Bijours ! Voici donc le quatrième chapitre, un peu plus court ! J'espère qu'il vous plaira ! Bonne lecture !


Chapitre IV : Une désision

Le trajet se fit dans un silence de mort. Je voyais mon père, blême, me lancer des coups d'yeux inquiets, les mains tremblant sur le volant. Il devait être aussi perturbé que moi.

Nous arrivâmes rapidement au lycée et mon père, en sortant de la voiture me cria de me dépêcher. J'étais en train d'aider ce pauvre Grover qui peinait à avancer. Soudain, sûrement énervé d'avancer tout doucement, il balança les pieds en avant et je vis partir l'une après l'autre ses chaussures. Je sursautai, surprise, et c'est là que je vis ses pieds, qui n'en étaient pas en fin de compte. Il avait des sabots qu'il cachait dans des chaussures remplis de polystyrène mais celles-ci l'empêchaient de bien marcher. Je me remit vite de ma découverte et suivit le satyre qui allait maintenant beaucoup plus vite.

Nous retrouvâmes mon père dans le couloir du lycée. Il toquait à la porte d'un bureau sur lequel était cloué une plaquette annonçant : « , conseiller d'orientation » et en plus petit en dessous, marqué en grec ancien : « Χείρων ». Un homme en fauteuil roulant nous ouvrit. En voyant Grover et mon père, il fronça des sourcils, une lueur inquiète dans les yeux. Mr. Howrse avait des yeux doux, mais qui paraissaient terriblement intelligent et savant, comme si il vivait depuis des milliers d'année. Il nous fit entrer dans son bureau et referma la porte derrière nous à clef. Le bureau était meublé simplement d'une table de travail, d'un ordinateur sur celle-ci, et d'une bibliothèque bien garnie le long du mur. La lumière y entrait à flot Un escalier en colimaçon montait vers l'étage dans le fond de la pièce.

« Ma fille s'est fait attaquer. » déclara mon père simplement, les mains tremblotantes. Le conseiller d'orientation approcha son fauteuil roulant du bureau et prit la parole d'une voix inquiète mais résolue.

« C'est bien ce que je craignais... Et bien, je pense que pour sa sécurité, votre fille devra séjourner à la Colonie en continue. Je sais que c'est une décision pénible à prendre mais nous devons nous presser.

-Mais ce n'est pas envisageable, elle doit aller au lycée, et puis, elle ne peut pas être séparé de moi comme ça ! s'écria mon père, totalement paniqué.

-Euh, perso, dis-je timidement, ça ne me dérange pas de ne pas aller à l'école…

-Aria, qu'as tu au poignet ? demanda mon père soudainement

-Ca ? C'est Grover qui me l'a passé. Ca se transforme en sabre quand on le frotte. J'ai voulu lui rendre après avoir tué le monstre mais ce bidule refusait de quitter ma main.

-Je connais ce bracelet, murmura-t-il, comme pour lui même.

-Bon, pour revenir à la Colonie, coupa Mr. Howrse, je propose que Aria s'y rende immédiatement avec Grover, pour éviter une nouvelle attaque.

-Bien Chiron ! affirma le satyre, heureux de sa nouvelle mission.

-Bon, eh bien, Aria, je crois que c'est mieux pour toi si tu vas à cette Colonie, dis mon père, le regard triste. Pars maintenant, je t'enverrai tes affaires dès ton arrivée.

-Oh, Papa… Je ne comprends pas ce qui se passe, j'ai l'impression de sombrer dans la folie, lui confiai-je en le serrant dans mes bras.

-Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer. Je sais que c'est dur de devoir se quitter aussi rapidement mais il en va de ta sécurité. Et tu sais que je ne rigole pas avec ça ! Vas-y, et fais attention, ne prends pas de risques de trop, mange bien surtout, couvre toi pour ne pas attraper froid…

-Papaaaa, il fait 27° dehors… Je te promet que je fais attention ! déclarai-je. Je t'aime jusqu'à la lune, lui murmurai-je cette phrase si souvent répété.

-Moi aussi ma chérie.

-Allez jeune fille, il est temps de partir, dit Mr. Howrse en me montrant l'escalier en bois. Suis Grover, il va te montrer comment vous allez partir.

