Note : Désolé pour le retard, les gars. J'avais promis un chapitre par semaine mais les soucis de la vie plus les problèmes avec mon pc ont un peu chamboulé ca. Quoi qu'il arrive, je continuerais cette fic jusqu'au bout, avec l'aide indispensable de Fenice.
Jo à créé
Robin à imaginé
Chinader à traduit
Fenice a corrigé
Chapitre Trois : Chercher et Détruire
21 Décembre. Le jour du départ, et soixante-douze jours après que Sirius Black ait disparu, blessant le monde Magique. La Gazette des Sorciers le définissait tantôt comme un traitre, tantôt comme un héros trahi par le sort. Elle semblait incapable de se décider pour l'un ou l'autre. Plusieurs fois, ils l'avaient traité de lâche (voire pire). Tous appelaient tous à son retour, même s'ils perdaient confiance avec le temps. Mais celui de Rita Skeeter avait été le plus pertinent :
L'ESPOIR PERDU DANS LE NOIR (Black=Noir, ndlt)
La phrase continuait a tourné dans sa tête.
Au départ, Remus avait cherché à être en désaccord avec ses mots/avait souhaité être capable de réfuter ses mots, mais maintenant il ne le pouvait plus. Si on lui avait dit, deux mois et demi plus tôt, qu'une telle chose allait arriver, il n'y aurait jamais cru. Que les actions d'un seul sorcier (un simple choix) pouvaient mettre le monde au bord du précipice. Mais les ténèbres avaient pris possessions de leur monde, des ténèbres créé par Sirius Black. Maintes et maintes fois, il a prouvé qu'il était un héros. Il est devenu une lumière dans ses temps sombres. Le rayon d'espoir dans le ciel nuageux. Remus l'avait vu se battre, à la fin, sachant qu'il ne tomberait jamais… et d'autres l'avaient cru aussi. Un homme avait capturé l'imagination de milliers, et ils avaient espéré.
Tout était fini, maintenant. Même si on ne faisait abstraction de l'hypothèse de Skeeter selon laquelle le héros perdu serait parti rejoindre le Seigneur des Ténèbres, l'espoir était maintenant en miettes. Action après action, jour après jour, Voldemort avait gagné du terrain. Pas à pas, il reprenait leur monde, et personne, même les Aurors, ne semblait avoir le cœur au combat. La nouvelle alliance avec la France n'était pas suffisante. James Potter, bien qu'aimé par le public, n'était pas suffisant. Ils avaient été abandonnés.
Pourtant, cette douleur n'était rien comparée à ce que Sirius avait fait subir à ses amis.
Ils en parlaient rarement, maintenant. Ils n'arrivaient pas à le supporter : l'avoir déjà perdu, avoir cru qu'il était mort pour, après, le voir s'enfuir ! Remus s'arrêta avant d'envoyer son poing dans le mur. La trahison de Sirius lui donnait toujours envie de frapper, de crier. Qu'est ce qu'ils avaient fait ? Comment Sirius avait pu croire qu'ils n'auraient pas été là pour lui ?
Non. La froide réalité le ramenait toujours sur terre. Il a toujours su qu'on était là. C'est juste qu'il n'a pas accepté notre aide. Que ce soit lui, James ou Peter, personne n'osait dire ça à voix haute mais ils le savaient. Sirius était parti selon ses propres termes et il n'était pas revenu. Pourquoi, ils ne pouvaient pas le comprendre, mais chacun avait pu voir le monde se fracasser en son absence. Remus connaissait les statistiques par cœur.
Cent trente-sept à Azkaban. Les rumeurs disaient que la prison était si pleine que le Seigneur des Ténèbres avait autorisé aux Détraqueurs de donner aux prisonniers le baiser de manière aléatoire. Il n'y avait que cent trente cellules, d'après ce que savait Remus. Est-ce que certains étaient morts ou est-ce qu'il avait autorisé des cellules communes ? Il n'y avait aucun moyen de savoir.
Tout n'était que ténèbres.
L'Ordre avait lutté pour faire face à l'assaut, créant même un projet Gardian en miniature pour le Ministère, mais le rythme de Voldemort avait été trop rapide, et ses partisans trop nombreux. Les Aurors avaient riposté du mieux qu'ils pouvaient, resserrant les rangs et protégeant les leurs, mais Alice Londubat n'était pas assez charismatique pour capturer l'âme de leur monde. Elle et Frank avaient travaillé dur, mais ce n'était pas suffisant, non plus. Le fait que les Aurors étaient restés sur Avalon n'avait pas arrangé les choses. Skeeter avait affirmé qu'ils étaient cachés.
Remus gémit, et se força à s'éloigner du mur contre lequel il avait chuté. Se rappeler n'aiderait pas, peu importe combien il était blessé, il était temps de passer à autre chose. Il n'avait pas le choix. Soixante-deux jours, c'était assez longtemps à attendre.
Il était temps.
