Coucou, je vous poste ce chapitre en vitesse, Bonne lecture !
Chapitre 8 :
Il se figea telle une statue de marbre, ses yeux dorés virant au noir. Son visage fut terrifiant pendant une seconde, mon cœur manqua un battement et je fus à deux doigts de prendre mes jambes à mon cou. Mais moins d'une seconde plus tard il affichait une expression impassible, et je me demandai presque si je n'avais pas rêvé.
Il s'assit nonchalamment sur le bord de l'accoudoir du fauteuil en face de moi.
« Oui », dit-il simplement, étudiant avec attention ma réaction.
Je soufflai, digérant l'information. Je l'avais fréquentée au travail pendant tout ce temps sans jamais me douter de rien. Beaucoup de choses devenaient plus claires à présent.
Mais d'autres restaient plus obscures que jamais. J'haletai faiblement en réalisant qu'elle aurait très bien pu me tuer, ce jour-là, dans l'ascenseur.
Edward et elle avaient-ils vraiment eu une relation ?
Je tiquai en me rendant compte que je pensais désormais à lui comme à « Edward » et plus comme à « Cullen ». C'était déroutant la manière dont ma perception de cet homme avait changée en si peu de temps.
« Vous… et Tanya… » commençai-je avec hésitation.
« Tutoies-moi », me coupa-t-il.
Je roulai des yeux mais lui obéis. « Elle et toi ? Vous… vous étiez ensembles, n'est-ce pas ? »
Je me tendis en percevant un éclat de fureur dans ses yeux.
« Non », répondit-il sèchement.
Mes sourcils se haussèrent de surprise. « Non ? J'avais pourtant cru que… »
« Tu croyais mal. » Son ton indiquait clairement qu'il n'avait pas envie de poursuivre cette conversation, et si j'avais eu une once d'instinct de survie je n'aurais probablement pas tenté le diable.
À juste titre.
Mais ma curiosité me dictait de creuser le sujet. Il y avait anguille sous roche.
« Tu vas me dire que c'est une simple coïncidence que deux vampires travaillent au même endroit ? » rétorquai-je d'un air narquois.
Je pensais qu'il allait s'emporter mais ce ne fut pas le cas. Ce fut pire.
« Nous sommes plus nombreux que tu ne le crois. » Il eut un sourire froid.
Je frissonnai, la température ambiante semblait avoir brusquement chutée. Ou peut-être n'était-ce que l'atmosphère qui s'était considérablement refroidie. Comme s'il voulait me rappeler devant qui je me tenais, devant quoi je me tenais.
Je le fixai, dans l'expectative.
Il se leva et se dirigea vers la cuisine. « Viens manger. »
Je grimaçai en le suivant. Il ne connaissait visiblement pas la notion de « demander » au lieu d'ordonner.
Il ouvrit le frigidaire et en sorti un plat. « Ma sœur a commandé chez le traiteur pour que tu ais de quoi manger. Les vampires ne mangent pas de nourriture humaine », expliqua-t-il.
« Pas du tout ? » m'étonnai-je en lui prenant le plat des mains pour le mettre au micro onde.
Il s'adossa au comptoir, les bras croisés, m'observant faire. Ça me mit un peu mal à l'aise, mais j'essayai de faire abstraction de son regard.
« Pas du tout », confirma-t-il, ses yeux de fauve braqués sur moi. « Ça a un gout de terre pour nous. »
Je sortis mon plat tout chaud du micro-onde. L'odeur me mit l'eau à la bouche. Ils ne pouvaient peut-être pas en manger, mais ils avaient bon goût.
Je m'assis au comptoir, répugnant pour je ne sais quel raison à m'éloigner d'Edward.
Je le regardais discrètement en mangeant. Il semblait être une toute autre personne à mes yeux. J'étais un peu choquée de l'aisance avec laquelle je me comportais avec lui maintenant que je savais ce qu'il était.
« Pourquoi me regarde-tu comme ça ? » sourit-il.
Mince.
Je rougis et détournai le regard. « Pour rien », marmonnai-je.
Je l'entendis ricaner, et je me maudis silencieusement.
Il se passa une minute de silence inconfortable, durant laquelle je lutais pour ne pas le regarder ni me remémorer notre baiser.
Est-ce que ça signifiait quelque chose pour lui ?
Je me raclai la gorge. « Alors ? Dis m'en plus sur les vampires. »
Il contourna le comptoir pour se poster face à moi.
« Comme ma sœur l'a dit, nous ne buvons pas de sang humain. Ma famille se contente de sang animal. À ma connaissance, seulement un autre clan de vampires suit le même régime alimentaire que nous. Ils vivent en Alaska.»
« Il y a beaucoup de vampire dans le coin ? » Je n'avais aucune envie de tomber sur ceux qui n'hésiterait pas à boire à mon cou.
