Dislaimer : Harry Potter et tous les personnages présents dans cette histoire sont la propriété de J. K. Rowling. Cette histoire est une traduction de la fic de Robin4
Merci à Fenice pour m'avoir fait découvrir cette histoire, pour l'aide et les précieux conseils.
Merci à Niris, clodina, meg-la-cacahuete , SolaireJovial2312, LaSilvana , Nerv et Jubei-Kazuki pour les review. Je sais que j'ai pris le temps pour ce chapitre, mais vous savez comment la vie va. J'ai quelques chapitres en attente donc je pense que ca ira sera plus régulier maintenant. Pour me faire pardonner, j'ai commencé la traduction de deux nouvelles fics que j'ai aimé, assez différentes de celle-ci, mais elles valent la peine d'être lu. N'hésitez pas à jeter un coup d'œil et a laisser des reviews, c'est principalement ca qui me motive de continuer !
Chapitre Cinq : Entre l'abandon et la foi
Inspirer
Retenir sa respiration
Expirer
Allez-vous vous enfuir au moment ou j'aurais le plus besoin de vous ?
Les mots pendaient dans l'air. Il ne connaissait pas la réponse, il ne savait pas ce qui allait arriver. Il savait juste que ca le tuerais s'ils s'enfuyaient.
Pourtant il se tenait toujours la. Attendant, retenant son souffle. Allez-vous comprendre ?
Il pouvait sentir le mur qu'il avait construit entre eux, il savait qu'il ne pouvait l'abaisser qu'une fois. Ca lui avait pris une trop grande part du cœur qu'il ne possédait plus pour le construire, et en les observant, il se demandait s'il serait capable de le refaire. Il n'y aura qu'une chance. Pas plus.
Il avait fait son choix. Quel sera le leur ?
Sirius frappa à la porte en priant qu'il ait tord, en priant que quelque chose (n'importe quoi) irait différemment que ce qu'il attendait. N'importe quoi.
Ses jointures caressèrent le #144 posé sur la porte marron. Toutes les portes du plus haut étage de ce building étaient marron avec des numéros couleur or, ce que Sirius avait trouvé une fois vaguement amusant, et il le trouverait encore s'il n'avait pas perdu sa capacité de ressentir. Et pourtant… Il savait qu'il n'avait pas sa place ici. Personne ne le dévisageait, mais les deux personnes qu'il avait rejoint dans l'ascenseur avait été plus que prudent de ne pas le regarder, et Sirius était sure qu'ils étaient descendu bien avant leur étage. Monter les escaliers, il semblerait, était préférable à partager un ascenseur avec le célèbre lâche Sirius Black. Apres seulement vingt-quatre heures de retour dans le monde des sorciers, Sirius avait déjà entendu les rumeurs, l'amertume. Personne ne disait un mot devant lui, mais il avait des oreilles.
En vérité, il avait su ce qui allait se passer, avant même qu'il ne parte, mais Sirius préféra les conséquences que l'alternative. Et il n'avait pas prévu de revenir.
Pas plus qu'il ne voulait être ici, mais il y était, aspirant une autre bouffé d'air et s'empêchant de faillir. Peter vivait au plus haut étage de la plus ancienne résidence sorcière de Londres, le Tuba Explosif, depuis maintenant sept ans, et Sirius lui avait rendu visite un nombre incalculable de fois depuis son évasion d'Azkaban, en janvier (ca ne faisait réellement que onze mois?) mais cette fois ci, c'était différent. Cette fois pouvait lui couter beaucoup plus que les autres.
La porte marron s'ouvrit pour révéler un Peter Pettigrew très surpris. "Sir-ius," bégaya-t-il. Il déglutit. "Je... nous… ne nous attendions pas à ce que tu vienne.
"Je sais"
Peter cligna des yeux et recula, tout en continuant à dévisager Sirius d'un regard que ces sorciers dans l'ascenseur n'auraient jamais osé lui lancer. Malgré la douleur dans les yeux de son ami, Sirius trouva que sa manière de le dévisager était presque réconfortante. Presque normale. La voix de Peter tremblait encore "Entre"
En passant par la porte, Sirius se tourna pour faire face à ses amis, lisant plus dans les yeux du petit homme qu'il n'avait prévu. Ou voulut. Une douleur qu'il ne pensait pas pouvoir ressentir grandissait en lui. Pas ca. Pas toi. Les mots sortirent sans que Sirius ne le veuille.
