Salut les Oncers ! Voici donc la suite de ce qui se passe à Storybrook, petit rappel des choses:

Jefferson concocte un plan secret et sombre, Dorothy se prépare à se sacrifier au coucher du soleil (seul moyen de tuer le Moz) et est conduite sans le savoir droit vers l'endroit où se trouve sa fille :3, Grace et Henry sont chez Granny, les proches d'Emma préviennent les habitants de se réunir à la mairie, Emma est sur le Jolly Roger pour demander de l'aide à Hook (le nouveau Dark One) et le Moz se rapproche ...Enjoy !


A Storybrook, même s'il ne faisait rien voir,Jefferson était plutôt satisfait. Dorothy avait accepté de lui donner jusqu'au coucher du soleil, jusqu'à l'attaque du Magicien avant de révéler aux habitants qu'elle est l'unique faiblesse de celui-ci; il avait donc assez de temps pour réparer son plan macabre. L'idée de tuer quelqu'un n'était pas très séduisante en soi et le répugnait un peu, mais il ferait n'importe quoi pour sa famille, et il s'apprêtait d'ailleurs à réunir les deux femmes de sa vie sous peu...A l'hôpital il avait réussi à convaincre une infirmière de lui prêter des vêtements pour Dorothy, afin qu'elle ne rencontre pas sa fille en chemise d'hôpital. C'étaient des vêtements simples : un tee-shirt bleu à manches longues, un gilet beige ainsi que de petites chaussures noires et surtout un jean qui intrigua fortement Dorothy (surtout la fermeture éclair avec laquelle il l'avait surprise à jouer). Une fois qu'elle fut habillée, il l'emmena à l'extérieur et la jeune femme se cacha aussitôt les yeux. Elle avait passé plus de deux ans dans une cellule sans voir la lumière du jour et ses pupilles n'étaient plus habituées à une telle luminosité et elle était totalement dépendante de son mari pour ne pas tomber. Une fois ses pupilles adaptées, Dorothy vit alors notre monde pour la première fois et cela l'intrigua autant que cela l'effraya et elle resserra sa main autour de celle de Jefferson. Elle voyait partout dans la ville des bâtiments étranges, des objets inconnus et des lumières tellement fortes dans les vitrines que les gens devaient se ruiner en bougies. Mais le plus effrayant pour elle c'était bien ces "espèces de carrosse sans chevaux" comme elle les appelaient et qui avançaient à une vitesse folle. Le restaurant de Granny se trouvait à quelques pâtés de maisons et étant venu à bord de la voiture du Shériff, il étaient obligés de s'y rendre à pieds. Ils commencèrent à avancer doucement et sentant sa nervosité face à ce monde inconnu, Jefferson la réconforta d'un baiser sur le front et engagea la conversation en continuant leur chemin.

- De quoi voudrais tu parler en premier ? demanda t-il d'une voix douce.

Dorothy se mit à réfléchir quelques instants et pensa immédiatement à Grace, voulant évidemment en savoir plus sur elle mais la cicatrice que portait Jefferson le long de son cou l'avait profondément choquée.

- Parle moi de cette cicatrice pour commencer, répondit elle d'un air grave.

Jefferson fît la grimace.

- Tu es sûr Dothy ? C'est une longue histoire, assez triste et je suis honteux de la manière dont s'est arrivé...

Dorothy tourna la tête pour trouver son regard.

- Jeff, tu sais bien que tu peux tout me dire...Je te connais, quoi que tu ais fait, tes intentions étaient bonnes...

Le jeune homme soupira, les traits soudain tirés.

