Et me voilà avec un nouveau chapitre de cette fanfic qui j'ai l'impression n'en finit pas. Mais on est quand même plus proche de la fin que du début, heureusement pour moi. Je suis aussi entrain d'écrire une petite fic sur la série Sherlock qui reprend le principe des agents Athéna et qui met un peu en scène Tony et Ziva. Mais bon ! Je ne suis pas tellement sûre de la terminer alors j'en dis pas plus parce que j'ai quand même deux romans à terminer et une nouvelle steampunk gay qui doit être livré pour le 14 septembre… Alors on verra bien. En attendant… Bonne lecture.


Chapitre 41 Problèmes familiaux

Dojo. Domicile des DiNozzo. Plusieurs jours plus tard.

Tony : McGee concentre toi un peu ! Tu va encore finir au tapis !

McGee : Tu crois que je fais quoi ?

Tony : Tu rêvasses !

McGee dans son survêtement gris du NCIS était encore une fois sur le sol du Dojo son sabre de bois à l'autre bout de la pièce. Impeccable dans son Hakama-shita de couleur noir, Tony parcourra la salle pour aller chercher la pièce de bois. Lui rendant son arme, l'italien esquissa un sourire malicieux à son compagnon d'armes.

McGee : Je ne suis pas certain finalement que te demander de m'apprendre les arts martiaux était une si bonne idée.

Tony : Le kenjustu est une technique difficile qui prend du temps. Même Ziva a été capable d'apprendre la patience en le pratiquant.

McGee : En vous regardant, ça avait l'air facile !

Un ricanement se fit entendre dans un coin de la pièce et Tony tourna la tête vers sa fille qui travaillait à un bureau dans un coin de la pièce sous l'escalier.

Tony : Toi ! Travail !

L'ordre avait été sec et sans appel et la toute jeune fille replongea son nez dans son étude des lois américaines.

McGee : Tony…

Tony : Non Tim. Fais-moi confiance. Alaina est… Fais-moi confiance. Remet toi en position.

McGee : Tony, je voudrais bien être capable de reprendre le travail demain.

Tony : Un peu de courage, McSamouraï. Je sais que tu en es capable.

Le jeune geek respira un bon coup et se remit en position. Après tout c'est lui qui avait demandé au couple de lui enseigner l'art du sabre, et Tony avait accepté imposant des conditions de travail draconiennes, mêlant méditation, discipline et rigueur. Parfois Ziva se joignait à eux, mais très rarement aux séances de méditation. Tony lui avait expliqué que la jeune mère en était incapable, McGee avait reconnu l'impatience dont était dotée la jeune femme et apparemment c'était pire par le passé. Le combat s'intensifia entre les deux agents du NCIS, Tony, ne parait pas trop vite les attaques de l'informaticien qui en était encore qu'à ses débuts. Mais soudain un bruit violent à l'étage fit sursauter Alaina qui se leva comme un diable, Tony perdit le fil du combat et fut brutalement propulsé à terre par McGee qui avait commencé une attaque.

Tony : Alaina stop !

La toute jeune fille stoppa net à mi-escalier, alors que McGee se confondait en excuse.

Tony : Il n'y a pas de mal, bravo pour l'attaque. McGee, reste là.

Tony se releva, lâcha son bokken, attrapa une arme 9mm et rejoignit sa fille dans les escaliers.

Alaina : Donne-moi une arme.

Tony : Hors de question ! Suis-moi.

Puisque non armée, l'enfant se mit en protection derrière Tony et monta les marches à sa suite, dans une position plus que professionnelle, signe qu'elle avait reçue depuis toujours une formation militaire. McGee, récupéra son arme dans le placard, et attendit, sur la défensive. Parcourant le couloir de son arme, il contourna l'escalier, la porte d'entrée était encore fermée. Passant la porte de la cuisine, il fut figé par la vision qui s'offrait à lui. Un des carreaux de la porte fenêtre qui menait au jardin était répandu en mille et un éclats sur le sol, et Ziva était agenouillée, la pelle à la main et secouée de sanglots.

Tony : Ziva…

La jeune femme ne releva pas la tête, les larmes aux yeux, elle continuait de ramasser les bouts de verre sur le sol, malgré le sang qui coulait de ses phalanges se rependant sur le sol et son odeur cuivré dans la pièce.

Tony : Ziva.

S'avançant vers elle, il lui posa une main sur l'épaule. Elle releva brusquement les yeux vers lui et il découvrit qu'elle s'en voulait. A son tour, McGee entra dans la pièce, ce qui signifiait donc que le Dojo s'était refermé et verrouillé.

Tony : Alaina dans sa chambre. McGee, tu peux trouver Louanne et aller faire un tour, s'il te plait.

McGee : Bien sur.

