre que la jeune femme était magnifique. Ses cheveux mi longs caressaient ses épaules et ses yeux noirs semblaient capables de vous sonder l'âme. Mais ce qui lui faisait mal c'est cette tristesse qu'il pouvait lire au fond de son regard. Il avait déjà vu une détresse similaire dans celui de Tony en l'absence de Ziva, ou dans celui de Ziva quand elle baissait sa garde de temps à autre.
Gibbs : Vous ne deviez pas chercher notre suspect ?
Tali : Dans quelques heures. Je ne peux rien faire avant le lever du soleil en Israël.
Gibbs : Depuis combien de temps n'avez-vous pas mis les pieds là-bas ?
Tali : Longtemps. Très longtemps. La dernière fois, je bossais à Jérusalem, Ziva et Tony l'ignoraient même si on bossait sur la même enquête. D'ailleurs une des bombes a quand même explosé, j'ai failli réaliser le rêve de mon père en mourant.
Gibbs : Quel âge aviez vous ?
Tali : Seize ans. C'est après ça que mon père m'a fait passer pour morte. J'ai même eu le droit aux hommages militaires, l'hypocrite !
Elle eut un rire nerveux et avala une longue gorgée du liquide ambré. Son verre vide, elle le tendit à Gibbs pour qu'il le remplisse une nouvelle fois.
Gibbs : Le but c'est d'être saoule ?
Tali : Non, seulement d'oublier un peu. Je suis fatiguée de cette vie. J'en ai marre d'errer comme une âme en peine.
Gibbs : Pourquoi vouloir aider Ziva ?
La jeune femme haussa les épaules et parcourra la pièce du regard.
Tali : Pour avoir un but peut-être.
Gibbs : Non, avoir un but dans la vie, c'est vouloir devenir médecin. Alors pourquoi aider Ziva ?
Tali : La rédemption, le pardon, je n'en sais rien. Je sais juste que j'ai besoin de le faire.
Les deux finirent leur verre, et Gibbs les resservit une nouvelle fois. Un verre, un autre, encore un… La discussion était grave et baissait d'un ton, Tali se livrait sans vraiment en révéler trop. Pour Gibbs, elle semblait trop seule depuis trop longtemps. Sans vraiment comprendre pourquoi ou comment, ils se retrouvèrent dans la chambre de Gibbs, partageant caresses et baisers, ultimes gestes de réconfort dans leurs solitudes.
Le lendemain.
Le réveil fut difficile, même pour elle. La dose d'alcool dans son sang était élevée pour une petite chose aussi frêle qu'elle. Elle n'avait jamais été très corpulente, et elle avait aussi perdu pas mal de poids ses derniers temps. Dans la pénombre d'un rayon de lune, elle regarda sa montre, seul habit qu'elle portait sur elle d'ailleurs. 5h30. Elle n'avait pas dormi aussi tard depuis longtemps, une éternité même. Elle n'aimait pas vraiment se sentir prisonnière sous ce corps chaud. Remuant, elle le sentit se déplacer.
Tali : Merci.
Gibbs : Bonjour Officier Tali.
Tali : Après ce qu'on vient de faire, vous pourriez au moins m'appeler Tali… ou pas.
Gibbs : Vous vous taisez jamais ?
Tali : En fait ça peut paraitre paradoxal mais quand j'ai mal au crane, non.
Gibbs : Une aspirine ?
Tali : Seulement si je peux l'avaler avec du café.
Quittant la chambre, en prenant le temps de se rhabiller, les deux prirent la direction de la cuisine en silence. Machinalement Gibbs fit couler le café, puis donna à la jeune femme deux aspirines.
Tali : Je dois aller courir avec Jack. Est-ce que je peux revenir après prendre une douche ?
Gibbs : Tu veux un survêtement ?
Tali : Je ne suis pas sûr que les vôtres m'aillent.
Gibbs : Vous êtes plutôt maigre par rapport à Ziva mais il devrait vous aller.
Tali : Ziva a des habits à elle ici ?
Gibbs : Ziva dort parfois ici.
Tali : Vivre et travailler avec Tony vingt quatre heures sur vingt quatre peut parfois devenir dingue.
Gibbs : Rendre dingue pas devenir.
Tali : Quoi ? Désolé mais j'ai plus l'habitude de parler le français Canadien pas l'anglais.
Gibbs : Combien de langues ?
Tali : Juste cinq.
NCIS Office. Laboratoire d'Abby. 7h.
Dimanche matin… Normalement l'équipe aurait du être de repos depuis vendredi soir, mais rien n'y faisait, chacun avait prit quelques heures de sommeil enfin façon de parler pour Tali et Gibbs, et était rentré prendre une douche mais tous était sur le pied de guerre. Jack avait décidé d'avoir son quart d'heure, et s'amusait avec une balle en mousse, dérapant sur le linoléum.
Gibbs : Quelqu'un peu faire stopper ce chien !
Abby : Laisse-le, Gibbs, Ziva lui manque.
Gibbs : Il y a du nouveau ?
McGee : Sans la dernière partie du code, on est dans un cul de sac.
Gibbs : Bon sang ! Faites sortir ce chien !
McGee : Il a peut être des puces. Ca peut vous rendre dingue, je me souviens la dernière fois que Jethro en a eu…
Tali se tourna brusquement vers McGee, et le jeune agent put y lire l'incompréhension quand elle tourna le regard vers Gibbs.
McGee : Non ! Ce n'est pas ce que vous pensez ! Jethro c'est… mon chien. Abby l'a nommé ainsi.
Abby : Des puces ! Une puce ! Le professeur Lambert m'a signalé que dans les notes pour Tony dans les marges des calculs, le nom de l'Agent Jack réapparaissait souvent. Jack est important pour eux deux.
Tali : L'agent DiNozzo a offert un collier à Jack lors de leur cinquième séance d'entrainement.
**Flashback**
Tony : Hé ! Salut toi !
Le chien, tout heureux bondissait partout. Tali resta en retrait, pendant que Tony et Ziva jouaient un moment avec Jack dans le terrain du centre d'entrainement canin. Tali esquissa un sourire, Jack était le chien parfait pour Ziva. Dynamique, joueur, joyeux, oui il était parfait. Jack lui faisait un peu penser à Tony sous certains aspects. La comparaison cette fois la fit éclater de rire. Tony releva le regard vers elle, mais continua à jouer avec Ziva et Jack. S'agenouillant près du chien, Tony sortit un collier de cuir brun de sa poche.
Tony : Cadeau pour toi, mon grand.
Attachant le collier autour du cou du chien, celui-ci, lui bondit dessus et lui léchouilla le visage. Et cette fois ce fut au tour de Ziva d'éclater de rire.
**Flashback end**
Gibbs siffla et l'animal arriva en courant pour se stopper juste au pied de l'agent avant de s'assoir. Il lui retira le collier, mais le chien laissa échapper un gémissement. Et l'image de ses ex femmes rousses lui revint encore en mémoire. Sale bête !
Gibbs : Je te le rends juste après.
Nouveau gémissement.
Gibbs : Promis ! Maintenant déguerpie.
Pourtant l'animal resta là, le temps qu'Abby examine le collier pour finalement brandir avec fierté la micro puce entre ses doigts.
Gibbs : Maintenant au boulot. Tali avec moi !
TBC
