Chapitre 7

Je n'ai pas pu me résoudre à rejoindre ma chambre. Je suis automatiquement allée dans celle d'Hook parce qu'il est temps de parler. Depuis le début, il est évident pour nous que nous soyons alliés, mais à aucun moment nous avons parlé d'un quelconque plan. Nous n'avons pas de stratégie et à quatre jours d'entrés dans l'arène, je pense qu'il est temps de mettre les choses au clair.

Je le trouve dans sa chambre avec Ezla et son styliste. Il se lève quand il me voit et je comprends qu'il m'a attendu. Mon arrivée fait taire la discussion.

- Il faut qu'on parle.

- Je suis d'accord.

Ezla et Rea comprennent qu'ils ne sont pas inclus dans la conversation et après une pirouette de banalité sociale, quittent la chambre sans plus de cérémonie. J'attends que la porte soit fermée avant de m'avancer vers lui.

- Il nous faut un plan, dis-je sans préambule. Pour avant et dans l'arène. Pour les sponsors, pour l'évaluation. Et des alliés ! On peut pas s'en sortir si y a que nous deux ! Et puis regarde-nous, on va faire comment quand on aura faim et soif et qu'on devra affronter d'autres tributs ?!

Je ne m'attendais pas à m'énerver et à hausser le ton. Lui non plus. Je me laisse tomber sur son lit.

-Putain, on va faire les Hunger Games, Hook ! Et on n'est pas préparer à ça ! Bon sang ! On va être vingt-quatre ! Vingt quatre personnes qui ne souhaitent qu'une chose, rentrer chez eux ! On n'est pas préparer à ça, Hook ! Et comment on pourrait l'être ?! Comment on peut se préparer à tuer ?! C'est barbare et ! Et ! Putain, Hook, on va entrer dans une arène et une chose est sûr : on n'en sortira pas tout les deux. On n'en sortira peut être même pas et… On n'est pas préparer à ça…

Il prend place à mes côtés pose une main sur mon genoux. Je lève la mienne pour recouvrir ma bouche. Je prends de grandes inspirations pour calmer la panique qui monte en moi. Il est temps de lui dire.

- Je suis prête à mourir si ça veut dire que, toi, tu rentreras.

- Non.

- Si. Ca n'a pas de sens, Hook, je n'ai aucune chance d'y survivre. Toi, si.

Je l'entends souffler à côté de moi et je remarque qu'il sourit. Mais pourquoi, au nom du ciel, sourit-il ?

- C'est fou, mais c'est exactement ce que je pense pour toi.

Je l'interroge du regard parce qu'il est claire que je ne comprends pas.

- Je refuse qu'on élabore un plan basé sur un sacrifice.

- Mais-

- Oui, je sais, il y aura bien un moment où on devra y faire face et nous règlerons se problème dans l'arène. Pour l'instant, nous partons du principe que nous allons vivre. Toi ou moi. On va vivre.

- Hook…

Mais je ne peux pas continuer. Son regard me fait taire et j'ai beau me montrer aussi moralisatrice que lui, rien ne le fait craquer. En le voyant ainsi, je réalise qu'Hook à un visage très mature, presque adulte. Nous sommes sensés avoir dix-huit ans tout les deux mais… Quand ils ont trouvé Hook, ils lui ont donné un âge approximatif, qui semblait lui correspondre. Et s'ils s'étaient trompés ? Si Hook était plus âgé que ce qu'ils avaient prédit ? Alors il n'a en aucun cas sa place dans l'arène. C'est doublement injuste et l'envie de crier en scandale me prend, mais qui m'écouterait ?

- Très bien, cède-je. Puisque tu préfères le déni.

Il me sourit et je vois que ça lui convient parfaitement. Moi, je ne peux pas me retirer l'idée de la tête et s'il ne veut pas en parler, alors je planifierai ma mort toute seule. Dans un sens, je crois que ce sera préférable. Si Hook doit sortir de cette arène vivant, je peux concevoir qu'il ne veuille pas avoir ma mort sur la conscience.

- Qui veux-tu comme alliés ? Me demande-t-il alors.

J'hausse les sourcils : parce que c'est à moi de choisir ?

Et je me prouve encore une fois à quel point je suis une incapable. Il y a dix minutes je me plaignais auprès de Mags que je me reposais trop sur Hook et voilà qu'à nouveau, je veux qu'il prenne toutes les décisions. Ca ne peut plus continuer comme ça.

- Shaft, le gars du Sept.

