Auteur : dracosoftie

Traductrices : Archimède et Nanachan14

Rated : M

Bêtas correctrices : Amy K. Wey et Nanola

Disclaimer : Je pense que tout le monde l'aura compris : rien ne nous appartient, les personnages sont à J.K Rowling et l'histoire à dracosoftie. Nous ne sommes que les traductrices !

Particularité : Romance. Il s'agit d'un Slash Yaoï donc mention de relation entre hommes. Si cela ne vous convient pas, passez votre chemin ! Donc Homophobes, s'abstenir !

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Merci à tout le monde pour vos mises en Alert/Favorite Story ainsi que vos reviews. Merci aussi aux anonymes Ichigo et juju. Vous trouverez les réponses à vos reviews sur mon forum (Archimède) dont le lien est dans mon profil !


Must Love Quidditch

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Chapitre 8


Draco donna un coup de pied dans le sol fertile. La mixture boueuse recouvrit la pointe de sa botte en peau de Dragon. C'était une vue réconfortante – ça lui rappelait les deux années pendant lesquelles il avait appris les ficelles du métier d'œnologue tout en prenant soin de son fils.

- Ce n'est sûrement pas aussi horrible que tu sembles le croire, cria une voix désincarnée, sortant brusquement Draco de sa rêverie.

Il leva les yeux, fouillant le brouillard qui s'était installé sur le vignoble. Sa tête se tourna en direction de la voix profonde et familière. Il ne pouvait pas voir plus loin que le pied de vigne le plus proche et ne savait même pas comment l'homme pouvait savoir qu'il était là.

- Les alarmes, fut la réponse à sa question informulée, la voix devenant plus forte à mesure que l'homme approchait. Tu les as déclenchées quand tu es entré dans le vignoble.

- N'est-ce pas un peu excessif ? demanda Draco alors qu'un sourire illuminait son visage quand le grand homme aux cheveux noir entra dans son champ de vision.

- Pas du tout, répondit Neville en entourant l'épaule de Draco de son bras dans un geste de franche camaraderie. C'est tout à fait nécessaire. Les alarmes surveillent la température, de manière à ce que j'aie assez de temps pour formuler les sorts de protections adéquats en cas de gel.

Ils avaient perdu une récolte complète lors de leur première année, à cause de leur inexpérience et du froid inhabituel du printemps ajouté à un dégel tardif. Neville avait fait énormément de recherches après ça, encore plus déterminé à faire de cette viticulture un succès suite au revers de cette première expérience. Et il avait réussi.

- Ça sert aussi à t'alerter de ma présence ?

Neville lui fit un grand sourire, avant d'hausser les épaules. Il avait pris confiance en lui au fil des ans depuis la guerre, et il était devenu un homme plus sûr de lui, jusqu'à devenir présomptueux parfois. Surtout quand il s'agissait des choses pour lesquelles il était un expert, c'est à dire les plantes et ses amis.

- Pourquoi ne pas ajouter quelques précautions, vu que je devais de toute manière installer de nouvelles alarmes ?

Neville secoua la tête devant le sourire charmeur que Draco lui fit, serrant son épaule en réponse.

C'était partiellement vrai. Les sorts utilisés pour surveiller la santé des fruits étaient gigantesques, et ça n'avait pas demandé beaucoup de travail pour ajouter quelques sorts supplémentaires qui alertaient Neville ou un autre habitant du grand château en cas d'intrusion. Neville était, à sa façon, aussi protecteur avec Cal que Draco et Blaise. Il avait fait tout ce qu'il pouvait pour assurer la sécurité du garçon, sachant que Draco lui faisait confiance pour garder un œil sur Caleum et Narcissa quand il était absent.

- Merci, Nev, dit Draco momentanément ému par le degré de dévouement et de loyauté qui émanait du Gryffondor.

La présence calme de l'homme était exactement ce dont il avait besoin quand il se sentait comme ça. Draco se demandait si ce n'était pas la raison de sa venue ici, s'il ne cherchait pas inconsciemment la compagnie de Neville.

Neville le relâcha, accompagnant Draco dans une marche lente à travers les rangées de vignes. Il comprenait pourquoi Draco venait ici pour réfléchir, il parcourait lui-même ces allées quand quelque chose le tracassait. Les deux hommes – avec l'aide occasionnelle de Blaise – avaient cultivé la terre et passé des heures à transformer les allées de vignes en ce qu'elles étaient aujourd'hui : saines et fertiles.

Draco s'était démené pendant ces deux années après que Patrizia l'ait quitté. Il s'était soudainement retrouvé à s'interroger sur sa vie, sa sexualité, sa place dans la société, son rôle en tant que père, sa décision de cacher Cal aux yeux du monde. Le vignoble avait été son salut, lui offrant un exutoire dans lequel déverser toute son anxiété.

