~ Chapitre 5 ~
Plus que cinq heures de missions, tu dois garder ta sanité encore pour cinq heures... Non, ne panique pas Sasuke ! Tout finira bien ! Arrête Sasuke ! Le suicide ne résoudra rien, et ne t'aidera pas non plus à atteindre ton objectif - Toi, ta gueule, Sasuke numéro 2 ! On t'a pas sonné ! - Argh ! Pourquoi donc toutes les personnes que je croise éprouvent le besoin de palabrer sans arrêt !
« — ...et alors, j'ai dit à mon ami que les personnes avec des capacités héréditaires étaient bien plus douées que les ninjas normaux, mais il disait que puisque vous n'utilisez la votre, c'était différent et alors je me suis mis à réfléchir si le "sang" avait quelque chose à voir là-dedans. Ainsi, au lieu de ces supers et impressionnants yeux rouges sharigan si je me souviens bien, je me suis dis qu'il devait avoir d'autres capacités cachées liées aux grandes familles de ninja, et j'ai alors demandé à mon professeur, mais comme je devais aller dans une école de civils, mais il n'en avait aucune idée. Bien plus tard, j'ai demandé l'avis à ma mère, mais elle ne parle pas beaucoup. Puis j'ai demandé à Amaya, et elle en savait beaucoup plus sur les ninjas que moi, et j'aurai dû l'interroger en premier mais de tout façon, Amaya m'a confirmé que les gènes sont comme... une part de ce que vous êtes, qu'on possède tous une part de notre mère, et une part de notre père, bien qu'on ne peut choisir entre les deux, et c'est pourquoi certaines personnes naissent sans capacités héréditaires, bien qu'ils font partis du même clan alors... » continua de radoter Chuuju indéfiniment.
Sasuka passait un très mauvais moment. Asocial de nature, il n'aimait pas les bains de foule, bien qu'il adorait paradoxalement être au centre de l'attention. Cependant, avoir trois personnes, dont Ino, Sakura et Chuuku qui se concurrençaient pour avoir son attention tandis que Naruto, elle, ne faisait évidement pas attention à lui et qui, pire de tout, semblait en vérité l'ignorer sciemment, avait rendu ces cinq dernières heures les pires de sa vie, juste après les séances avec le psychiatre la nuit où sa famille fut... massacrée...
Comment une si stupide blonde pouvait-elle avoir autant d'effets sur lui ?!
Oh, mais bien sûr, se remémora soudain Sasuke à son mauvais souvenir ; ce doit être parce que je suis amoureux d'elle...
Il soupira, tentant d'inoculer le venin que projetaient ses deux fangirls, ainsi que celui de son harceleur pour se concentrer essentiellement sur la natte vagabonde blonde de sa coéquipière, en suivant des yeux son mouvement langoureux.
Pourquoi donc...
Il lança un regard furtif aux deux autres filles qui essayaient de s'entretuer avec des kunais à la précision douteuse :
Pourquoi sont-elles donc si persuadées d'être amoureuses de moi ? Cela est-il plus facile de voir l'amour que portent les autres sur autrui ? Et quant à moi ; suis-je simplement tétu, ou est-ce que je suis réellement amoureux... Comment suis-je censé le deviner ?
Il considéra un moment demander l'avis d'Ino ou ou de Sakura sur ce point, mais au moment où il réalisa l'absurdité de la chose, il abandonna l'idée.
Alors qui ?
Le regard de Sasuke se posa un instant sur le dos de son sensei, qui était probablement en train de lire son livre.
Devrais-je me confier à ce pervers ? Définitivement que non... Alors...
Il toisa l'énergumène verte prétendue maître en taijutsu, et qui semblait en tout point copuler avec les chevaux en criant des fréquents cris de "Jeunesse!" et "Majestueuses créatures... Ô oui ! Continuez !"
Devrais-je... Non, n'y pense même pas... Alors...
...
À qui suis-je supposé poser la question ?
...
N'y-a-t-il donc personne pour m'aider ?
Sasuke sentit alors qu'il était incroyablement seul.
« ...Et je disais que les crapauds donnent aux gens des verrues, mais Tami-kun disait de son côté que les verrues sont cool, et comme je disais que ma mère disait que sa mère disait que les verrues sont pas bonnes pour la santé, alors Tami-kun et moi décidâmes de nous entraîner en Taijutsu pour reproduire le mouvement que vous avez effectué, lorsque vous avez projeté votre adversaire par-dessus votre épaule, mais nous étions incapables de le refaire, si bien que Tami-kun me cassa le bras et... »
« Haha ! Grosse truie ! Si tu crois être capable de lancer un kunai correctement ! »
« Kunai !? Et pourquoi aurais-je besoin d'un kunai si un poing suffit amplement ! »
Ah oui, ce constant jacassement n'allait certainement pas améliorer son humeur.