« Harry, dépêche-toi », cria Hermione par-dessus son épaule. « On va rater le train ! »
« Relax, Hermione,», répliqua Ron, aidant Harry à sortir son coffre du carrosse sans cheval. "Vous ne pouvez pas rater le Poudlard Express, surtout cette année."
Elle fronça les sourcils mais savait que Ron avait raison. Aussi improbable que ça soit. Ce fut la première année dans toute la longue histoire de Poudlard (du moins selon Histoire de Poudlard, qui, quel que soit le nombre de garçons qui l'avaient ridiculisée, avait habituellement raison) que tous les élèves avaient été renvoyés à la maison pour les vacances d'hiver. Habituellement, au moins une poignée séjournait à l'école mais, deux semaines auparavant s, le Directeur avait décrété que tout le monde devait quitter les lieux. Et il n'avait pas écouté les arguments qu'on lui présentait, même la pauvre Meagan Jones, qui n'avait nulle part où aller. Sa sœur aînée était sa seule famille, et Hestia Jones était un Auror.
Heureusement, une deuxième année Poufsouffle s'était portée volontaire pour accueillir Meagan pendant les vacances, donc ce n'était pas aussi négatif que ça aurait pu être. Hermione trouvait toujours pourtant suspicieux, que tout le monde doive partir. Des rumeurs disaient même que les professeurs devaient également rentrer chez eux. Elle n'aurait jamais cru que le Directeur était paranoïaque, mais elle se posait des questions. Poudlard était un lieu sûr/sécurisé, non ?
Ron et Harry partageaient les mêmes pensées pendant qu'ils courraient pour rattraper Hermione. « Croit-il vraiment que Poudlard va être attaqué ? », demanda avidement Ron.
« Je ne sais pas », répondit Harry en haussant des épaules. « Peut-être. »
« N'aurait-il pas fermé l'école plutôt que de renvoyer tout le monde chez lui, si c'était le cas ? », contra Hermione, coincée entre les deux garçons.
"Pas s'l n'a pas voulu attirer l'attention des Mangemorts", répondit Ron, faisant soupirer Hermione.
«Honnêtement, Ron. Tu penses vraiment que le professeur Lupin mettrait en danger un seul étudiant parce qu'il voulait attraper les Mangemorts au dépourvu?", demanda-t-elle.
«Eh bien, non », grommela-t-il.
« Peut-être que c'est à cause du professeur Fletcher », dit soudainement Harry, et les deux autres se tournèrent vers lui. « Je veux dire ... à chaque fois que nous allons en Défense Contre les Forces du Mal, nous pensons à lui. Peut-être qu'il voulait juste nous changer les idées. »
"Ça ne serait pas si mal si Rogue n'était pas son remplaçant», grommela Ron. "C'est déjà bien suffisant que nous ayons dû réorganiser tous nos emplois du temps, parce que Rogue a donné des cours en plus. Pourquoi devons nous apprendre de ce salaud gluant?"
«Ron! »
«"Désolé, Hermione." Ron sourit obstinément. «Mais il l'est, et vous le savez."
«Tu ne devrais pas insulter un professeur,» répondit-elle, souhaitant qu'il cesse de chercher les ennuis les plus stupides. Ron valait mieux que ca, vraiment, et il n'était pas stupide, malgré ce que les gens pensaient souvent de lui. Il ne prenait tout simplement pas les choses au sérieux, et là était le problème.
Ron sourit à Harry comme ils s'arrêtaient à la fin de la courte queue d'embarquement. « Remarque qu'elle ne conteste pas!"
«Moi non plus !», rit Harry .
«Ron, il est quelque part par ici! », dit Hermione, essayant de nouveau en lui donnant du coude. «Que feras tu si-"
«Oh, laisse ce vieux graisseux de bat… entendre. Que m'importe? »
«Peut-être, M. Weasley, vous ne vous en souciez pas parce que personne ne vous a enseigné à respecter vos aînés », dit une voix doucereuse derrière eux.
Ron pivota et Hermione tenta dans un geste de désespoir d'attraper son bras mais le manqua. Harry, remarqua-t-elle, réussit à marcher sur le pied de Ron. Durement.
" Aîe!"
La baguette de Rogue vacilla de manière irritée quand les trios enfant lui firent face. « Ça fera cinquante points pour Gryffondor pour manque de respect, Mr. Weasley », ronronna t il. « Et encore vingt, Potter, pour votre maladresse. »
« Mais professeur, j'ai…. » Harry s'arrêta de lui même, mais Rogue ne l'entendait pas de cette oreille.
« Oui ? »
« Rien ». Harry grimaça puis se corrigea, « Monsieur »."
« Mais », commença Ron, mais un coup précis (mais léger) de la part d'Hermione l'arrêta. Il avait compris le message.
