Salut ! J'échappe sournoisement une fois de plus à mes obligations studieuses pour vous soumettre ce nouveau chapitre et je suis vraiment désolée pour les délais :(
Il se passe quelques minutes après que nos Jumpers aient sautés dans le chapeau en direction de Tilvop...,... et du M'OZ...
Enjoy !
Dans le monde des contes, Jefferson et Dorothy se trouvaient à présent dans la salle des portes, cherchant celle menant à Tilvop. Ils se dirigèrent donc vers son dernier emplacement mais la porte s'y trouvant n'était pas celle qu'ils cherchaient. Ce n'était pas vraiment étonnant, la salle des portes avait sa volonté propre et avait toujours été joueuse, imprévisible. Elle aimait changer et inter-changer les portes (ce qui avait déjà attirer des ennuis aux Jumpers inattentifs)Le couple, blasé, soupira à l'unisson et se sépara d'un accord tacite pour passer en revue les différents portails. Certains étaient de simples portes, d'autres des miroirs pendant que certains étaient cachés par de grands rideaux, mais chacun était unique et celui de Tilvop n'échappait pas à la règle, ils allaient donc finirent par le retrouver. Mais contrairement à Dorothy, Jefferson n'était pas vraiment à ce qu'il faisait et il ne cessait de jeter des regards inquiets à sa femme. Possédant le lien du véritable amour, ils avaient un degré d'empathie réciproque étonnant; en ce moment même par exemple; il ressentait sa détresse et sa culpabilité grandissante comme si c'était la sienne. Il avait envie de pouvoir l'apaiser par des mots réconfortants du style "ne t'inquiète pas tout ira bien" ou "ce n'est pas ta faute, tu ne savais pas" mais il la connaissait, il savait que cela n'aurait servi à rien et cela lui faisait mal de la voir comme cela sans rien pouvoir y faire...Elle avait le visage fermé et ne disait pas un mot, toute son attention étant fixée sur la recherche du portail. Il la vit néanmoins du coin de l'œil s'arrêter devant une grande porte jaune, la caressant pensivement de la main; la porte qui menait au pays d'Oz...Jefferson décida de la laisser tranquille et continua à chercher. Il lui fallu plusieurs minutes avant qu'enfin il ne vit une porte mauve à motifs floraux.
- Je l'ai trouvé, annonça t-il d'une voix assez forte pour qu'elle puisse l'entendre.
Dorothy s'arracha aussitôt de ses pensées et le rejoignit. Sans plus de cérémonie, elle se prépara à passer la porte quand Jefferson posa sa main sur son bras, l'empêchant d'accomplir le geste escompté.
- Avant qu'on y aille Dothy, il faut établir des règles, dit fermement Jefferson resserrant légèrement sa poigne. Si j'ai accepter d'y aller c'est pour toi...Pour que tu saches si ce magicien que McTwist dit avoir vu est bien le même que tu connais. Nous avons déjà fait des choses dangereuses, Jumper dans des endroits dangereux avant...
Il chercha à capter son regard, mais elle ne voulait pas affronter ses yeux et continua à regarder droit devant elle.
-... mais cette fois ci c'est différent, continua t-il en soupirant. Nous savons ce qui nous attends là bas, si jamais ils s'aperçoivent de notre présence. Que ce soit le Magicien d'OZ ou non, ces saletés de singes ne feront pas de quartiers s'ils nous voient et je refuse que l'on prenne des risques inutiles qui risqueraient de faire de Grace une orpheline élevée par un civet sur pattes...acheva t-il sur un ton trop sérieux pour être honnête.
A ces mots, elle ne put s'empêcher de sourire.
- Tu es méchant Jefferson, le réprimanda t-elle riant. McTwist est un homme bien..
- Un homme ? C'est une boule de poil en redingote ! s'exclama Jefferson avec emphase, simulant l'incrédulité.
Dorothy lui donna un coup de coude et ils rirent. Elle aimait cela chez lui, il arrivait toujours à lui rendre le morale.
- A qui tu as pourtant accepter de confier ta fille, fît-elle remarquer malicieusement.
Jefferson haussa les épaules sans répondre. Même s'il aimait se moquer de MacTwist, il avait prouver plus d'une fois être quelqu'un de confiance, assez pour qu'ils lui confient leur plus grand trésor. Il vit ensuite Dorothy esquisser un geste vers Tilvop mais il la retint à nouveau.
- Je n'avais pas fini...
