Hello tout le monde! Voilà la suite^^ et oui Merlin, notre commère numéro 1 est devenu muet par un sort qu'a lancé Morgane sur notre pauvre sorcier.
Réponses aux rewiews
EmmaTook: Merci pour ta rewiew et je tenais à m'excuser pour les fautes que tu as pu voir, je vais me relire pour éviter ce genre d'incident ou limiter les dégâts à cause des fautes. En tout cas, je suis ravie que tu ais bien ris de la situation de Merlin et j'espère continuer à te faire rire^^
Passion of Imbattables: En effet, le long sommeil est un contrecoup du sortilège de Morgane. Je suis contente que ce genre d'idée te plaise car je voulais quelque chose comme un handicap chez Merlin et en me regardant de nouveau les saisons de Merlin c'était là qu'était venu le déclic. Merlin parle beaucoup mais c'est une qualité que j'adore chez lui car je ris beaucoup de ses commentaires^^. J'espère que tu continueras à apprécier cette fic^^ (je mettrais du cœur à l'ouvrage^^).
Mariko-8: Pour que Merlin retrouve sa voix ce ne sera pour tout de suite car j'ai bien l'intention de jouer un peu avec eux avant le moment final. Je te remercie de suivre cette fic en espérant qu'elle te plaise^^
Bonne lecture à tous et à toutes
Chapitre 2
J'avais reçu beaucoup de visite. Il semblerait que mon mutisme avait fait rapidement le tour de Camelot en seulement deux heures. Enfin à peu près, je ne savais pas vraiment combien de temps j'étais enfermé dans ma chambre pleurant doucement. J'eus la visite de Lancelot, Guenièvre et Gauvain, j'étais heureux de voir à quel point je pouvais compter sur eux pendant des périodes de trouble.
Elyan et Léon étaient également passés pour avoir de mes nouvelles. J'étais presque sur que c'était pour Arthur mais je n'avais rien dit, de toute façon, je ne pouvais rien dire. Ni râler, ni gronder les méthodes étranges d'Arthur. Après tout, il était encore jeune... Lancelot et Gauvain m'avaient raconté les événements nouveaux qui s'étaient produits durant mon coma. Morgane et Morgause avaient disparu, le roi était rentré dans un drôle de mutisme que rien ne pouvait l'en faire sortir. Agravain, l'oncle d'Arthur et frère de la mère d'Arthur, était rentré dans la cour sous la demande du prince lui-même pour le soutenir en attendant que son père ne se rétablisse de la trahison de Morgane.
Cet homme, je ne l'avais aperçu que de loin lorsque j'étais dans le laboratoire de Gaius, pendant l'un de mes tests. En parlant de Gaius, il s'était enfermé dans un grand mutisme. Je compris que me voir être devenu muet le travailler beaucoup. Je pouvais le comprendre, j'étais un peu en phase de renie comme beaucoup de mes proches, refusant d'admettre la réalité. Je reniai moi-même d'être devenu muet surtout que je ne savais pas du tout si Arthur allait me garder près de lui. Non ceci ne devait pas arriver. Il avait besoin de moi comme moi j'avais besoin de lui.
Je me levai de mon lit enlevant mes dernières traces de larme. Je devais reprendre de l'assurance. J'étais peut-être muet mais je restai Merlin celui qui avait frôlé plusieurs fois la mort voir même je la touchai du bout des doigts à chaque fois qu'Arthur était en danger. Je tenais à lui comme chacun de ses chevaliers. Au fil des années, j'avais vu le prince grandir, mûrir pour devenir celui qu'enfin le peuple vénérerait, respecterait et s'inclinerait sans se forcer. Arthur était bien différent d'Uther il était plus tolérant, plus souple dans ses choix de régner, choisissant lui-même ses hommes, ceux en qui il avait le plus confiance. Puis il y avait moi. Un simple serviteur, né de l'union entre un dragonnier et une femme vivant dans un petit village perdu à la frontière de Cenred, j'étais devenu un ami, un confident pour le futur roi.
Malheureusement, cette amitié s'était transformée en admiration puis en amour, enfin de mon côté. Comment pouvait-on penser un seul instant qu'Arthur répondrait à mes sentiments? Après tout, il aime Guenièvre cela ne faisait aucun doute et elle l'aimait en retour malgré que son cœur soit séparé entre le prince et un chevalier, pas n'importe lequel, Lancelot.