Kakashi soupira, et fit signe à Shikamaru de prendre le poste de Ino abandonné à l'arrière du chariot. Le garçon obéit immédiatement, mais dormit également tout aussi promptement...
Amaya - celle qui devait se marier - marchait du côté droit du char, tandis que Naruto, prenant à la lettre les mots de Kakashi, gardait la jeune fille bientôt femme. Elle évitait ainsi avec aises ses coéquipiers - si on pouvait leur attribuer une telle dénomination -, de même que le petit frère de sa voisine, sans compter un certain genin aux cheveux ailes de corbeau qui clopinait sur le bas-côté comme si une pesante malédiction teintait le moindre de ses pas, ce même adolescent qu'elle ignorait d'ailleurs résolument. C'était d'ailleur sa faute à la base - si elle l'ignorait. Il était si arrogant ! Pourquoi l'avait-il pris comme une conne lorsqu'elle lui avait demandé comment il s'était fait mal ? C'était une simple question après tout ! Non, monsieur était le Grand Uchiwa et devait être indicible à toute faute, insensible à toute douleur, Monsieur Parfait !
Tss... Quel crétin...
« Salut... », une voix se fit entendre timidement à gauche d'elle, mais que Naruto ne nota pas puisqu'elle était trop concentrée à ressasser ses nuages noirs.
Alors, avec plus d'empressement et d'adeur, Amaya réitéra sa phrase : « Salut ! »
Cette fois, celle-ci remarqua qu'elle avait réussi à attirer l'attention de la blonde aux yeux bleus lorsqu'elle se retourna vers elle - avec un regard entouré de profondes cernes.
« Quoi ? », grogna Naruto, franchement inamicale.
Ayame commençait à se demander si elle avait bien fait d'engager une conversation avec elle. Au départ, Ayame voulait faire part de ses appréhensions par rapport à sa situation, mais lorsqu'elle vit que les membres de l'équipe qui l'escortait étaient presque tous cinglés, elle avait décidé de se taire durant la première partie du trajet. Cependant, sa peur reprenant le dessus, elle avait décidé d'initier une conversation avec celle qui semblait la moins folle de tous - et par la même occasion ; la plus dépressive.
« Fait beau, hein ? », commenta-t-elle en levant la tête vers le ciel exempt de trace blanche.
« Ouais... », répliqua la blonde tout aussi froidement que précédemment.
Ce n'était pas gagné d'avance...
Alors, levant son visage vers le firmament à son tour, Naruto se demanda ce que ses amis faisaient de leur côté. Elle se retourna brièvement pour voir le paresseux de leur équipe déjà en train de somnolait à l'arrière du car puis soupira. Shikamaru devait probablement détester cette promenade plus que Sasuke, et même Naruto qui aurait dut en vérité apprécier de se retrouver pour une fois sous le soleil, loin de ses misères - du village, de ses responsabilités... et de Saru... se retrouvait automatiquement à penser à Saru.
De fait, Naruto détestait également cette mission. Son fils lui manquait. Iruka lui manquait. Les ramens lui manquaient. Et cela ne faisait seulement que six heures que la mission avait commencé.
Déplorable...
Avec étonnement, elle entendit Amaya soupirer également à côté : « Je vais sans doute regretter mon village... »
Naruto se retourna vers elle à ce moment, comme pour la première fois intéressée. Elle n'avait d'ailleurs aucune idée pourquoi la belle demoiselle avait décidé de lui parler, mais elle répondit : « Le mien me manque déjà... »
Une sorte de lien se noua alors entre eux... le lien de l'empathie :
— Au moins, vous, serez bientôt de retour chez vous.
Naruto lui rétorqua avec un sourire qu'elle cherchait être franc :
— Je suis sûr que votre marri ne sera contre de visiter parfois votre ville natale.
Ayame lui fit de gros yeux, comme en colère : « Comment suis-je censée le savoir ?! Pareil pour vous ! Aucune de nous deux ne la rencontrer une fois ! »
— V... vous n... ne l'avez jamais... rencontré ? bredouilla Naruto les yeux écarquillés, comme ébranlée qu'une telle réalité puisse exister.
L'autre fille rétorqua en retour un rire perché.