"Est ce que tu as peur de moi, Peter?"
Il n'avait pas voulu que sa voix sonne si froide, mais il ne pouvait pas l'arrêter. Les yeux gris remontèrent sur lui, et il y avait du courage dans la réponse.
"Oui. "
Sirius acquiesça calmement, et se sentit presque comme à l'extérieur de lui, en train d'observer ses propres actions. La douleur était réelle, mais lointaine, et il c'était attendu à cette réponse. Il savait qu'elle allait arriver. Et c'est ainsi que ca ce termine. Après si longtemps, ca se termine.
Remus c'était levé de sa chaise de la cuisine et le dos de James était raide comme un piquet. Tout deux l'observaient d'un œil de faucon, silencieux et incertain de la manière de le recevoir, mais tout deux était calme comme la mort. Eux aussi semblaient être en deuil d'une amitié perdu, en deuil de ce qui fut jadis et qui ne sera jamais plus. Même Joe, l'exubérant husky sibérien de Peter, était silencieux. Ses yeux bleus également concentré sur Sirius, triste et perdu.
"Si tu veux bien… t'assoir" demanda Peter âpres un moment d'hésitation. Il n'y avait plus de peur dans sa voix, maintenant, simplement l'inquiétude qu'un ami puisse prendre la fuite encore une fois. Sirius pouvait le lire sur son visage (Peter avait toujours été le plus lisible de ses amis, et pourtant, il était le meilleur négociateur que le Ministère de la Magie avait). Il avait peur, oui, mais pas simplement du pouvoir de Sirius, ou des loques de contrôle qu'il avait presque perdu hier. Il avait peur de perdre son ami encore une fois. Amis. La seule chose qui avait arrêté Sirius quand il avait voulus fuir. Amis.
Il acquiesça silencieusement, attendant de ravaler la douleur et refusant de se le permettre. Allez-vous me tourner le dos quand j'ai le plus besoin de vous ? Il n'avait plus envie de savoir. Sirius avait sentit qu'il ne pourrait pas supporter la réponse même si (il y a moins d'un jour) il était convaincu qu'il ne ressentirait plus jamais rien. Mais c'était pour un autre temps, un autre endroit. Pas ici.
Sirius s'installa doucement dans le fauteuil, regardant les autres du coin de l'œil et attendant. Pourtant, trois visages le dévisageait l'air de dire : Et maintenant ? Et il n'avait aucune réponse à donner.
"Je suis surpris que tu sois venu," dit finalement Remus.
"J'avais promis que je le ferais. "
"Tu avais promis beaucoup de chose, dans le passé," répondit le directeur d'un ton neutre. Il n'y avait pas de reproche dans sa voix, hors qu'il y aurait du en avoir (est ce que ca avait été enlevé pour lui ou est ce que le self-control de Remus était d'acier, ces jours-ci ?) "Je sais que je ne suis pas le seul à me demander lesquels de ses promesses tu tiens toujours."
"Comme ? " c'était dur de ne pas déglutir, mais il refusait de montrer un signe de faiblesse.
"Fraternité. " La voix de James était irrégulière. "Amitié. Pas de secret, pas de mur. Pas d'abus de confiance. Est-ce que ces mots te semblent familiers ? "
Ils semblaient sortir d'une autre vie, mais Sirius acquiesça quand même.
"Alors pourquoi les as-tu oublié ? " Murmura James d'une voix entrecoupée. "Comment as-tu pu oublier qu'on serait toujours là et t'enfuir ? "
"J'ai…" Sirius déglutit difficilement. Comment pouvait-il expliquer que c'était une route qu'ils ne pouvaient pas emprunter? Ils ne comprendraient jamais qu'ils ne peuvent pas le suivre. "Ce que je fais (ce que je suis devenu), les risques et les conséquences sont pour moi seul. "
"Ce que tu es devenu," répéta Remus. Ses yeux était noirs, mais ceux de Peter était triste.
"Tu es devenu comme lui, " murmura le plus petit des Maraudeurs.
