Je suis désolé, je suis impardonnable même si j'ai toujours des excuses, et en plus je travail et vis dans un camping, mon ordi souffre donc de la chaleur et je n'ai quasiment pas de connexion internet mais voilà un nouveau chapitre de cette histoire, dont il reste encore quelques chapitres. Sur ce, bonne lecture. :-)

Chapitre 40 Etat de crise

Domicile de Tony et Ziva. Quelques mois plus tard…

Des cris, des hurlements même. La maison était un véritable champ de bataille. Complètement terrifiée, Louanne avait prit la fuite pour se cacher. Entre Ziva et Alaina s'étaient le clash, alors que la jeune mère n'avait voulu qu'avoir l'avis de sa fille sur ce qu'elle désirait manger. Les deux femmes avaient échangé des coups ou plutôt Ziva avait retenu ceux d'Alaina. Et Tony avait assisté à la scène, impuissant. Il voulait savoir comment Ziva gérait la situation. Mais apparemment s'était une catastrophe, il s'était douté qu'Eli David avait monté sa petite fille contre sa fille à défaut de pouvoir la récupérer. Tony se saisit brusquement du poignet de la jeune fille, qui le regardait avec un air de défi. Sortant son couteau, il lui entailla superficiellement l'intérieur de la main, pour faire couler le sang. Non loin de là, Ziva regardait la scène le cœur fendu, sans bouger, elle ne pouvait pas intervenir sous peine de compliquer la situation, elle savait que ce qu'il faisait était nécessaire et qu'il ne le faisait pas de gaité de cœur.

Tony : Ton sang ! Regarde-le ! Mon sang et celui de Ziva coulent dans tes veines ! Nous savons ce que tu ressens ! Nous sommes tout deux passés par là avant toi. Eli David a détruit ta mère, et nous ne voulons pas qu'il fasse la même chose avec toi !

Alaina : Ziva David est faible ! C'est une traitresse envers Israël ! Et je ne ressens rien !

La jeune fille se débattit violemment. Et Tony n'y pas d'autre choix que de la plaquer au sol, face contre terre. Lui posant un genou sur le dos pour l'immobiliser, il croisa le regard de Ziva. Elle était au bord des larmes mais se retenait, trop fière pour pleurer, trop fière pour se montrer faible devant sa fille, ou plutôt le monstre qu'Eli David avait créé.

Tony : (en langue des signes) Ziva, prends Louanne ! Va chez Gibbs et n'en bouge pas ! J'appellerais Gibbs !

Elle hocha la tête et monta à l'étage, récupérer l'enfant qui s'était caché dans sa chambre, complètement terrifiée.

Tony : Maintenant tu vas te calmer, et présenter tes excuses à ta mère et à ta sœur.

Alaina : Jamais de la vie !

Domicile de Leroy Jethro Gibbs. 21h.

Garant sa voiture devant l'entrée, Ziva descendit du véhicule et en fit descendre Jack, avant d'ouvrir la portière arrière pour détacher Louanne qui dormait dans son siège auto. La prenant dans ses bras, elle gravit les marche et entra dans la maison, pendant que Gibbs remontait de la cave, ayant entendu le chien.

Gibbs : Ziva…

Il voyait bien quelque chose n'allait pas. La jeune femme retenait avec peine ses larmes. Doucement il lui prit Louanne des bras et l'emmena dans la chambre d'enfant, prenant soin d'allumer une veilleuse avant de retourner dans le salon, pour retrouver Ziva exactement là où il l'avait laissé alors que Jack avait prit ses aises sur le canapé.

Gibbs : Ziva ?

Ziva : Je… Je suis une mauvaise mère, Gibbs.

Gibbs : Bien sûr que non, regarde Louanne…

Ziva : Tu ne comprends pas ! Mon sang est un poison.

Cette fois elle pleurait, elle paniquait, elle perdait complètement le contrôle de ses émotions et le résultat mis assez mal à l'aise Gibbs. Cette histoire d'agent Athéna le mettait mal à l'aise depuis le début en fait. Et il ne savait pas quoi faire. Et il se rendait compte que jusque là Tony avait exercé un contrôle parfait sur elle, d'une manière ou d'une autre. Mais là, il devait se débrouiller seul et pour la première fois, il hésitait sur la manière d'agir. Devant cette femme si fragile et en proie à ses émotions et à ses démons. Comment rassurer une mère sur ses capacités quand son propre enfant est capable de la tuer parce qu'un autre lui en a donné l'ordre. Brusquement il se saisit des poignets de la jeune femme qui se raidit.

Gibbs : Cesse de pleurer ! C'est un ordre !

Ziva : Tu n'es pas…

Gibbs : Quoi ton Contrôleur ? Je peux appeler Tony si tu préfères ?

Ziva : Non. Je…

La jeune femme lutta contre elle-même pour se dominer, pour reprendre le contrôle d'elle, de ses émotions. Elle savait qu'elle en était capable.

