Quelques petites infos pour commencer... en réponse à Unic !
Mes chapitres feront difficilement plus de 1500 mots, mais c'est juste que vu que les deux premiers ont été publiés deux jours d'affilé, c'est à peu-près la même chose. J'essaierai de publier toute les semaines, peut-être plus. Pour l'identité de la mère de Aria...*suspense* bah, tu veraaas ! :P
Chapitre III : Chauve-tigre
Point de vue de Aria
Je restai quelques secondes pétrifiée par l'étonnement qui fit ensuite place à la peur. Une sorte de grosse chauve-souris, croisée avec un tigre nous faisait face. Cette drôle de bête avait une tête assez humaine et souriait férocement en se pourléchant les babines qu'elle avait d'assez poilues.
« Oh, mais qui voilà ! C'est ce cher Grover ! Et accompagné d'une mignonne sang-mêlée qui plus est ! Mais je crois que nous avons beaucoup de choses à nous dire non ? Et puis si vous ne voulez pas passez du temps en ma compagnie, je serais obligée de vous mangez, ce serait dommage ! ricana-t-elle.
-P'tain, pas elle, pas le premier jour !, gémit Grover, oh, Aria, tu te réveilles et tu arrêtes de la contempler. Tu veux pas son portrait tant que tu y es ?! Bouges et attrapes ça ! » dit-il en me lançant un petit truc argenté.
Je réceptionnai l'objet dans mes mains encore engourdis et je le regardai : c'était une sorte de petite pierre grise, un peu brillante, très jolie, montée en bracelet.
« Grattes le avec ton ongle trois fois steuplait et grouilles ! » hurla-t-il en sortant sa flûte de pan que je lui avait vu utiliser précédemment.
« Ma folie n'a pas l'air de s'arranger on dirait ! » pensai en gratouillant le caillou.
Celui-ci ce mit à briller fortement et se métamorphosa en sabre recourbé argenté. Il était parfaitement équilibrée et tenait bien dans ma main. Il vibrait légèrement à mon contact.
J'entendis Grover hurler d'attaquer le monstre mais je n'eu pas besoin de son conseil pour me jeter sur la bête. Celle-ci me regarda en sifflant et me dévisagea de ses petits yeux maléfiques. Je tournai autour d'elle, cherchant le meilleur endroit où frapper. Une sorte d'énergie dévastatrice s'était emparée de moi. Je ne réfléchissant pas longtemps à comment l'attaquer, mon cerveau tournait à plein régime, anticipant les gestes de la créature, comme si j'avais trucidé des bestioles moches toute ma vie. Grover s'était mis à jouer un air entraînant qui fait bientôt sortir des immenses herbes de la terre. Celles-ci s'élevèrent jusqu'à emprisonner les pattes bizarroïdes du monstre dans leur étreinte. Celui-ci, déstabilisé, tomba lourdement au sol en émettant un lourd 'splosh' dégoûtant. La bête était renversée sur le ventre, ses lourdes ailes transparentes battant l'air et poussant des cris énervés.
Je m'approchai et tentai de lui enfoncer mon arme entre les deux os reliés à ses ailes que je pensai être ses omoplates. La chose se tortilla vivement et j'étais dans l'incapacité de lui planter le sabre sans me faire renverser et propulser en l'air par ses ailes. Je la contournai donc en évitant ses coups de crocs furieux pour me retrouver face à sa tête toute moche et grimaçante. Je pris un peu d'élan et sautai par dessus son cou pour me retrouver sur elle. Elle se contorsionna vivemment pour essayer de mordre ma cheville, restée à sa portée. Le déplaçai mon pied de manière à lui bloquer la tête au sol sans me faire arracher une jambe. Je levai très haut mon arme et lui assénai entre ses deux ailes. Je ne sentit pas le sabre pénétrer dans sa chair mais elle hurla et se dissous dans l'air en une fumée d'or.
Je retombai lourdement au sol, secouée par ce qui venait de m'arriver. Grover accourut vers moi, sa flûte à la main, son bonnet rasta tout de travers.
« Aria, est-ce que ça va ?
-… Tu crois VRAIMENT que ça va ? lui criai-je dessus, non mais tu te fout de moi ! Je viens de tuer un… heu un truc-là, qui voulait me découper en rondelles et toi tu me demande si ça va ? Je viens de découvrir que des trucs monstrueux existent, et tu PENSE que je vais bien. Tiens, tu peux le reprendre ton sabre, je… je veux plus rien avoir en commun avec ce cauchemar vivant. » dis-je en lui tendant le bracelet. Mais celui-ci refusa de tomber de ma main. Le bijou était comme cramponné ou aimanté à ma paume. Je l'accrochait donc à mon poignet, résignée.
