Merci pour tous vos commentaires, ça me va droit au cœur comme toujours.
Honnêtement je n'arrive pas à me souvenir si j'y ai répondu la dernière fois, mais promis je répondrai à tous cette fois-ci =)
Donc voici le chapitre six, qui je dirai justifie bien le rated M de cette fic. De quoi bien commencer l'année ;)
D'ailleurs bonne année et mes meilleurs vœux à tous !
Bonne lecture
Chapitre 6 :
[P.O.V. Edward]
Bella me suivit avec réticence à l'étage. Je retins un sourire devant son air grognon. On aurait dit un chaton qui voulait sortir les griffes.
J'avais été surpris de la facilité avec laquelle elle avait avalé ce qu'Alice lui avait raconté. Je n'avais jamais douté de l'efficacité du don de Jasper, ni même de la force de persuasion de ma sœur, mais j'aurais pensé Bella plus forte mentalement. Pour tout dire, j'avais même eu peur qu'elle soit immunisée au pouvoir de Jasper, comme elle l'était au mien. Heureusement pour moi, ce n'était pas le cas, et elle avait été étonnement facile à manipuler. Il était probable que les évènements quelque peu irréalistes des dernières semaines y aient contribués.
Je détestais avoir à faire ça. Je détestais devoir lui mentir, ne pas pouvoir la réclamer comme mienne dans la seconde. Si j'avais pensé, ne serait-ce qu'une seconde, que cette petite humaine pouvait être amenée à m'aimer même si je lui dévoilais tout maintenant, je l'aurais fait sans hésiter. Mais il y avait bien trop de chose en jeu pour que je prenne un tel risque.
Je voulais qu'elle tombe amoureuse de moi, mais je ne savais pas vraiment quoi faire pour ça, surtout en lui cachant qui j'étais réellement. Et puis, je ne pouvais pas m'empêcher de vouloir la provoquer. J'avais envie de la voir sortir de ses gonds. L'énerver était la seule façon de déclencher une réaction chez elle, qu'elle ne reste pas tremblante de peur devant moi. Elle avait peut-être envie de me gifler, mais j'adorais ça. J'adorais la taquiner, la voir froncer son petit nez en signe de contrariété.
Je l'amenai jusqu'à mon bureau, dont les murs étaient presque intégralement couverts de bibliothèques pleines de livres. Je vis ses yeux briller en voyant tout ça, et je me promis d'en acheter encore plus pour elle prochainement. Il allait seulement falloir que je me renseigne sur ses goûts en la matière. Je voulais qu'elle se sente comme chez elle ici.
Je désignai une pile de documents sur mon bureau. « Voici les détails de vente du Cygne de cette dernière année. Épluchez-les consciencieusement et classez-les du mois le plus fructueux, à celui qui nous a apporté le moins. Je veux également que vous écriviez un long rapport détaillant pourquoi tel ou tel numéro à eu plus de vente. »
Elle avait l'air tellement déconfite que je me sentis presque coupable. Après tout, elle ne se doutait pas un instant que ce que je lui demanderais de faire ne servait à rien.
Prendre la direction de ce magazine avait été étonnement facile. Les humains étaient faibles, tellement facile à apprivoiser. Lorsque j'avais décidé de faire mon entrée dans la vie de Bella, ça m'avait semblé être la meilleure chose à faire. À ce moment là, je ne me doutais pas que Tanya allait être un tel problème.
Je retins le grondement qui monta dans ma gorge à cette pensée. Que Tanya réapparaisse devant moi, et je lui arracherais la tête. Et peu importe si cela déclenchait une guerre entre nos deux familles.
« Mais… ça va me prendre toute la journée… » protesta-t-elle faiblement. Elle semblait avoir compris qu'il ne servait à rien de discuter avec moi. Elle devait penser que j'étais un véritable tyran qui prenait plaisir à la martyriser.
La vérité est tellement, tellement plus terrible.
« Vous feriez mieux de vous y mettre, alors. »
Je sortis, la laissant seule devant cette montagne de travail qui l'attendait, et pestant mentalement contre cette distance que je devais garder entre nous en la vouvoyant. Je devais tout faire pour que nous puissions nous rapprocher, le plus vite possible.
Ça me tuait d'être si près d'elle, et de ne même pas pouvoir l'effleurer. De ne même pas pouvoir respirer le même air qu'elle. J'avais tellement hâte qu'elle reconnaisse enfin notre lien. Je pourrais alors faire toutes ces choses, et tellement plus encore…
Oh oui, tellement plus…
Je retins un grognement au désir qui monta en moi à cette pensée.