- Comment va Daph ? demanda Draco, passant ses mains dans les feuilles de vignes sans en avoir conscience.

Neville se fendit d'un large sourire, ses yeux s'illuminant.

- Elle est merveilleuse, répondit-il en se penchant vers Draco.

Le duo s'arrêta, les yeux gris de Draco s'emplissant de curiosité quand il vit le sourire niais de Nev.

- C'est un peu tôt pour le dire à qui que ce soit mais je ne peux plus attendre. Elle est enceinte !

Draco n'hésita pas un instant avant d'enlacer fermement l'homme, le pressant contre lui avec force.

- Je ne suis pas n'importe qui, et c'est génial ! dit-il, vraiment heureux pour ses amis.

Neville et Daphné s'étaient mariés environ une année après lui. À l'origine, Draco avait interrogé ses amis sur leur décision, mais en apprenant à connaître Neville, il avait commencé à voir le même homme brave, beau et courageux que Daphné avait vu.

- Sincèrement. Je suis ravi pour vous deux. C'est prévu pour quand ?

Neville sourit à Draco, lui retournant son étreinte.

- Janvier.

- Nous devrions le dire à Cal aujourd'hui, fit Draco en se reculant, mais en gardant tout de même un bras autour des épaules de Neville. Il sera enchanté à l'idée d'avoir un ou une cousine !

Neville acquiesça, ses yeux brillants d'excitation bien que son esprit soit toujours préoccupé. Aussi heureux qu'il soit d'avoir partagé cette nouvelle, il n'allait pas laisser Draco le distraire de son but originel : trouver ce qui turlupinait autant le blond. Blaise l'avait appelé par Cheminette une heure plus tôt pour lui faire savoir que Draco arrivait en France, apparemment dérangé par quelque chose que son mystérieux homme d'internet avait dit la nuit d'avant.

- Non pas que je sois triste de te voir, bien au contraire, dit-il précautionneusement alors que les yeux de Draco se plissaient, toute émotion disparue. Mais pourquoi es-tu là au juste ?

- Blaise a appelé.

C'était une affirmation, pas une question. Draco pouvait le voir dans l'expression inquiète de Neville.

- Oui. Il est inquiet et moi aussi. Il a dit que quelque chose s'était passé avec Gryffin ?

Draco ignora l'empressement de Neville, et s'engagea dans une nouvelle allée. Neville le suivit, son bras encore posé sur l'épaule du blond. Il savait que Draco aurait préféré souffrir mille morts plutôt que de parler de la moindre émotion ou du moindre sentiment qu'il avait ressenti, mais c'était une conversation qu'ils devaient avoir.

Quelle chance j'ai ! Songea-t-il amèrement, insultant mentalement Blaise d'être aussi handicapé des sentiments que Draco.

- Rentrons à la maison, nous pourrons boire du thé, déclara Neville en forçant Draco à s'arrêter à l'aide de son bras.

Draco soupira, plissant les yeux alors qu'il regardait l'homme qui, contre toute attente, était devenu l'un de ses plus proches amis.

- Ok. Mais plutôt du Whisky Pur-Feu.

-MLQ-

À : IntrospectiveIntellectual MagicalDatingOnline .uk

De: MustLoveQuidditch MagicalDatingOnline .uk

Jeudi 26 juin 2008. 15:42.

Re : Pitié

Sly,

Je suis tellement désolé de t'avoir caché mon identité. Je sais que c'était une erreur mais je n'étais pas prêt à te le dire quand tu as mentionné que tu aimais James Evans.

Je vais passer la soirée connecté sur le chat du site, en espérant que tu viennes toi aussi. J'ai deux-trois trucs à faire cet après-midi, mais je serai là à partir de vingt heures. Ça fait seulement un jour mais tu me manques Sly. Je regrette cette facilité que j'avais de te parler, c'était tellement facile en fait que je t'ai dit des choses que j'avais seulement partagées avec mes meilleurs amis. Ironique, n'est-ce pas ? Si facile que j'ai pu m'ouvrir à toi, mais maintenant tu es en colère – à juste titre – contre moi pour ne pas t'avoir dit quelque chose d'important.

S'il te plaît, laisse-moi une chance de réparer tout ça. J'ai l'impression d'avoir trouvé quelque chose de vraiment spécial, Sly, et je voudrais une opportunité de la laisser se développer. Je t'aurais dit ma véritable identité sans hésitation si je pensais que ça améliorerait les choses, mais j'ai bien peur que cela n'ait fait que lescompliquer.

Ne pas savoir que c'était moi qui écrivais ces livres alors que tu m'as dit que tu les aimais t'a énervé et embarrassé. Pourquoi ne pas rétablir le score ? En te disant quelque chose de mortifiant à propos de ma vie ? Ce n'est pas pareil, j'en conviens, mais c'est le mieux que je puisse te proposer.

