Je suis désolé désolé désolé pour le retard. Je sais que vous attendez avec impatience la suite de cette histoire mais j'ai tendance à m'oublier plongée dans mon roman et dans ma nouvelle obsession pour Doctor Who. Mais ne vous inquiétez pas, je ne l'abandonne pas. Je la finirai c'est promis. Alors je vous souhaite bonne lecture.
Chapitre 39 Retour à la maison
Salle d'interrogatoire. NCIS. Washington D.C.
Derrière la vitre sans teint, trois hommes observaient Ziva tenir la main de la jeune Alaina plongée dans un sommeil médicamenteux. La pièce avait été provisoirement transformée en chambre d'hôpital spéciale pour la jeune agent Athéna. Le directeur Vance, Gibbs et Tony discutaient de la suite des évènements. Tony contemplait cette petite fille allongée, ses boucles brunes, il savait qu'elle avait ses yeux. Inspirant profondément, il poussa un long soupir, conscient que les choses ne faisaient que commencer et pas forcement pour le meilleur. Tony décida de nouveau de prendre part à la conversation, car même s'il y donnait l'impression d'être désintéressé, il n'avait pas loupé un mot de l'échange entre Vance et Gibbs. Et certaines choses ne lui avaient pas plût comme le fait qu'il fallait surement passer par le directeur adjoint John Keller pour obtenir des papiers pour Alaina.
Tony : Obtenir des papiers, même par Keller, n'est pas la chose la plus difficile à réaliser. Alaina est complètement conditionnée.
Vance : Conditionner à quoi ?
Tony : Nous infiltrer. Et très probablement tuer Ziva.
Gibbs : DiNozzo ? Tu as conscience de ce que tu dis ?
Vance : Il va falloir l'enfermer…
Tony : C'est ma fille. Je la prends chez moi.
Vance : Pas si elle met un de mes agents en danger.
Tony : Je dépens des Services Secrets.
Vance : Et Ziva du NCIS.
Tony : Si je donne un ordre, elle me suivra. Ecoutez directeur. Je ferais ce qu'il faut pour sauver ma fille. Parce que si je perds Alaina, je perds Ziva. Et ça c'est tout simplement impossible. Alaina ne tentera rien avant des semaines voir des mois. En attendant, je peux lui ouvrir la porte aux sentiments. Je l'ai fait avec Ziva. Je dois absolument essayer avec elle. Je n'ai pas le choix.
Gibbs : Tu as Louanne…
Tony : Je protégerais ma famille !
Gibbs : Tu n'es pas omniscient !
Tony : Je peux la deviner. Elle est mon sang ! Elle est mes erreurs et le moyen de réparer mes erreurs est de prendre soin d'elle. C'est ma famille, Gibbs. Ma famille.
Gibbs ne chercha pas à faire plier Tony. Il savait qu'il pouvait lui ordonner mais lui-même avait tout tenté pour venger sa famille. Si son jeune agent disait qu'il pouvait gérer alors il lui faisait confiance.
Vance : Est-ce que l'agent David sait ?
Tony : Je l'ignore. Elle est capable de penser par elle-même. Parfois elle garde ses craintes. Je vais rentrer chez moi avec ma femme et ma fille, directeur.
Domicile de Tony et Ziva. Deux jours plus tard.
L'agent DiNozzo ouvrit la porte et laissa passer Alaina dans la maison. La jeune fille hésita pas certaine de savoir ce qu'elle devait faire. Elle connaissait les ordres mais… Tony avait montré tant de gentillesse avec elle. Non, on l'avait prévenue, elle devait agir en conséquence. Entrant dans la demeure, elle avisa le sol en paille de riz et retira ses chaussures. Sur sa gauche se trouvait une cuisine, sur sa droite le salon, face à elle un escalier montant à l'étage, et il lui semblait qu'il y avait une ouverture dans le recoin derrière l'escalier. Une demeure typiquement américaine.
Tony : Ta chambre est presque terminée, il faut dire qu'on a eu très peu de temps, donc si tu as des préférences en matière de décoration…
Alaina : Peu importe. Je veux dire ça m'est indifférent, je ne sais pas ce que j'aime ou si j'aime…
Tony : Oui je comprends.
