Chapitre 28 Passation de pouvoir
Bureau de Vance. Le lendemain.
Tony : Je veux la petite.
Vance : Je ne suis pas sûr que…
Tony : Écoutez, on a toujours obéie à vos ordres sans contester, ça a même failli nous couter la vie plus d'une fois. Ziva veut l'enfant.
Keller : On n'a jamais vu d'agent Athéna devenir parent.
Tony : Vous n'avez jamais vu d'agent Athéna se marier, et Ziva est ma femme.
Keller : A cause d'une mission…
Tony : Peu importe.
Keller : Je regrette mais vous donner la garde d'un enfant est quelque chose d'impossible.
Tony : Quoi vous prendriez le risque de perdre votre supériorité face aux autres agences pour si peu ?
Keller : C'est une menace ?
Tony : Prenez-le comme vous le voulez.
Vance : Du calme, messieurs.
Tony : Vous ne prendrez ni le risque de nous annihiler, ni de nous voir disparaitre. Je ne demande pas grand-chose. Juste la garde d'une petite fille sourde qui passe les trois quarts de son temps dans un institut.
Vance : Ce qu'essaye d'expliquer mon collègue c'est que cette enfant est un risque pour l'état émotionnel de l'agent David.
Tony : Je contrôle l'état émotionnel de Ziva. Vos stupides tests psychologiques vous l'ont déjà révélé. Je sais que c'est ça qui vous pose un problème, en réalité. Ca vous bouffe de ne pas être aussi le Contrôleur de Ziva, n'est ce pas directeur adjoint Keller ?
Vance : Vous allez trop loin agent DiNozzo !
Tony : Je vais retourner au boulot, Gibbs va me passer un savon sinon !
Puis se levant du fauteuil, il quitta le bureau, laissant les deux directeurs seuls.
Vance : Il faut lui donner ce qu'il veut.
Keller : C'est hors de question !
Vance : L'agent DiNozzo peut devenir un véritable fléau s'il décide de s'en prendre à nos agences.
Keller : Il ne le fera pas.
Vance : Je ne suis pas sur que vous soyez encore son Contrôleur.
Keller : Je le suis !
Vance : Non… Gibbs l'est.
Keller : Foutu NCIS !
Quatre heures plus tard…
Vance : Gibbs…
Gibbs : Vous vouliez me voir, directeur ?
Vance : Assoyez-vous. Je sais que vous avez été voir l'agent Callen pour la disparition des agents David et DiNozzo, ça signifie que vous savez quelque chose au sujet des programmes Athéna.
Gibbs qui jusque là était debout pris place en face du directeur.
Vance : Je ne veux pas savoir ce que vous savez. L'agent DiNozzo vous a fait confiance et d'une certaine manière ça m'arrange. J'aurais moins Keller sur les bras. Ce que je vais vous dire devra rester dans ce bureau. Je suis bien clair ?
Gibbs : Limpide, mais viens en au but, Leon.
Vance : Les agents Athéna sont des agents surdoués, mais ils sont dépendants émotionnellement de ce qu'on appelle un Contrôleur.
Gibbs : Eli David et ce Keller je présume.
Vance : C'était vrai par le passé. Mais Eli a à moitié détruit, Ziva. Mais elle a reconstruit ses liens sur l'agent DiNozzo et sur toi, par extension.
Gibbs : Par extension ?
Vance : Gibbs, tu es le Contrôleur de l'agent DiNozzo. Quoi que tu lui dises, il t'obéira.
Gibbs : Alors qu'il reprenne sa liberté.
Vance : Impossible. Ca le détruira.
Gibbs : Et que suis-je sensé faire de ça ?
Vance : Agis comme d'habitude. DiNozzo a quand même réussi à se fabriquer une certaine autonomie. Pour le reste, laisse-moi faire. Donne-lui ça.
Gibbs : Qu'est ce que c'est ?
Vance : Tu verras. Ne t'inquiète pas ce n'est pas un piège. Ils l'ont tous deux bien mérité.
Gibbs ramassa l'enveloppe et rejoignit son bureau, lâchant l'enveloppe de kraft marron sur le bureau de Tony qui bossait sur un de ses rapports.
Tony : Boss ?
Mais le jeune agent savait que son ainé ne parlerait pas. Prenant l'enveloppe il l'ouvrit, et en sortit les papiers qu'elle contenait, au fur et à mesure qu'il lisait, il sentit son cœur s'accélérer. Il avait du mal à y croire. Tournant les pages, il releva le regard sur Ziva. Concentrer sur ce qu'elle faisait, Jack couché à ses pieds, elle n'avait pas idée de ce qui était entrain de se jouer.
Tony : Jack, Ziva !
Le chien se releva, provoquant une réaction chez Ziva.
Ziva : Qu'y a-t-il ?