Il hausse les sourcils.

- Et Lisel, du Dix.

- Je ne pense pas qu'on puisse vraiment compter sur eux.

- Shaft est fort.

- Ce n'est pas suffisant, il est…

Je vois qu'il hésite et je me redresse pour le défier de continuer.

- Il est retardé.

- Comment ça, retardé ?

- Oh, je t'en pris, Peach, tu vois très bien ce que je veux dire. Il n'est pas très intelligent et a le comportement d'un gamin. Quant à Lisel, elle est beaucoup trop… individualiste.

Je fronce les sourcils : c'est la meilleure.

- Je rêve, qui dis ça ? Écoute, tu m'as demandé qui je voulais comme allié, je t'ai répondu. Je n'entrerai pas dans cette arène sans savoir que ses deux là sont avec moi.

En vérité, j'aurai pu me passer d'eux. J'aurai pu laisser Hook choisir, il aurait sans doute mieux fait que moi ou en tout cas, agit de manière plus stratégique, mais je ne veux pas céder. Je suis peut être en train de faire la plus grosse connerie de ma vie, mais je ne suis plus à ça prêt. Je me penche alors sur lui pour le regarder droit dans les yeux –espérant ainsi être intimidante.

- Shaft est fort et s'il n'est pas très intelligent, il n'en reste pas moins malléable, aisément manipulable et quand le moment sera venu, on pourra s'en séparer facilement. Quant à Lisel, elle a l'esprit pratique, de bonne base en nutrition et elle sait se défendre. Son côté individualiste lui permettra de nous quitter quand elle sentira qu'il est temps.

Je m'interromps, essayant de masquer le dégout de mes propos, mais il est temps que je pense ainsi, qu'importe le poids qui se forme dans mon cœur. Il est temps que j'érige des remparts, que je me crée ma carapace. Il est temps que je pense comme un tribut. Il le faut.

- Arrête, Peach, tu ne trompes personne.

Je recule et ma respiration se fait lourde. C'est vrai, qui est-ce que je cherche à convaincre ? Hook ou moi ? Je ne pourrais jamais penser ainsi. Oui, j'y ai réfléchis, j'ai réfléchis à ce que mes alliés allaient m'apporter à ce que j'allais leur rendre. Mais j'ai choisi Shaft parce qu'il fait ressortir la tendresse qu'il y a en moi et Lisel parce qu'elle m'impressionne. Je ne les ai pas choisis pour de bonnes raisons.

- Discute avec eux, dis-je enfin après avoir perdu toute présente. Je le sens dans mes tripes.

Je vois qu'il hésite. Après un soupire, j'en conclu qu'il s'est résigné.

- Qui voulais-tu, toi ?

- Ory, du Six et peut être ce gars du Onze.

Au moins, il n'a choisit personne du Un ou du Deux.

- Mais celui du Onze ne semble pas se chercher d'allié.

- Alors nous parlerons à Ory, Shaft et Lisel.


Au quatrième jour, je suis encore fatiguée de la conversation que j'ai eu avec Hook. Mais nous tenons le bon fil. Après avoir parlé des nos alliés avec Mags nous avons élaboré une sorte de stratégie ou plus tôt une ligne directrice. Mags m'a demandé de faire plus d'effort lors des entrainements et je m'étonne de la facilité avec laquelle je réussis certain atelier. Pas au point d'être la meilleure ou de sortir de lot, mais je m'en sors.

Pour la première fois, je ne me sépare pas d'Hook, parce qu'il faut qu'on aborde nos futurs alliés ensemble et, alors qu'on s'approchait de Lisel, des cris retentissent dans notre dos. C'est les deux tributs du Deux qui s'affrontent au corps à corps et c'est impressionnant.

- Prune et Shone, me chuchote Hook.

J'acquiesce alors que Shone met Prune à terre. Cette dernière est clairement moins forte mais au moment où l'instructeur va pour les séparer, elle grogne de rage et se dégage de l'emprise de Shone dans un puissant coup de pied. Il tombe à terre manquant de s'étouffer. Je suis à la fois impressionnée et terrifiée.

- J'ai déjà entendu ça, dit Lisel d'un ton détaché –et il me faut du temps avant de réaliser qu'elle s'adresse à moi.

- De quoi ?