Je laissai mon père, désemparé par mon départ précipité et suivis le satyre. L'escalier débouchait sur un toit en ciment, recouvert par endroit de gravillons. Des herbes folles poussaient éparses. Le soleil tapait fort sur cette surface plane et sombre et la température devait avoisiner les 35 degrés malgré les bourrasques de vents qui menaçaient de nous emporter. Grover se tourna vers moi et sortit sa flûte de Pan. Il joua quelques notes qui s'égrenèrent dans le vent chaud. Nous attendîmes quelques secondes et il me montra l'horizon. Au dessus des montagnes bordant la vallée où, je vis qu'une tâche mouvante s'approchait de nous. Quand elle ne fût qu'à un kilomètre du toit, je remarquai que c'était un char, mené par cinq chevaux ailé. Attendez, des chevaux ailés ?!

J'interrogeai Grover du regard et celui-ci me fit un clin d'œil, l'air de dire 'Laisse couler, tu vas vite t'y habituer !'. Le char atterri avec fracas sur le toit du lycée, les chevaux s'ébrouant et suant, faisant claquer leur longues ailes. Je les trouvais magnifique. La conductrice, une adolescente à la chevelure rousse ébouriffée, sauta du char avec grâce et embrassa Grover.

« Alors, biquet, mission réussie ? La section exfiltration est prête à emmener cette jeune personne à la Colo, dit-elle en m'adressant un grand sourire. ». Elle portait un jean couvert de traces noires en forme de traits et un t-shirt 'I Divination' avec une boule de voyante dans un coin

« Salut toi ! Comment ça va ? Pas trop secouée par toutes ces nouvelles découvertes, euh, assez déroutantes ? demanda-t-elle en souriant.

-Salut ! Oui, on va dire ça, c'est juste que j'ai l'impression d'avoir avalé une part de space-cake de trop mais mise à part ça, tout va bien ! répondis-je en rigolant.

-Bon, eh bien, bienvenue dans le monde des héros, dieux grecs et tout le tintouin. Je m'appelle Rachel et lui, sur le char, c'est Will. Allez, dit bonjour Will !

-Bonjour ! répondit un brun à l'air malicieux, c'est quoi ton petit nom ?

-Aria ! Et vous comptez donc m'emmener à cette Colonie sur ce char ?

-Yep, affirma Will, c'est le char des Apollon et le mien aussi car je suis un de ses fils, c'est un vrai bijou de course ce véhicule ! Surtout avec les pégase qu'on a attelé… ajouta-il en fixant un étalon noir qui tractait le bolide. »

Ledit pégase hennit joyeusement. « Je te présente Blackjack, le top de la cavalerie aérienne de la Colo. Sur ce, je te propose de monter dans mon bolide et de foncer vers le camps, pour y être avant ce midi. Je crois que c'est hamburger au barbeuc' avec sauce paprika, donc vaut mieux éviter d'être en retard ! » rigola-t-il.

Je montai dans le char, aidée de Rachel et Will qui avaient plus l'habitude d'acrobaties de ce genre que moi. Grover sauta d'un bond dans le véhicule et celui-ci faillit basculer sous la secousse. Le fils d'Apollon lança un regard outré au satyre qui lui sourit de toute ses quenottes caprines. La jeune fille rousse fit démarrer les chevaux ailés et le char roula doucement sur le toit.

« Allez mes cocos, on décolle ! » cria Rachel. Le char arriva au bout du toit et je fût prise d'un haut le cœur, le voyant déjà s'écraser au sol sous les regards choqués des étudiants. Mais au contraire, il s'éleva doucement dans le ciel, le vent chaud ne le faisant même pas trembler. Rachel dirigea le char de tel manière qu'il s'éloigne de la ville en montant dans le ciel, sûrement pour éviter que les lycéens nous voient. Avant de passer au dessus des nuages, j'aperçus quelqu'un qui agitait ses bras, pour nous, enfin plutôt me dire au revoir. Il allait me manquer.

Mon père…


Voilà donc Aria partie vers la colonie entourée de Rachel, Will et Grover. Je précise que Rachel est mon personnage préféré, un peu différente des autres, toujours joyeuse et originale, un peu comme Luna Lovegood (que j'adore aussi) dans Harry Potter, avec la mélancolie en moins.

Bref, vous l'aurez compris, Rachel va avoir une place importante dans l'histoire, plus que dans les livres de Rick Riordan.

A la prochaine ! Le chapitre arrive dans pas longtemps, ne désespérerez pas ! :P