« Pas vraiment. Il n'y a pas d'autre clan établi à proximité, la plupart des vampires préférant vivre à l'écart des humains. Certains nomades passent de temps en temps par ici. »
« Des nomades ? »
« Des vampires qui ne restent jamais au même endroit. Ils passent de ville en ville et cassent la croute quand ils le veulent. Tu n'as jamais entendu parler de tous ces meurtres où la victime avait été mystérieusement vidée de son sang ? » Il sourit en coin, semblant trouver ça amusant.
Je frissonnai violement. À la fois à cause de l'image évoquée que de son indifférence à cela.
« Tu pourrais démontrer un peu de compassion. » soufflai-je.
Il haussa un sourcil. « Pourquoi faire ? Ils ne risquent pas de m'entendre là où ils sont. »
« Moi, je t'entend. » rétorquai-je, réellement ébranlée.
Je n'aurais pas dû m'en étonner. Il n'était plus humain depuis longtemps, il était immortel désormais. Se souvenait-il seulement de ce que cela faisait de pouvoir mourir du jour au lendemain ? Il n'accordait probablement aucune valeur à la vie humaine.
Il me sonda du regard, semblant considérer ma réponse.
Je préférai changer de sujet. « Est-ce que vous avez des supers pouvoir ? Comme voler, vous transformer en chauve-souris, tout ça. Tu m'as déjà montré que à quel point vous pouvez être rapide.»
Il rit doucement. « Les vampires sont très rapides et très forts, mais on ne peut pas voler, ni se transformer en chauve-souris. Tu regarde trop de film. »
Je rougis, gênée de m'être laissée emporter par mon imagination. « Je suppose que vous ne dormez pas non-plus dans des cercueils, alors. »
Il s'esclaffa franchement. « Pour tout te dire, on ne dors pas. »
« Jamais ? » m'étonnai-je, les yeux ronds.
« Jamais. »
« Ça doit être… horrible. » dis-je, m'imaginant n'avoir aucun instant de repos, pendant toute l'éternité.
« Pas du tout. » réfuta-t-il. « Au contraire, ça nous offre beaucoup plus de temps pour… » il se pencha vers moi, son visage magnifique tout près du mien. « d'autres activités. »
Je retins un halètement en comprenant le sous-entendu. Mes joues virèrent au rouge.
J'ignorai son sourire satisfait et avalai une autre gorgée d'eau.
Il aime jouer avec moi.
Il me contourna et vint se poster dans mon dos. Mon cœur cognait nerveusement dans ma poitrine.
Je sentis son souffle froid sur mon oreille. « Tu ne crois pas qu'on devrait en parler, Bella ? » susurra-t-il.
Je me retournai brusquement sur mon tabouret et me retrouvai nez à nez avec lui, penché sur moi, les mains dans les poches.
« Je ne vois pas de quoi on devrait parler. » déclarai-je.
Il plissa les yeux, un semblant de colère passa dans son regard.
Je n'avais vraiment aucune envie de revenir sur ce baiser. Je ne savais pas pourquoi il m'avait embrassé, et ne comprenais absolument pas pourquoi je lui avais répondu. Il ne m'attirait même pas.
Absolument pas.
Je ne voulais pas que ce genre de chose se reproduise.
Même si j'ai ressenti pour la première fois ce que ça fait d'être touchée par un homme. D'être vraiment embrassée.
Et que ça m'a complètement retournée.
Soudainement, il passa une main derrière ma nuque et me releva, m'attirant à lui. Je couinai de surprise. Son bras était fermement enroulé autour de ma taille, et sa paume froide contre ma joue brûlante m'électrisa.
Il se pencha sur moi, son nez frôla le mien. L'intensité de son regard me fit déglutir avec difficulté. Mon cœur battait à la chamade.
Son pouce caressa ma joue, presque tendrement, et une lueur dangereuse s'alluma dans son regard tandis qu'il me dévisageait.
Un mélange d'angoisse et de désir m'embrasa. Je n'arrivai pas à avoir véritablement peur, alors même qu'un vampire tel que lui pouvait me briser la nuque en un quart de seconde.
Il y avait quelque chose en moi, quelque chose d'inexplicable, qui faisait que mon corps et mon esprit répondaient à ce vampire de cette manière. Ce n'était pas normal.
« Si tu souhaite nier ce qui s'est passé… peut-être devrai-je te rafraichir la mémoire ? »
Sur ces mots, il écrasa brutalement ses lèvres sur les miennes.