- Ce cri. Au Dix, on l'appelle le cri de l'agonie. C'est le cri que pousse un animale acculé, quand il est attaqué par un autre bien plus fort et qu'il a abandonné la raison. Chez moi, on subit des baisse de courant la journée, pour que ça tienne tout la nuit. Parfois, des animaux sauvages en profitent pour s'inviter dans les enclos. Des meutes généralement, rachitiques, comparé à nos bœufs. Un coup de sabot suffit à les éloigner, c'est pourquoi on y fait rarement attention. Mais parfois, la meute à tellement faim, que c'est le désespoir qui les guide et plus rien ne peut l'effrayer. Dans un cri d'abandon de soi, elle s'abat sur le troupeau et rien ne peut lui faire lâcher sa proie. Ils s'acharnent et combattent jusqu'à la défaite du troupeau ou de la meute.

Elle marque une pause.

- Les Hunger Games, c'est la même chose. Sauf qu'il n'y a que des meutes. Que des loups affamés qui sont prêts à tout pour ne pas mourir.

Elle termine son piège avant de se tourner vers l'instructeur. Celui-ci acquiesce et je comprends que comme nous, il est perturbé par la façon dont Lisel voit les jeux. Il me suffit d'un regard vers Hook et je sais que ça l'a convaincu. Alors qu'elle se lève pour s'éloigner, je m'empresse de la rattraper.

- Lisel attend.

- Non, me coupe-t-elle. Je sais déjà ce que vous allez me dire.

Je lance un regard interroger pendant que Lisel ricane.

- Je vous en pris, on est à trois jours d'entrés dans l'arène et, alors que vous aviez bien prit soin de vous séparer, tout à coup, vous ne faites que rester ensemble. Je sais pas si vous avez remarqué que pendant que vous observiez les autres, les autres vous observaient aussi. Vous cherchez vos futurs alliés. Certain se sont déjà trouver et n'arrête de vous lancer des regards pour savoir si vous en valez le coup ou pas.

D'un coup de menton, elle désigne ceux du Un et du Deux qui semblent plus intéresser par notre conversation que des informations de l'instructeur en chef.

- Tant dis que d'autre n'espère qu'une chose que vous ne les preniez pas en grippe.

C'est vrai, sur certain tête, je vois de la peur et je me demande vraiment s'ils nous craignent. Est-ce qu'on fait peur ? Est-ce qu'on a l'air aussi coriace que ceux du Un ou du Deux ?

- C'est un honneur que vous aillez jeter votre dévolu sur moi, dit-elle avec une pointe d'ironie. Mais je signerai mon arrêt de mort en le faisant. J'ai l'intention de me faire oublier par les meutes, au tant vous, qu'eux.

- Nous sommes une meute ?

- Vous allez l'être. Je ne serais pas votre ennemi, qui sait, peut être que dans l'arène je préférerai dormir en sachant que quelqu'un monte la garde, mais ici, je ne suis pas votre allié. Hors de question d'être le gibier.

Elle s'éloigne et je dois avouer que je ne comprends pas tout. Je me tourne vers Hook qui est en pleine réflexion. Derrière nous, je vois ceux du Un et du Deux qui discutent avec beaucoup de d'intérêt. Lisel à raison, ils se comportent comme une meute choisissant leur prochaine proie.

- Dommage, tu avais raison, elle aurait pu faire une super alliée.

- Non, c'est toi qui avait raison, j'aurai du me douté qu'elle n'accepterait pas.

Il pose une main sur mon épaule.

- Allons parlez à Shaft.

J'acquiesce, mais je doute. Encore une fois, je saisis que choisir ne suffit pas, il faut être choisit en retour. Et si personne ne nous choisissait ? Je pensais qu'en étant avec Hook, ce serait plus facile. Mais c'est les Hunger Games. Rien n'est jamais facile.

En cherchant à approcher Shaft, je me rends compte qu'il n'y a aucun moment où il est seul. Leaf, sa camarade de district, et lui ne se quitte pas d'une semelle. Je me demande pourquoi, parce qu'après observation, je remarque qu'ils sont en tout point opposés. Alors que Leaf est menue –voir chétive- Shaft est aussi grand qu'imposant. L'une est caractérielle et ne cesse de s'énerver pour un rien tant dit que l'autre a le comportement d'un enfant. Elle est hystérique, lui est calme. C'est une teigne et il est adorable.

Pour tant ils sont inséparables. Si bien que je me résigner à les aborder ensemble. Derrière moi, je sais qu'Hook hésite et je comprends pourquoi. Pour tant je le sens. Je sens qu'il me le faut à mes côtés. Il peut nous protéger. J'aimerai dire à Hook de me faire confiance, mais j'ai déjà du mal à m'en convaincre.