- Très bien... Quand tu es...Quand tu es partie, commença t-il d'une voix hésitante. Je ne pouvais plus rester à Wonderland, avec tout ces souvenirs, tout ce qui s'était passé...Non, je ne pouvais pas. J'ai emmené Grace vivre dans la forêt enchantée, là où j'ai grandi et j'ai juré de ne plus jamais Jumper, de ne jamais courir le risque que Grace perde le seul parent qui lui restait. J'ai enfermé le chapeau dans sa boîte et j'ai décidé d'oublier. Je ne trouvais pas de travail et comme j'avais la formation j'ai fini par devenir chapelier et j'arrondissais les angles en cueillant quelques champignons...Les revenus n'étaient pas glorieux et je m'en voulais de ne pas pouvoir offrir une plus belle vie à Grace, j'étais dégouté de ne pas pouvoir faire plus...Et c'est là qu'un jour, la méchante reine...Tu sais, Regina ? Je t'en avais parlé, c'était l'apprenti du Dark One avant de devenir reine...

Dorothy hocha la tête lentement.

- Elle s'est présenté chez nous et m'a proposé un marché : Je l'emmenais à Wonderland récupérer quelque chose qui lui appartenait et elle mettrait en échange ma famille à l'abri du besoin...C'était tentant, de l'argent que je pensais facile et après quelques jours, j'ai accepté; voulant offrir une vie meilleure à notre fille... A l'instant où j'avais accepter ce deal j'étais perdu...

Il commençait à devenir mal à l'aise et s'était mit à triturer ses doigts dans tout les sens.

- J'ai laissé Grace chez des voisins, lui assurant que je rentrerais prendre le thé avec elle en fin de journée...

Dorothy malgré tout ne pu s'empêcher de sourire à l'évocation du petit rituel du thé qu'ils semblaient avoir gardé même après sa disparition.

- J'ai donc emmené Regina avec moi, retournant dans un monde que j'aurais voulu oublier et que je ne pouvais plus que détester. Nous sommes ensuite aller récupérer une boîte et nous avons échapper à quelques gardes, tout se passait pour le mieux...Mais la reine m'a dupé, continua t-il avec amertume. Cette boîte contenait son père rapetissé et elle avait l'intention de le ramener avec elle et tu connais la loi du chapeau: le même nombre rentre, le même nombre sort...Elle est entrée avec moi mais est repartie avec son père, me rendant prisonnier dans ce monde, loin de Grace. J'était totalement anéanti, pour la seconde fois une personne que j'aimais m'étais injustement arrachée...

Dorothy se sentit très triste pour ce qui était arrivé et coupable sans pouvoir y faire grand chose. Jefferson les stoppa et les fit traverser la rue sur les passages cloutés avant de reprendre où il en était.

- Des gardes m'ont conduit à la Reine de cœur qui m'ordonna de lui confectionner un chapeau capable de transcender les mondes...Quand je lui ais dit que c'était impossible, elle m'a fait couper la tête...

Elle mit une main devant sa bouche d'effroi et toucha brièvement son cou, inquiète d'entendre la suite et Jefferson fuyait son regard.

- Par je ne sais quel magie, ça ne m'a pas tuer mais le reine n'accepta de me rendre mon corps qu'à la condition que je promette de lui confectionner un chapeau de Jump. Je n'avais pas le choix et elle m'a rattaché la tête au corps et enfermé dans un salle rempli d'outils et de tissus en me disant de faire en sorte qu'il fonctionne. J'ai passé chaque jour, pendant des mois à fabriquer des chapeaux, par milliers mais n'ayant pas de magie toutes mes tentatives étaient évidemment vouées à l'échec... J'étais complètement anéanti, désespéré et j'ai peu à peu sombré dans la folie, à tel point que l'on s'est mit à me surnommer "Le Chapelier Fou"... dit il d'une voix maintenant rauque et les yeux fermés hermétiquement... C'est une période de ma vie que je préfèrerais oublier...

Jefferson continua de marcher, entraînant sa femme qui restait silencieuse, elle était profondément blessée par ce qui était arrivé à Jefferson, cela lui brisait le cœur.

-Comment t'en es-tu sorti ? demanda t-elle timidement.