Rogue ricana « Encore vingt points pour Gryffondor, Miss Granger, pour ne pas reconnaitre une cause perdue quand vous en voyez une. »
Il s'en alla ensuite, laissant les trois Misfits souhaiter désespérément avoir quelques bombabouses et déplorer tristement le fait qu'ils avaient laissé un objet d'une telle utilité derrière eux. Même voir Fred ou George aurait égayé considérablement les choses, mais les jumeaux avaient foncé devant avec Ginny en remorque (Hermione se serait désolée pour la pauvre fille, si Ginny n'avait pas toujours semblé si heureuse qu'elle ne pouvait jamais rester en colère contre les jumeaux Weasley). Cette fois, le duo avait promis de rendre le retour à la maison en train amusant, et même Hermione s'impatientait de voir ce qu'ils avaient prévu pendant que les autres Misfits avaient été coincés dans un horrible cours de potions.
«Quel andouille », marmonna Ron.
«Ron ! »
Au moment où il était entré dans la salle, il avait su – Remus avait erré dans les couloirs, s'efforçant de trouver des réponses. Il était temps, plus que temps... et ils étaient à court de jours.
Mais comment ?
La question était une épée à double tranchant. Remus avait espéré que Sirius pourrait être trouvé, que Julia pouvait réussir là où ses meilleurs amis avaient échoué, mais un autre mois serait bientôt passé, et ils n'avaient plus le temps. Le monde avait besoin de plus que Sirius était prêt à offrir, et le Cercle devait se réformer. S'il ne le fait pas rapidement, il n'y aura pas de seconde chance. Chaque journée où Remus hésitait, le monde glissait un peu plus dans les ténèbres.
L'autre fil de l'épée : la Maison de Campagne avait été détruite. Avec elle, avaient disparu la table, les pièges du Premier Cercle, et toutes les traditions qu'ils avaient. Alors, comment ? Comment le reformer quand l'âme du Cercle avait été détruit? La réponse, toutefois, comme tant d'autres, résidait à Poudlard.
La Salle sur Demande.
Il l'a trouvée par accident, errant et recherchant des réponses dans son esprit. Il avait voyagé jusqu'à la porte des Fondateurs et se retrouva en train de regarder fixement la grille sourde qui cachait la Fontaine la plupart du temps. Rien n'avait changé ici mais Remus avait continué à regarder et n'avait même pas eu de visions pour lui tenir compagnie. Juste la solitude. La solitude et le poids de la connaissance, de savoir qu'il devait d'agir et de ne pas savoir comment. Jusqu'à ce qu'il fasse un mauvais virage en direction de la bibliothèque (quelque chose qu'il n'a jamais fait) et qu'il ouvre la mauvaise porte.
Les chaises l'attendaient.
Les huit chaises.
Parfaite, tout comme dans ses souvenirs.
La table en chêne était encore ovale, brillante et juste un peu plus sombre que la plupart des bois de ce genre. Elle semblait flambant neuf mais remarquablement ancienne en même temps, il y avait encore cette qualité du bois que seul l'âge donne et dont Remus s'était toujours demandé si quelqu'un d'autre l'avait remarqué. Et les mêmes mots, les mots qu'il connaissait par cœur, étaient gravés exactement dans le centre de la table ronde d'une écriture ronde:
La Sagesse s'oppose au Pouvoir.
Le Temps précède la Découverte.
Le Secret riposte à la Connaissance.
La Tentation révèle la Vérité.
Un frisson parcourut l'échine Remus alors qu'il se tenait juste à l'intérieur/sur le pas de la porte, à regarder ces quatre lignes. Il n'avait jamais pensé les revoir, avait estimé la table détruite en même temps que la Maison de Campagne, mais ils étaient là, au mépris du pouvoir de Voldemort et tous les actes sombres. La table avait-elle pu survivre? Même dans un monde de magie, était-ce possible? Ou la Salle sur Demande, une fois encore, avait tout simplement fait ce qui était nécessaire? Remus déglutit. Certaines questions étaient peut-être mieux laissées sans réponse.
Ses mains descendirent instinctivement sur le dos de la chaise la plus proche; regardant vers le bas, le chef de l'Ordre vit les vrilles blanches élégamment sculptées dans le bois, se tordant entre elle jusqu'à ce qu'elles atteignent le mot Sagesse sur le dos de la chaise. Ce mot, que Remus avait toujours lié à la puissance de Dumbledore était encadrée entre ses deux mains, beau, blanc et pur. Inoxydable. Sage. Le bois était fort, presque intemporel - solide. La chaise ne se casserait pas, Remus le savait, même si il utilisait toutes ses forces contre elle.
Les autres sièges étaient les mêmes, aussi, la conception exactement similaire à ses souvenirs, au détail près. Connaissances, son ancien siège, en or; Temps, bleu et rouge, pour la découverte. Puissance était toujours noir. Était-ce significatif, ou était-ce juste le souhait de son cœur ? Et Le Secret était de bronze. Argent pour la tentation, la Vérité en gris. Pas de différence, sauf pour ceux qui, un jour, occuperaient les sièges. Un jour.
Bientôt.