Mais Arthur avait un léger avantage dans le cœur de Guenièvre. Je voyais tout et je soufrai en silence respectant le choix du prince, je me rendais compte que dire à Arthur que j'étais épris de lui était une mauvaise idée. Surtout quand il avait Gwen. Je n'étais pas vraiment jaloux d'elle au contraire je l'enviais. C'était une femme même une femme ravissante, gentille et attentionnée avec tout le monde. Arthur méritait une personne comme elle. Une femme qui pourra lui donner un enfant, un héritier.
Je retombai sur mon lit, me traitant d'idiot, me rappelant leurs petites rencontres par hasard dans le couloir, les fleurs que je devais amener à Guenièvre de la part de mon maître. Tous ces petits détails qui font que je n'avais dans le fond aucune chance de voir Arthur venir vers moi. Mais je préférai le voir heureux que malheureux regardant sans arrêt en arrière se demandant s'il n'avait pas fait une erreur comme en ce moment avec mon mutisme. Je le savais, il s'en voulait mais j'aurai pu donner plus pour le bien d'Arthur.
Je sortis finalement du laboratoire de Gaius. Ce dernier semblait être de nouveau parti pour récupérer ses herbes. Je ne pouvais pas lui en vouloir après tout on n'était pas à l'abri d'une quelconque attaque magique ou de guerre contre Camelot surtout que désormais j'étais légèrement affaibli à cause de mon handicap. Je montais en courant vers les remparts du château. C'était mon endroit préféré, j'aimais aller là-bas car c'était souvent là-bas que j'étais seul avec Arthur pour différentes raisons telles que le départ de Lancelot, le départ de Gauvain... C'était là que je voyais beaucoup de mes connaissances disparaître au loin avant de les revoir quelques années plus tard d'une manière totalement différente.
J'arrivai au rempart où je m'accoudai contre les murs en pierre. J'observai la vue au loin et je pouvais voir Gaius partir à pied avec une petite escorte. Je souris en le voyant partir au loin mais je savais que lui reviendrait de la même manière que quand il était parti.
Je portai ma main à ma gorge, la caressant doucement.
Soudain, j'entendis des pas venir vers moi et je vis Lancelot qui vint s'accouder à mes côtés. De tous mes amis chevaliers, Lancelot seul connaissait mon secret.
- Tu ne peux rien faire pour ta voix? demanda-t-il
Je secouai la tête. Il soupira comprenant que j'étais dans deux beaux draps.
- Je dois avouer que te voir muet c'est plutôt marrant, sourit Lancelot
Je lui lançai un regard mauvais mais il continua à rire vite suivit de moi sauf qu'aucun son ne sortait de ma gorge. Mon ami posa sa main sur mon épaule en signe de soutien et j'hochai la tête comprenant son message. Je devais avouer qu'avec Lancelot nous n'avions pas besoin de mots pour nous comprendre. C'était normal entre nous comme si c'était essentiel.
- Je suis sur que tu le sais mais voilà. J'aimerai vraiment courtiser Guenièvre. Chaque jour, quand je la vois avec Arthur je me dis j'aimerai bien être à sa place enfin être à la place d'Arthur, se reprit Lancelot
Je souris me disant qu'on avait beaucoup de point commun lui et moi. Si je pouvais parler je lui aurais dit "moi aussi j'aurai aimé être à sa place enfin à la place de Guenièvre, pouvoir être enfin proche d'Arthur, être quelque chose d'autre que son serviteur être finalement la moitié d'Arthur comme le disait le grand dragon, Kilgharah".
Je baissai la tête me demandant pourquoi avais-je pensé à ça... Je ne devais pas. Arthur avait fait depuis maintenant un moment son choix et il se portait sur Gwen. Je devrais être heureux pour eux. Malheureusement, mes larmes revinrent et Lancelot me prit dans ses bras, caressant mes cheveux doucement.
Soudain, j'entendis des pas derrière nous et j'eus à peine le temps de reconnaître la personne mais je courus tout de même après la personne. Cette dernière courait rapidement mais à force d'exercice je devais avouer que j'étais devenu un bon coureur. Après tout, protéger Arthur était un sport en soi. Je voulus hurler à la personne de s'arrêter mais ma voix était toujours bloquée. Je maudissais Morgane de m'avoir fait ça.
Je me stoppai, regardant autour de moi mais je ne vis plus personne. Je l'avais perdu, j'étais essoufflé et assoiffé. Je me posai contre un mur du couloir me laissant tomber. Lancelot arriva vers moi pour me donner un soutien moral. Je ne comprenais plus rien. Je souris doucement à mon ami avant de me redresser. Je m'inclinai respectueusement comme pour dire que je devais partir.