Dorothy leva les yeux au ciel mais consentit à l'écouter, le regardant cette fois dans les yeux.
- Je veux que tu me promettes que tu ne prendras pas de risques inconsidérés là-bas, que tu seras prudente, dit-il sérieusement. Quoi qu'il advienne, tu dois me promettre de ne pas intervenir et que l'on ne s'approche pas plus qu'il n'est strictement nécessaire pour toi de voir s'il s'agit du même homme...
La jeune femme lui sourit.
- Bien sûr, répondit-elle simplement.
-Promets le moi, insista t-il.
Elle se tourna donc totalement face à lui, prit ses mains dans les siennes et planta son regard dans le sien.
- Je te le promets Jefferson...
Jefferson chercha dans son regard des traces de mensonges mais n'en trouvant pas, il se détendit. Il lâcha son bras et lui tendit la main. C'était une habitude qu'ils avaient prises au fil du temps, une habitude toute simple. Elle lui prit la main et ensemble ils ouvrirent la porte...
Ils arrivèrent aussitôt sur un chemin particulièrement boueux et salissant.
- Ah, oui...J'avais oublié, dit une Dorothy agacée en regardant ses chaussures et le bas de sa robe déjà tâché.
Jefferson jeta un œil sur ses propres chaussures maintenant boueuses en souriant légèrement mais ne commenta pas. Il faisait déjà presque nuit sur Tilvop, ils commencèrent donc à avancer rapidement dans le crépuscule. Ils savaient déjà où aller, car dans ce monde il n'y avait qu'un seul endroit où McTwist aurait pu aller pour trouver de "l'herbe pour le pelage du Cheshire", au marché noir de la cité de Lob qui se trouvait seulement à quelques kilomètres plus au Sud. Ils avançaient en silence, ne voulant pas risquer d'attirer l'attention sur eux. Arrivés non loin des remparts de la cité, ils tendirent l'oreille. De là où ils étaient, ils entendaient des bruits d'ailes, de cris, de rires. Ils échangèrent un regard entendu. "Les singes volants" pensa Dorothy avec effroi. Ces singes étaient tout simplement méchant, violent et appréciaient particulièrement tout ce qui brille. Ils avaient eu affaire à eux lors de leur aventure à Oz avant que Dorothy ne double Jefferson et ils avaient bien failli perdre la vie. Un groupe de singes avait tenté de lui prendre les chaussures de rubis tandis que le plus grand d'entre eux (celui avec un uniforme) avait tenté d'arraché le chapeau de Jefferson. Ils ne devaient leur salut qu'à une mare où ils avaient plongés, Dorothy s'étant rappelé que le bûcheron qu'elle avait rencontré plus tôt lui avait dit que ces singes ne savaient pas nager. Ils s'avancèrent donc prudemment, avançant penché en avant. Jefferson remarqua que des singes ailés se tenaient au dessus de grandes portes d'entrées, il empoigna Dorothy par le bras et la tira derrière des caisses qui traînait en les lui montra du doigt. La jeune femme fronça les sourcils et se pinça les lèvres "voilà qui complique les choses" pensa t-elle.
- Comment vas t-on entrer ? lui chuchota t-elle à l'oreille.
Jefferson haussa les épaules et regarda autour de lui. Dorothy l'imita mais rien ne lui venait à l'esprit, les singes observant les horizons. Ils commençaient à désespéré quand un long sifflement strident se fit entendre. Les singes se retournèrent vers l'intérieur de la cité et s'envolèrent aussitôt dans la direction du bruit, laissant l'entrée sans surveillance. Prudemment, les Jumpers se relevèrent et avancèrent jusqu'à franchi les portes de la cité. Une fois entrés, ils se figèrent. Ils étaient déjà venu ici. Lob était une grande ville animée, avec des marchés gigantesques, des enfants jouant dans les rues (et un marché noir très pratique pour les affaires) mais ce qu'ils virent n'avaient plus rien à voir avec leur souvenirs. Les rues étaient vides et jonchées de divers débris, de fenêtres brisées aux étals renversés et saccagés. Ils remarquèrent également que certaines maisons avaient été pillées. Il y avait aussi à leur grande horreurs quelques corps mutilés, abandonnés là où ils avaient perdus la vie. Jefferson enroula un bras autour de Dorothy qui enfouit sa tête dans le creux de son cou. Les singes étaient vraiment des barbares. Jefferson pressa un baiser sur sa tempe et attendit qu'elle se détende. Passé ce moment difficile, ils remarquèrent une clameur à quelques rues de là où ils étaient et ils décidèrent donc d'aller voir. Ils se déplaçaient en longeant les murs, prêtant attention aux possibles singes sentinelles restés en arrière mais ils n'en croisèrent aucun. Arrivés à un tournant, près de la grande place de la ville, ils jetèrent un œil et virent que les singes étaient rassemblés ici, sur le sol bizarrement et tous semblaient particulièrement excités. De là où ils étaient, ils ne pouvaient pas bien voir, mais ils semblaient rassemblés autour d'un personnage.
