Et oui, je sais, un an depuis mon dernier chapitre, mais que voulez-vous, obligations professionnelles obligent...

Mais un cadeau de noël sous forme d'un nouveau chapitre, c'est pas mal non ?

Et je vous le promets, je n'attendrai pas un an avant de vous poster le prochain.. Qui sait une nouvelle surprise vous attend peut-être cette semaine...

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année


Chapitre 6

« Oui, tu as raison, il est vraiment temps qu'on parle… Dommage que cela ne vienne qu'après trois mois de silence ! » exprima la légiste avec un ton qui ne laissait aucune place au doute quant à son ressentiment.

Kate ne se laissa pas décontenancer par la répartie de son amie, elle l'avait anticipée.

« Lanie, plus qu'une autre, je pensais que toi au moins tu étais en mesure de comprendre. Force est de constater que je me suis trompée, et j'avoue que je suis un peu déçue par ton comportement ».

Elle avait décidé de contre-attaquer, pour montrer à la métisse, qu'elle aussi avait matière à lui en vouloir.

« Quoi ! » s'énerva la jeune mulâtre, « tu te fous de moi ! Comment veux-tu que je puisse connaître ton état d'esprit si nous n'avons aucun contact ? Je sais être perspicace quand il s'agit de tes sentiments, mais cela demande un minimum d'échanges. Et en trois mois, nada ! Là, Tu es vraiment très injuste ! Moi qui croyais que tu venais t'excuser de ce silence… Je suis vraiment trop bête… » rétorqua-t-elle avec virulence.

Elle commença à s'éloigner de la jeune détective pour lui signifier que cette conversation n'avait finalement plus aucun intérêt, au vu des sentiments qu'exprimait la jeune femme. Mais Kate d'un geste vif, attrapa le bras de sa meilleure amie et la retourna sans ménagement.

« Je croyais qu'entre de vraies amies, il n'était pas nécessaire de parler pour se comprendre. Me serais-je fourvoyée ? » lui lança-t-elle avec un soupir de déception.

Cette réaction désarçonna Lanie, qui de toute évidence, ne s'était pas attendue à un tel comportement de la part de Beckett. Elle la scruta, et ce qu'elle lut dans ses yeux la perturba plus qu'elle ne l'aurait voulu. Elle vit à quel point Kate était désappointée.

Elle n'était pas dupe, toute cette tristesse, elle n'en était pas seule responsable.

Elle avait été le témoin attentif de la scène entre Castle et la jeune femme à son arrivée à la réception. Elle avait noté à quel point Kate avait été affectée par le comportement de l'écrivain. Même si elle pouvait comprendre les raisons qui avaient poussé Rick à adopter cette attitude, et malgré son ressentiment envers la jeune détective, d'ailleurs pour les mêmes motifs, elle devait avouer qu'elle avait été chamboulée de voir son amie aussi perturbée.

Ce qui, pour elle, en disait long sur les sentiments que la jeune femme éprouvait pour son partenaire.

Non qu'elle en doutait, elle l'avait toujours su. Il suffisait d'observer les regards échangés entre ces deux-là, pour en être convaincue. Mais, ce qu'elle avait vu à ce moment-là dans les yeux de Beckett, était du désarroi. Et cela ne pouvait s'expliquer que d'une seule façon.

Kate avait enfin accepté de faire face à ses sentiments.

Elle en était heureuse pour son amie. Elle méritait de connaître le bonheur après toutes les épreuves qu'elle avait dues endurer. Certes, elle avait fréquenté des hommes avec lesquels elle avait connu quelques moments de plaisir, mais aucun n'a su la rendre vraiment heureuse. Un seul lui a rendue le sourire. Un seul l'a percée à jour. Un seul a réussi lui réapprendre à vivre.

Celui-là même qui était à l'origine de la tristesse qu'elle lisait à cet instant dans les yeux de sa jeune amie.

Alors, elle ne voulait pas être la cause d'un surcroit de mélancolie. D'autant qu'elle devait l'admettre, Kate avait raison. Entre de vraies amies, nulle parole n'est nécessaire pour se comprendre. Si elle était honnête avec elle-même, elle avait même déjà compris les raisons du silence de la détective.

Elle éprouvait pour la jeune femme une réelle affection, et la considérait comme sa jeune sœur. Elle lui avait vraiment manquée, et c'est sans nul doute cette absence qui avait généré cette rancœur.

Elle sourit à la jeune femme et s'approcha d'elle pour la serrer dans ses bras.

« Oh Girl, tu as raison. C'est qu'en fait, tu m'as tellement manquée… » s'excusa-t-elle en desserrant un peu son étreinte.

« Sois en sûre, toi aussi tu m'as manquée. Mais tu as aussi en partie raison, je n'aurais pas dû attendre aussi longtemps avant de reprendre contact avec toi » s'excusa à son tour Kate, soulagée mais aussi surprise par la réaction de Lanie.