— C'est fou hein ? Mon grand père qui décide de donner sa belle petite fille adorée à un homme d'affaire, ne laissant personne dans la famille s'occuper de son petit frère, exceptée ma belle mère qui ne peut même pas supporter la vue de son bâtard de fils ! siffla-t-elle avec dédain.
Est-elle l'une de ses personnes qui cherche à vider leur sac à un étranger pour sortir leur colère ? Comme si j'étais un... un... psychiatre ? Pense-t-elle que je suis sa psychiatre ?
— Eh bien, sourit affablement Naruto, comment le ressentez-vous ? C'est bien ce que les psychiatres sont supposés dire, n'est-ce pas ?
— C'est horrible ! s'exclama Amaya en s'assurant bien de garder le volume de sa voix suffisant pour que personne d'autre l'entende : « Et mon père juste là, mon père, où tout ce qu'il fait est d'écouter ma belle mère comme si elle était Kami ! », grogna-t-elle. « Je n'ai même pas vu une seule image de l'homme que je suis supposée marier. »
Amaya après ça, la mine déconfite, accéléra son allure et s'éloigna ainsi de Naruto. De loin, Naruto la toisa toujours inexpressive, bien qu'intérieurement, elle réalisa que beaucoup de filles, même si elles n'étaient pas des fangirls ou obsédées par Sasuke, étaient bien trop difficiles à comprendre. Alors, son regard atterrit sur Shikamaru, le garçon faignant qui était secrètement la personne la plus brillante qu'elle connaissait. Même Sasuke d'une certaine manière l'était — en tant que véritable labyrinthe de complexité.
Elle renifla.
Tous, dans ce monde, était fou - et elle n'était pas l'exception à la règle, bien loin de là. Après tout, une jinchuuriki qui était aussi une mère se déguisant en Kunoichi était tout aussi folle définitivement.
Pendant combien de temps cela va-t-il donc continuer avant que je puisse m'endormir pour toute l'éternité ? se demanda Naruto, sa tête penchant déjà sur le côté.
Finalement, après que les deux fangirls se soient exténuées à s'enguirlander l'une contre l'autre, Chuuju s'était endormi - au côté des deux harpies - dans la caravelle, à côté de Amaya et de Shikamaru. Les seules personnes encore éveillés furent Kakashi, Gai, Geri, Tatiana - la femme du marchand -, Sasuke et Naruto. Enfin, même le survivant des Uchiwa devait admettre qu'il était lui-même fatigué, malgré que le soleil s'était couché depuis quelques heures seulement et qu'ils n'avaient essentiellement fait que marcher durant les heures restantes.
Sasuke profita de l'occasion où tout le monde était plus ou moins ensommeillé pour s'approcher furtivement de Naruto.
— Salut... lui souffla-t-elle apathique, en le voyant arriver.
— Salut.
L'adolescent en quête de sa destiné remarqua bien que la jeune fille à côté de lui était perturbé par quelque chose au fait de son visage contorsionné dans une intense concentration, de même qu'elle ne disait rien d'autre.
Ils marchèrent un moment ainsi, l'un à côté de l'autre, jusqu'à qu'une voix se fasse entendre à la grande surprise de Sasuke :
« Que penses-tu du mariage ? »
« M...mariage ? », répondit-il hagard et confusément.
Naruto ne sembla noter son inconfort sur cette notion particulière abordée de manière si abrupte, tant, qu'elle continua :
— Oui, le mariage. Peut-on se marier sans même connaître à l'avance la personne avec qui on est censé se lier ?
Qu'est-ce qu'elle entend par là ?
Il hocha la tête.
— C'est ce qu'on appelle un mariage arrangé ; lorsque des gens unissent leurs enfants pour des arrangements financiers, des traités de paix... ou même poursuivre une lignée... murmura-t-il empourpré. Pourquoi lui posait-elle cette question ?
Il la vit lever le visage vers le ciel rempli d'étoiles :
— Amaya n'a jamais rencontré son fiancé. Elle ne souhaite même pas le marier. Cela doit être terrible pour elle.
Sasuke acquiesça, puis déglutit, apaisé que la discussion ne fut pas aussi personnelle qu'il ne l'avait imaginée au premier abord. « Oui, » rajouta-t-il, « Cela doit l'être en effet... »
Lorsqu'il releva le regard vers la blonde, il fut étonné de la voir le fixer droit dans les yeux.