Tony attendit de se retrouver seul avec sa compagne pour l'aider à se relever comme on le fait avec une enfant. L'incitant à s'assoir sur une chaise, il alla récupérer la trousse à pharmacie derrière le comptoir de la cuisine. L'installant sur la table, il l'ouvrit et récupéra des compresses, de l'alcool et une pince pour retirer tous les morceaux de verre, incrustés dans son poing. Apparemment, Ziva avait mit son poing dans la fenêtre, surement sous la colère. Mais il ne comprenait pas la cause de sa colère, Alaina était avec lui au sous sol et elle ne s'en serait jamais prit à Louanne. Il nettoya ses plaies en silence, se contentant d'écouter les sanglots que Ziva essayait de retenir.

Ziva : Je ne vais pas y arriver, Tony. Je n'en peux plus.

Tony : Bien sûr que si.

Elle le foudroya du regard et lui ne put voir que les cernes de la jeune femme. Entre son rôle de mère, celui d'agent du NCIS et celui d'instructeur pour Alaina, il n'avait pas remarqué que la jeune femme était épuisée, il avait l'habitude de la voir forte, du moins c'était la facette qu'elle montrait aux autres. Mais il devait bien avouer que depuis le retour d'Alaina, il ne s'était pas penché sur le confort de Ziva. Difficile aussi pour lui de faire la part des choses et pour une fois il se sentait vulnérable et n'était plus très sur de pouvoir tout assumer. Et soudain il ressentit le besoin de voir Gibbs, pourtant il ne pouvait pas laisser Ziva seule.

Tony : Excuse moi, je reviens je dois aller chercher une bande dans la salle de bain.

Il lui posa un baiser sur le front et s'éclipsa rapidement, s'enfermant quelques instants dans la salle de bain. Fermant les yeux, il se laissa glisser contre la baignoire. Il avait envie de hurler de taper de quelques choses, il fallait qu'il évacue. Murmurant une prière en hébreu, il sortit son téléphone portable et composa le numéro de Gibbs.

Cave de Gibbs.

Penché sur un des rapports de mission de Tony, concernant les Services Secrets. Après l'épisode d'Israël, il avait demandé ses rapports à Vance, conscient qu'il lui fallait en savoir plus pour ne plus être prit au dépourvu comme là-bas. Il venait de prendre conscience de ce qu'était vraiment DiNozzo et David. Si au début, il prenait son rôle de Contrôleur un peu à la légère, ou du moins de la même manière que son rôle de boss, il avait clairement découvert que les deux situations n'étaient pas semblables. Il s'en voulait de les avoir sous-estimés. Comment de simples humains pouvaient-ils avoir de telles facultés ? Oh il avait vu des génies, McGee, Abby… et bien d'autres, mais là. Il avait vu des vidéos de l'entrainement de Tony, et voir un gamin d'à peine dix ans tirés et ne jamais rater sa cible, ou celui d'un gamin de seize mettre au tapis un homme de trois fois son poids lui faisait froid dans le dos. Il y avait des milliers d'heures enregistrés et apparemment Tony ignorait l'existence de ses vidéos. Soudain son téléphone portable le sortit de ses réflexions. Le prenant sur l'établi, il fronça des sourcils en voyant le nom de Tony sur l'écran.

Gibbs : Parles…

Il entendit une profonde respiration, comme si quelque chose semblait peser sur les épaules de son jeune agent.

Gibbs : Tony ?

Tony : Je n'aurais pas du appeler, je suis désolé.

Sa voix semblait lourde de chagrin, comme s'il était sur le point de pleurer, de l'avis de Gibbs, quelque chose n'aillait tout simplement pas.

Gibbs : Qu'est ce qui se passe ? Un problème avec Alaina ?

Tony : Non, pas vraiment… Gibbs, ma famille est entrain d'imploser. J'ai peur pour Ziva.

Gibbs : Tu veux que je passe ?

Tony : Amène les autres aussi.

Gibbs : Soirée pizza ?

Tony : Si tu veux.

Puis Tony raccrocha sans ajouter un mot. Gibbs regarda quelques instants son téléphone avant de le reposer et de ranger soigneusement les dossiers de ses deux agents.

Parc. Non loin du domicile de Tony et Ziva.

Installée sur la balançoire sans bouger, Louanne se tourna vers McGee, qui se balançait doucement sur l'autre, perdu dans le cours de ses pensées.

Louanne : Pourquoi maman elle a fait ça ?

McGee : Et qu'a-t-elle fait ?

Louanne : Elle… elle était en colère et elle a cassé la fenêtre. J'ai eu peur. Tu crois qu'elle a eu mal ?

McGee : Ne t'inquiète pas pour ta maman. Tony s'occupe d'elle.

Louanne : Papa s'occupe toujours d'elle, et elle de moi, mais j'aime pas quand maman se met en colère.

McGee : Est-ce qu'elle s'est déjà mise en colère contre toi ?

Louanne : Non !

L'enfant sembla outré d'une telle question et cela fit sourire le jeune agent. Apparemment Ziva n'était pas une si mauvaise mère que ça.

McGee : Ne t'inquiète pas pour ton papa et ta maman, laisse les régler les affaires de grands. Et si on allait manger une glace ?!

Louanne : Oui !


TBC