Ca le frappa au cœur. Poignarder Sirius aurait été plus gentil, et d'une certaine manière,
(Cette fois) il n'était pas surprise de ressentir. Lentement, avec regrets, il secoua sa tète.
"Je n'aurais pas du venir," il respira. Honnêteté. "Mais parce que… parce que je ne suis pas encore comme lui… je le devais. "
"Pas encore ? " demanda James. "Vas-tu devenir le même monstre que lui, et détruire tout ce pourquoi nous nous sommes battus par la même occasion ? "
Il ne pouvait pas regarder ses amis dans les yeux. "J'irais aussi loin que nécessaire"
" Que nécessaire? Rien de tout ca n'est nécessaire! " cria James. "Tu te détruis, et pourquoi? Pour gagner du pouvoir? Pour devenir le prochain Seigneur des Ténèbres? "
"Et si je le fait?" La tête de Sirius tourna pour faire face à James pendant que la fureur s'épanouissait hors de son contrôle. "Tu ne pouvais pas m'arrêter avant, et tu ne peux pas m'arrêter maintenant ! Je n'ai pas demandé ta permission ou ta compréhension. Et je suis partis parce que je savais que c'est ce que tu allais dire ! " Ils étaient tous debout. "Tu m'as demandé pourquoi j'ai « fuis »? Ben, voila la raison! Je suis parti pour faire ce qui devait être fait! "
« Ce qui devait être fait ? Devait ? As-tu perdu la tête? » Lui cria James en réponse.
Il était soudainement froid, combattant l'envie de frissonner. « Non. J'ai juste perdu tout le reste. »
« Pas tout,» murmura Remus, ses étranges yeux bleus (si semblable à ceux de Dumbledore !) sur Sirius. « Pas encore »
« Non ? » la rude question sortis avant qu'il ne puisse s'arrêter.
« Non. »
« Pas tant que nous sommes la. » Dit Peter.
« Vous ne l'êtes pas. » Sa voix était plate et froide, pleine de colère. « Vous ne pouvez pas l'être. »
« Et pourquoi ca? » Rétorqua James. « Parce que tu ne veux pas de nous? Nous ne sommes plus assez bien pour toi maintenant, Patmol? Apres tout ce temps, est ce qu'on ne compte pas? »
« Non! » Le rouge s'évanouit de ses yeux; Sirius le sentit, et ils sentirent les mêmes ténèbres noyé sous quelque chose de beaucoup plus puissant pendant qu'il criait : « Parce que je ne veux pas vous entrainer avec moins !»
Silence.
Les autres dévisageaient Sirius, mais il n'arrivait pas à les regarder dans les yeux. Surpris par sa propre explosion, il se concentrait sur le mur du fond, voulant rester concentrer, resté le même. Sa tête voulait tourner et son cœur voulait saigner. Je connais maintenant la réponse. Soupirant, il se leva du confortable fauteuil. Un bref moment d'hésitation fut tout ce qu'il se permit avant de se diriger vers la porte.
« Je savais que je n'aurais pas du venir, » répéta Sirius, sa voix à peine plus haute qu'un murmure.
Trois long pas, et sa main était sur la poignée de la porte. Ses membres lui semblaient lourds, et une masse qu'aucune quantité de salive ne saurait dissoudre était montée dans sa gorge. Il n'y avait plus qu'une seule route ouverte, maintenant. La mort avait été prononcée, et le mur demeurait entre eux. Il n'avait pas la force de le détruire. Pas après ca.
« Ne pars pas! » Trois voix, trois alors qu'il y aurait du en avoir quatre. Mais même la conscience de Sirius avait arrêté des faires des objections depuis des mois comme le reste de son âme, elle avait été enterrée. Abandonnée.
« Pourquoi ? »demanda-t-il, toujours face à la porte.
« Pas comme ca, » plaida Peter.
« Comment, alors? » Contrat Sirius d'une voix vide. « Les adieux sont toujours difficile. »
« Tu n'as pas à partir. »
L'exaspération lui fit fermer les yeux. « Tu ne comprend pas. »
« Alors fait nous comprendre. » La voix de Peter était plus dure que jamais Sirius ne l'avait entendu être, plus forte et plus insistante. C'était étrange comment Remus, qui avait toujours été le plus logique, était maintenant le plus silencieux. Quel était ce monde qui les avait fait changer à ce point ?