- Shaft, appelle-je. Je peux te parler ?

Il fronce les sourcils et pose sa main sur sa cicatrice. C'est Leaf qui répond à sa place.

- Non, pas maintenant, faites la queue.

Je sais que les Jeux rendent agressif, mais cette fille exagère quand même un peu.

- C'est important, dis-je sans laisser matière à discuter.

Nous nous toisons du regard avant que Shaft pose une main sur l'épaule Leaf. Elle soupire et se raidit.

- Il faut me parler en sa présence.

- Mais, c'est un sujet un peu délicat que je ne veux pas aborder devant n'importe qui.

Je crois que ça la vexe, mais je tiens bon.

- Non, il faut qu'elle soit là.

Je soupire, vaincu et prend place à leur côté. Hook se tient debout derrière nous, il tend l'oreille mais je sais qu'il observe surtout l'entrainement des autres tributs. Il me fait confiance.

- Je… Bon. Comment dire.

- Avec des mots, peut être, me taquine Leaf.

Je ne suis vraiment pas à l'aise, mais hors de question que j'appelle à l'aide. J'ai dis que je voulais Shaft comme allié, alors j'aurai Shaft comme allié.

- Shaft, je voudrais que tu sois mon allié dans l'arène.

Je vois qu'ils sont surpris, au tant l'un que l'autre et je ne vacille pas pour leur faire comprendre que je suis sérieuse.

- Je t'ai bien observé et je sais que tu conviendrais parfaitement. Je sais que ce n'est pas un choix facile à faire, mais tu peux compter sur Hook et moi. Nous avons un plan et nous voulons t'inclure dedans.

- Pour mieux l'utilisé plus tard, c'est ça ? Vous pensez que parce qu'il a un retard, il sera plus facile à exploiter ? Shaft, ne l'écoute pas, c'est un piège dont tu ne sortiras pas vivant.

Je fronce les sourcils : elle n'a rien comprit du tout. Mais je ne peux pas lui en vouloir, elle a raison de ne pas nous faire confiance, ce sont les Hunger Games. Personne ne devrait avoir confiance en personne. Je n'ai aucun argument pour le convaincre d'être mon allié.

- Elle ne pense pas comme ça, répondit Shaft.

- Elle veut se servir de toi parce que tout le monde pense ici que tu es une proie facile. Je ne laisserai pas les choses faire.

- Elle est gentille.

- Parce qu'elle t'a aidé hier ? Ca ne veut rien dire ! Bon sang Shaft, arrête d'être stupide deux minutes ! Toi et moi, on peut pas gagner, mais c'est pas pour au tant qu'on va leur facilité la tâche.

- Il n'est pas question de ça, j'interviens. Bien sûr, nous allons tous nous entretuer et un seul sortira de cette arène. Moi, par exemple, je sais que je n'y survivrai pas, mais même si je dois mourir, je veux choisir comment. Je ne mourrai pas de la main de ces gars là-bas.

Je montre du doigt ceux du Un et du Deux.

- Je mourrais de faim ou de froid ou peut être par un piège de l'arène, mais je lutterai contre mes ennemis et je me battrai pour mes alliés. Si tu ne veux pas d'allié, grand bien t'en fasse, mais n'empêche pas les autres de mettre toutes leurs chances de leur côté.

Il y a un instant de flottement pendant lequel on ne se lâche pas du regard. Le sien est dur et résigné, j'espère que le mien l'est tout au tant. Puis je me rends compte que ce n'est pas elle que je veux impressionner mais lui, alors je me tourne vers Shaft. Il semble un peu perdu, il a la main sur sa cicatrice. J'entends Leaf pousser un grand soupire avant de poser sa main sur son épaule.

- Tu ne peux pas lui demander ce genre de chose.

- Pourquoi ? Demande-je méfiante.

- J'ai eu un accident, dit Shaft avec une toute petite voix.

- Shaft, menace Leaf.

- Elle veut que je sois son allié. Elle doit savoir.

Leaf hausse les épaules avant de se résigner. Les bras croisé, elle se recule légèrement. Elle se met en retraite. Shaft se tourne vers moi et je sens que les choses ne vont encore une fois, pas ce passer comme je les ai prévu.

- J'étais petit et une hache est tombée sur ma tête.

Très vite je regarde sa cicatrice qui marque profondément son visage et se poursuit sur son cuire chevelu.