- Il faut qu'on aille voir de plus prêt, murmura Dorothy.
- On ne peux pas aller plus prêt, répliqua Jefferson. On va se faire repérer...
La jeune femme jeta un œil autour d'elle et désigna une échelle qui permettait d'accéder à un toit.
- Tu veux jouer les acrobates maintenant ? demanda Jefferson incrédule.
Elle lui fît un clin d'œil malicieux et commença à monter. Le jeune homme se passa la main dans les cheveux en grognant, elle savait qu'il n'aimait pas la hauteur. Il soupira bruyamment et commença à grimper à son tour, se focalisant sur l'objectif à atteindre. Il arriva sain et sauf, accueillit par une Dorothy avec un sourire sournois qui n'annonçait rien de bon. Elle pointa du doigt le toit le plus proche qui permettrait d'avoir un bon point de vu sur les événements de la place.
- Les toits sont proches les uns des autres, ça ne devrait pas être trop dur...
Jefferson regarda Dorothy puis son doigt, puis le toit qu'elle désignait et enfin le toit sur lequel ils se trouvaient.
- Tu es tombée folle ? chuchota t-il paniqué. Il est hors de questions que je saute de toit en toit, et toi non plus ! On va se tuer ..!
Dorothy haussa les épaules.
- Tu fais comme tu veux Jeff...
Elle prit de l'élan et sauta sans difficulté sur l'autre toit avant de se retourner, triomphante devant un Jefferson blême.
- Si tu veux laisser ta femme risquer sa vie seule, après tout c'est ton choix...
Sans rien ajouter elle continua son chemin.
- Dothy ! Dothy ! appela Jefferson aussi fort qu'il osait mais elle ne lui prêta aucune attention. Jefferson se mordilla nerveusement la lèvre inferieure et pesta et quand enfin il rejoignit Dothy, il était d'une pâleur étonnante.
- Tu t'y es repris à combien de fois ? demanda t-elle en essayant de ne pas rire.
- 7, répondit il sombrement.
La jeune femme dût se pincer le bras pour ne pas rire. Sans ajouter un mot il pris les devants, se rapprochant ainsi de la place. Ils s'accroupirent alors et finirent par obtenir une bonne vue sur ce qui se déroulait alors. Il y avait au moins une centaine de singes rassemblés en bas, tous regardaient la scène en bois sur laquelle se trouvait un homme qui avait le dos tourné pour le moment et qui semblait avoir de longs cheveux noirs portés en queue de cheval. Sur l'un des côtés de la scène, on pouvait voir un petit groupe de personnes terrorisées et tenues fermement par des singes. Un grand singe ailés en uniforme quand à lui arpentait la scène, criant occasionnellement des choses qui semblaient attisée l'excitation de la foule qui battaient des ailes et frappaient des pieds.
- Où sont les autres habitants ? demanda doucement Dorothy.
- Cloîtrés chez eux, terrorisés sans doute. On ne peut pas les blâmer, répondit Jefferson.
Dorothy acquiesça et ils regardèrent la scène de leur cachette, ne sachant quoi penser. De toute évidence, les singes étaient contrôlés par cet homme sur la scène; mais cela n'avait aucun sens...Les singes n'obéissent à personne normalement et ils n'en avaient jamais vus en dehors d'Oz... L'homme se retourna enfin, faisant ainsi taire les singes qui s'inclinèrent profondément. Mais de là où ils étaient, Dorothy ne parvenait pas à discerner ses traits, elle voyait seulement qu'il avait un bouc. Ils entendirent ensuite qu'ils commençait une sorte de discours mais ils étaient trop loin pour bien entendre.
- Il faut qu'on s'approche, dit précipitamment Dorothy.
Jefferson secoua vigoureusement la tête.
- Non, c'est trop risqué...