« Je ne peux pas. » Sirius s'affala contre le chambranle sans le vouloir. « Vous… vous ne pouvez pas. »
« On peut essayer. Si tu ne nous enferme pas en dehors. » Le ton de James était toujours colérique, mais il y avait plus de souffrance que de dureté dans sa voix maintenant. Pourtant, les accusations firent tourner Sirius pour leur faire face une fois encore.
« Avec ce que je suis devenu… il n'y a pas de retour en arrière. »
« Il y en a un, et tu le sais. » Remus parla calmement, s'avançant jusqu'à n'être qu'à un bras de Sirius. « Mais pas si tu le fait seul. »
« Il y a une autre façon. » Parce que vous allez me haïr pour cela, et que c'est mes choix qui vont briser notre amitié. Les yeux sans fond de Remus étaient tristes. Mais je ne permettrais pas à ces choix de vous briser. Même quand j'essaie de haïr tout le monde.
« Il y en a une. »
La main de Remus s'avança pour se poser sur l'épaule de Remus; par instinct, l'auror essaya de se dégager, mais avec le dos contre la porte, il n'y avait nulle part ou aller... et le toucher de Remus était léger. Il n'y avait pas de ténèbres dans cet homme, Loup-garou ou non, il était fort et ferme, un roc que les vagues ne pouvaient pas briser. Le toucher et le regard réveillèrent des souvenir que Sirius avait cru perdu pour toujours, souvenirs d'un temps où les murs n'étaient pas la et n'avaient besoin de l'être. Lentement, de longs doigts pressèrent son épaule.
« Tout les trois, » dit doucement Lunard, « avons passé les deux derniers mois avec un sentiment de colère et de trahison. Peut être qu'on n'aurait pas du mettre ces sentiments sur toi… mais peut être tu n'aurais pas du nous oublier si facilement. »
« Je n'ai pas oublié. »
Le sourire était doux. « Non. Tu voulais juste nous protéger."
Sirius détourna le regard.
« Tu ne peux pas… et tu ne devrais pas. Peut importe la route que tu prends, peu importe ce que tu deviens, les ténèbres ne peuvent t'atteindre que si tu les affronte seul. Nous ne te laisserons pas faire ca, Sirius, » murmura-t-il. « Nous ne te perdrons pas encore une fois. »
Malgré lui, Sirius leva la tête et regarda Remus dans les yeux. S'il avait eu le choix, il ne l'aurait pas fait… mais il ne supportait plus de fuir. Quelque chose brula en lui, et pour une fois, ce n'était pas les ténèbres.
« On peut t'aider, » ajouta calmement Peter.
Sirius déglutit difficilement et sentit ses yeux se fermer. « Vous ne pouvez… »
« On ne peut pas comprendre, » murmura James, « si tu ne nous laisse pas rentrer. Si tu ne nous laisse pas t'aider. Mais s'il te plait, Sirius… On t'a perdu pendant dix ans. N'est ce pas suffisant ? »
« Tu n'es pas obligé de faire ca seul. Peut importe le prix, on sera a tes cotés, » dit doucement Remus.
Respirer, trouva Sirius, était presque impossible. Il ne pouvait qu'observer et s'émerveiller sur la douleur grandissante dans sa poitrine, se demandant comment il avait pu construire un mur aussi insurmontable… seulement pour l'observer être détruit par ses amis, grâce à de simple mots. Il était partis parce qu'il le devait, parce qu'il ne pouvait supporter de les laisser le voir tomber. Et pourtant… peut être qu'il n'avait pas besoin de tomber. Peut être que son choix n'était pas la fin.
Puis je demander autant en ayant donné si peu ? Il avait désespérément envie de le demander, mais il n'osa pas. La petite étincelle d'espoir était trop tentante.
Tu n'es pas seul, lui dirent les yeux de James. Comme d'habitude, James Potter était l'homme qui arrivait à voir à travers chacune de ses humeurs. L'homme que Sirius avait eu le plus peur de faire face.
« Et nous ne pensons pas que tu es un monstre, » ajouta Peter. « Même si nous ne comprenons pas. Peu importe, tu es toujours Sirius Black. »
Le suis-je ?
Remus pressa son épaule encore une fois, et James se rapprocha.