« Comment le premier de la classe - le type parfait qui a tout pour lui peut-il comprendre ? »
Il soupira de savoir qu'elle pensait de lui ainsi, avant de hausser les épaules déconcerté :
— Tu sais... par le passé... Mes parents avaient reçu bon nombre d'offres d'alliances - où j'ai toujours été en position de décliner...
— Vraiment ? Pourquoi ? Et comment ?
Sasuke eut un nœud dans la gorge devant toutes ses interrogations. Pourquoi était-elle si curieuse de toute façon à ce propos - à son propos ?
— Les Uchiwa ont toujours été une famille influente dans Konoha... Du moins, avant l'accident...
— L'accident ?
Il écarquilla les yeux. Ne sait-elle donc rien ? pensa-t-il énervé.
— Ceci n'a plus aucune importance de toute façon, maintenant du moins... somma-t-il très vite en fronçant les sourcils.
Naruto le dévisageait pensive, sa natte pendant sur le côté.
« Sasuke ? »
Il se retourna vers elle en ronchonnant.
« Qu'est-ce qu'il y a ?! »
Elle lui tira la joue.
« Tu ne trouveras jamais de petite copine si tu continues à agir ainsi... »
« Quoi ?! »
Mais elle était déjà partie en rigolant avec légèreté. Il la suivit alors avec hésitation. Leurs mouvements plus vivaces attirèrent le regard d'un jounin aux cheveux blancs, intrigué par cet échange. Ils montèrent une petite colline qui surmontait la plaine obscure de cette contrée.
« Naruto, qu'entendais-tu par là ? »
D'en haut, lorsqu'elle se retourna vers lui, un vent contondant qui parvint de derrière elle réduisit son champs de vision tant qu'il dut fermer les yeux. Il vit du coin de l'œil les mèches vagabondes de la blonde s'onduler doucement sous le vent, ainsi que sa flagrance emportée dans sa direction... Elle était resplendissante dans cette nuit tempérée, entre tous les arbres... Oui... elle était...
La chasseresse des bois obscurs.
« Jamais, » commença-t-elle ardemment, les yeux cramoisis dirigés à son encontre. « Jamais je ne me marierai à quelqu'un parce que j'étais dis de le faire. Quelles qu'en soient les conséquences. Je veux juste... connaitre cette personne avant de la rencontrer, » affirma-t-elle durement, ses yeux palpitants l'écarlate. « Je souhaite que ce soit ma décision et uniquement ma décision. Qu'importe que je sois désespérée ou non. Je veux que ce soit mon choix. Mon choix unique... »
Mon choix unique...
« Moi non plus Naruto, » confessa-t-il en retour. « La pensée de marier quelqu'un que je ne connais pas m'est écœurante. Jamais je ne désirerai d'une telle chose. Non... jamais... », déclara-t-il en fermant résolument les yeux avant de ricaner sarcastique : « Même si je finirai sans doute avec quelqu'un de stupide, comme une fangirl quelconque obsédée par la seule chose - me mettre dans son lit... » Il grimaça à l'image mentale.
Me mettre dans son lit...
Naruto gloussa en touchant sa joue droite du bout des doigts : « Et tu n'aimes pas les fangirls, je présume. »
Sasuke rouvrit les yeux vers elle qui n'étaient qu'à quelques centimètres de lui... ses lèvres à portée...
— Dobe.
— Teme.
Et bizarrement, ces mots ne sonnaient plus comme des insultes.
— Je voudrai...
Sa voix implorante élargit de grands yeux bleus.
— Oui ?
Il lui pinça le nez.
— Manger une tomate.
Il lui dédicaça un grand sourire. Sourire qui s'effaça lorsqu'il la vit retrousser ses manches.
— Teme, je crois que t'aimes te moquer de moi avec un peu trop d'enthousiasme !
Elle lui courut après pour l'étriper, les faisant distancer ainsi de la caravane.
« Ces gamins... » soupira une voix au loin.
Tout aussi étrangement, un sourire s'arborait au travers du masque noir.
Ah ! Que la jeunesse était si pleine d'espoir !
« Les cibles ont quitté Konoha, ils ont réussi en une journée à atteindre le pays du Riz, malgré qu'ils soient partis à midi. Ils sont accompagnés de deux équipe de génin, composé chacune d'un jounin formateur, le Bingobook les identifiant en tant que Kakashi Hatake, soit le Ninja Copieur, fils du Croc Blanc autrement appelé l'homme aux mil jutsu ainsi que de Maito Gai; son rival, la bête verte de Konoha, le type avec de gros sourcils, ou celui en latex qui massacre ses adversaires, soit le Flou Vert... », murmura quelqu'un au travers d'un microphone.