- Mais d'ici je ne peux voir à quoi il ressemble, ni entendre ce qu'il dit, argumenta Dorothy.
Jefferson lui attrapa le bras.
- Tu as promis que l'on ne prendrait aucun risque inutile, c'est le moment de tenir ta promesse, lui rappela Jefferson.
Dorothy se dégagea.
- C'est un risque ni inutile ni inconsidéré. Je dois savoir si c'est vraiment lui qui à fait tout ça, si c'est lui qui a lancer les singes volants sur les habitants de Tilvop et qui sait peut être combien d'autres mondes, dit elle vivement.
- Dorothy...fît Jefferson d'une voix menaçante.
Elle se mit à ramper sur le toit, jusqu'à ce qu'elle soit juste au dessus de la scène.
-Il faut juste que je m'approche un peu plus...
Mais dans sa hâte, la jeune femme fît malencontreusement tomber quelques tuiles mal fixées qui s'écrasèrent sur la scène se brisant dans un bruit atroce qui se répercuta sur les murs alentours. Dorothy et Jefferson se figèrent d'horreur. L' homme s'arrêta alors de parler et leva les yeux jusqu'à eux avant d'ordonner froidement.
- Attrapez les.
Aussitôt quelques singes s'envolèrent en criant dans leur direction. Les Jumpers se relevèrent aussitôt et tentèrent de s'enfuir. Jefferson attrapa la main de Dorothy et ils coururent sur le toit aussi vite qu'ils le pouvaient, pourchassés par les singes. Mais arrivés à la jonction des toits Jefferson se figea car il avait commis l'erreur de regarder dans le vide. Dorothy le secoua.
- C'est pas le moment Jeff ! SAUTE BON SANG ! cria t-elle.
Mais quand il parut se décider, il était trop tard. Deux singes agrippèrent les bras de Dorothy avec leurs serres. La jeune femme se débattit inutilement, les singes étant trop fort et commencèrent à s'élever dans les airs avec elle. Jefferson se précipita vers elle et la tira par la jambe, tentant de la ramener sur le toit. D'autres singes arrivèrent alors sur Jefferson le forçant à la lâcher pour se défendre. Il sortit un petit canif et poignarda l'un des singes dans l'une de ses jambes, le rendant fou de rage et de douleur. Il donna un coup de poing à Jefferson, lui fendant la lèvre et lui faisant lâcher son couteau. Profitant de son moment de faiblesse, trois autres singes agrippèrent le jeune homme et l'emmenèrent à la suite de Dorothy. Arrivés à 2 mètres au dessus de la scène, les singes les lâchèrent, les faisant tomber lourdement face à l'homme sinistre. Leurs ravisseurs ailés se posant alors délicatement à côté d'eux avant de les ré empoignerent avec force, les forçant à se mettre à genoux devant leur maître. Dorothy leva alors les yeux sur l'homme. Il était entièrement vêtu de riches vêtements verts, hormis sa ceinture rouge vif, grand, de longs cheveux noirs ramenés en queue de cheval, des sourcils broussailleux qui surmontaient une paire d'yeux gris et froids ainsi qu'une bouche entouré d'un bouc sombre. Dorothy ferma les yeux douloureusement en soupirant car malheureusement elle le connaissait. Sa réaction ne laissant aucune place au doute, Jefferson baissa la tête sombrement. L'homme les regarda à tour de rôle, semblant les jauger avant qu'il ne se fixa sur Dorothy.
- Je te connais, dit-il d'une voix doucereuse à la jeune femme. Ton visage m'es familier...
Il se rapprocha un peu plus près d'elle et fronça les sourcils. La jeune femme ouvrit alors les yeux et affronta son regard. Jefferson voyant qu'il s'approchait trop près tenta de se débattre mais le singe à sa droite pressa simplement ses serres plus fort, le faisant gémir. Leur maître parut soudain avoir une illumination.
- Mais oui, c'est toi, commença t-il en souriant. C'est la fille qui m'a libéré de Starka(1) à Oz ! s'exclama t-il en se tournant vers ses sbires ailés. La fille à qui nous devons tout !
Les singes sifflèrent et crièrent à ces mots. Dorothy trembla de colère.
- Vous m'avez menti, cracha t-elle. Vous m'avez menti à Oz, j'avais confiance en vous ! s'écria t-elle en se débattant.
Il se tourna à nouveau vers elle, goguenard.