Remus leva les mains et prit une profonde inspiration. «Il est temps», dit-il, incrédule. Il avait espéré ... espéré que cela ne serait pas. «Pour le meilleur ou pour le pire», souffla le chef de l'Ordre dans le silence. «Il est temps. »
«Aïe! Hé, regardes où tu vas! », glapit de surprise Hermione, poussée tout à coup de côté pendant par quelqu'un qui ne s'arrêta même pas. Si Ron ne s'était pas mis sur son chemin, ça aurait pu se terminer là.
«Regarder où je vais? », cracha Drago Malefoy avant que Harry puisse complètement faire demi-tour. Le garçon aux cheveux blonds foudroya Hermione du regard. «Penses-tu que je te toucherais de plein gré ? Penses-tu que je veux que tu me contamines? »
Ils avaient été sur le point de monter dans le train quand Malefoy et ses amis étaient apparus, et le trio avait ainsi fait face à leurs rivaux. Crabbe et Goyle entouraient Malefoy comme des statues encadrent un portrait, toisant Hermione, qui semblait soudain très petite entre Harry et Ron.
«Contaminer ? », grogna Ron avant les deux autres puissent répondre. «Avec quoi? De l'intelligence ? » Il ricana. «Et personne n'aimerait que ça lui arrive, n'est ce pas? »
«Sale traître à ton sang», répliqua Malefoy. «Tu ne reconnaitrais pas l'intelligence même si elle te mordait, mais ce n'est pas étonnant, vu que famille ne peut pas se permettre de bons livres ou des fournitures scolaires."
S'il était vrai que la malle et les livres de Ron étaient un peu fatigués, ils n'étaient pas en aussi mauvais état que ce que Ron possédait quand Harry l'avait rencontré (la promotion de sous-ministre de la Magie avait fait plus qu'augmenter le statut social d'Arthur Weasley), et les coups qui marquaient sa malle étaient tous arrivés cette année, principalement à cause des expériences des Misfits et du grabuge générale dans le dortoir des deuxièmes années des garçons de Gryffondor. Malefoy n'avait sans doute probablement pas conscience que les Weasley avaient grimpé dans l'échelle sociale (et il n'en aurait pas eu cure, même s'il l'avait su).
«Au moins, mon père n'a pas fait sa fortune en léchant le postérieur de Voldemort », répliqua Ron.
Drago rougit fortement. «Mon père est un grand homme,» répondit-il avec superbe, luttant clairement pour garder le contrôle.« Et il ne s'abaisse à fréquenter de sales Sang de Bourbe, ne pouvant servir qu'à des fins de..."
« À des fins de quoi? », l'interrompit Harry, bouillant de colère. Pendant trop longtemps, les Misfits avaient utilisé les farces comme moyen de vengeance, ce qui avait permis aux Serpentards de dire ou faire ce qu'ils voulaient comme si ça n'avait pas d'importance. Mais ça avait de l'importance, et les gens comme Hermione ne méritait pas d'entendre ces bêtises. «Vas-y, Malefoy. Dis-le. De quoi as-tu peur ? »
«Peur, Potter ? », ricana l'autre. «Pourquoi aurais-je peur? »
«Peut-être parce que tu sais que vous allez perdre. »
«Perdre? » Drago se mit à rire. «Tu n'as pas vu les gros titres, tête de Pot? Comment pourrions-nous perdre, lorsque votre armée est pleine de traîtres, des Sangs-Mêlés, et de Sangs de Bourbes ? »
«Tu répètes ce mot comme s'il devait me blesser ». Hermione avait finalement pris la parole, et sa voix était dure et ses yeux perçants. Elle rit durement. «Penses-tu que je suis faite de verre, Malefoy, prête à me briser sur ton ordre? »
Il rougit à nouveau, clairement furieux qu'elle osât se moquer de lui. «Tu va te briser! Toi, ta famille et toutes les autres racailles indignes comme toi! Vous allez tous craquer et mourir! »
Crack!
Avant que Harry ou Ron n'ait pu réagir, Hermione balança une gifle qui atterrit sur le visage de Malefoy, laissant immédiatement une marque sur sa joue gauche. Il glapit et sauta en arrière, heurtant un Crabbe très confus, puis recula pendant que Hermione fit un pas menaçant vers l'avant.
«Hermione, non ! », cria Ron, en essayant d'attraper son bras. Il le manqua, cependant, et Harry n'eut pas le temps d'agir avant que Drago s'écrie :
«Comment oses-tu ? Je suis un Malefoy. Je suis- »
«Je m'en fous de ce que tu es ! », s'écria Hermione. « Et je me moque de ce que tu dis sur moi, mais tu laisse ma famille tranquille ! »
Malefoy trébucha en arrière, marmonnant de manière incohérente. Crabbe et Goyle se mirent docilement en route, pendant que Ron et Harry s'avançaient à nouveau de chaque côté de Hermione .
«Tu va le regretter, Sang de Bourbe ! » cria le blond, se retranchant derrière ses gardes du corps.
«Bien sûr qu'elle le fera,» répliqua Ron.
