Me voilà pour le 42eme chapitre que cette fanfiction que j'ai ENFIN terminé ! Elle m'aura tenu du 5 mai 2010 au 22 aout 2013. Mettre le point final a été énorme et je suis heureuse que vous m'ayez suivi dans cette aventure. En attendant que vous souhaite bonne lecture.

Chapitre 42 Soirée en famille

On sonna à la porte. Tony regarda sa montre, elle indiquait 18h45. Concentré à nettoyer son arme alors que ses filles étaient dans leurs chambres. Jack posa sa patte sur la cuisse de Ziva et aboya pendant que la lumière dans le couloir s'alluma et s'éteignit. La jeune israélienne se leva et alla ouvrir la porte. Elle revint dans le salon quelques instants plus tard accompagnée de Gibbs, Ducky, McGee et Abby.

Abby : Salut la petite famille !

Tony : Hé !

Gibbs : On ne dérange pas j'espère ?

Tony : Non bien sur que non.

Gibbs : On a les bières et les pizzas arrivent d'ici un petit quart d'heure.

Ziva : On fête quoi ?

McGee : Rien de particulier.

Abby : Mon club préféré est fermé pour rénovation donc…

Gibbs observa la pièce, elle avait bien changé en quelques mois. Même s'il fallait toujours se mettre pieds nus pour ne pas abimer les tatamis sur le sol. Mais le salon disposait maintenant d'une table, là où il était installé les deux amants, d'un grand téléviseur qui n'était pas celui de Tony, d'un lecteur DVD et d'enceinte home cinéma, d'un canapé bas et de nombreux poufs autour d'une table basse de bois sombre. Pourtant l'ambiance zen avait été respectée ainsi que l'harmonie de la pièce.

Tony : (haussant la voix) Alaina descend avec Louanne, on a de la visite !

Les deux filles DiNozzo descendirent et saluèrent les personnes présentes, Louanne avec une joie non dissimulé, Alaina avec plus de réserve, par obligation. Tony et Ziva lui avaient donné des règles. Elle se devait de les respecter, les premiers jours, elle les respectait par peur de sanction, puis elle avait remarqué qu'en les respectant, ses… parents, lui laissaient une plus grande marge de manœuvre. Fini les coups et les réveils en plein milieu de la nuit avec un seau d'eau froide. Ici elle pouvait lire tous les livres qu'ils avaient dans la bibliothèque, et ils prenaient même le soin de lui en ramener d'autres. Elle mangeait à sa faim et la nourriture était bonne. Peu être que finalement l'agent DiNozzo n'avait pas menti en disant qu'elle était chez elle. Mais Ziva David… elle n'arrivait pas à la voir comme autre chose qu'un traitre à son pays. La jeune fille n'avait pas conscience qu'elle détestait sa mère comme elle se détestait elle-même. Elle se mélangeait dans ses sentiments naissants, la colère, la douleur, la sensation d'être elle-même une traitresse. Alaina respira un grand coup et s'arrangea pour paraitre heureuse, même si elle savait que cette image fictive serait clairement découverte par Ziva et Tony. On sonna une nouvelle fois à la porte. Gibbs s'y dirigea et récupéra les pizzas en échange de quelques billets.

McGee : Génial ! Voila le repas !

Ils s'installèrent tous autour de la table du salon et les parts furent distribués à grand renfort de cris et de remarques critiques, mais sur un ton des plus jovial.

Alaina : Tony.

Les chamailleries cessèrent l'espace d'un instant et tous les regards se tournèrent vers la plus jeune des agents Athéna. Mal à l'aise, Alaina se tritura les mains, avant de finalement prendre la parole.

Alaina : Puis-je regarder un DVD ?

Tony : Oui, à condition que tu prennes un soda et une part de pizza.

Elle hocha la tête. Prit une canette, et une assiette. Tony y déposa une part de pizza au jambon de poulet et une autre de fromage.

Alaina : Toda. Je veux merci.

Tony : Al-lo-Davar. Beteavon.

Il observa sa fille s'éloigner avec ses biens et les poser sur la table basse avant d'aller chercher un DVD. Elle l'inséra dans le lecteur, récupéra le casque pour ne déranger personne et s'installa sur le sol avant de se plonger dans le film.

Plus tard…

La soirée avançait entre rires et bonne humeur. Ziva sembla se détendre et profiter de la soirée. Elle discutait en langue des signes avec McGee et Abby, et les deux jeunes femmes se moquaient des erreurs du jeune geek. Tony se rendit dans la cuisine pour aller chercher un autre pack de bière et revient avec. Il en tendit une à Gibbs avant de se tourner vers Ziva.