Gibbs : Mieux. Tu as dîné ?

Ziva : Non.

Gibbs : D'accord, alors va à la cuisine te nourrir un peu, j'ai des coups de téléphone à passer.

NCIS Office. Le lendemain.

Tony lâcha ses affaires derrière son bureau et se laissa tomber sur sa chaise. Avant de relever les yeux et de découvrir que Ziva n'était pas là. Tournant le regard, il découvrit pourtant son patron à son bureau.

Tony : Où est Ziva ?

Gibbs : A l'institut pour sourd. Elle explique à l'institutrice de Louanne pourquoi celle-ci risque d'avoir des cauchemars.

Tony : Tu crois que c'est facile pour moi ? Je fais mon possible pour protéger ma famille, Gibbs.

Gibbs : Je le sais ! Mais Alaina est dangereuse.

Tony : Elle est ma chair et mon sang, je n'ai pas le droit de l'abandonner parce qu'elle est différente. Je dois réussir, je ne veux pas qu'elle finisse dans un centre d'aliénés. Pas si elle a une chance de s'en sortir.

Gibbs : Où est-elle ?

Tony : Au centre d'entrainement de la base. Entourée de militaire, elle est en sécurité et peu canaliser sa colère. Je ne sais plus quoi faire Gibbs.

Ducky : (arrivant) Il faut terminer sa formation.

Tony : Je ne peux pas faire ça, c'est une enfant.

Ducky : Tu n'as pas le choix. Le directeur m'a fourni vos profils psychologiques à Ziva et à toi. Ne râle pas, c'était moi, ou Janice Bracco. Enfin bref, j'ai étudié vos profils et ce que tu as dit des agents Athéna, et je peux te dire que tu n'as pas d'autre choix que de terminer son entrainement. Tu dois devenir son Contrôleur pour la dominer.

Tony : Je ne veux pas être le Contrôleur de ma fille !

Gibbs : Tu n'as pas le choix. J'ai dit la même chose au directeur à ton sujet, il m'a dit que ça te détruirait.

Tony : Je ne voulais pas t'infliger ça.

Il prit une baffe derrière la tête et Tony la ferma, mais le regard qu'il posa sur Gibbs montrait clairement sa culpabilité.

Gibbs : Ca ne me dérange pas tant que ça, d'autant que tu te gères seul. Tony, que tu le veuilles ou non, tu es déjà le Contrôleur de Ziva, tu sais comment agir. Tu seras comment expliquer ensuite à Alaina comment être libre.

Tony : Je n'ai déjà pas réussi avec Ziva.

Ducky : Parce que Ziva est ton âme sœur. Elle dépend de toi au-delà de cette histoire d'agent et Contrôleur. Est-ce que tu as, ne serait-ce qu'une idée, de la complexité de ta relation avec Ziva ?

Tony : Ducky, j'ai passé la nuit à essayer de faire entendre raison à ma fille. Alors pour le moment mon histoire avec Ziva est stable, mon problème c'est Alaina.

Ducky : Il n'empêche que ta relation avec Ziva est…

Tony : Ma vie privée, Ducky. Je suis déjà assez obligé d'exposer ma vie de famille parce ce que nous sommes ce que nous sommes, je voudrais garder quelque chose rien qu'à moi.

Gibbs : Une femme comme elle… Qu'est ce qui t'a prit ?!

Tony haussa les épaules. Il se rappelait la toute jeune femme qu'il avait épousée…

Tony : Elle n'était pas encore totalement comme aujourd'hui… Parfois j'ai l'impression d'avoir affaire à un fantôme. Elle a tellement de parts d'ombre en elle. Je pourrais l'obliger à tout me dire…

Gibbs : Mais elle t'en voudrait parce qu'elle aurait peur de plus être ce qu'elle voit dans tes yeux quand elle croise ton regard.

Ziva : (arrivant) C'est exactement ça.

Tony : Hé ! Ziva. On parlait de…

Ziva : De moi.

Tony : Oui… non, en fait on parlait d'Alaina.

Ziva : Oh… J'ai pourtant la sensation que tu parlais de moi et je ne suis pas tellement ma fille…

Elle aussi semblait résignée. Elle n'avait pas peur de sa fille, mais peur pour sa fille. Elle abandonna la conversation et alla s'installer à son bureau pour commencer à travailler, Jack couché à ses pieds. Ducky observa la jeune femme, et le parcours qu'elle avait fait depuis son arrivé au NCIS, il avait un peu de mal à se dire qu'il ne s'agissait pour Ziva que la fin de sa transformation. Un être humain était-il capable d'autant de changement dans sa vie sans ne plus se sentir lui ? Il aurait tellement aimé avoir Ziva en entretien seule à seul, mais Tony le lui avait déconseillé. Pour sa sécurité lui avait-il dit. Mais il lui semblait que ce n'était pas la seule raison. Tony craignait beaucoup pour la santé mentale de sa compagne.

TBC