- Ce genre d'accident arrive au Sept, explique Leaf. Mais même si nos médecins y sont préparés, parfois… Un grand nombre de fois, ça ne suffit pas.

- Ca m'a ouvert le… le…

Il met sa main sur sa tête.

- Le crâne, complète Leaf. Et ça à toucher le-

- Cerveau, poursuit-il. Ils m'ont réparé du mieux qu'ils ont pu mais j'étais vraiment cassé. Blessé ! J'étais vraiment blessé…

- Les médecins ont qu'il aurait pour toujours un retard sur les autres et il n'a quasiment plus de mémoire à long terme.

Je vois Shaft qui se frotte la tête, le regard perdu. Leaf continue.

- Après ça, il a été un boulet. Il a beau être très fort et motivé, on a pas toujours le temps de s'occuper de lui. De tout lui expliquer, encore et encore. C'est un véritable fardeau.

Elle le regard et pour la première fois, je vois de la tendresse dans son regard. Ca me met mal à l'aise.

- Mais c'est mon fardeau. Shaft ?

Il relève la tête et je vois qu'il est perdu. Il ne reconnait pas les lieux, ni même sa camarade. Cette dernière lève la main et se désigne.

- Leaf. Tu te souviens ?

Il hoche la tête et repose une main sur son crâne.

- Il vacille entre lucidité et confusion. Parfois, il oublie même qu'il est et parfois, il est capable de faire des miracles.

Je comprends que malgré son comportement brute, Leaf tient à Shaft et je me demande quel genre de relation ils ont. Je n'ose demander, parce qu'après tout ça ne me regarde pas. A la place une toute autre question –peut être pire- s'échappe de mes lèvres.

- C'est pour ça qu'il a été désigné ?

- Oui. Le sept a besoin de personnes valides, nous ne sommes pas très nombreux et chaque enfant envoyé aux Hunger Games est une grande perte. Pas Shaft. Dès l'annonce des Expiations, je savais qu'il serait désigné. Et que je serais envoyé au casse pipe avec lui par la même occasion.

Je lui lance un regard interrogé.

- Je suis trop faible pour le Sept. Mais seule chance de m'en sortir là bas était de devenir infermière ou médecin. C'est pour ça que je me suis toujours occupée de Shaft. Mais apparemment, ils ont plus besoin de bûcheron que de médecin donc… Me voilà, finit-elle avec une amertume certaine. Quelle bande de crétin.

Elle se lève et attrape la main de Shaft qui la suit sans objection.

- Si tu le veux comme allié, il va falloir me prendre avec. Mais c'est deux boulets que tu accroches à tes pieds et pas sûre que nous puissions mener qui que ce soit à la victoire.

Elle s'éloigne en me laissant seule avec mes réflexions. Dans mon dos, je sens Hook se mettre à ma hauteur, mais il ne dit rien. Bien sûr que je les prendrais avec moi dans l'arène et par ce fait, je viens peut être de créer la meute la plus désespérée de l'histoire des Hunger Games.


Shaft, Leaf, Hook et moi.

Je ne sais plus à quoi on s'attendait quand on s'est choisis. Je ne sais plus si on espérait vraiment s'en sortir, si on était à ce point désespéré. Je n'arrive plus a savoir si on y a cru. Je ne sais plus non plus quand j'ai arrêté d'y croire. Quand tout a déraillé. Quand il n'y a plus d'espoir.

On voulait qu'au moins un puisse rentrer chez lui. Qu'un vive pour nous.

Mais les Hunger Games ne nous laissent jamais choisir.

Ici, c'est le sort qui décide pour nous.


Un merci à mes quatre followers et mes deux favorites :) ça me motive vraiment à poursuivre !

Merci pour vos reviews et voilà quelque réponses ;

Tout d'abord, je m'excuse pour mes fautes d'orthographes, si jamais quelqu'un a l'envie (et la patience) de corriger toutes mes fautes alors il aura ma reconnaissance éternelle !

à Hubert : pour Tigris, c'est surement une interprétation de ma par, mais je l'ai toujours imaginé âgée. Peut être pas au point d'être présente lors de la première Edition des Hunger Games (c'est pourquoi je l'ai fais jeune) mais j'avais envie de l'y mettre :p

à Marauder a day : je suis contente que ça te plaise, quant au défilé, je suis certaine qu'il arrive bel et bien avant le centre d'entrainement et les interviews.

à Hutcher40/Léa : Est-ce que l'âge à vraiment une grande importance ? :p

Encore merci de me suivre et à bientôt !