« Tu aurais pu au moins me dire que tu comptais venir ce soir ! » ironisa la légiste

« Où aurait été l'effet de surprise ? »

« Ça pour une surprise, c'était une surprise ! » répliqua la métisse, « mais je ne crois pas avoir été celle qui l'a été le plus, si j'en crois la réaction d'un certain écrivain… »

A ces mots, le visage de Beckett se referma, et Lanie put à nouveau lire le désappointement dans les yeux de la jeune femme.

« Non, tu as raison, il n'a pas eu l'air de goûter à ma surprise » réussit-elle à murmurer non sans peine.

« Oh Sweetie, à quoi pouvais-tu t'attendre après trois mois de silence ? Mais tu verras, tout comme moi, il te pardonnera »

« Non Lanie, je crains que cela ne soit une tâche plus ardue. Tu as vu sa réaction, il m'a tout simplement ignoré. »

« Alors, nous n'avons pas assisté à la même scène. Tout le monde a été le témoin de votre échange de regard, et ce n'est pas du désintérêt que j'ai personnellement lu dans ses yeux. Si tu es honnête avec toi-même, tu sais que j'ai raison »

« Je veux l'espérer, mais j'y ai aussi lu une telle colère, que je ne sais pas s'il réussira à me pardonner ce silence »

« Pourquoi avoir attendu si longtemps alors ? »

« Je n'étais tout simplement pas prête »

« Prête à quoi, ma belle ? »

« Lanie, dois-je vraiment te le dire… »

« Cela signifierait-il que tu as enfin accepté de faire face à tes propres sentiments ?» questionna la légiste même si elle connaissait déjà la réponse.

« Tu n'as pas changé, tu es toujours aussi intraitable ! » ironisa la jeune détective

« Ce n'est pas pour ça que tu m'apprécies ? »

« Si, peut-être… »

« Alors ? Tu n'as toujours pas répondu à ma question ! » la taquina la métisse

« Parce que tu connais déjà la réponse, n'est-ce pas ? »

« Je veux l'entendre de ta bouche ! »

« Tu ne me laissera pas tranquille tant que je ne l'aurais pas dit ! »

« Tu vois que tu me connais bien ! »

« Oui, trop bien, tu es sans concession. Et comme je ne veux pas être persécutée, je l'avoue. » concéda la jeune détective

« Et tu avoues quoi en fait ? »

« Tu es impossible Lanie ! »

« Je sais, mais je veux l'entendre, cela fait trop longtemps que j'attends ça… »

« Bon, d'accord ! Je suis amoureuse de Castle, ça va, t'es contente ? » céda la jeune femme.

« ALLELUIA ! » s'exclama la légiste, « Enfin, il était temps ! »

« Chuuut ! » s'empressa de répliquer la jeune femme pour tenter d'endiguer l'enthousiasme de sa meilleure amie, qui avait attiré l'attention sur elles, « tu ne peux pas être plus discrète, on nous regarde ! »

« Oh, excuse-moi Girl, mais je suis tellement contente pour toi… » s'excusa la métisse.

« Oui, ça j'ai vu… » remarqua Kate, « et merci. Mais, pour le moment, il n'y a pas de quoi se réjouir. Je ne suis pas sûre que le principal intéressé soit aussi enthousiaste que toi… » ajouta-t-elle en redevenant subitement sérieuse et inquiète.

« Oh Sweetie, il est amoureux de toi, n'en doutes pas… »

« Oui, ça je le sais, mais… »

« Comment ça tu le sais ! » la coupa la légiste.

« Euh… » bafouilla son amie.

Sans s'en rendre compte, Kate venait de révéler son secret. Et connaissant sa meilleure amie, celle-ci ne la lâcherait pas tant qu'elle ne lui avouerait pas tout.

Elle se sentait un peu coupable, car la première personne à laquelle elle voulait avouer ce secret, n'était autre que celui-là même qui avait prononcé les trois mots. L'homme qui occupait ses moindres pensées. Et là, elle avait l'impression de le trahir un peu.

«Saura-t-il comprendre mes raisons ? » tenta-t-elle pour éluder la question.

Mais c'était sans compter sur l'opiniâtreté de la métisse.

« Tu te fous de moi là ! » s'énerva-t-elle, » je t'ai posée une question. Comment es-tu si sûre de son amour ? »

« Lanie, ce n'est pas ce dont tu essaies de me convaincre depuis des années ? Je l'ai donc admis » esquiva-t-elle dans une nouvelle tentative pour essayer de préserver son secret.