Tony : Zi ?

Ziva : Oui.

Il lui ouvrit la bouteille de verre avant de la lui donner et la jeune femme lui signa un merci avant de savourer une gorgée du breuvage pétillant.

McGee : Zi ? C'est nouveau ça ?

Abby : C'est la traduction orale du symbole que l'on utilise tous pour son prénom.

La jeune femme le signa dans les airs et la jeune israélienne esquissa un sourire en coin bien décidé à profiter de sa soirée. Profitant que la jeune israélienne soit concentrée dans sa discussion. Tony s'éclipsa dans le jardin.

Jardin. Quelques minutes plus tard.

Gibbs quitta la maison pour rejoindre Tony au fond du jardin qui s'amusait mollement à lancer la balle à Jack. Mais le chien ne semblait pas plus décidé à jouer que le compagnon de sa maitresse. Le vieil agent tendit une bière à Tony qui l'accepta d'un signe de tête.

Gibbs : Bon, dis moi ce qu'il se passe ?

Tony : Je ne sais pas Gibbs, j'ai l'impression que tout fout le camp. Je ne sais plus quoi faire pour que ma famille ne s'effondre pas.

Le jeune italien se passa une main dans les cheveux, les mettant un peu plus en bataille puis bu une gorgée de bière, pour essayer de se redonner une contenance.

Gibbs : Prenons un problème à la fois.

Tony : Non Gibbs, ce n'est pas à toi de…

Gibbs : Je crois que si pourtant. Donc voyons. Avec Alaina comment ça se passe ?

Tony : Ca prend du temps. Pour le moment elle refuse de voir Zi comme autre chose qu'une traitresse à son pays. Moi c'est plus simple, elle semble quelque peu m'obéir parce que j'ai pris le dessus sur elle.

Gibbs : Et Ziva ?

Tony : Je crois qu'elle ne supporte plus la pression. Elle a besoin de vacances. Tu as vu ses mains. Elle est a la limite de recommencer à s'automutiler.

Gibbs : Elle…

Tony : Elle ne le fait plus depuis qu'elle s'est totalement libérée de son père.

Gibbs : Ca me fait bizarre de te voir si concerné par quelqu'un après toutes ses années.

Tony : Je te l'ai dit on parle de Zi là de personne d'autre.

Gibbs : Je vais prendre Ziva et Louanne quelques jours chez moi.

Tony : Gibbs, tu n'es pas obligé de…

Gibbs : Elles ne me dérangent pas et ça ne sera pas la première fois. Tu vas pouvoir te concentrer un peu sur Alaina.

Tony : J'en ai marre de me concentrer sur Alaina. Des fois je me demande si on va arriver à quelque chose avec elle !

Gibbs : C'est sur qu'avec une combinaison de vos deux caractères, elle n'allait être toute docile. Elle a été élevée pour être un agent Athéna par Eli David.

Tony : Des fois je maudis cet homme pour ce qu'il a fait à Ziva et à Alaina. J'aurais pu le tuer à Tel Aviv, mais je n'ai pas réussi. J'aurais pu nous débarrasser de lui définitivement et je ne l'ai pas fait, j'ai vu les yeux de Ziva dans son regard. Gibbs, c'est la première fois que je suis incapable d'exécuter ma cible.

Gibbs : Ce n'est peut-être pas plus mal, non ?

Tony : Je ne sais pas… Je sais plus.

Gibbs : Il est le père de ta femme.

Tony : Et le père de celui qui a tué ma meilleure amie. Tout homme a deux facettes mais la seule chose qu'Eli David est fait de bien c'est ses filles.

Gibbs : Des nouvelles de Tali ?

Tony : Elle dit qu'elle va bien, mais en suis pas certain, la mort de Catherine l'affecte encore beaucoup, je crois qu'elle a l'intention de partir faire de l'humanitaire pour se changer les idées. Mais avant, elle doit venir le week-end prochain pour une spéciale « cinéma d'espionnage » à Washington.

Gibbs : Et si tu y allais avec Alaina. J'ai l'impression qu'elle aime le cinéma.

Tony : Oui, j'ai essayé de lui faire découvrir une part de la culture américaine, elle a tellement accroché qu'elle a regardé la moitié de ma DVDthèque.

Gibbs : Tu crois qu'elle est récupérable ?

Tony : Ca prendra du temps, et aussi ça dépendra de son acceptation de Ziva. Si seulement elle voyait Ziva comme nous la voyons.

TBC