Je n'arrivais pas à croire qu'elle n'ait jamais remarquée à quel point j'étais dur en sa présence.
Je pressai mon érection par-dessus mon jeans, et retins un nouveau grognement. J'avais besoin de faire redescendre la pression, ne serait-ce que pour quelques minutes. Je devais déployer tant de concentration et de contrôle pour m'empêcher de lui sauter dessus et de la faire mienne sans attendre.
Je rejoins ma chambre à vitesse vampirique, et, tel un drogué en manque, portai à mon nez les draps dans lesquels Bella avait dormi. J'inspirai son odeur avec précaution, à petite bouffées, adossé au mur. Mon corps s'arqua sous le plaisir, je grognai doucement en découvrant mes crocs. Je me faisais l'effet d'un junkie qui se shootait à l'héroïne.
C'était ça. Bella Swan était comme ma propre marque d'héroïne.
J'ouvris mon jeans et l'abaissai juste assez sur mes hanches pour pouvoir sortir ma queue de mon boxer. Je sifflai entre mes dents lorsque mes doigts effleurèrent mon gland. J'étais foutrement dur.
Je refermai ma main autour de ma verge, songeant que personne avant cette petite humaine n'avait réussis à me mettre dans un état pareil. Et qu'est-ce que ça aurait été si elle m'avait touché…
Ma main allait et venait durement sur ma queue. Je ne serais pas arrivé à être doux, même si je l'avais voulu. Je pensai à sa petite bouche charnue, ses lèvres pleines que je me ferai un plaisir de meurtrir. J'imaginai à quel point elle serait passionnée, dans mon lit. Je ne la laisserais avoir aucune inhibition avec moi. Ses petites mains agrippant mes cheveux, tirant de toutes ses forces tant son plaisir serait fort. Ses jambes fermement verrouillées dans mon dos, son petit corps cambré contre le mien. Son souffle sucré se mélangeant au mien. Ses yeux voilés de désirs. Ses gémissements étouffés contre mon cou, ses cris de plaisir que je ne la laisserai pas retenir. Mon ange hurlant mon nom pendant que je la ferai mienne…
Il me suffit d'un dernier passage de mon pouce sur mon gland pour exploser violement.
J'inspirai une dernière fois son odeur, et pris une seconde, une seule, pour me calmer. Comment cette humaine arrivait-elle à faire voler en éclat plus d'un siècle de self-control ? J'avais l'impression que mon cœur mort était revenu à la vie, aussi fou que cela puisse paraitre. En me concentrant très fort, je pouvais presque le sentir battre dans ma cage thoracique.
Boum. Boum. Bo-boum. Bo-boum Bo-boum Bo-boum Bo-boum.
Pas mon cœur… le sien.
J'ouvris les yeux.
Bella se trouvait à l'entrée de ma chambre, me fixant de ses grands yeux de biche effarouchée.
Le lion avait une petite faim.
oooOOOoooOOOoooOOOoooOOOooo
[P.O.V. Bella]
Putain de bordel de merde.
Cullen, en train de se masturber. Cullen avec une putain d'érection, qui me regardait comme s'il voulait me bouffer.
Impossible. J'étais forcément tombée dans un monde parallèle.
Il était là, adossé au mur dans une posture foutrement érotique, ses cheveux incroyables partant dans tous les sens. Ses yeux auparavant dorés avaient virés au noir fixés sur moi, me regardant d'une manière qui me fit mouiller ma petite culotte.
Mince.
J'étais littéralement en train de me liquéfier. Mon cœur battait à tout rompre, ma respiration était hachurée. Je n'arrivai pas à comprendre comment je pouvais toujours tenir debout alors que j'étais si troublée par ce que je venais de voir. Non. Troublée n'était pas le bon mot. Il n'y avait pas de mot assez fort pour décrire mon état.
J'étais simplement venue lui demander où il rangeait ses stylos, et je l'avais surprise en train de faire aller et venir sa main sur sa queue, incroyablement vite. Voir sa grande main coulisser autour de son sexe m'avait achevé. Le voir jouir avait été…
Putain.
Comment est-ce qu'il peut toujours être aussi dur ?
Et aussi gros ?!
Je me sentais plus excitée que je ne l'avais jamais été, et je me demandais sérieusement si je n'étais pas en train de rêver. J'en tremblais presque. Je ne comprenais pas vraiment ce qui m'arrivait, mais je sentais une faim nouvelle s'éveiller en moi. Je me sentais… chaude, et fébrile, et je n'arrivais plus à penser correctement. Je me sentais comme une bombe à retardement, qu'un simple courant d'air pourrait faire exploser.