Elle eut un ricanement.
Alaina : J'en doute.
Tony : Tu veux parier ?
La jeune fille se tourna vers lui avant de finalement rendre les armes.
Alaina : Oui peut être. Je… Ziva n'est pas là ?
Tony : Elle rentrera plus tard. Elle est partie chercher Louanne à l'école pour le week end. La petite est fragile.
Alaina : Faible !
Tony : Non fragile ! C'est une enfant ! C'est à nous de la protéger. Les plus faibles ne sont pas forcement un fardeau Alaina. Ils peuvent nous poussez à nous dépasser.
Alaina : Comme l'agent David ?
Tony : Ziva n'est pas faible.
Alaina : Si ! Elle est faible ! Elle a trahis son pays pour…
Tony : Pour vivre sa propre vie. Et je veux que tu vives la tienne, que tu puisses faire tes propres choix, mais en attendant le prix de ta liberté est l'obéissance et le respect ! Tu passeras tes matinées au centre militaire avec un précepteur pour apprendre et l'après midi, tu te défouleras avec les militaires. Après le travail, je passerais te chercher, et tu rentreras ici. Tu as compris ?
Alaina : Oui.
Tony : Suis moi.
La jeune fille s'exécuta et suivit Tony à l'étage. Sur le palier, il se dirigea vers la dernière pièce et ouvrit la porte avant de s'effacer une autre fois pour laisser. La pièce n'était pas du tout dans le style de la maison, un lit une place, une bibliothèque et un bureau y trônait. Dessus un ordinateur, mais Tony avait bridé la connexion internet ne laissant que l'accès le plus minimum et un enregistreur gardait en mémoire chacune des navigations. La pièce était décorée sommairement, dans des teintes apaisantes. Tony savait qu'il ne devait pas en faire trop, s'en tenir à la rudesse d'un entrainement militaire.
Tony : Tes quartiers.
Alaina : Bien monsieur.
Tony : Tony. Ca ira pour le moment. Tu dois savoir quelques trucs sur le règlement de la maison. Ziva et Louanne sont sourdes. La maison est aménagée en conséquence. Nous dinons en famille sauf quand Ziva et moi travaillons sur une enquête. Pour le petit dej et le déjeuné c'est variable. La cave est interdite d'accès. La salle de bain et les toilettes sont à l'étage, tu peux en disposer au besoin. C'est bien compris ?
Alaina : Oui Tony.
La jeune fille s'avança dans la pièce pour caresser le dessus de lit avant de s'assoir dessus. Les deux agents Athéna se jugeaient du regard. Tony savait qu'il avait le dessus, il avait l'expérience de la vie en tant que jeune agent.
Cuisine.
Quand Tony descendit, Ziva était déjà là, préparant le diner pendant que Louanne dessinait sur la table de la cuisine. Elle releva la tête sur lui, y posant un regard inquiet. Mais il fut interrompu par Louanne qui se jetait dans ses bras.
Louanne : Papa !
Un des rares mots qu'elle prononçait à voix haute.
Tony : (signant) Bonjour ma chérie. Ca va ?
Louanne : (signant) Oui ! Mais je suis contente d'être rentré ! Je peux voir la fille ?
Tony : Plus tard. Elle découvre la maison. Mais je ne veux pas que tu es peur, si y'a un souci tu viens me voir, Ziva ou moi. D'accord ?
L'enfant hocha la tête et retourna à ses dessins. Tony lui reposa son regard sur sa femme décidant de répondre à sa question silencieuse.
Tony : Elle prend ses marques mais ça va être long et difficile. Tu en as parlé avec Louanne des risques ?
Ziva : Oui mais va faire comprendre les choses à une enfant si jeune. Tu as pensé à condamner la fenêtre ?
Tony : Ne t'inquiète pas, j'ai condamné sa fenêtre et relié toutes les autres au système de sécurité. Prendre le contrôle va être dur, mais lui libérer ses sentiments là… Tout dépendra d'elle, j'en ai peur.
TBC