Harry ajoutant en sniffant: «. Le jour où Grindelwald reviendra a la vie en arborant un tutu rose. »
Fumseck délivra les lettres, les huit lettres qui ne portaient aucun nom. Remus ne prétendait pas un instant qu'il en recevrait une. Pour ce qu'il en savait, le cercle final pouvait être un complet renouveau. Peut-être que d'autres étaient destinées à pourvoir ces sièges, d'autres qui s'avanceraient et feraient face aux ténèbres . Un petit coin de son âme espérait cela, mais Remus savait que ce n'était que la partie lâche. Un coin de Remus qui, comme tant d'autres, aspirait à la paix à tout prix.
Mais cela n'était pas ce qui devait se passer. Fumseck regarda Remus avec une compréhension infinie, ses yeux tellement doux, comme ils l'étaient depuis des mois, et laissa une lettre sur le bureau avant de disparaître en un éclair rouge et or.
Lentement, Remus acquiesça et tendit la main pour toucher le rouleau scellé. Le papier semblait différent d'il y a quelques instants, quand il avait pressé son anneau dans la cire. Il semblait plus important. Il n'avait pas prévu ça, ne s'y était pas attendu et ne savait pas quoi en faire, mais pourtant il avait le sentiment que c'était juste. Fumseck devait choisir le dernier cercle sans aucune ingérence, et Fumseck saurait bien choisir. Quoi qu'il arrive, ce rassemblement final appartiendrait réellement à l'Ordre du Phénix.
Elle avait suivi cette piste pendant deux semaines (la deuxième série de pistes qu'elle avait trouvée, et bien plus prometteuse que la première) et elle commençait à prendre conscience que celle-là aussi était une fausse piste. Ça ne pouvait pas être autre chose. Elle l'avait faite traverser la France, l'Allemagne et la Suisse, où elle avait espéré trouver des réponses/dans l'espoir de trouver des réponses, mais la présence supposée de Sirius s'est avérée être une simple rumeur. La famille Malefoy avait des connexions avec les sorciers et sorcières à travers le monde, mais personne n'avait entendu quoi que ce soit à propos de Sirius Black, un homme qui haïssait se cacher et ne pouvait souffrir le calme. Ils savaient qui il était, bien sûr (qui ne le savait pas?) Mais personne ne l'avait vu.
Même l'expérience de Julia ne l'avait pas aidé ici. Elle était une experte à trouver des choses cachées, à décortiquer les mystères... mais Sirius l'avait battue. Il avait évidemment pris beaucoup de soin dans le choix de sa cachette et avait gardé la tête baissée. Les rumeurs, elle a finalement décidé, tenaient tout simplement du vœu pieux.
Sauf pour, peut-être, celle-là.
Pendulum Game, 72 High Street, Oxford. Un magasin charmant mais défraîchi. La boutique était bien connue dans le monde magique pour vendre des backgammons de la meilleure qualité, des Go, des plateaux de jeu et, surtout, des jeux d'échecs. Le propriétaire, M. Bishop (Tout ce que les gens savaient de son prénom, c'est qu'il commençait par la lettre D), se suffisait à lui même la plupart du temps, s'entourant des instruments de son hobby et de ceux qui appréciaient ce qu'il appelait le Pendulum. Julia n'avait aucune idée de ce que cela signifiait, mais il avait clairement appelé son magasin par rapport à ça. Bien que universellement considéré comme un peu bizarre, c'était un gentil vieil homme, qui avait été ami avec Dumbledore (Julia se rappelait avoir été choquée de voir le célèbre sorcier qui avait battu Grindelwald dans un simple magasin de passe-temps quand elle avait visité Pendulum Game pour la première fois, mais elle l'y avait vu de nombreuses fois depuis. Son ancien directeur, et M. Bishop avait été de bons amis.)
Ce, n'était pas cependant, ce que l'amena à la porte de Pendulum Game ce lundi en fin d'après-midi. Bien que Julia continuât à adorer les échecs (l'un des quelques intérêts qu'elle et Lucius avaient réellement partagés), elle n'était pas venue faire des emplettes pour elle-même. Au lieu de cela, elle suivait une piste qui lui était venue par chance quand elle avait surpris une conversation alors qu'elle errait sans but dans le Chemin de Traverse, soigneusement déguisée et à l'écoute d'indices. Pendant qu'elle dépassait Leslie Stimpson lors des soldes chez Madame Malkin, Julia avait entendu Stimpson affirmer qu'elle avait vu Sirius entrant dans le magasin de jeux seulement quelques jours avant. Julia avait connu Stimpson à Poudlard et savait qu'elle n'était pas si écervelée. Plus important encore, Stimpson était brièvement sortie avec Sirius lors de la quatrième année, ce qui signifiait qu'elle savait exactement qui il était.
Les soldes complètement oubliées, Julia avait transplané du côté Moldus d'Oxford et s'était rapidement retrouvé sur le seuil de Pendulum Game. Elle avait tourné autours d'Oxford Blues (une boutique de mode masculine Moldu qui cachait Pendulum Games) et observé le signe au dessus de la porte pendant quelques instants. Bien que le magasin ait été soigneusement caché aux yeux des Moldus (ça ressemblait à une porte arrière d'Oxford Blues), Julia pouvait voir plusieurs clients se déplacer à travers la porte vitrée. La plupart étaient des enfants, pour leurs premiers achats d'échecs, car toute bonne famille de Sorciers se devait de posséder un assortiment de Bishop, mais quelques-uns étaient des adultes.