« Dis nous quoi faire, et nous le ferons, » dit il sérieusement, ses yeux s'enfonçant dans ceux de Sirius. Son visage était calme mais déterminé, intense. Sirius avait déjà vu ce regard dans le passé. Vingt-deux ans plus tôt, quatre garçons avaient fait un vœu sous serment. Ensemble. Il frissonna pour la première fois, laissant ses émotions prendre le contrôle. Jusqu'à la fin. Sirius inspira un grand coup et commença à parler.
Oserais-je risquer ca ?
Inspiration profonde.
Risque tout.
« Es-tu sure que le jeu en vaut la chandelle?" Murmura de manière hésitante James quand Sirius fit une pause.
Sirius secoua sa tête. « Non, mais je dois quand même le faire. »
« Pas tout seul. » Peter posa une main sur son bras.
« Plus jamais seul, » finis Peter.
Et il leur parla de tout. Du chantier tordu au prix à payer, en passant par les ténèbres et même par le journal. Il leur parla du mal qui vivant en lui et qui luttait pour être libéré.
Sirius leur dit la vérité. Il leur dit tout.
Et il parla avec la voix du cœur.
« Ce dont j'ai vraiment besoin de vous, quand je plonge trop profondément, quand je vais trop loin… c'est de me garder humain. »
Ils ne se sont pas enfuit.
Il mangea le diner avec ses amis, ce que Sirius n'avait pas prévu de faire, et doucement il sentit les barrières s'effacer. Il n'avait pas prévu que la glace allait fondre (pas aussi vite, pas comme ca) mais elle l'avait fait, ici, avec eux. Sirius pouvait avoir des sentiments, de nouveau. Il pouvait sourire. Il pouvait rire. Il pouvait imaginer être humain… et il pouvait même croire que c'était possible.
Seulement avec eux.
Seulement maintenant ? Il n'y avait aucun moyen de savoir. Pourtant, il y avait bien une façon de le découvrir, et c'était par un chemin qui faisait peur à Sirius seulement quelques heures plus tôt. Certains diraient qu'il faut un grand courage pour s'embarquer sur la route solitaire qu'il avait choisis de prendre, mais Sirius savait que c'était faux. Le plus grand courage était de se mettre soi-même au bord du précipice.
Deux heures plus tôt, il n'avait pas pensé que c'était possible. Pourtant maintenant (et seulement maintenant) Sirius commençait à croire qu'il n'avait pas besoin de le faire seul. Il se sentait tellement normal que ca lui faisait peur, il sentait les ténèbres s'envoler comme des cendres lancées dans le vent, il sentait sa froideur s'effacer… et ses murs s'effondrer. Il ne pensait pas que c'était possible. Il n'avait pas osé espérer. Mais trois amis avait force la vérité en lui, avaient forcé Sirius à leur dire ce qu'il avait fait et ce qu'il prévoyait faire. Il avait prévu d'aller seul pour affronter les ténèbres, sans penser au risque de se perdre lui même. Eux, par contre, ne voulait pas le laisser faire.
Un poids immense semblait avoir été enlevé de ses épaules et il avait réappris à sourire. Il avait appris à rire, presque facilement, et presque naturellement. Presque tout.
« Donc, je lui ai demandé de m'épouser. Ici et maintenant. » Ricana Peter. « Juste après qu'elle m'ait appelé un politicien sans honte et sans caractère et juré qu'elle allait laisser le prochain groupe de Mangemorts me tuer. Il eut un petit rire joyeux.
« Evidemment, elle à dit non. »
« Elle a refusé un sorcier aussi fringuant que toi ? » réplica James entre hoquets et rire. « Dis-moi que ce n'est pas vrai ! »
« Hélas, elle a dit que je n'étais pas son "type", » réplica Peter, toujours souriant et pas le moins du monde triste.
Remus roula des yeux. "Les femmes."
Sirius sentit le sourire avant qu'il ne puisse se stopper (ou réfléchir a ce qu'il disait). « Que Merlin aide l'homme qui finalement conviendra à Hestia Jones comme mari. Elle tournera sa vie en enfer. Passant chaque instant à lui dire qu'il est immature. »
« Arrogant! » ajouta James
« Insuffisant, » ricana Peter.