«…bzzzt… Et les genin ?…bzzzt…», questionna une voix résonnante.
« Notables. Equipe assimilable au trio d'assaut de Konoha, possiblement leurs enfants, et l'autre dans l'équipe de Sasuke Uchiwa apparaît être le Jinchuuriki du Kyuubi. Elle a des marques sur son visage s'apparentant aux moustaches d'un chat, à la longue manne blonde, mais pas de signe de l'enfant. Je doute qu'elle risquerait de l'emmener avec elle de toute façon.»
«…bzzzt… Et qui va affronter ces putains de monstres ? …bzzzt…», interrogea sourdement une voix féminine..
«…bzzzt… Ton langage, Tayuya. …bzzzt…», avertit une voix profondément grave.
« Je pense que nous pouvons compléter nos objectifs avec aise si nous séparons les jounins, ainsi que les membres des groupes - et écartant le Uchiwa du jinchuuriki. » rajouta quelqu'un se balançant sur une immense toile d'araignée.
«…bzzzt… Putain de Konoha nous rendant difficile la tâche…bzzzt…» maudit ladite Tayuya.
«…bzzzt… Une dame ne devrait pas parlait ainsi …bzzzt… »
«…bzzzt… Ta gueule toi- »
«…BZZZ… Je pense que tout deux devrez vous focaliser sur la mission. Cela risquera de devenir compliquer pour nous. Orochimaru a des plans spéciaux pour le gamin Uchiwa, et notre chef nous a recommandé d'éviter de l'endommager trop... sérieusement…bzzzt… »
« Vous savez que vous êtes zarb quand vous parlez ensemble », leur informa l'homme arachnide.
«…bzzzt… On y va, on les bute, c'est tout ! …bzzzt…»
«…bzzzt…. Tayuya, une dame ne devrait pas …bzzzt…»
«…bzzzt… Ne me dis pas bordel de merde ce que je ne dois putain de pas faire et ce que je ne dois - …bzzzt…»
« S'il-vous-plait, économisez vos forces pour la mission. Nous en aurons besoin pour l'invasion, et Ororichimaru prépare déjà le subterfuge sur le Kazekage, et on est seulement qu'à un mois et demi des examens chuunin. »
«…bzzzt… Alors, demain ? Le signal est le même que l'ancien ? …bzzzt…»
«…bzzzt… Oui, demain... La discussion est coupée, je sens quelqu'un capter notre canal …bzzzt… »
Ils avaient marché une heure avant de s'arrêter définitivement pour camper la nuit. Ils s'étaient établis dans quatre tentes à la lisière d'une clairière, où la plus grande était réservée aux clients.
Sasuke avait inexplicablement eu la joue boursouflée à la fin de toute cette histoire. Il refusait de se confesser sur l'origine de cette blessure, mais son regard lourd de reproches dirigé vers une certaine blonde, ainsi que les hoquets de rire de celle-ci ne témoignait d'aucun doute sur sa provenance. L'auteur de cet acte terrible, fut d'ailleurs sévèrement criée dessus par deux furieuses admiratrices du garçon amoché, mais comme lui, elle n'avait cure en vérité de leurs réprimandes, si bien qu'elles abandonnèrent rapidement, au grand soulagement des oreilles de tout le monde.
Cet épisode, de même que le long trajet, avait été suffisant pour enfouir l'ensemble des ninjas dans une torpeur terrible, les évanouissant presque de fatigue. Kakashi et Gai logèrent dans une des huttes improvisées, la plus large, car le ninja copieur désirait rester le plus loin possible du maitre en taijutsu. Les garçons reposaient dans une autre, et les filles dans la dernière.
Naruto, qui avait le plus d'endurance et qui était demeurée assez éveillée pour prendre un léger bain dans un fleuve à côté au grand dam des adolescents effondrés qui n'avaient pu profiter de l'occasion, avait été la seule à s'être habillée d'un pyjama gris. Elle prit le lit du milieu, Ino et Sakura voulant un mur bien "solide" entre rivales. La blonde aux yeux bleus pondéra quelques instants sur les paroles qu'elle avait échangées avec le garçon aux cheveux ailles de corbeau qui reposait non loin derrière, au travers de deux membranes éphémères. Les yeux de ce même garçon rejoignirent à cette même pensée, se demandant également ce que faisait cette fille étrange, avant qu'ils ne s'enfouissent tout deux dans un sommeil bienfaiteur et goûtent enfin à la félicité de la nuit.