Il y avait quelque chose d'incroyablement sombre et dangereux en lui, et ça m'attirait de manière incompréhensible. Je ne pouvais m'empêcher de le détailler indécemment du regard. Et je savais qu'il faisait de même, je sentais ses yeux passer sur ma poitrine, ma taille… Je passai ma langue sur mes lèvres en fixant sa queue, si dure, si…
Ce fut le déclencheur de tout le reste.
Je n'eus même pas le temps de cligner des yeux qu'il était déjà sur moi.
oooOOOoooOOOoooOOOoooOOOooo
[P.O.V. Edward]
Sa petite langue rose passa sur ses lèvres, et s'en fut fini de moi et de mon prétendu contrôle.
Un quart de seconde plus tard, j'avais refermé mon pantalon et avais plaqué Bella entre moi et la porte désormais close. Une part de moi se souvint à temps qu'elle était encore humaine, encore fragile.
Ne la blesse pas.
Je ne la touchai même pas. Mes paumes étaient crispées contre le contreplaqué, de chaque côté de sa tête. Il n'y avait pas d'énorme différence de taille entre nous, mais la voir comme ça, si menue, si vulnérable entre mes bras, son regard troublé plongé dans le mien, me donnait la satisfaisante impression que je la dominai entièrement, dans tous les sens du terme. J'éprouvai un sentiment de possession qui me dépassait, et qui emplissait tout mon être.
Elle m'appartient. Ma femelle.
Elle était si excitée. Je pouvais le sentir. Sa délicieuse fragrance intime embaumait l'air. Je respirai sans me retenir. Je n'avais pas envie de son sang, pas en cet instant. J'avais envie d'elle.
Son doux visage était levé vers le mien, et j'observai ses yeux se fermer à demi, sa bouche s'entrouvrir et laisser échapper un son entre gémissement et soupir, alors que je collai mon corps au sien, ses courbes exquises contre mon corps dur comme la pierre, et que je penchai la tête juste assez pour que son souffle m'effleure, mais pas assez pour que nos lèvres se rencontrent.
Je la voulais. Maintenant. Je me fichais des conséquences. Comment pourrais-je résister alors qu'elle-même en avait tant envie ? Alors qu'elle me regardait avec ses grands yeux innocents, qui me suppliaient de lui donner quelque chose dont elle n'avait même pas conscience.
Elle est mienne. J'ai le droit de la satisfaire… de nous satisfaire.
Mon regard glissait de ses yeux profonds à sa bouche tentatrice. J'inclinai la tête un peu plus encore, à peine.
J'ai tellement besoin de la toucher.
Elle se mit sur la pointe des pieds, ses petites mains agrippèrent mon t-shirt, et ses douces lèvres vinrent caresser les miennes.
Elle le veut vraiment elle aussi. Elle a choisis de franchir le pas.
Elle ne pourra plus me tenir pour responsable de mes actions à partir de maintenant.
Je me retenais de toutes mes forces, voulant la laisser faire ce qu'elle désirait un moment, lui laisser un contrôle dérisoire sur la situation.
Ses lèvres entrouvertes caressèrent les miennes, closes, chastement. Je pouvais sentir ses mains trembler contre mon torse.
J'avais fais certaines recherches sur elle, allant jusqu'à questionner discrètement les habitants de Forks, où elle avait vécu son adolescence. Je savais que c'était son premier vrai baiser. Je voulais qu'elle se sente en confiance.
Elle sortit le bout de sa langue, traça un sillon brulant le long de ma lèvre inférieur.
Mes poings traversèrent le contreplaqué avec un bruit sourd. Elle sursauta, mais je ne lui laissai pas le temps de réaliser que je l'agrippai sauvagement par la taille et la plaquai au mur, meurtrissant sa bouche avec passion. Je n'avais plus la patience d'être sage.
Elle passa ses bras autour de mon cou, caressa ma nuque d'une main, l'autre tirant doucement sur mes cheveux. Je frissonnai de plaisir. C'était encore meilleur que je ne l'avais imaginé.
Je ne l'embrassais pas, je la dévorais, et elle n'hésitait pas à me rendre la pareille. J'avais raison de penser que derrière son air distant et indifférent se cachait un tempérament de feu.
Ses dents mordillèrent ma lèvre inférieure. Je grognai en empaumant son petit cul parfait et la soulevai pour qu'elle enroule ses jambes autour de moi. Elle gémit délicieusement contre ma bouche lorsque je plaquai son centre brûlant sur ma queue. Elle se cambra, et se frotta à moi sans retenue, d'excitants petits sons sortant de sa bouche.
Elle me rend dingue.
Comment pourrais-je résister à ça ? Ma fougueuse petite humaine.