Je me précipitai vers la chambre d'Arthur cherchant au moins son soutien. Je voulais qu'il soit près de moi, c'était tout de même ma destinée, la personne que je chérissais le plus dans ce monde hormis ma tendre mère. Je frappai la porte en bois et j'entrai. Je fus ébahi par la tonne de linge qui jonchait fièrement le sol comme si personne n'avait fait le ménage depuis mon réveil et au centre de cette anarchie... Le mot lui-même était un euphémisme pour représenter la chambre d'Arthur. Ce dernier me regardait au cœur même de ses appartements. Il n'y avait pas à dire j'étais peut-être un serviteur médiocre mais lui il pouvait retourner facilement une chambre en un rien de temps. Le blond haussa les épaules l'air de dire "ce n'est pas moi".
Je soupirai silencieusement tandis que je ramassai les vêtements qui jonchaient sur le sol.
- Non Merlin, tu dois te reposer! s'exclama Arthur
Je lui lançais un regard mauvais en réponse. Je n'allais pas rester les bras croisés alors que la chambre d'Arthur ne ressemblait plus à rien. Le prince voulut m'arrêter disant qu'il allait appeler George pour qu'il range à ma place mais je lançai un regard encore plus sombre que le précédent. Je n'arrivai pas à croire, Arthur me virait presque tout ça à cause d'une perte de voix et en plus me remplacer par George. Le serviteur qu'on disait être le plus ennuyeux, faisant des vannes à deux sous.
Soudain, en rangeant, je butai une petite commode avec un vase qui s'éclata en mille morceaux. Je tremblai de peur commençant rapidement à ramasser les morceaux mais je me coupai par inadvertance. J'entendis des pas venir vers moi et je ne fus pas surpris de voir Arthur à mes côtés. Je portai rapidement mon doigt blessé à ma bouche mais le prince en avait décidé autrement, prenant ma phalange coupée, examinant les dégâts. Je détournai le regard alors qu'Arthur faisait un petit bandage improvisé autour de mon doigt.
- Rentre Merlin, tu dois être affaibli... Gaius m'a dit que tu étais en phase de renie que tu reniais ta condition actuelle. Je ne sais pas ce que ça fait de perdre sa voix mais tu dois te reposer et lorsque tu iras mieux reviens me voir, me souffla Arthur
Je lui lançai un regard apeuré ne voulant pas redevenir un moins que rien à ses yeux. J'avais travaillé dure pour avoir au moins une bonne estime. Maintenant que j'avais perdu l'usage de la parole j'avais l'impression d'être revenu à la case départ. Je ne voulais pas qu'Arthur ait pitié de moi, me regarde différemment. J'étais toujours Merlin, le maladroit et souriant Merlin même sans ma voix qui je devais avouer faisait de moi la personne la plus bavarde de tout Camelot... Seulement ce n'était qu'une simple façade, je savais rester discret quand la situation me le demandait. Je n'avais rien dit quand Arthur avait filé avec Sophia sous le coup d'un enchantement, quand Lancelot devait faire semblant d'être un noble ou avec le gobelin qui avait rendu Uther chauve, transformer Arthur en âne... Enfin il avait eu seulement les oreilles et la queue d'âne, il avait même poussé le cri d'un âne. Mais tout cela, je m'étais abstenu de dire quoi que ce soit.
D'un côté, j'aurai fini sur le bûcher pour avoir ris ou d'avoir trompé la cour royale.
Arthur me regardait chercher une quelconque réponse mais rien. Il soupira dépité.
- Merlin, je dis ça pour ton bien. Je n'ai pas envie qu'un moment ou un autre Gaius vient me voir me disant que mon serviteur incompétent est devenu sourd ou aveugle. Donc Merlin va te reposer, je vais chercher George pour qu'il nettoie le sol ainsi que ma chambre.
Tout d'un coup, j'eus l'impression d'être vraiment devenu impuissant. Je me levai refusant d'écouter la recommandation du prince et je continuai à ranger la chambre. Je ramassai les vêtements un à un sous les exclamations d'Arthur qui m'hurlait d'arrêter mais je ne voulais pas. Je savais que c'était égoïste mais c'était le seul moyen pour que je reste au côté du prince. Ce dernier me prit mes bras, faisant tomber le linge que j'avais ramassé. Il me tourna vers lui pour que je le regarde. Il m'envoyait un regard furieux, je baissai la tête presque honteux de mon attitude mais je voulais être près de lui encore et pour toujours.