- Grâce à, hum... Un vieil ami de la famille, dit il d'un air contrit. Un jour il est tout simplement apparu dans l'embrasure de ma porte...McTwist...Jamais je n'aurais pensé être heureux de voir cette boule de poil un jour, confia t-il en écarquillant les yeux, semblant encore stupéfait du sentiment. Il était de retour depuis peu à Wonderland avec La Alice qu'il cherchait depuis tellement longtemps et avait entendu des rumeurs sur "Le Chapelier Fou et un chapeau de Jump" et il avait facilement fait le lien avec moi...

Dorothy souriait maintenant pleine de soulagement et de gratitude envers le lapin blanc et Jefferson roula des yeux.

- Après qu'il m'ait raconté son histoire avec Alice, je lui ait raconté le tour que m'avait joué Regina et il a immédiatement proposé son aide dans le dos de la reine de cœur qui ignorait son existence... Il m'a fait échapper du Château de Cartes et m'a conduit dans un endroit éloigné, a fait un de ses trous de Jump et m'a laissé traverser seul car il devait veiller sur Alice en me demandant de passer son bon souvenir à Grace... Une fois de retour là bas, je suis immédiatement allé chez les personnes à qui j'avais confié Grace des mois plus tôt...Je me suis approché de la maison et par la fenêtre je l'ai vu attablée avec eux...Je ne m'étais jamais senti aussi heureux de toute ma vie...

La voix de Jefferson se brisa.

- J'étais là, je la voyais...J'étais si prêt...J'avais la main sur la poignée de la porte...Mais la malédiction de la reine est arrivé et nous à envoyés tous dans ce monde où tout le monde sauf moi avaient perdus la mémoire et moi je me suis retrouvé piégé dans un manoir pendant 28 ans à ne pouvoir que regarder ma fille de loin sans qu'elle ne se souvienne de moi...

Il tourna sa tête vers elle et vit que des larmes coulaient sur ses joues. Il s'arrêta de marcher et les chassa avec son pouce.

- Ne pleure pas Dothy, lui dit il doucement. C'est du passé maintenant...

Après tout ce qu'ils avaient traversé, il était plus que jamais déterminé à ce que sa famille ait enfin droit au bonheur et son plan était plus que jamais d'actualité...

- Je sais Jeff, dit elle en reniflant. Mais ça me brise le cœur de savoir tout ce que vous avez enduré tout les deux...

- Si j'ai tout compris, ça n'a pas été une partie de plaisir pour toi non plus, lui rappela Jefferson. Mais dis moi, sincèrement, dit il sur un ton trop grave pour être honnête. Ca te fait quoi d'apprendre que tu es mariée avec un fou ?

Dorothy se dérida et rit de bon cœur.

- Tu veux la vérité ? lui dit-elle en prenant sa tête entre ses petites mains et en plongeant son regard dans le sien. J'ai toujours vu en toi, dans tes yeux une petite étincelle de folie...Et je l'ai toujours adorée, qu'importe si pendant un moment elle s'est un peu emballée, elle a toujours su me remonter le morale, me faire rire...Je la vois encore maintenant, comme je la voyais aussi dans les yeux de Grace...J'ai toujours aimé ça chez vous...

Jefferson l'embrassa tendrement, appréciant l'instant avant de lui désigner une enseigne de l'autre côté de la rue qui disait "Granny's Dinner Open". Elle sourit innocemment, sans savoir que Jefferson l'avait conduite ici à dessein, que sa fille se trouvait là et qu'elle s'apprêtait à la revoir après plus de 40 ans...


Chez Granny, Grace avait finit de lire les histoires concernant ses parents et se sentait à la fois heureuse et triste car si elles avaient commencées par "Il était une fois" il n'y avait pas de "happy ends". Elle soupirait en retraçant le visage illustré de sa mère du bout de ses doigts. Henry se sentait coupable, il mourrait d'envie de lui dire que si elle voulait elle pourrait voir, parler et toucher à sa mère...Il fulminait intérieurement contre Jefferson et commençait à considérer plus sérieusement de rompre sa promesse.

- Merci encore Henry, dit subitement la jeune fille. Je ne sais pas quoi dire tellement je suis émue. Grâce à toi je comprends mieux beaucoup de choses, tout ce qu'ils ont traversés tout les deux, les sacrifices qu'ils ont fait...