Mais pas de Sirius. Même déguisé, elle l'aurait reconnu partout, et Julia refreina son envie de soupirer. Au lieu de cela, elle prit une profonde inspiration et poussa la porte et fit un pas à l'intérieur.
Dring. Dring.
Pendulum Games était une belle boutique, tout comme elle s'en souvenait, pleine d'échiquiers et des exemplaires de chaque jeu magique imaginable: des ensembles coûteux de Bavboules, des centaines de jeux de cartes, y compris une version en or de la bataille explosive ; des livres sur les duels sportifs; des cartes chocogrenouille , et plus encore. Les jeux d'échecs, cependant, étaient ce qui avait fait des Jeux de Bishop et du Pendulum une légende. Ils étaient partout, alignés sur de belles étagères en verre et à l'intérieur de vitrines, jamais dans une boîte (car où est le plaisir en cela? lui avait demandé Bishop, avec un sourire quand elle était plus jeune. Le jeu n'existe-t-il pas pour être joué?
La boutique restait dans un état perpétuel d'encombrement soigné. Alors que les jeux (surtout les jeux d'échecs) étaient impeccablement propres et sans poussière, il y avait des boîtes empilées dans les coins et petits bouts de papier dans tous les sens. Les planchers de bois étaient également propres, au point qu'on on pouvait se voir dedans, mais une pile d'animaux empaillés était entassée dans un coin - au-dessus de ce qui semblait être un pingouin coiffé d'un béret rouge vif. Étrange
Sa tête sortit avant même que le son de la cloche sonne termine. Il avait le même sourire énigmatique que d'habitude. Les cheveux gris et d'aspect désespérément ordinaire, M. Bishop se transformait quand il souriait, parfois, il ressemblait pour Julia à un oursin particulièrement vilain. «Julia Malefoy!" s'exclama-t-il. «Quel plaisir inattendu!/quelle bonne surprise ! »
Il s'inclina avec un ampleur exagérée, à l'ancienne, une étincelle de malice dans ses yeux. Julia inclina sa tête solennellement, en réponse, souriant malgré elle. Monsieur D. Bishop faisait toujours sourire.
«Merci pour l'aimable accueil, M. Bishop,» répondit-elle. «Je ne m'attendais pas à ce que vous vous rappeliez de moi. »
«Mais bien sûr. Toujours là avec votre frère aîné, je me souviens, et toujours beaucoup plus intéressée que lui. » Il pencha la tête légèrement. «J'espère que vous jouez toujours?"
«Bien sûr ».
Le propriétaire sortit de derrière le comptoir, en désignant les étagères à sa droite. «J'ai acquis quelques ensembles vraiment remarquables depuis votre dernière visite, dont un qui appartenait à mon arrière grand-père et que je pensais perdu avec le temps. Complètement artisanal/fait à la main »."
«Magnifique. » Et en effet ça l'était. «Artisanal» avait un sens différent dans le monde des sorciers que dans son homologue des Moldus. Dans ce cas, le mot indiquait que les pièces d'échecs compliquées avaient été sculptées à la main, sans utiliser aucune magie jusqu'à ce que le jeu soit enchanté à la dernière étape de la création d'un jeu d'échecs sorciers. Les pions minuscules avaient presque l'air vivants, Julia était certaine qu'ils se déplaçaient avec grâce et réalisme lorsqu'ils flottaient sur l'échiquier. Les pièces blanches sont faites de bois clair-du houx? Et le rouge ressemblait à du palissandre. Les minuscules chevaliers et tours semblait tout droit sortis d'un tableau, tandis que le roi et la reine étaient positivement médiéval. Même les pions étaient parfaitement détaillés; réaliser l'ensemble devait avoir pris des décennies.
Julia regarda l'échiquier pendant un long moment, se laissant complaire dans l'illusion qu'elle était seulement là pour l'admirer. Le monde était parfait. Rien ne posait problème. Ses rêves se réalisaient, et la vie était juste comme elle aurait dû l'être. Avec Sirius.
Sirius. Penser à lui la ramena à la réalité, et Julia se redressa. «Malheureusement», admit-elle, «je ne suis pas là pour regarder les jeux d'échecs. »
«Je n'ai jamais pensé que c'était le cas », Le sourire de Bishop avait disparu, le faisant à nouveau ressembler à un stoïque (pour ne pas dire ordinaire) vieux sorcier.
Julia plongea plus profond ses mains dans ses poches et tourna son visage vers lui elle aurait aimé que le magasin soit vide, mais elle n'avait pas le choix de son entourage. «Je suis à la recherche d'un ami. J'ai des raisons de croire qu'il est passé ici. »
«Et pourquoi cherchez-vous cet ami? », demanda Bishop, cambrant un de ses sourcils d'argent. «D'après le ton de votre voix, il semble qu'il ne veut pas être trouvé. »
«C'est une urgence», répondit-elle sèchement. Le sourire avec lequel il répondit était doux.