« Intolérable » termina Remus
Ils rigolèrent ensemble, et Sirius se sentit en vie. Incroyablement, le sentiment ne s'est pas effacé rapidement, ne l'a pas abandonné juste au moment ou l'espoir commençait à fleurir. Les autres le virent, bien sur, pouvant lire sur son visage plus facilement que sur n'importe quel livre, mais ils ne firent pas de commentaire. Seul James tendit le bras pour poser la main sur son épaule et la presser fermement.
« Bienvenus, mon ami. »
« Merci, Cornedrue. » Il avait parlé d'une voix rauque, mais le surnom ne semblait plus extraterrestre.
Son plus vieil ami souris gentiment. « De rien, Patmol."
« Tu es toujours le bienvenu » ajouta calmement Lunard, et ses yeux bleus rencontrèrent ceux de Sirius. Remus connaissait ses démons, réalisa soudainement Sirius. Il avait même vu plus que James, avait vu les risques et les conséquences, et les réactions. Mais il n'en avait cure. Plus maintenant. Pas plus que Peter, le petit garçon qui avait autrefois si peur, et qui maintenant se débrouillait quasi seul.
Sirius avait eu tord de douter d'eux.
Assez bizarrement, le vrai briseur de glace fut cet Husky Sibérien de quinze mois appelé Joe. Sans qu'on puisse se l'expliquer, Sirius c'était retrouvé sous sa forme animagus en train de se battre avec le chiot, avant de se retrouvé piétiné par un ennuyant petit rat. A partir de la, c'est devenu intéressant chacun des maraudeurs ayant ingurgité plus d'alcool que des adultes devraient, mais ils étaient plus ivre de rire que d'autres chose. Même Remus, qui avait toujours été un léger buveur, avait contribué (lourdement) à la réduction des réserves de boisson de Peter, et il avait rit aux éclats comme les autres. Peut être que s'il avait été sobre, James, Peter ou Sirius aurait remarqué que l'alcool affectait beaucoup moins Remus que d'habitude le Directeur avait toujours été un petit buveur parce qu'il avait une faible tolérance à l'alcool, mais c'était différent. Ils n'étaient pas aussi saoul que les autres, et rigolait tout autant. Pourtant, la pensée n'effleura pas les Maraudeurs cette nuit là. Quand elle vint, ce fut beaucoup plus tard.
« Donc, tu t'rappelle quand t'avais mis du colorant mauve dans le jus d'orange de Lily, et que tu l'avais charmé pour qu'il ait l'air orange, et qu'elle… »
« Ce n'était pas mauve, » James interrompit avec autosatisfaction. C'était chartreuse. »
« Chartreuse, mauve, vert : ou est la différence ? »
« Ben, si tu raconte une histoire, autant la raconter… »
« La raconter correctement ? » interrompu Remus en rigolant. « Comme si tu n'avait jamais rien embelli pour rendre l'histoire plus intéressante ! »
« C'est différent. »
« En quoi ? » demanda Sirius
« Je suis un père. C'est mon rôle d'exagéré. »
« Oh, c'est comme ca que ca fonctionne ? » demanda Sirius, se balançant de rire. Bientôt, le balancement de Joe rejoignit le sien. « Je vois que je dois commencer à reproduire très bientôt ! »
« Tu n'as pas besoin d'excuse pour être un menteur compulsif, » rétorqua Peter.
« Hey ! Je… Ooph »
Sirius atterri durement sur son dos quand les mains de Remus le poussèrent, le faisant tomber de sa chaise. Ses mains s'agitaient pour trouver de quoi se retenir mais il n'attrapa que de l'air, ses pieds attrapèrent le bord de la table et frappèrent. Fort. Assiettes, verres, bières et bonbons s'envolèrent partout, bombardant la cuisine de fragment de céramique et de reste de pizza. Trois Maraudeurs glapirent. Joe aboya.
« Roorhohoooo ! » réplica Sirius, rigolant si fort qu'il avait du mal à respirer. À plat sur le dos, il observait la table retourné et ses amis couvert de pizza.
« Ca, » annonça-t-il, « ce n'est pas ma faute. »
« Comment ca, pas ta faute ? » demanda Peter, regardant en bas vers lui.