Elle essuya discrètement une larme qui menaçait de s'écouler avant de se relever.

- Je vais refaire du thé, tu veux que je te rapporte quelque chose ? demanda t-elle poliment.

Henry secoua la tête et elle s'en alla dans la cuisine. Henry soupira en maugréant contre son père et referma son livre d'u coup sec. Derrière lui il entendit la cloche de la porte d'entrée, rien de surprenant, le restaurant était déjà plein de monde; les petits déjeuners de Granny étant renommés. Du coin de l'œil il vit que les deux nouveau clients s'approchaient du comptoir et il se retourna avec curiosité pour mieux les voir et sursauta, choqué et incrédule quand il reconnu Jefferson. Celui ci s'assit tranquillement sur l'un des tabourets et fît signe à la jeune femme qui l'accompagnait de faire de même. Henry la regarda et se figea. Les mêmes cheveux blonds (même si beaucoup plus courts), les mêmes yeux noisettes, le même nez retroussé et la même douceur dans le visage. Il se trouvait devant une version plus âgée de Grace, c'était sans aucun doute possible sa mère.

- Re-bonjour Henry ! dit Jefferson de manière enjouée.

Henry secouait la tête.

- Qu'est ce...Qu'est ce que vous faîtes ? demanda t-il vivement.

- On avait faim, alors on vient se restaurer...répondit nonchalamment Jefferson avant de faire les présentations. Henry, je te présente Dorothy...Dorothy - Henry !

La jeune femme lui tandis gracieusement sa main que l'adolescent serra avec incompréhension.

- Ravie de te rencontrer Henry, dit elle avec un sourire.

Henry lâcha ensuite sa main pour chuchoter furieusement dans l'oreille de Jefferson.

- Qu'est ce que vous faîtes ? Je pensais que Grace ne devait pas être au courant ?!

Mais Jefferson ne répondit rien et vit avec plaisir sa fille s'avancer vers Henry, une tasse à la main avant qu'elle ne l'aperçoive. Elle posa alors sa tasse sur le comptoir et s'élança vers lui pour le serrer dans ses bras.

- Papa ! dit elle avec joie. Je pensais que je ne te reverrais pas de la journée !

Jefferson lui rendit son étreinte.

- Moi aussi Trésor. Mais les chose s'annoncent mieux que je ne l'espérais !

Dorothy se figea et se mit à blêmir à une vitesse incroyable, complètement choquée à la vue de sa fille dans les bras de Jefferson. Elle était submergée par des vagues d'émotions contradictoires Le père et le fille avaient maintenant rompu leur étreinte et Grace se tourna vers la jeune femme avec un grand sourire.

- Bonjour, dit elle en tendant sa main. Je m'appelle Grace, vous devez être l'amie de mon père qui était l'hôpital. Je suis ravie de vous rencontrer !

Dorothy regardait d'un air triste sa fille se présenter à elle en lui tendant la main et les larmes lui montèrent aux yeux. Blonde aux longs cheveux, les yeux noisettes pétillants et une voix douce, elle avait bien grandi et n'avait plus rien à voir avec l'enfant de trois ans qu'elle avait vu il y a si longtemps...Elle la trouvait magnifique, parfaite mais sa fille ne la reconnaissait pas, sa fille ne la connaissait pas, elles n'étaient rien de plus que des étrangères l'une pour l'autre et cela lui fit tellement mal qu'elle cru sentir une lame s'enfoncer dans son cœur. Jefferson observait attentivement sa réaction et Henry était tout simplement outré de la situation. Dorothy la gorge serrée détourna les yeux de sa fille et s'apprêtait à sortir du restaurant sous l'œil curieux des autres clients quand Jefferson l'arrêta et la conduisit un peu à l'écart.

- Tu veux vraiment partir comme ça ? demanda t-il. Sans avoir adressé un seul mot à Grace ?