Le chien posa la patte sur sa cuisse et Ziva releva le regard vers Tony. Incapable de parler, il lui signa de venir. Fronçant des sourcils la jeune femme se leva, alors que Jack se recouchait en baillant. Contournant le bureau, elle se glissa derrière Tony pour lire par-dessus son épaule. Tony tourna la tête pour observer les réactions de sa compagne et d'un coup il se retrouva entouré de ses deux bras dans une étreinte. Se mettant debout tant bien que mal, il la serra contre lui. Sous le regard de Gibbs. Tant pis, de toute façon Gibbs devait déjà être au courant. Relevant les yeux sur son patron, il croisa son regard bienveillant.
Tony : Merci Gibbs.
Gibbs : DiNozzo, j'aimerais te parler quelques minutes…
Tony : Passe à la maison demain midi, Ziva et Louanne partiront devant après le déjeuné, on les rattrapera à la fête foraine ensuite.
Institut pour sourds. Bureau de Rebecca McKenzie.
Deux coups à la porte et la directrice releva la tête et scandant un 'entrer', sûr qu'un entendant se trouvait derrière la porte. Ses jeunes élèves, ouvraient et fermaient la porte puis attendait que l'on vienne leurs ouvrir. La porte s'ouvrit et elle découvrit avec surprise Tony DiNozzo et Ziva David ainsi qu'une boule de poils rousse.
Tony : Mademoiselle Rebecca.
Rebecca : Agent DiNozzo, agent David. Je vous en prie prenez place. Je suis heureuse de vous voir, j'ai appris par votre directeur que vous avez passé des épreuves terribles.
Ziva : Louanne…
Rebecca : Quand on lui a appris votre disparition elle a beaucoup pleurée et priée tous les jours.
Ziva : Pauvre enfant…
Rebecca : Écoutez, elle tient énormément à vous. Et ça rend les choses assez compliqués. Elle a clairement fait comprendre qu'elle voulait être retirée de la liste des enfants adoptables.
Tony : Elle n'a que cinq ans.
Rebecca : Mais elle est extrêmement intelligente, et vous à choisie tous les deux. Mais Louanne a besoin de stabilité.
Tony : Il y a des choses que nous ne vous avons pas dites, mademoiselle Rebecca. Ziva et moi sommes mariés depuis plusieurs années. Nous n'en avons rien dit à cause de notre travail. Quand nous étions là bas, nous avons beaucoup discuté.
Ziva : Dites nous ce que vous cherchez à nous faire dire, miss Rebecca, parce que vous savez très bien pourquoi nous sommes là.
Rebecca : J'avais oublié que j'avais affaire à des enquêteurs.
Ziva : Vous n'avez pas idée. Quand j'ai quitté l'institut, je n'avais pratiquement aucun repère, aujourd'hui, je travail de nouveau, nous avons une maison et j'ai même un chien d'assistance. J'aime Louanne…
Rebecca : Vous êtes jeune, Ziva. Quand vous aurez des enfants…
Ziva : Je vais faire un tour.
La jeune femme se leva et repoussa sa chaise. Jack couché à ses pieds se leva et suivit sa maitresse dans le couloir.
Rebecca : J'ai dit quelque chose qui ne fallait pas.
Tony : On peut dire ça. Quand pourront nous prendre Louanne ?
Rebecca : Dès ce week end. Mais j'aimerais qu'elle reste en internat ici dans les débuts du moins. L'institut est une constante dans sa vie…
Tony : Oui, il n'était pas dans notre intention de la changer d'école. D'autant plus que Ziva aime cet endroit.
Rebecca : Allons la rejoindre, je lui dois quelques excuses.
Cour de l'école.
La cour n'avait jamais été aussi animée. Les enfants riaient aux éclats, alors que Ziva et Jack s'amusaient avec eux. Le chien semblait aux anges d'avoir autant d'attention. Tony posa son regard sur Ziva. Elle était radieuse. Riant, ses cheveux volaient au vent alors qu'elle se faisait poursuivre par une horde d'enfants bien décidé de faire d'elle leur jeu principal pour le moment. Rebecca invita Tony à s'assoir sur un banc.
Rebecca : On dirait une enfant.
Tony : C'est un peu le cas. Ziva n'a pas eu d'enfance. Elle a grandi trop vite. Elle a été formé dès sa plus jeune enfance, a commencé à travailler à 15 ans et était marié à 17.
Rebecca : Ce n'est pas une vie ça, c'est un marathon.
Tony : Elle sera une bonne mère, j'en suis certain. J'aimerais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour nous.
Rebecca : Je n'ai fait que mon travail.
Tony : J'aimerais quand même faire quelque chose. Je sais que vous avez quelques difficultés financières. Et je crois que vous avez aussi besoin d'un chien ou deux dans cette école.
Rebecca : Je ne sais pas si j'ai le droit d'accepter.
Tony : Cet argent n'est pas un pot de vin. Et il ne nous manquera vraiment pas à Ziva et à moi.
Rebecca : Alors d'accord.
Tony : Aller ! Venez jouer, miss Rebecca.
Et il entraina la jeune femme avec lui pour jouer avec Ziva, Jack et les enfants.
TBC