Ce fut comme si son souffle insufflait une vie nouvelle dans mon corps. Mes mains partirent explorer sa tignasse, sans même chercher à le repousser. Je ne pouvais plus penser correctement dès la seconde où sa langue envahit ma bouche, à la fois dure et étrangement tendre. Comme s'il cherchait à me dominer tout en voulant me montrer que…
Il me relâcha brusquement, me tenant par les épaules à bout de bras. Je remarquai que j'étais la seule à avoir un souffle anormalement rapide.
Au lieu du sourire insolemment satisfait que je pensais trouver sur son visage, il y avait un air dur. Ses yeux étaient noirs de… de désir ?
Oui…
Je me sentis bêtement fière.
Je baissai précipitamment le regard lorsque je me rendis compte que je le fixai de la même manière.
Je fermai les paupières fortement, mon souffle tremblant passant mes lèvres entrouvertes. Je me rendis compte, légèrement déboussolée, que j'avais envie de lui. Humiliant.
Il me relâcha lentement.
« Finis de manger. Je reviens dans quelques minutes. » Sa voix de velours était rauque et chaude.
Je rouvris les yeux et me retenant au comptoir derrière moi. Un son entre le gémissement et le soupir m'échappa lorsque la couture de mon jeans se frotta contre mon clitoris à travers ma culotte.
Un grognement furieux suivit du son d'un objet fracassé retentit à l'étage.
Edward réapparut devant moi la seconde d'après. Il s'arrêta à une dizaine de centimètre de moi, me jaugeant de son regard acéré.
Son regard semblait me mettre en garde, et à la fois exiger quelque chose de moi.
Mais tout ce que je pouvais comprendre à ce moment là était que j'avais éperdument, désespérément envie de lui. D'une façon si accrue que je croyais mourir s'il ne me touchait pas dans l'instant.
Incompréhensible.
Mais je le veux tellement…
Comme s'il m'avait entendu, il fondit sur ma bouche et m'attira à lui, exigeant, presque brutal. Il ne demandait rien, il prenait.
J'adorais ça.
J'adorais sa façon de caresser ma lèvre inférieure avec sa langue juste avant de ravager ma bouche.
J'adorais la manière dont il m'agrippait, dont il semblait ne jamais vouloir me lâcher.
J'adorais la sensation de ses mains froides et forte sur ma peau chaude et souple.
J'adorais sentir son souffle frais se mélanger au mien.
J'adorais l'entendre grogner contre mes lèvres meurtries.
J'adorais qu'il me donne à ce point l'impression d'être… vivante, plus que je ne l'avais jamais été.
oooOOOoooOOOoooOOOoooOOOooo
[P.O.V. Edward]
J'avais été si près de pouvoir me contrôler.
Puis elle avait gémi, et j'avais instinctivement accouru. Je n'avais alors eu qu'assez de présence d'esprit pour m'assurer qu'elle le voulait vraiment.
Mais je n'avais pas besoin de sa confirmation. Je savais qu'elle avait besoin de moi, ma femelle avait besoin de moi. Elle pouvait toujours essayer de me repousser, de m'arrêter, elle n'y arriverait pas.
L'air embaumait sa fragrance intime entêtante. Ses formes épousaient à merveille mon corps, et la saveur douce de sa langue me faisait perdre l'esprit. J'avais tellement envie de me perdre en elle…
Elle se cambra contre moi en gémissant, et je cessai totalement de penser aux conséquences possibles de mon acte prochain, à l'avertissement d'Alice, ou au fait de laisser du temps à Bella.
Elle le veut elle aussi.
Je la soulevai et lui fit enrouler les jambes autour de ma taille. Sans cesser de l'embrasser, je l'emmenai au premier à vitesse vampirique. Elle ne sembla même pas le réaliser.
Sa peau frémissait au contact de la mienne, et je savais que c'était en partie à cause du froid mais je m'en souciai peu sur l'instant. J'avais tellement besoin d'elle, la seule chose qui aurait pu m'arrêter soit qu'elle risque un réel danger.
Elle est en danger, souffla une voix agaçante dans ma tête. Elle est humaine, elle ne peut pas faire l'amour avec un vampire…
Je grognai en la plaquant un peu plus contre le mur.
Elle est ma compagne ! Je ne la blesserai pas !
Je passai mes mains sous son t-shirt, cherchant à avoir le maximum de contact. Ses mains à elles glissèrent sur ma nuque, caressèrent ma mâchoire puis se posèrent sur mon torse. Elle agrippa le tissu entre ses petits doigts lorsque ma paume remonta le long de son estomac, jusqu'à ce que le bout des miens frôle le bas de son soutien-gorge.
Je fis demi-tour et nous jetai ensembles sur le lit défait, sans pour autant la lâcher. J'amorti sa chute avec mes bras autour d'elle et déchirai son haut sans plus attendre. Elle cligna des yeux, visiblement un peu perdue.