- Merlin, s'il te plaît, je me fais du souci pour toi. Morgane peut revenir à tout instant et finir ce qu'elle a commencé. Je tiens à toi autant que je tiens à mes chevaliers ou encore à Guenièvre, souffla-t-il
J'écarquillai les yeux face à sa phrase. Mon cœur bondissait de joie mais ma raison m'ordonnait de ne pas me faire avoir car il avait beau me dire ça je savais qu'il aimait Guenièvre plus que de raison. Je me baissai récupérant les vêtements que j'avais fait tomber près à sortir. Je m'inclinai sortant de la pièce. J'étais tout de même heureux qu'Arthur pensait cela de moi mais je n'étais qu'un simple ami pour lui, un ami fidèle et toujours loyal.
Je souris en croisant Gauvain qui voulait m'aider à porter le linge mais je refusai. Seulement, le connaissant il n'allait pas me lâcher de sitôt. En effet, il m'avait accompagné jusque dans la salle des lavandières. Mon ami me racontait ses exploits à la taverne la veille. Il en était fier d'avoir pu vaincre un homme musclé ayant presque la même carrure que Perceval. Je souris écoutant le récit de Gauvain, je savais qu'il exagérait un peu certain détail mais c'était ainsi que j'aimais ce chevalier.
Après avoir laissé mon linge, Gauvain me proposa une petite balade que j'acceptai avec joie avec un grand sourire et un hochement de tête.
J'étais vraiment heureux quoi qu'il pouvait m'arriver il n'avait jamais pitié de moi. Il était avec moi comme si tout était normal, sans faux semblant. C'était amusant Lancelot c'était le réconfort et Gauvain l'amusement quant à Arthur, c'était comme si je n'étais plus le même Merlin, il disait que j'étais dans le "renie" mais lui aussi il était dans cette phase. Je souris me disant qu'on n'était pas les deux faces d'une même pièce pour rien. Arthur et moi étions pareils sur certain point. Tous les deux têtus et impatient de faire nos preuves.
Gauvain m'amena à la taverne pour prendre une choppe d'hydromel. Je ne pus refuser tandis que tous les regards se portaient sur nous. Le gérant sourit en voyant mon ami. Après tout, ce dernier était un habitué combien de fois avais-je du apporter la note plutôt salée à Arthur pour la consommation de Gauvain. Bien sur le prince nous envoyait soit sur le pilori ou encore la dernière fois cirer les bottes de tous les chevaliers de Camelot, la salle du trône était remplie de botte en cuir et on en avait eu pour une bonne journée et tout cela pour payer les dettes de Gauvain.
Mon ami nous commanda les deux choppes d'hydromel et nous partions nous installer sur une petite table où tout le monde pariait sur des dés. Gauvain me supplia presque du regard pour qu'on joue. Je soupirai silencieusement avant d'accepter. Nous allions vers la table des paris. Gauvain me passa les dés et je montrai le chiffre 12 avec mes doigts. Tout le monde se mit à rire mais en un coup je fis le 12 voulut. Je souris sournoisement tandis que mon adversaire m'ordonna de recommencer. Je refis le numéro 12 avec mes doigts, je soufflai sur les dés, les imprégnant doucement de magie et un 12 sorti de nouveau sous le regard étonné de tout l'assemblé.
Le type prit les dés demandant un 12 et ce fut un 7 qui sorti. Je souris prenant ma récompense que Gauvain s'empressa d'utiliser pour payer une tournée à tous les ivrognes de la taverne. Tout le monde s'exclama pour remercier mon ami du magnifique présent. J'étais heureux, je pouvais toujours rendre les personnes heureuses même si ce n'était pas Arthur c'était mieux que rien.
Gauvain me prit à part, vantant ma chance insolente mais je savais qu'il était heureux que j'aie gagné. Il pouvait désormais en boire deux au lieu d'une choppe voir même trois car je lui offris ma part. J'eus droit à une nouvelle accolade de sa part. Je décidai de sortir de la taverne avant que les effusions d'alcool n'embrouillent mon pauvre cerveau.
Je me baladai dans les rues de Camelot tous les paysans s'affairaient dans le marché où je regardai les différents produits pour mon repas de ce soir que je devrais cuisiner tout seul. J'étais tenté de manger une bonne tranche de rôti mais je n'avais encore les moyens de me payer une telle pièce.
