Voixi un 2ème O.S, je vous remercie pour vos messages. Celui-ci est plus centré sur le drama. Désolé, je fais un peu dans le mélo mais promis le prochain sera plus gai.
Souvenirs
Point de vue de Stiles
Je ne pensais pas que ce serait aussi difficile, j'étais ici maintenant dans un lieu où je n'aurais pas souhaité revenir. Je pensais en avoir la force, je n'en avais rien dit à Derek car je ne voulais pas gâcher la joie de tous mais maintenant que je me retrouvais ici tous les souvenirs me revenaient en pleine figure. Cet endroit où la magie opérait pour les enfants petits et grands aurait dû être un vrai plaisir pour le grand enfant que j'étais resté malgré mes trente ans. Disneyland aurait dû être mon paradis et il ressemblait à un enfer.
Flash back
21 ans plus tôt
J'avais neuf ans, tout à la joie du début des vacances scolaires, j'étais sorti comme une tornade de l'école. Surpris et ravi, je pus voir mes parents venus me chercher. Mon hyperactivité toujours bien présente, je sautai dans les bras de mon père comme un boulet de canon le bombardant de question.
Shérif : Une minute mon grand, laisses-moi au moins le temps de te répondre. Ta mère et moi, nous avons décidé de partir en voyage et comme tu as eu de bonnes notes au premier trimestre, tu nous accompagnes.
Stiles sautillant partout : Où on va ? Où on va ? Où on va ?
Maman : A Disneyland.
Ce fut alors l'apothéose, je laissai éclater ma joie de façon très bruyante. Toute à ma joie, je ne remarquai pas le regard que mes parents s'échangèrent à ce moment-là si je l'avais remarqué, bien des choses auraient changé. Peut être aurai-je dit ou fait d'autres choses mais avec des si on refait le monde.
J'étais heureux les jours qui suivirent, me firent faire le plein de bonheur. Un plein dont dans les mois suivants, j'aurais grand besoin mais cela je l'ignorai encore. C'était un soir comme les autres, j'étais à la fois attristé et heureux de rentrer à Beacon Hills. Triste parce que je m'étais beaucoup amusé et heureux parce que j'allais retrouver mon meilleur ami et qu'il me restait encore une semaine de vacances. Noël avait eu lieu deux jours auparavant et bien que je ne croyais plus au Père Noël depuis deux ans, je m'étais laissé investir par la magie de la période. Ma mère avait ce talent merveilleux de rendre magique tout ce qui l'entourait.
Cette nuit-là, je m'étais levé pour boire un verre d'eau quand j'aperçus deux ombres sur le balcon de la chambre que nous partagions. Je savais que papa et maman restaient parfois tard debout après que je me sois couché. Ma curiosité ne me fit pas défaut, je m'approchai subrepticement de la porte-fenêtre laissée entr'ouverte ce que je surpris, marquerai à jamais mon existence.
Shérif : Tu devrais faire plus attention et te reposer. Tu sais ce que le médecin t'a dit.
Maman : John, tu sais très bien que cela ne changera pas grand-chose. Ca ne ralentira pas la progression de la maladie et je veux profiter un maximum de chaque instant qui me reste à vivre avec vous deux.
Shérif : Mais…
Maman : Pas de mais, je t'en prie, ne gâchons pas ces vacances, nous aurons tout le temps de nous préoccuper après. Je veux que notre petit garçon vive ces derniers instants en paix, loin de nos soucis d'adulte. Je ne veux pas que la période, devienne celle où il a appris que sa mère allait mourir.
Pendant toute la conversation, je m'étais mordu les lèvres au sang pour éviter de hurler et de me jeter dans les bras de ma mère. J'étais parti en courant dans ma chambre, me jetant sur le lit en étouffant les sanglots qui me secouaient. Plus tard, dans la nuit, je me promettais de garder le silence. Ce fut le premier masque que je mis.
Ma mère était atteinte d'une leucémie, elle est morte six mois presque jour pour jour après cette conversation.
Fin du flash back
Je sens les larmes coulés sur mon visage, des larmes que je ne m'étais pas autorisé à verser même à l'enterrement de ma mère. J'étais seul, j'avais laissé Derek et mon filleul seul m'étant littéralement enfui sans une explication alors que nous assistions à la parade. Ce fut deux bras puissants m'enlaçant tendrement, puis me berçant. C'est là que le barrage mental que je m'étais imposé, céda déversant en un flux de paroles ininterrompues la réalité des sentiments que j'avais éprouvé et que je continuais à éprouver depuis toutes ces années. J'ignore combien de temps, je restai ainsi et la soirée qui suivit se fit dans une sorte de brouillard et je m'endormis d'un sommeil sans sommeil.
Lorsque je me réveillai le lendemain, je me sentais mieux comme si un poids dont j'avais ignoré l'existence jusqu'à présent. Je restais un instant immobile calmant ma respiration, car aux vues des cernes sous les yeux de Derek, je ne doutais pas un instant que mon compagnon m'avait veillé une grande partie de la nuit. Cependant très vite, je vis deux orbes bleus s'ouvrir. Je me pelotonnais un peu plus contre lui.
Stiles : Je t'aime si tu savais à quel point je t'aime.
Derek : Je t'aime plus que tout.
Nous restâmes un long moment enlacés ainsi mais nous fûmes rapidement interrompus par un petit diable de 5 ans qui se jeta dans mes bras alors que nous étions entrain de prendre notre petit déjeuner. Nate, mon filleul, la meilleure chose qu'il nous soit arrivé.
Nate : Tonton Stiles, ça va mieux ?
Stiles : Mon petit chat, tout va bien ne t'inquiète pas.
Je sentis le regard de Derek sur moi lourd de question et je mettais dans le mien toute ma sérénité retrouvée.
FIN