Quand j'étais à l'école, j'avais un horrible, dégoûtant et vicieux professeur. Il enseignait le cours que je détestais le plus et il m'avait dans son collimateur. Ça n'aidait pas non plus qu'il soit le directeur de ma maison rivale. Cependant, aux alentours de ma cinquième année, quelque chose a changé. Bien qu'il soit toujours un bâtard, j'ai commencé à réagir au son de sa voix. Elle était soyeuse, douce et menaçante et j'aurais juré la plupart du temps que c'était comme si elle était directement reliée à ma queue. J'ai raté la plupart de mes potions cette année-là, simplement parce que l'écouter lire la liste d'ingrédients envoyait tout mon sang vers le sud, me laissant étourdi et désespéré de m'échapper pour une branlette rapide. Tout allait bien jusqu'à ce qu'il me découvre en pleine action dans une des alcôves près de la salle de classe. Le voir m'a envoyé au bord de la rupture, et j'ai laissé échapper son nom quand je suis venu. Il m'a retiré cinquante points pour m'être branlé dans les couloirs et m'a ensuite accordé vingt-cinq points pour avoir été à la hauteur des rumeurs écrites sur les murs des toilettes. Je crois que tu m'as questionné au sujet d'exhibitionnisme il y a quelques semaines : c'était ma première expérience de la chose.

Je ne l'ai jamais dit à personne, pas même à mes plus proches amis. C'était mortifiant, et si quelqu'un l'apprend, je mourrai probablement d'embarras. Alors on est quitte ?

S'il te plaît, Sly. Laisse-moi réparer les choses d'une manière ou d'une autre.

Gryffin

-MLQ-

- Attends ! Tu dis que Gryffin t'a avoué qu'il était James Evans ? s'exclama Neville d'une voix relativement aiguë.

Draco ne le remarqua pas, trop focalisé sur son verre de Whisky Pur-Feu qu'il tenait tendrement dans ses mains. Il haussa les épaules en soufflant de frustration.

- Il l'a fait, mais James Evans est juste un nom de plume, répondit Draco, en faisant tournoyer son verre sur la table.

Il n'avait pas remarqué que Neville avait fermé les yeux ou encore que le Gryffondor déglutissait frénétiquement.

- Il utilise un glamour, alors la photo sur son livre ne le représente pas vraiment.

Neville soupira, se demandant comment Harry avait réussi à se foutre dans une pareille situation. Il n'avait pas eu besoin que Draco lui dise que James Evans était un nom de plume. Il était une des rares personnes au monde à être déjà au courant.

Harry et Draco ? Se demanda-t-il, en avalant une grande lampée de Whisky Pur-Feu qui lui brûla la gorge.

Une fois qu'il réussit à passer par-dessus sa première réaction – l'horreur – il put le voir. Ils étaient différents mais de manière complémentaire. Ils détestaient tous les deux les bains de foules et essayaient de rester loin des yeux du public, heureux de lire ou de regarder des films. Ils aimaient tous les deux le vin et la haute gastronomie, étaient bien connus du monde sorcier, et fuyaient leur célébrité. Draco adorait son fils et Harry voulait une famille.

- Alors, que s'est-il passé ? questionna Neville en espérant que Draco n'ait pas entendu le tremblement de sa voix.

- J'ai agi comme un idiot, grogna Draco en tournant toujours son verre presque plein.

Il avait eu son compte de Whisky Pur-Feu la nuit dernière mais au vu de la situation, c'était nécessaire. Ce n'était pas quelque chose dont on pouvait discuter autour d'un thé.

- Je ne suis pas sûr qu'il me pardonnera. Je l'ai juste laissé en plan, je me suis déconnecté.

Neville observa Draco, étudiant l'expression emplie de remords sur le visage du blond.

Oui, pensa-t-il une fois son débat intérieur terminé. Ça pourrait marcher. Je ne sais pas pourquoi je ne l'ai jamais remarqué avant, mais ils sont parfaits l'un pour l'autre.

- Je veux dire, ce n'est pas comme s'il m'avait dit qu'il était Harry Putain de Potter, bordel de merde, déclara Draco en secouant la tête. James Evans. Sérieusement. Je n'arrive toujours pas à y croire.

Draco se leva sans remarquer l'expression de Strangulot sur le visage de Neville.

- Je vais aller lui envoyer un e-mail pour m'excuser, fit Draco en souriant légèrement pour la première fois depuis qu'ils étaient rentrés.

Un large sourire vint étirer ses lèvres alors qu'il quittait la pièce, rigolant de sa propre blague.

- Harry Potter. Ha !