- Je vous prendrai ce rôti, dit une voix à mes côtés et j'écarquillai les yeux voyant Arthur vêtu de sa cape bleue.
Le marchand prépara la viande et le prince paya le vendeur m'offrant le rôti.
- Je veux te payer ton repas, me dit-il
Je fronçai les sourcils légèrement vexé. J'avais vraiment l'impression d'être devenu un enfant à qui on apprenait la vie mais comment l'apprendre avec un prince qui voulait payer votre repas.
- Je suis sur que tu as envie de me lancer une bonne vanne en pleine tête. Pour une fois, je suis content que tu sois devenu muet même si tes railleries quotidiennes vont me manquer. J'aurai aimé qu'on puisse communiquer tranquillement comme ça je pourrai savoir ce que tu veux, réfléchit Arthur avant de porter son regard sur une échoppe de plumes et de parchemins.
Je regardai les papiers fabriquer avec des peaux de bête. Je mirai les différentes plumes avant de sourire sachant pertinemment comment communiquer. Arthur sourit comprenant mon idée et il m'acheta un grand rouleau de parchemin. Je choisis ma plume, elle semblait légère et parfaitement maniable. Le blond me les paya et j'écris un message sur le parchemin car j'avais quand même reçu une bonne instruction je savais lire et écrire contrairement à bon nombre de paysan du village d'Ealdore.
Je fis voir mon mot et Arthur lit avec attention.
-"C'est vexant que vous me payez mon repas", dit Arthur à haute voix, mais Merlin... C'est normal...
Je le coupai écrivant autre chose sur mon parchemin et je lui fis voir.
-"Je ne suis que votre serviteur donc je n'ai pas le droit à un traitement de faveur et encore moins de votre pitié", lu-t-il, tu le prends comme ça?
J'hochai la tête.
- Je ne savais pas... Je pensais t'aider en t'économisant un peu, dit Arthur
Je pris le parchemin écrivant mes pensées.
-"Je veux juste continuer à travailler comme étant votre serviteur", lu le prince. Je vis un sourire se peindre sur ses lèvres, bon d'accord, à condition que lorsque tu ne te sens pas bien tu ne travailles pas.
Je roulai les yeux avant d'écrire.
-"Je vais bien, sire. Vous n'avez pas à vous en faire je suis toujours Merlin avec ou sans ma voix", dit-il
Je lui lançai un de mes sourires habituels lui prouvant que malgré mon nouvel handicap. J'étais et resterai Merlin, j'allai tout de même dans ses bras ayant un peu besoin de réconfort. J'écrivais un mot sur le parchemin le donnant à Arthur qui le lit à haute voix
"Merci d'être là pour moi, d'être là dans ce moment difficile tu es un véritable ami..."
- De rien Merlin, souffla Arthur, tu aurais fait la même chose si c'était moi qui était devenu muet.
Je souris me disant qu'en effet si c'était le prince qui avait été dans cet état j'aurai peut-être réagit comme lui, me maudissant d'avoir été aussi faible pour n'avoir pu le sauver. Je blottis ma tête contre son épaule respirant son odeur. Je laissai échapper quelque larme silencieuse me disant que ses bras ne seront jamais à moi mais je voulais rester comme ça encore un moment, caché sous la cape d'Arthur comme pour nous créer un petit cocon de bien être.
- Bon alors Merlin vu que tu veux continuer à me servir voici tes prochaines tâches pour demain: Mes écuries sentent mauvais j'aimerai que tu les nettoies de fond en comble, mes draps doivent être changé, mes vêtements lavés, mes bottes cirées, mon épée aiguisée...
Je le coupai en écrivant sur mon parchemin
-"Vous dîtes que vous voulez me ménager mais vous voyez votre liste de tâche?",lu-t-il, Merlin, tu dis que tu veux rester mon serviteur alors je dois te donner tes tâches habituelles.
J'écris sur le parchemin.
-"Je vais sans doute devoir nettoyer le bocal plein de sangsues de Gaius donc au niveau des tâches, je suis plutôt gagnant", dit Arthur à voix haute, bon vas-y mais je te veux demain matin au réveille.
Je m'inclinai commençant à partir.
- Oh et Merlin! Sois plus doux au réveil, sourit Arthur et je partis en direction du château où un bocal de sangsues m'attendait avec impatience.
Rewiews?