« Et d'un seul coup, tu l'aurais admis ! Kate, tu oublies que je te connais bien, et là tu me caches quelque chose, j'en suis sûre… »

« Non, pendant ces trois mois de retraite, j'ai repensé à tout ce que tu avais dit, et cela a suffi à me convaincre que tu avais raison… »

« Mouais, je ne suis pas très convaincue par cet argument. Mais bon, à l'évidence, tu ne m'en diras pas plus, alors, pour l'instant, je vais me contenter de ça » concéda Lanie.

« Je t'assure qu'il n'y a pas plus que ça », la rassura Kate, soulagée d'avoir pu préserver son secret.

« Si tu le dis… » rétorqua la légiste avec une petite moue dubitative.

« Mais comme je le disais, le plus dur reste à faire… » enchaina Kate, heureuse de pouvoir changer de conversation.

« Oui, mais ne tarde pas trop pour le faire, ou tu risques de le regretter » lui conseilla la métisse.

La jeune détective savait que son amie avait raison, mais la crainte de la réaction de son partenaire la paralysait.

Pour autant, avait-elle vraiment le choix ?

Kate jeta un coup d'œil circulaire à la recherche de son partenaire, et le repéra près du bar, en pleine discussion avec une jeune femme, très jolie de surcroît, qui semblait passionnée et subjuguée par ce que semblait lui raconter l'écrivain.

Cette vision arracha une grimace de désapprobation à Kate, qui sentait monter en elle un sentiment de jalousie qui n'échappa pas à sa meilleure amie. Pointant son regard dans la direction de la scène qui retenait l'attention de Beckett, elle comprit immédiatement ce qui avait provoqué cette réaction chez la jeune détective. Elle s'approcha d'elle et posa une main qu'elle voulait rassurante sur l'épaule de son amie.

« Kate, il est temps que tu ailles le voir et que vous ayez une explication, tu ne crois pas ? »

« Il semble bien trop occupé pour cela ! » répliqua-t-elle avec un ton plus sec qu'elle n'aurait voulu laisser transparaître devant la métisse.

« Kate, ne laisse pas un sentiment fugace de jalousie te dicter ta conduite. Il ne ressent rien pour elle. C'est de toi dont il est amoureux, et sa conduite de tout à l'heure le démontre si besoin il s'en fallait. Alors prends ton courage à deux mains, va le voir et dis-lui tout ce que tu m'as dit. Je suis sûre qu'il n'attend que ça. »

« Tu crois, mon absence n'a pas l'air de lui peser autant que cela, à voir comment il se pavane devant cette Bimbo ! »

« Kate, ne sois pas injuste, il est ici pour la promotion de son bouquin. Il est obligé d'être courtois avec ses fans. Alors arrête un peu tes simagrées et va le voir. Tout de suite ! » la rabroua sa meilleure amie en la poussant dans le dos pour l'inciter par le geste à suivre son injonction.

Se tournant vers la légiste et lui adressant une grimace de désapprobation, elle se résigna bon gré mal gré, à se diriger vers l'homme qui provoquait en elle, tant de sentiments contradictoires.

Dire qu'elle redoutait ce moment, serait faire un euphémisme. Elle était terrorisée. Mais en même temps, pouvoir se replonger ne serait-ce que quelques secondes, dans ses yeux lagons, lui procurait un plaisir que seul lui pouvait provoquer chez elle.

Oui, encore une fois, il lui inspirait des sentiments bien contradictoires…

Plus elle s'approchait de lui, plus son angoisse, mais aussi son excitation, s'accentuaient. Non, elle n'en menait pas large, c'est le moins qu'on puisse dire. Et pourtant Lanie avait raison, elle ne pouvait repousser ce moment. Elle ne pouvait pas prendre le risque de le voir s'éloigner, ou laisser toutes ces Bimbos lui tourner autour.

Non, elle ne pouvait pas se permettre de le perdre, elle ne s'en remettrait pas…

Alors, forte de cette résolution, c'est d'un pas plus décidé qu'elle arriva à la hauteur de son écrivain.

Celui-ci, absorbé par la conversation qu'il avait entamée avec la jeune femme qui se tenait devant lui, ne remarqua pas tout de suite la présence de Kate, ce qui énerva la détective. Mais cela n'affecta pas pour autant sa détermination, et d'un geste qu'elle aurait voulu moins vif, elle agrippa le bras de Rick pour attirer son attention.

D'abord surpris, Castle se retourna pour faire face à la personne qui cherchait à le distraire de cette belle jeune fille, et quand son regard croisa celui de sa partenaire, il fut immédiatement décontenancé.

Il connaissait très bien ce regard, et encore une fois il se laissa submerger par la profondeur de ce vert émeraude. Encore une fois, il se noya dans ces yeux qu'il aimait tant. Encore une fois, le monde extérieur s'effaça. Plus rien d'autre n'existait.