«Je pourrais ne pas le connaître, vous vous en rendez compte. »
«Je pense que vous le connaissez. Ou du moins vous le reconnaîtrez,» rétorqua-t-elle.
Son haussement d'épaules parla plus que des mots. Silencieusement, le vieux sorcier l'observa, attendit et ... quoi? «Mes yeux se font vieux », répondit Bishop pendant que ces mêmes yeux pétillaient (ou avaient-ils flashé?) C'était difficile à dire. «Je rate beaucoup de choses. »
«Pas tant que ça », rétorqua Julia. Elle savait qu'il mentait. Comment, elle n'en avait aucune idée, mais elle savait qu'il mentait.
Bishop gloussa. «Dites-moi, qui est votre ami ? »
« Sirius Black. »
Les têtes se tournèrent, puis retournèrent rapidement à leurs propres affaires quand Julia les foudroya en retour. Son nom, bien sûr, attirait l'attention de tout le monde (Sirius était le héros de la foule, adoré jusqu'au moment où la foule trouve quelqu'un de meilleur). La colère colorait le visage de certains clients, mais Julia ne pouvait pas les en blâmer . Ils avaient besoin de Sirius.
«Sirius Black», répéta Bishop pensivement, en grattant légèrement son menton. «Je me souviens de lui aussi. Toujours là avec son père, et s'ennuyant comme pas possible. »
Julia résista à l'envie de s'hérisser. «L'avez-vous vu? Savez-vous où il aurait pu aller? »
«Hélas, non. » Il gloussa. «Bien que je suis certain que ca aurait été une expérience intéressante ...».
«Oh», soupira Julia. Elle avait trouvé cette piste par accident, donc ça ne pouvait pas être une fausse piste qu'on lui faisait prendre. Non, c'était réel, ce qui signifiait que soit Sirius l'avait intentionnellement égarée ou que Bishop mentait.
Elle n'aimait pas trop cette dernière idée et se concentra sur la première. Sirius ne voulait vraiment pas être trouvé ... peu importe combien ils avaient besoin de lui. Peu importe combien c'était douloureux.
«Merci », dit-elle sourdement, et sortit.
«Hermione, c'était super génial! », s'exclama Ron alors que le trio frayaient chemin jusqu'à la queue. Une troisième année suppliait Hagrid de retourner au château, car elle avait oublié sa photo signée et encadrée de Gilderoy Lockhart. Hagrid avait l'air complètement perdu devant une fille éplorée, et Harry ricana malgré lui.
«C'était bien fait», ajouta-t-il en souriant. «Il était temps que quelqu'un fasse gouter à Malefoy un peu de sa propre soupe."
Hermione rougit. «Je n'ai pas pu m'en empêcher. Ça me rendait malade de-"
«Oi! Hermione! Harry! Ron!" George jaillit à travers la foule, se précipitant sur eux avec un grand sourire sur son visage. Le frère aîné de Ron dérapa et s'arrêta en face du trio. Il attrapa la main d'Hermione et la frappa avec enthousiasme. «Toi», sourit George, «Tu es merveilleuse. Ne laisse jamais ces deux farceurs te dire le contraire ! Quiconque met ce genre de marque sur le délicat petit visage de Drago est mon genre de fille! » Sa voix s'abaissa en un murmure de conspiration. «je t'emmène faire des blagues quand tu veux. »
Elle devint encore plus rouge. «Honnêtement, George, c'était juste"
«Brillant", répéta Ron. «Absolument génial. »
«Sans compter que, » commença Harry.
«Attention! », Cria une voix féminine.
Surgissant de nulle aprt, Fred tacla Harry à terre, aplatissant le plus jeune garçon. «Oomph!"
Une lumière verte flasha. Les enfants hurlèrent. Il pouvait entendre crier Hagrid plus loin, mais Harry pouvait à peine voir quelque chose au delà de Fred (est-ce que Fred allait bien?) Il se rendit vaguement compte que Ron, Hermione, et George s'étaient jetés sur le sol autour de lui et avaient leur baguette en mains. Où était Ginny?
Une voix étrange commença. «Avada- »
Un arc en ciel de lumière éclata dans l'air, et plus d'étudiants crièrent. Harry lutta pour voir au-delà de Fred, il avait besoin de savoir ce qui se passait et pourquoi Fred l'avait taclé. «Pousse-toi de moi! »
«Oh. Désolé. » Un coude atterrit dans sa bouche, faisant grogner Harry, mais Fred roula sur le côté. Il allait bien.
«Hagrid, non ! » Une voix féminine stridente. La voix de Ginny.
Harry leva la tête assez haut pour voir que la tête rousse de Ginny, non loin émerger d'une mer de corps allongés sur le sol. Plus loin, une grande silhouette en robe de Mangemort chancela vers l'arrière, retrouva son équilibre, et pointa sa baguette droit sur Harry. Hagrid se mit à courir.