Grover prit la parole : « Heu, tu sais Aria, j'en ai vu passer des demi-dieux, et leur réactions face aux monstres ont toujours été les mêmes au départ, affirma-t-il avec un ton docte : d'abord une grande stupéfaction devant la bête qu'ils trouvent horrible et terrifiante, puis une grande implication dans le combat, malgré leur expérience assez faible de la défense, comme si l'escrime était innée chez eux, et enfin, lorsque le monstre est mort, une grande incompréhension : 'C'était quoi cette chose', 'Pourquoi c'est devenu de la poussière d'or', 'Mais comment ça se fait que cet objet s'est transformé en arme', bref, le demi-dieu essaie de comprendre ce qui se passe dans son quotidien maintenant bouleversé et il est souvent en colère. » Je l'avais écouté sans un mot, me remettant doucement de ce choc.
Soudain la voix de mon père sortir de nul part : « Aria, écoute, ne panique pas, ton Papa arrive ! » J'aperçu mon Iphone qui traînait par terre près d'un bosquet. Je le récupérai et, soulagée que mon père arrive pour me tirer de cette mauvaise passe, je m'assis sur un banc, vite rejoins par Grover. « Ton père arrive ? hasarda-t-il, peut sûr de ma réaction,
-Oui, c'est bon. Il a entendu le bruit de la bagarre avec cette monstresse, c'est pour ça qu'il vient, assurai-je, et je suppose qu'il me doit quelques explications. Je suis sûre que toute cette histoire à un rapport avec ma mère. Tu sais que je ne l'ai jamais connu ? Je n'ai même aucune photo d'elle, aucun objet pouvant m'aider à la retrouver. Enfin, je ne voit pas pourquoi je te raconte ça, je ne te connais que depuis dix minutes…
-Aria ? Tu sais que tu as raison ? Ta mère est sûrement une déesse, et c'est pour ça que tu vois les monstres, car les gens assit là-bas, eux non rien vu du tout. Peut être une jeune fille éloignant un pigeon un peu trop collant, mais rien de choquant. Cet effet s'appelle la Brume. Il sert à éviter que des humains ne se rendent à la gendarmerie en disant qu'ils ont aperçut un pégase brouter l'herbe de leur jardin par exemple.
-Okéé, je comprends mieux pourquoi des fois je voyait des trucs voler dans le ciel, et que ce n'étaient pas des avions.
-Une autre chose, je suppose que tu es dyslexique et hyperactive non ?
-Heu ouais, c'est quoi le rapport avec les monstres ?
-Pour l'hyperactivité, c'est que c'est une capacité innée te permettant d'avoir plus de réflexes dans les combats. Regarde, tout à l'heure, tu ne t'es pas senti comme 'transportée' par l'action ?
-Si, exactement ! Et pour cette fichue dyslexie, c'est quoi l'explication magique ?
-Tu n'es pas faite pour lire l'anglais, mais plutôt le grec ancien. C'est pour ça que tu as du mal à déchiffrer ta langue. Tu as déjà essayer de lire du grec ?
-Je me rappelle d'une fois au musée, j'étais avec ma mamie paternelle et on regardais des statues de dieux grecques. Je me souviens qu'elle avait tendue le doigt vers une statue de déesse et dit : « Regarde Aria, celle-là, elle te ressemble beaucoup. » J'avais regardé l'œuvre et il m'avait semblé que celle-ci me souriait. J'avais baissé mon regard, intimidée, et avais lu l'inscription en grec sur le socle. Les lettres s'étaient soudain mises à bouger pour former une phrase compréhensible. Mais je ne me souviens plus de ce qui était marqué. J'avais huit ans, tu comprends ?
-Tu te souviens de comment était la statue ? Ses habits, si elle était avec un animal ou des objets ?
-Non, désolée. »
Je tournai la tête et vis mon père qui accourait vers moi. Il avait l'air complètement perdu, alors que c'est moi qui aurait du l'être. Il me sauta littéralement dessus et me serra dans ses bras. Puis il se tourna vers le satyre. « Merci pour tout Grover, heureusement que tu étais avec elle pour la protéger.
-Vous savez, , je n'est fait que lancer un sort pour paralyser le monstre, après, Aria s'est débrouillée toute seule !
-Je suis tellement soulagé que tu n'ai rien ma chérie… C'est ton appel qui a attiré le monstre, et à partir de maintenant, je t'interdit de t'approcher d'un portable, c'est compris ?
-Un peu dur à tenir comme promesse, non ? répondis-je, soulagée de retrouver mon papa. Mais, il faudrait peut-être que tu m'emmène au lycée si je ne veux pas être en retard.
-Tu as raison, allez, en voiture. Grover, tu viens avec nous ?
-Bien sûr ! répondit le biquet.
J'espère que ce chapitre vous aura plus ! A bientôt !