Dorothy avait maintenant des larmes qui coulaient sur ses joues et était furieuse et blessée.

- Comment as tu pu oser ? Tu sais qu'il ne me reste que quelques heures, je ne voulais pas avoir à subir de la voir si c'était pour être séparée d'elle à nouveau, autant pour son bien que le mien ! dit-elle avec colère. Mais tu étais tellement égoïste que tu t'en fichais pas mal, pas vrai ! Tu voulais que le fait de la voir m'incite à ne pas me sacrifier mais tu as eu tort Jeff, tu me fais juste plus souffrir en attendant c'est tout !

La jeune femme en pleurs se redirigea vers la sortie d'un pas rapide. Jefferson regardait Henry du coin de l'œil. L'adolescent s'était à présent levé de son tabouret et son regard passait de Grace à Dorothy. Quand celle ci eut atteint la porte il craqua:

- STOOOOP ! s'écria t-il. Vous ne pouvez pas partir comme ça, Grace à le droit de savoir ! dit il en courant jusqu'à la jeune femme.

Il l'attrapa par le bras et la força à se retourner face à une Grace confuse.

- Grace, je crois que des présentations s'imposent, dit Henry en ne prêtant pas attention au regard mortifié que lui jetait Dorothy.

Les gens attablés pour leur petit déjeuner écoutaient avec attention, captivés par une situation qui ne les regardaient en rien. Granny elle même nettoyait son comptoir distraitement et Henry désigna la jeune femme qu'il continuait de retenir par le bras.

- Elle est arrivée hier soir dans la forêt, commença t-il. Ils n'ont rien voulu te dire et m'avaient interdit de t'en parler, mais je pense que tu as le droit de savoir...

Grace regardait Henry sans comprendre en fronçant les sourcils.

- De quoi tu parle Henry ? lui demanda t-elle.

Elle se tourna vers son père.

- Papa, de quoi il parle ?

Jefferson laissa continuer Henry sans intervenir, il était heureux que l'adolescent se charge des révélations à sa place.

- Elle est apparue dans la forêt en sortant de nulle part avec des chaussures rouges, continua lentement Henry. Je ne sais pas pourquoi ils ne voulaient pas que tu saches mais Grace, c'est...c'est Dorothy...C'est ta mère...C'est ta mère... Elle est vivante...

Dorothy avait de nouveau la gorge serrée et des larmes s'étaient remises à couler sur ses joues sans qu'elle puisse les arrêter et Grace la regardait faire sans bouger, incapable de la moindre réaction, Henry se sentait soulagé que la vérité soit révélée mais maintenant il s'inquiétait des répercussions. Un lourd silence s'imposa dans le restaurant qui ne fût interrompu que par Ruby qui descendit les escaliers en baillant et s'étirant.

- AAAaAAAAEUUUUUU ! Bonjour ! dit elle de manière générale sur un ton enjoué en se faisant fusiller du regard par Granny.

La jeune louve jeta un regard à la salle dont l'ambiance était frigorifique.

- Quoi ? Je tombe mal c'est ça ? demanda t-elle de manière perspicace.

Granny la prit parle bras et l'emmena dans les cuisines pour lui expliquer sous les yeux étranges de Jefferson qui n'avait pas quitter Ruby des yeux depuis son arrivée. Grace toucha alors son collier étoilé.

- Papa...C'est vrai ? C'est ma mère ? demanda t-elle à son père d'une voix tremblante.

Jefferson hocha la tête. La jeune fille se tourna vers la femme devant elle, essayant difficilement de faire le lien entre cette femme, la femme dont parlait le livre d'Henry et sa mère.

- Grace...? fît Dorothy timidement en lâchant un sanglot.

Henry lui lâcha son bras et elle s'avança vers sa fille.

-Grace...Mon Trésor... réussit elle à articuler.