- Mentir ? Non, je ne ment jamais, affirma t-il. Ne t'avais je pas promis un moyen de rentrer chez toi ? Ne te l'ai je pas indiqué ensuite ?
- Vous m'avez fait tué quelqu'un pour cela, vous ne m'aviez jamais dit que cette eau la tuerait ! s'écriait Dorothy, bouleversée.
Le Magicien d'OZ ricana.
- Ma chère Dorothy, je t'avais seulement dit que cela me libèrerait et c'était effectivement le cas...
Il posa une main rugueuse sur son visage et caressa sa joue.
-Tu vois, je ne t'ai pas menti...
- Ne la touchez pas, gronda férocement Jefferson au magicien.
L'homme à la ceinture rouge s'intéressa alors lui.
-Oh, mais je vois que tu t'es fait un ami en chemin, je...
- Je vous tuerait si vous la touchez, le coupa le Jumper le regard sombre.
Les singes qui le tenaient se mirent à le meurtrir de leurs serres plantées dans ses bras le faisant gémir. Le Magicien d'Oz lâcha la joue de Dorothy et se rapprocha du jeune homme d'un air menaçant.
- Je n'autorise personne à me couper la parole...
Dorothy le regarda s'approcher avec une appréhension et une inquiétude frappante, chose qui n'échappa pas au magicien.
- Mais c'est plus qu'un ami que tu as alors Dorothy...C'est hum, mignon j'imagine, se moqua t-il, faisant rire son lieutenant en uniforme.
Il regarda ensuite à ses pieds et fît la moue.
- Oh, mais je suis déçu, vraiment. Apres tout le mal que tu t'es donné pour les avoir, j'aurais cru que tu aurais gardé les chaussures...
Dorothy rit sans humour.
- Elles étaient maudites, mais ça j'imagine que vous le saviez déjà...
-En effet, répondit il simplement. Mais je ne t'avais jamais dit qu'elles ne l'étaient pas...Je t'avais dit qu'elles te ramèneraient chez toi, et j'ai donc tenu parole.
Il mit sa main à sa ceinture.
- C'est pourquoi je trouve cela si étrange que tu ne les portes pas...on ne se sépare pas d'un tel objet magique...Surtout que dans ton cas, cela pourrait s'avérer mortel, susurra t-il.
- Plus maintenant, je ne suis plus maudite, répondit fièrement Dorothy.
Le magicien parut sincèrement surpris et se frotta machinalement le bouc.
-Eh bien je suis étonné, reconnut il. Je ne te savais pas si pleine de ressource...
-Pourquoi faites vous cela ? demanda enfin Dorothy d'une voix forte. Pourquoi avez vous tuer ces gens ? Pourquoi vous êtes vous allié aux singes ?
Il tritura sa ceinture avant de se détourner sans répondre des Jumpers pour faire face à sa foule de singes volants ainsi qu'aux quelques habitants prisonniers.
- Regardez la bien Nilwops (2) ! C'est grâce à elle que nous sommes ici aujourd'hui ! Grâce à elle que vous vous amusez à piller pendant que j'accrois mes pouvoirs ! se moqua t-il. Je crois qu'elle mérite nos acclamations n'est ce pas ?
Les singes crièrent alors en battant férocement des ailes. Sous les acclamations, Dorothy se sentit si mal que cela fît sursauter Jefferson. Elle repensait à la sorcière qu'elle avait fait fondre à Oz, les dires de McTwist sur le Magicien d'Oz qui tuerait des gens avec des pouvoirs et les singes qui semaient le chaos et la violence sur leur passage. Tout était de sa faute...
L'homme laissa ses singes se réjouirent avec lui encore un peu avant de leur faire signe de se taire.
-Néanmoins, commença t-il en simulant de la tristesse. Malgré tout ce que je vous dois, je ne peux vous laisser la vie sauve...
Il se rapprocha alors de Dorothy, la main tendue vers son cœur et les singes sur la scène trépignant d'excitation.
-C'est étrange, murmura t-il. La dernière fois je n'avais pas senti toute cette magie en toi, j'ignore ce qui t'es arrivé mais je serais bête de m'en priver...
