Après quelques temps d'absence, me revoilà avec la suite des aventure de Aria. Vous découvrirez enfin qui est sa mère, bien que je me doute que beaucoup ont deviné depuis longtemps. A bientôt et bonne lecture ! :)
CHAPITRE VII : DIVINO TEMNI
La Déesse
Assise sur son lit de camps, la déesse semblait soucieuse. Une large ride barrait son front encore jeune et un sourire anxieux était crispé sur ses lèvres. Depuis plusieurs heures, l'inquiétude ne la quittait pas. Ses chasseresses avaient monté le camp pour la nuit, et les jeunes filles s'activaient maintenant à la préparation du repas. Elle aurait du pourtant être parmi elle. Mais non, elle avait un problème beaucoup plus grave à gérer.
Une jeune fille poussa le tissus épais qui fermait l'ouverture de la tente et entra dans celle-ci, faisant entrer avec elle un air encore tiède, parfumé de l'odeur de la forêt.
La nouvelle venue paraissait avoir environ 16 ans mais ses yeux bleus électrique semblait avoir vu bien plus qu'on pouvait le penser. Habillée de noir dans un style gothico-punk, ses cheveux corbeau dressés sur sa tête, elle adressa un sourire encourageant à la déesse.
-Votre frère est là maîtresse Artémis.
-Merci Thalia, soupira la déesse, dit aux filles de commencer à manger sans moi et ne m'attendez pas. Je... Ne m'attendez pas, c'est tout.
-Bien…
La jeune fille ressortit, un peu étonné du comportement de sa maîtresse.
-Toc toc ! J'peux entrer ? fit une vois masculine très suave.
-Je..., mais oui…
L'homme qui venait d'entrer incarnait la beauté masculine même. Blond comme les blés, il irradiait une lumière solaire et son sourire n'avait rien à envier à celui d'une star mortelle.
-Alors grande sœur, que me vaut cette invitation dans ton camp de charmantes coureuses des bois ? La jeune Thalia, qui soit dit en passant, murmura-t-il, un sourire enjôleur aux lèvres, qui est de plus en plus belle, m'a dit que tu étais très embêtée… Et voyant ta mine de biche mal lunée, je présume qu'elle a raison…
-C'est pour cela que je t'ai fait venir, Apollon, assieds-toi, fit elle en désignant un pouf à motif indien posé prés du poêle.
-Hihiiiii, biche mal lunée… Je suis troooop le boss des jeux de mots ! fit Apollon d'une voix de groupie de boy's band. Excuse-moi, je m'égard, bafouilla-t-il en voyant le regard furieux lancé par sa jumelle.
Il s'assit avec grâce sur le coussin moelleux.
-C'est mieux. Interdiction formelle de te moquer de moi et de ce que je vais te dire. Ce que je vais te confier requière la plus grande discrétion. Jure sur le Styx que tu n'en parleras à personne et que tu m'aideras
-Le Styx ? Rien de moins ? Bon, heu, oui, je le jure. Allez, diiiiis, j'suis trop curieux ! couina-t-il.
-J'ai une fille. Aria Steal. La seule que je n'ai jamais eue, et cela malgré mon serment de virginité éternelle. Elle a besoin de mon aide et de ma protection, car les esprits des vœux éternels ont décidé qu'elle n'avait pas à vivre.
-Aaaah, j'le savais ! Tu pourrais pas résister à l'appelle de…
-Ferme là ! hurla-t-elle exécrée. Je n'ai pas à justifier mes choix. Donc, fit-elle en reprenant son calme, je ne peux pas la reconnaître, ce serait comme la balancer aux fauves. Alors, tu la reconnaîtras à ma place, comme ta fille. Et cela lui évitera bien des problèmes.
-Mais cette pauvre enfant privée de mère a un père ! C'est biologiquement impossible ton histoire ma vieille ! Comment pourrais-je être son père ? Je ne suis pas…
-Ce n'est pas quelques chose de grave ! le coupa-t-elle violemment. Tu joueras le jeu pour moi, tu me dois bien ça je crois !
-… Maaaaaaiiiiiis gémit le pauvre Apollon.
-Accepte, sinon… Tu sais ce qui arrivera ! gronda la déesse en colère.
-Oui, oui, c'est bon, j'accepte. fit le pauvre dieu complètement en panique
-Biiiiien, allez, vire de cette tente. Et sans passer voir les filles. Et ah oui, j'allais oublier, merci frérot !
La déesse poussa un soupire de soulagement. « Un problème de réglé. Espérons que cette mascarade tiendra le temps qu'il faudra. »
Aria
Grover m'attendait sur la terrasse de la Grande Maison. Lorsqu'il vit ma tête, il fait une grimace.
-Aria, que s'est il passé ?! demanda-t-il, visiblement presque plus paniqué de moi.
-Grover ? J'ai fait une énorme bêtise, avouais-je.
-Explique ! Je déteste attendre une mauvaise nouvelle.
-Sujet :J'ai défié Mr.D. Conclusion : je suis morte.
-Mais c'est pas possible, pourquoi faut-il que je tombe toujours sur les demi-dieux qui s'attirent des ennuis avec mon patron…ronchonna-t-il.
Sur ce, Rachel arriva en maillot de bain rose fluo, lunettes en formes de cœurs et paréo Tahïtien, accompagnée de Will qui semblait peiner sous le poids d'un parasol, de bouées gonflables et d'une glacière.
-Ariiiiiiiiaaaaa, s'écria Rachel visiblement très contente, on va à la plaaage du lac !
-C'est une super idée, je commençai à mourir de chaud, affirmais-je sincèrement.
Cette petite escapade imprévue était vraiment la bien venue après ce que je venais de vivre. J'attrapai la glacière de Will et une bouée et chargeait-le tout sur les canoës que des nymphes avaient amené près du bord. Grover monta dans l'un accompagné de Rachel et je pris l'autre avec Will. Nous pagayâmes jusqu'à une petite crique cachée dans le renfoncement de la roche sur laquelle étaient bâtie les bungalows.
L'eau du lac était claire et turquoise et je voyais des poissons affluer à la surface de l'eau pour venir toucher les bateaux. Nous accostâmes sur la petite plage et nous nous installâmes rapidement, pour mieux nous précipiter dans l'eau fraîche du lac. Will avait prévu des canettes de coca et du brownie. Vraiment, ils avaient réussis, avec leur sourires, à me rendre le miens, pendant cette après-midi. Mais je ne me doutais pas un instant que ces moments insouciance deviendraient si précieux par la suite.