Je la fixai sans rien dire, savourant la vue de sa magnifique poitrine enfermée dans le carcan de son soutien-gorge, ne souhaitant pas l'effrayer et lui faire réaliser ce qu'elle s'apprêtait à faire et avec qui.
Elle ne pouvait pas me repousser maintenant.
Mais elle ne le voulait même pas, heureusement pour nous deux. Elle passa ses bras autour de mon cou, et je la laissai m'attirer à elle. Elle m'embrassa délicieusement, tira sur le bas de mon t-shirt, m'intimant de l'enlever. Je lui obéis avec plaisir, appréciant la concupiscence que je vis apparaitre dans ses yeux. Sa langue passa sur ses lèvres, son désir apparent m'électrisa.
Ses mains passèrent lentement sur mes pectoraux et mes abdominaux, appréciant leur fermeté. Je la laissai explorer mon corps patiemment, mes poings serrés sur le drap de chaque côté de sa tête. Elle caressa mes épaules du bout des doigts, et la lueur dans ses yeux me fit tressaillir.
Je repris ses lèvres férocement, ses doigts se refermèrent sur ma tignasse. Mes paumes froides parcoururent sa peau, la faisant frissonner violement. Je relâchai sa bouche pour embrasser ses joues, sa mâchoire, le creux derrière son oreille. Je ne m'attardai pas sur son cou, de peur de perdre le contrôle. Je caressai des lèvres la naissance de sa poitrine, frottant avec mon pouce la pointe durcie de son sein à travers le tissu.
Elle laissa échapper un excitant petit halètement en se cambrant tout contre moi. Je ne pu résister plus longtemps à la tentation de déchirer le devant de son soutien-gorge avec mes dents. Elle hoqueta de surprise, et ses doigts se crispèrent dans ma chevelure lorsque je gobai un adorable téton rose dans ma bouche. Je jouai de la pointe de la langue dessus, le mordillant légèrement, tandis que mon autre main s'occupait de pincer et tordre légèrement son congénère. Je perdais la tête, sa peau avait un gout indéfinissable, un brin salée, comme si elle sortait de l'océan.
Bella mordit ses doigts pour s'empêcher de gémir, j'adorais avoir un tel pouvoir sur elle. Je grognai de plaisir en relâchant son sein et en m'attaquant à l'autre. J'embrassai son abdomen, traçai le contour de son nombril avec ma langue, arrivant enfin à la lisière de son pantalon. Je frottai doucement mes doigts contre la couture de son jeans, entre ses cuisses. Je levai les yeux vers elle pour la trouver en train de me regarder, le rouge aux joues. Je souris en coin.
« Tu es si humide que je peux le sentir à travers ton jeans… vilaine fille », soufflai-je d'une voix rauque.
Son rougissement s'accentua et s'étendit jusqu'à sa merveilleuse poitrine, son pouls s'accéléra, ses pupilles se dilatèrent davantage. Elle aimait que je lui parle comme ça.
Ma douce petite humaine…
Je lui enlevai son pantalon en une seconde. Elle se retrouva pratiquement nue devant moi, portant uniquement une petite culotte en dentelle mauve pâle et un soutien-gorge démoli qui ne recouvrait plus rien, pour mon plus grand plaisir.
J'entendis vaguement mon portable sonner, mais c'était la dernière de mes préoccupations sur le moment.
J'embrassai l'intérieur de ses cuisses laiteuses, frottai mon nez contre la dentelle en savourant son odeur. Ma compagne gémissait doucement, semblant apprécier toutes mes attentions. Je léchai doucement sa peau fine, exerçant d'un contrôle à toute épreuve pour ne surtout pas me concentrer sur ses veines légèrement apparentes. Cruelle tentation…
La soif me prit à la gorge, mais je ne me laissai pas dominer par elle.
Bella passa sa main sur ma joue, me fixant de nouveau avec cette lueur indéfinissable dans le regard. Si j'avais eu un cœur, il aurait fondu. J'oubliai immédiatement le sang qui coulait en elle. Rien n'avait d'importance tant qu'elle était près de moi.
Je remontai au-dessus d'elle pour l'embrasser de nouveau. Je pourrais passer l'éternité à cela.
Il y avait une étrange tendresse dans nos gestes, alors même qu'elle enroulait ses jambes autour de moi et frottait sa petite chatte contre ma longueur. La sensation de ses doux seins pressés contre mon torse aurait pu à elle seule m'envoyer au paradis.
Mais alors que je savourais mon Éden en dégustant la douce chaleur des lèvres de ma compagne, le téléphone continua de sonner, encore et encore.
Je ne compris que trop tard ce que cela signifiait.
Alors d'après-vous, ça signifie quoi ? :p
Hésitez pas à me laisser votre avis sur ce chapitre, ça me ferait vraiment méga plaisir =)
Merci pour toutes vos reviews, ça me touche à chaque fois