Submergée par l'émotion, elle fît mine de vouloir la prendre dans ses bras mais l'adolescente recula et attrapa la main de son père tout en la dévisageant. Dorothy laissa à nouveau des larmes couler par la réaction de sa fille mais elle ne lui en voulait pas, elle ne la connaissait pas après tout. Jefferson caressa le dos de la main de sa fille pour la rassurer et sentit la détresse de sa femme et se tourna vers Granny qui était revenue entre temps.

- Il va nous falloir un thé bien serré pour faire passer tout ça... Pourrais t-on avoir une table ? demanda t-il. Nous allons avoir besoin de parler...

La vieille femme acquiesça et commença à préparer la table avec Ruby quand Neal arriva en trombe et essoufflé.

- IL FAUT QUE TOUT LE MONDE SE RENDE A LA MAIRIE ! dit il d'une voix forte. C'est important et très urgent, le Maire Belle à une déclaration à faire en rapport avec un danger magique !

Les clients se levèrent et émirent plusieurs questions à laquelle Neal hocha la tête.

- Vous saurez tout une fois là bas mais croyez moi, il faut y aller c'est un cas d'urgence...

Henry se rapprocha de son père et le prit dans ses bras avant de demander.

- Papa ? Qu'est ce qui se passe ?

Neal soupira.

- Des ennuis, comme d'habitude...Il faut que j'y aille, je dois prévenir les autres...Tu veux venir avec moi ? demanda t-il à son fils en souriant.

La situation de la famille Hatter étant plutôt pesante (par sa faute en plus), Henry sauta sur l'occasion et après avoir salué Granny et Grace il s'en alla avec Neal suivit des clients qui partaient se rendre à la mairie. Granny attrapa son châle mais se pinça les lèvres en voyant la famille de Grace.

- Vous n'allez pas à la mairie ? demanda t-elle.

- Non, nous savons déjà de quoi il en retourne et je pense qu'il faut qu'on trouve un endroit où on pourra parler, expliqua Jefferson.

Granny s'approcha et lui donna les clés du restaurant.

- Vous pouvez rester ici, offrit généreusement la vieille femme. Vous avez mérités un peu de calme je crois...

Elle alla ensuite vers Ruby.

- On y va ?! dit elle vivement.

Ruby sourit et attrapa sa veste. Les deux femmes s'avancèrent vers la porte mais Granny s'arrêta, songeuse.

- C'est encore la pleine lune ce soir, où es ta cape ? demanda t-elle.

Ruby soupira, excédée.

- Dans l'arrière boutique, près des sacs de farine comme d'habitude et je te signale que je sais me contrôler en loup...

Granny roula des yeux et elles sortirent, n'ayant pas remarquée que Jefferson n'avait pas loupé un seul mot de leur petite conversation et le jeune homme souriait d'un air sombre. Tout se déroulait comme si l'univers lui facilitait la tâche et l'incitait à poursuivre son plan... Sans un mot, il s'assit à une table, faisant signe a sa femme et sa fille d'en faire de même. Elles semblaient mal à l'aise mais il ne s'inquiètait pas, ils avaient tout l'après midi pour parler et le restant de leur jour pour être heureux après ce soir...


Pendant ce temps (1) sur le Jolly Roger, dans la cabine du capitaine, Emma faisait toujours face au dit Capitaine, attendant toujours sa réponse. Celui ci paraissait à mi chemin entre la lassitude et l'incrédulité.

- Emma, soupira t-il. Amour, malgré tout ce que j'ai déjà fait, vous ne m'estimez toujours pas digne de votre confiance, dit il d'un ton las. J'ai abandonné ma vengeance sur Rumpelstiltskin, je vous ai emmenés vous, votre famille et lui dans un endroit où je ne voulais surtout pas remettre les pieds un jour, j'ai risqué ma vie pour vous aider à retrouver votre fils et j'ai même...

Il désigna la dague enveloppée dans le foulard.

- J'ai même accepter cela, j'ai accepter cette malédiction pour éviter qu'Henry ne devienne le Dark One... je vous ai aidés à ramener Baelfire sain et sauf, ajouta t-il en serrant les dents. Et vous ne m'accordez toujours pas votre confiance, vous continuez de vous méfier... Bloody Hell Lass ! Pourquoi avez vous si peur de moi ?!