Jefferson se tortilla et essaya de crier mais l'un des singes lui serra la gorge pour le faire taire. Dorothy regardait le magicien dans les yeux en déglutissant. Sa seule pensée était Grace, Grace allait grandir sans ses parents par sa faute. Le magicien plaça ensuite la main sur son cœur et sa paume et sa ceinture brillèrent d'un éclat rougeâtre. Dorothy sentit alors un grand froid et une vive douleur l'envahir et Jefferson le ressentit aussi. Mais à leur grande surprise le magicien hurla de douleur et s'effondra sur le sol, retirant sa main vivement, comme brulé. Les singes, n'ayant jamais vu leur maître en état de faiblesse lâchèrent Dorothy et Jefferson, terrifiés. L'homme à la ceinture haletait et se tenait le cœur en grimaçant. Jefferson fût le premier des deux à se ressaisir, Dorothy encore sous le choc. Il se leva et l'attrapa par le bras, la forçant à se relever. Ils commencèrent à courir hors de la scène, les singe effrayés se poussant d'eux mêmes sur leur passage. Et ils s'enfuirent sans demander leurs restes jusqu'au portail.
Plusieurs minutes durant, le Magicien d'Oz resta prostré sur le sol. Il se croyait invincible, cela faisait des années qu'il n'avait ressenti la moindre douleur. Cette ceinture devait lui garantir l'invulnérabilité, il ne comprenait pas ce qui s'était passé et il n'aimait pas ça... Il n'était pas stupide, dans l'obscurité ses singes ne la retrouverait pas, il devra donc user d'un artefact pour la retrouver, car ce n'était pas fini il avait l'intention de tirer les choses au clair. Il se redressa, ne voulant pas perdre l'obéissance des Nilwops, il s'avança vers une femme prisonnière et absorba jusqu'à la dernière goutte de ses pouvoirs; prouvant qu'il n'avait rien perdu de sa force et regagnant ainsi le respect de ses troupes qui se remirent à l'acclamer.
Jefferson et Dorothy avaient couru jusqu'au portail, s'assurant de ne pas être suivi. Une fois revenu dans la salle des portes, ils s'assirent, à bout de souffle. Une fois qu'ils eurent retrouvés une respiration normale, ils se relevèrent et Jefferson l'entoura de ses bras.
-Je suis désolé, réussit-il à murmurer, ne sachant trop quoi dire. Tu ne savais pas à ce moment là, continua t-il. Tu n'as pas à te sentir coupable de ce qu'il fait...
Elle se détacha aussitôt.
- Je ne dois pas me sentir coupable d'avoir tuée une innocente ? D'avoir "sauvé" un monstre qui commet des meurtres de sang froid ? Pas coupable d'être responsable du fait que d'affreux singes volants pillent tuent et mutilent des innocents ? Qu'il soit possible que ce ne soit pas le premier monde qu'ils saccagent ? s'exclamait Dorothy, des larmes roulant sur son visage.
Jefferson resta à la regarder, n'osant tenter un rapprochement. Ils restèrent à nouveau plusieurs minutes sans rien dire avant que Dorothy ne se mit à marcher d'un pas décidé. Jefferson se dirigea tout naturellement vers Wonderland mais elle passa la porte sans la regarder et s'arrêta devant une porte en bois jaune. Jefferson la rejoignit l'air interdit.
- Dothy, qu'est ce que tu fait ? demanda t-il.
- On a vu ce qui se passe Jefferson, on a vu ce qu'ils sont en train de faire. On doit les arrêter, on ne peut ester sans rien faire...Je dois assumer les conséquences de mes actes, dit-elle déterminée.
-Et comment ? demanda Jefferson abasourdi.
Dorothy se tourna vers lui, l'air résignée.
-Ni toi, ni moi ne peuvent quelque chose. Mais, il reste des sorcières, les mêmes que celle qui l'a déjà enfermé...Il faut qu'on leur demande de l'aide, elles ont des réponses à nos questions..On doit essayer de faire quelque chose...
Dorothy se tourna alors à nouveau vers la porte jaune.
- Il faut retourner là où tout à commencer, il faut retourner au Pays d'Oz...
Voilà ! (1) : nom de la sorcière.
(2) : Le nom du peuple des singes volants.
Désolée, le plus long chapitre à ce jour mais ma muse ne me laissait pas tranquille. Avez vous remarqué que Le MOZ n'a pas pu vider les pouvoirs de Dorothy ? Et d'ailleurs c'est quoi ce truc de pouvoir étrange ? Les sorcières d'Oz vont elles être ravies de voir Dothy ? Que compte faire le MOZ ?
Réponses à venir et prochain chapitre à Storybrook (dans quelques jours) où les habitant vont préparer la ville à la venue du MOZ...