Kate, était dans le même état de stase que l'écrivain, et ne pouvait détacher ses yeux de ceux lagons de l'homme qu'elle aimait. Oui, s'il lui fallait encore une preuve de son amour pour lui, à cet instant, face à lui, perdue dans son regard azur, elle n'avait plus aucun doute. Cet homme lui inspirait un sentiment qu'elle n'avait jamais ressenti avec aucun autre.

Ils étaient là, déconnectés du monde, dans leur bulle, dans un univers qui n'appartenait qu'à eux seuls.

Elle pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert, et à ce moment précis, elle sut.

Il lui avait certes déjà avoué alors qu'il la croyait au seuil d'une mort certaine, mais là, ce qu'elle voyait ne souffrait aucun doute. Elle lisait tout l'amour qu'il éprouvait pour elle. Et si cela était encore possible à cet instant, son extase monta d'un cran pour atteindre des sommets qu'elle n'avait jamais atteint.

Elle était au summum du bonheur absolu…

Il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert, et à ce moment précis, Il sut.

D'un coup, tous les doutes accumulés ces derniers mois s'envolèrent pour ne laisser place qu'à la béatitude. Il lisait tout l'amour qu'elle éprouvait pour lui. Et tout comme elle, il se laissa emporter par une extase qui l'emmena au sommet de la plénitude.

Il était au summum du bonheur absolu…

Le temps n'avait plus prise sur eux, et pourtant celui-ci décida de reprendre son emprise sur ces deux êtres par l'intermédiaire de la jeune Bimbo qui avait capté un temps l'attention de l'écrivain, et qui se sentant tout d'un coup délaissée, cette intruse l'ayant détournée d'elle, décida de se rappeler au bon souvenir du jeune homme.

« Rick, vous m'aviez promis de m'offrir un verre de champagne ! » les interrompit-elle avec affront.

Cela produisit l'effet escompté et ramena les deux partenaires à une réalité à laquelle ils avaient pu échapper un temps. Kate se tourna vers l'importune lui adressant un regard noir pour lui signifier toute son irritation.

Rick, gêné par cette intervention, se tourna à son tour vers la jeune femme, et s'adressa à elle avec un sourire forcé.

« Chère amie, laissez-moi vous présenter le Détective Kate Beckett. Kate je vous présente heu… »

« Melinda » s'interposa vivement la jeune donzelle, vexée que Rick ait pu oublier son prénom, alors que cela parut amuser Beckett.

« Oui, Melinda… » reprit l'écrivain avec un sourire convenu.

« Je suis désolée Melinda, mais Monsieur Castle et moi-même avons à nous entretenir, alors allez chercher un autre gentleman pour vous faire offrir à boire… » s'interposa Kate tout en prenant le bras de son partenaire, le conduisant loin de cette jeune ingénue qui resta bouche bée devant l'aplomb de la détective.

D'abord surpris par l'attitude de la jeune femme, Castle ne put réprimer un sourire de satisfaction, mais se dépêcha de l'effacer pour le dissimuler à sa jeune amie.

Malgré ce merveilleux moment qu'il venait de vivre avec Kate, et ce qu'il avait pu deviner de ses sentiments, il n'était pas encore enclin à lui pardonner son silence de trois mois. D'autant que beaucoup de questions restaient en suspens, dont une qui le préoccupait particulièrement.

Qu'en était-il de ses relations avec motorcycle boy ?

Rien que de penser à cela, il sentait son cœur se vrillait, et il ne pouvait s'empêcher de se faire envahir à nouveau par ses doutes.

Kate quant à elle, toujours limbée dans son extase, malgré l'interruption de la Bimbo, était loin d'imaginer l'état d'esprit dans lequel se trouvait son compagnon. Cet intermède avait eu le pouvoir de renforcer ses convictions, et forte de cela, elle était plus que déterminée de mettre les choses au point avec son partenaire.

Se trouvant suffisamment loin de tout opportun, elle s'arrêta et se tourna vers l'écrivain. Celui-ci lui fit face, mais fit le nécessaire pour trouver une position qui lui permettait d'éviter de la regarder droit dans les yeux. Il savait pertinemment que si elle pouvait lire dans son regard, il n'aurait plus aucun contrôle, et il était déterminé à ne pas lui faciliter la tâche.

Elle fut d'abord un peu décontenancée par cette attitude, mais interpréta très vite les raisons qui le poussaient à agir de la sorte. Elle ne put réprimer un sourire qu'elle effaça le plus rapidement possible, mais pour son malheur, cela n'échappa pas à l'écrivain.

Il était clair maintenant pour chacun d'entre eux, qu'ils étaient sur le point d'engager une bataille dont l'issue était loin d'être prévisible, et qui pourtant allait certainement engager leur avenir…

Fallait-il d'ailleurs qu'il y ait un vainqueur ? Certaines victoires peuvent avoir parfois un goût très amer…