« Pas la mienne. Pas du tout. »
« Du Patmol tout craché, » grogna Remus. « Refuser de prendre ses responsabilité pour rien. »
« C'est vraiment à toi de parler! »
Et il se sentit de retour à ses quatorze ans, assis à une table entouré de ses meilleurs amis. Ses frères. Les circonstances étaient juste un peu différentes, bien sur, mais pas de beaucoup. Ils étaient la. Ils étaient ensemble. Et c'était tout ce qui comptait.
"Innocent ou pas, tu va m'aider à nettoyer." Peter se leva, essaya d'avoir l'air renfrogné mais échoua misérablement. L'essai au sérieux ne fit que rire encore plus Sirius.
« Oh, non, je ne vais pas le faire! Demande à Monsieur Lunard ici présent, qui ne connait pas sa propre force. »
« Je n'ai rien à voir avec ca," dit royalement Remus.
« Moi non plus," ajouta James en ricanant.
« Vraiment ?" Sirius roula sur lui même en souriant. Il rebondit sur ses pieds et couru vers la porte de la chambre de Peter. « Essaie de me forcer à aider!"
"Hey!" Trois cris de protestations le suivirent, mais Sirius les ignora.
« Allez, Joe. Allons faire quelques espiègleries."
Mais l'husky était déjà parti; la seule preuve de sa présence était le petit bout de queue noir et blanc disparaissant au coin de la porte de la chambre. Sirius bondit après lui, se transformant immédiatement en Patmol et visant à taclé le chiot… jusqu'a ce que Remus, apparaissant dans les airs, atterrisse sur lui.
« Wouf!" objecta Sirius, essayant de se dégager de son ami, mais Patmol n'était pas assez fort, aussi gros qu'il puisse être. Remus n'était pas vraiment large, mais tout son poids était musculaire. Des muscles de loup-garou qui faisait de leur mieux pour soumettre le chien noir.
Il entendit de loin James et Peter applaudir Remus, mais Sirius se concentrait a essayer de se libérer, s'arrêtant seulement pour aboyer sur les autres quand ils devinrent trop excité. Néanmoins, se libéré de l'emprise de Remus était difficile, et plusieurs minutes passèrent avant que Patmol puisse se sauver, essoufflé, dans la chambre de Peter. Sirius repris immédiatement forme humaine et claqua la porte.
"Ouf," dit-il à Joe. « C'était chaud. »
Puis il se tourna, et il n'en cru pas ses yeux.
Quelque secondes plus tard, il sortit en hâte de la chambre. Trois paires d'yeux le dévisagèrent avec surprise et confusion.
« Peter, pourquoi as-tu des boxer "Wicked Witch of the West"? »
James ricana. « Regardez, la sorcière vole même en rond sur son balai! »
Remus explosa de rire, sonnant étrangement comme sa forme canine, et tomba presque de sa chaise. Pendant un moment, Sirius fut tenté d'aider Remus dans sa chute, mais le pauvre Queudvert était devenue rouge brillant, et c'était tellement plus marrant. Bégayant légèrement, Peter répondu :
« Ben… heu… Ils sont, tu sais. Vieux. Je l'ai ai trouvé. Ma maman me les avait achetés il y a des années… »
Oh, non elle n'a pas osé ! Pensa triomphalement Sirius. Il s'abaissa pour attraper le joyeux chiot qui était sortis (si joyeusement) juste après lui. Il retourna Joe et inspecta l'étiquette. « Regarde ! Ils sont mêmes à ta taille ! »
« Patmol ! » s'écria Peter, plongeant pour son chien. Joe, par contre, avait d'autres idées, et sauta hors de porté des deux Maraudeurs, plongeant directement sur les genoux de James. Le husky sauta ensuite sur la table, et puis sur la tête de Remus. Peter essayé de le rattrapé, sans aucun doute en vissant les boxer vert brillant (avec des petites sorcières volantes), mais il glissa sur une part de pizza et se tomba la face la première. Le chaos s'ensuivit.
À la fin, la seule conclusion que les maraudeurs extenué et plein de pizza purent faire, était qu'ils n'avaient pas eu un moment libre-de-toute-responsabilité aussi bien depuis leur sixième année à Poudlard. La glace était rompue, de manière assez non intentionnel, et tout ca grâce à un husky au poil noir et blanc.