Emma se mordit la lèvre. Elle savait qu'il avait raison, il avait prouver maintenant plus d'une fois qu'il était digne de confiance mais elle ne pouvait pas s'empêcher de douter de lui, pour une raison inconnue il lui faisait peur, elle se sentait en danger, vulnérable en sa présence et elle n'aimait pas cela.

- Je n'ai pas peur de vous Hook, mentit elle. Vous allez nous aider oui ou non ? réitéra t-elle.

Hook tritura son crochet d'une main distraite.

- Je ferais mon possible, dit il enfin. Mais je n'ai jamais beaucoup utiliser la magie ni aimé m'en servir, raison pour laquelle j'ai jeté l'ancre si loin du port...

Emma hocha la tête, soulagée.

- Peu importe, toute aide est la bienvenue, apparemment on va en baver de toutes façons...Regina pourra toujours nous soutenir et Gold nous donner des conseils...

Hook hocha la tête.

- Alors allons y...dit il en inclinant légèrement la tête.

Emma se rapprocha de lui et agrippa son bras. Surpris il leva un sourcil d'étonnement et elle roula des yeux.

- Ne vous méprenez pas, c'est juste que vous êtes plus doué pour vous téléporter, expliqua t-elle.

- Peut être, mais vous avez l'air d'oublier que nous sommes en dehors des limites de la ville et que nous n'allons pouvoir faire de la magie qu'une fois dans le périmètre de Storybrook, dit il en souriant. Mais si vous ne pouvez vraiment pas vous retenir de me toucher... Ne put il s'empêcher d'ajouter en passant sa langue sur ses lèvres.

Emma lui lâcha le bras en lui jetant un regard noir.

- Vous voulez dire que l'on va devoir ramer jusque là ? demanda t-elle mécontente.

Elle sentait encore les muscles de ses bras souffrir de l'aller. Il prit alors un air coupable et mal à l'aise.

- Eh bien...Hum oui...

Elle leva les yeux au ciel.

- Maudit pirate, siffla t-elle.

A deux, ils ne mirent pas très longtemps avant de traverser la frontière magique, et ils lâchèrent les rames avec une certaine joie.

- Bien, dit il. Il faut maintenant que vous vous accrochiez à moi.

Emma leva un sourcil et il leva les bras en signe de bonnes intentions. Elle s'approcha donc de lui et mit ses mains sur ses épaules, essayant de ne pas prêter attention au regard troublé que lui donnait Hook, s'attendant à une insinuation ou au moins à une remarque mais il n'en fît rien et passa simplement son bon bras autour de sa taille.

- Accrochez vous, répéta t-il avec un clin d'oeil et ils disparurent dans une fumée bleutée.

Il réapparurent devant la mairie de Storybrook, non loin d'une foule assez nerveuse qui attendaient que le maire fasse son apparition et leur explique de quoi il en retournait...


(1) Pendant ce temps, oui et non la scene Hook-Emma est en même temps que quand Jeff raconte son passé à Dothy, donc avant que Neal arrive chez Granny

Voilà donc, malgré ce que j'avais dit (croyais) la bataille ne commence pas dans ce chapitre qui étais déjà bien trop long (désolée) mais elle aura bien lieu ;)

J'espère que vous avez apprécié ce chapitre, Dorothy a appris le triste passé de Jeff et à enfin rencontré sa fille même si les retrouvailles sont amères pour le moment (j'espère que les choses s'amélioreront). Avez vous remarqué que Jeff se comporte bizarrement quand il voit Ruby ? Avez vous une petite idée pourquoi et quel est son plan ? J'ai d'autres part pas pu m'empêcher quelques petits moments Captain Swan mais bon, je ne suis qu'une pauvre shipper (peut pas m'empêcher).

Prochain et dernier chapitre (pour les flashbacks) à Oz avec les conséquences de la révélation du lien des cœurs, le sacrifice de Dothy et le Moz...