Elle agrippa le bas de mon t-shirt et le remonta, m'intimant de l'enlever. J'obéis rapidement, quittant à regret ses lèvres pour quelques douloureuses secondes. Je voulu les reprendre, mais elle m'arrêta. Je grondai de mécontentement, mais je fis selon son désir, savourant la vision de son visage plein de passion. Ses lèvres gonflées, ses cheveux bruns aux reflets roux en désordre autour de son visage, ses joues rosie par le plaisir, ses yeux chocolat embués de désir… Elle me regardait intensément, comme si elle me voyait vraiment pour la première fois.
Elle se pencha sur mon cou, son nez vint chatouiller ma peau. Elle inspira profondément, et j'étais heureux de voir que ma femelle appréciait mon odeur. Elle déposa un doux baiser sur ma clavicule, ce baiser me fit frémir tout entier.
Je passai une main dans ses cheveux soyeux, caressant doucement sa nuque, le regard fixé sur le sommet de sa tête. Ses douces lèvres tracèrent un chemin jusqu'à l'endroit où aurait dû se trouver mon cœur. Elle leva les yeux vers moi, et m'embrassa tendrement à cet endroit. C'était comme si elle avait compris, ou du moins une part d'elle avait compris.
Elle se redressa, et scella de nouveau ses lèvres aux miennes, délicatement, et ses mains parcoururent mon torse. Son baiser était à la fois tendre et sensuel. Il irradiait une telle chaleur d'elle, que j'avais l'impression de devenir chaud à mon tour.
Je voulais la faire mienne. Je le voulais tellement. Mais je ne voulais pas qu'elle regrette. Je voulais que ce soit spécial pour elle.
Une voix sournoise me souffla que si je la marquais, maintenant, elle ne pourrait plus jamais s'éloigner de moi. Nous serions liés pour l'éternité.
Oui…
Mais elle m'en voudra. Je savais qu'elle serait furieuse contre moi… peut-être ne me le pardonnerait-elle jamais.
Elle te pardonnera. Elle n'aura pas le choix. Tu seras tout ce qui lui reste…
Elle sera tienne pour toujours. Personne ne pourra contester ça.
J'embrassai son menton, sa mâchoire. Ma bouche glissa vers son cou. J'inspirai douloureusement son odeur, appuyai les lèvres sur sa jugulaire pleine de son sang délicieux.
Mienne. Pour toujours.
Je goûtai avec délice sa peau fine, elle rejeta la tête en arrière en gémissant. Je pouvais presque sentir le goût de son sang sur ma langue.
Prends-là. Transforme-là. Elle t'appartient de droit.
Ma femelle, ma compagne, mon humaine. À moi. Elle m'appartient.
J'appuyai doucement mes crocs sur sa peau, pas assez pour la percer. Pas encore.
Ma Bella.
Je réalisai soudain.
Bella.
Bella, ma Bella. Pas juste ma femelle. Pas juste ma compagne. Pas juste mon humaine.
Ma Bella. Je n'avais pas le droit de lui faire ça.
Pas comme ça.
Comment ai-je pu ? songeai-je, horrifié par les conséquences qu'aurait pu avoir mon acte.
Je n'eus pas le temps d'y penser davantage que je fus brusquement tiré en arrière, et fermement encerclé par une paire de bras.
Emmett.
« Lâche-moi ! » grondai-je, regardant Bella qui semblait désemparée, les yeux écarquillés de peur et d'autre chose. « Putain lâche-moi ! » Je ruai, grognai comme un animal.
Alice et Jasper étaient devant elle, en position de défense.
« Ne vous approchez pas d'elle ! » Je détestai savoir d'autres mâles près de ma compagne, surtout à cet instant où elle était si vulnérable.
Emmett grogna lorsque je lui lançai un coup de coude dans les côtes, sans pour autant me lâcher. J'étais peut-être le plus rapide de la famille, mais il était plus fort que moi.
Calme-toi Edward, m'intima Alice par la pensée.
Qu'est-ce qu'ils foutaient là bordel ?!
Calme-toi, continua-t-elle. J'ai vu que tu allais la transformer, je ne pouvais pas te laisser faire ça maintenant.
J'essayai de me calmer, de rationaliser. Ils n'attaquaient pas ma femelle. Ils voulaient seulement la protéger.
De moi.
Alors alors, que dites-vous de ce chapitre ? Du rapprochement entre Edward et Bella ? Comment pensez-vous qu'elle va réagir à tout ça ?
Je pense poster le prochain chapitre d'ici une semaine, ou quelque jours peut-être si je suis motivée :)
N'hésitez pas à me laisser vos impressions, j'adore !