«Avada Kedavra! », cria le Mangemort. Hagrid sauta.
Les enfants hurlèrent.
Une lumière verte flasha, et Hagrid s'effondra sur le sol sans un bruit. Hermione hurla, mais les yeux d'Harry étaient sur le Mangemort masqué. Il riait. Riait. Il enjamba Hagrid avec un regard de mépris au corps du demi-géant, et Harry vit les yeux se plisser de dégoût derrière le masque. Mais le Mangemort leva les yeux et leva encore sa baguette, visant Harry.
Je devrais bouger, pensa-t-il bêtement, sans arriver à plus qu'à reposer à plat sur le dos, le regard vide. Il était engourdi, et George était étendu à ses pieds,
«Expelliarmus! », tonna Rogue, apparaissant entre deux élèves, sortant de nulle part.
«St-»
Le Mangemort n'eu jamais la chance de finir le sort; sa baguette s'échappa de sa main s'envola jusqu'à ce qu'elle s'écrase sur la plate-forme et se disperse en éclats de bois. Il s'effondra et ne bougea plus jusqu'à ce que les cris des étudiants diminuent, ressemblant à un tas de robes abandonnées. Rogue s'empara facilement de la baguette et se tourna pour faire face aux enfants.
«Tout le monde dans le train! », ordonna-t-il. «Immédiatement »
Un troupeau d'Éruptifs n'auraient pas pu se bousculer plus vite, et Harry se retourna pour se déplacer avec la foule jusqu'à ce qu'une main de fer émergea pour saisir son épaule. «Sauf vous, Potter."
Harry s'arrêta, la mine renfrognée. Les autres Misfits s'arrêtèrent immédiatement, eux aussi, mais le regard silencieux de Rogue les trouva tour à tour et les poussa à suivre les autres. Harry essaya de faire un clin d'œil rassurant pour ses amis, mais sa bouche était soudainement sèche. Pour la première fois, les faits étaient clairs. Ce n'était pas une attaque aléatoire, le Mangemort avait essayé de le tuer.
Et Hagrid était mort. Hagrid lui avait sauvé la vie et Hagrid était mort.
Les larmes roulèrent de ses yeux, et Harry les refoula. Peu importe de quel côté Rogue était, il ne laisserait pas l'infâme Maître des Potions le voir pleurer. Rogue rirait, il était sûr, et se moquerait de la faiblesse d'Harry. Mais Hagrid était mort, et il était difficile de chasser l'émotion. Harry pouvait se rappeler chaque fois où les Misfits avaient visité le demi-géant, sa gentillesse, ses tentatives maladroites d'aider tout le monde. Hagrid avait attrapé les plaisantins plus souvent que Rusard ou l'un des professeurs, mais les avait presque toujours laissé s'en aller avec un avertissement parce que c'était seulement de "l'amusement inoffensif."
La foule se dissipa rapidement; personne ne prit même le temps de s'arrêter sur le corps d'Hagrid. Ils avaient eu trop peur, étaient trop choqués. Poudlard était censé être sûr. Pré-Au-Lard était censé être vide. Les professeurs l'avaient dit.
La main de Rogue était toujours sur son épaule, et le Maître des Potions secoua Harry comme une poupée de chiffon pour attirer son attention. Harry grimaça, mais Rogue parla d'une voix basse et rapide.
«Écoutez-moi Potter, car il n'y a pas beaucoup de temps. Le Seigneur des Ténèbres croit que vous pouvez être son ennemi fatal, et il prévoit de vous éliminer avant que vous grandissiez. Ne faites confiance à personne, même vos plus proches amis. » Ses yeux sombres balayèrent la station maintenant vide. « Quittez le quai 9 ¾ avec vos parents ou vous ne vivrez pas assez longtemps pour le faire. »
Harry resta bouche bée, en essayant d'assimiler toutes les informations en une fois. «Mais,»
«Maintenant, allez, mon garçon! Vous n'avez pas de temps à perdre. » Rogue le poussa vers le train, et les jambes d'Harry semblèrent fonctionner d'elles-mêmes. Son esprit était ébranlé cependant, et ses yeux toujours fixés sur le corps d'Hagrid. Le garde-chasse était allongé d'un air paisible, comme si il dormait, mais Harry ne pouvait pas se mentir. Il ne pouvait même pas essayer. Grandir en tant que fils d'Auror l'avait habitué à la mort, et peu importe a quel point Hagrid semblait en paix, il ne pourrait jamais se réveiller.
Son regard trouva le Mangemort inconscient ensuite, et Harry se demandait humblement ce que Rogue ferait de lui. Mais ce n'était pas le moment de poser l question (une main forte le propulsa à travers l'entrée du Poudlard Express et les portes se fermèrent derrière lui. Le train démarra immédiatement
Harry se sentit glacé. «Ne faites confiance à personne», avait dit Rogue. «Pas même vos amis." Que voulait-il dire?