Eh ben merde, pensa Neville en se servant un nouveau verre de Whisky Pur-Feu.

-MLQ-

- Draco ?

La voix de Pansy l'appela depuis la cheminée, sa tête verte désincarnée le cherchant dans la pièce.

- Pans ? appela Draco en sortant la tête de son bureau, se demandant ce qui pouvait être si important pour que la sorcière l'appelle par Cheminette en France.

- Ah super. Blaise a dit que tu étais là, mais je ne le croyais pas. Est-ce que Cal va bien ? demanda-t-elle, confuse quant à la raison pour laquelle Draco se trouvait en France un jour de la semaine.

- Il va bien, j'avais juste besoin de prendre du recul, répondit Draco en réprimant son besoin urgent de demander à Pansy l'identité de Gryffin.

Il savait que cela ne ferait rien d'autre que de les frustrer tous les deux, elle avait fait un Serment Inviolable. Elle ne pourrait pas lui dire ce qu'elle savait même si elle en avait eu envie.

- J'ai une livraison pour toi. Une bouteille de vin avec une lettre. Dois-je te les envoyer ?

Draco déglutit, ses lèvres s'étirant en un petit sourire malgré lui. Il crut voir les yeux de Pansy briller, mais il le mit sur le compte d'un jeu de lumière venant des flammes.

- Oui s'il te plaît.

Il tendit la main pour attraper la lourde bouteille de vin rouge depuis le feu. Draco tourna la bouteille, son sourire s'élargissant quand il reconnut le label. C'était une bouteille de Pécharmant, un vin rouge produit dans le sud-ouest de la France.

- Merci Pans, dit-il, ses doigts le démangeant d'ouvrir la lettre cachetée qui était attachée à la bouteille.

La sorcière l'observa prudemment, ayant déjà été engueulée par Blaise pour avoir refusé de dévoiler l'identité de Gryffin. Contrairement à Blaise, elle savait parfaitement comment cela allait se terminer, elle connaissait l'identité du mystérieux Gryffin.

- Comment ça se passe ? l'interrogea-t-elle d'une voix hésitante.

Les liens du Serment Inviolable lui interdisaient d'en dire trop, mais elle était curieuse de savoir comment les choses se déroulaient entre l'un de ses plus anciens amis et son plus grand rival. Blaise avait mentionné une dispute mais il ne lui avait pas donné plus de détails.

- Un peu chaotique en ce moment, mais je pense que tout va se remettre rapidement, répondit-il d'un air absent, un sourire tendre s'étirant sur son visage alors qu'il étudiait la bouteille. Il m'a dit qui il était la nuit dernière et je crains n'avoir pas bien réagi.

Pansy avala presque sa langue. Potter lui avait avoué son identité ? Et Draco acceptait toujours des cadeaux de sa part ?

- Il... il l'a fait ? murmura-t-elle, choquée de voir le calme dont faisait preuve Draco face à la nouvelle de sa correspondance avec Celui-Qui-A-Survécu pendant des mois.

Draco leva les yeux, une expression légèrement sévère qui était loin de ressembler à la réaction venimeuse que Pansy attendait.

- Oui. Je sais que tu n'aurais pas pu me le dire, Pans, mais un quelconque avertissement aurait été appréciable. Je veux dire, tu sais ce que je pense de lui.

Elle le savait. Mais elle savait aussi ce que Draco ressentait à propos de Gryffin. Est-ce que leur relation naissante suffirait à faire changer Draco d'avis à propos de l'enfant chéri de Gryffondor ?

- Je veux dire, si je l'avais su, j'aurais pu éviter de m'afficher. Sans rien savoir, je lui ai dit à quel point j'adorais son travail, as-tu la moindre idée de combien j'ai pu être monstrueusement embarrassé quand j'ai découvert que je lui écrivais depuis tout ce temps ?

Les sourcils de Pansy se levèrent de confusion. Draco avait dit à Harry Potter qu'il l'admirait ? Elle ne pouvait sincèrement pas y croire, pas avec tout ce qu'elle savait sur Draco.

- Tu aurais pu me donner des indices pour que je reste éloigné de ce sujet ou quelque chose du genre, continua-t-il, insensible à l'étonnement de Pansy.

- Ce sujet ? répéta-elle sans comprendre où Draco voulait en venir.

Il soupira, en se dégageant le visage. Ses cheveux avaient trop poussé, mais il était réticent à les couper. Un certain nombre d'imbéciles avaient copié sa coupe de cheveux, allant jusqu'à la nommer Le Draco. Il avait évité de les couper depuis, espérant décourager ses fans autoproclamés, mais ça n'avait pas vraiment marché.

- Pansy, tu sais que c'est un de mes auteurs favoris. Arrête de jouer l'idiote. Il a déjà admis qu'il est James Evans. Tu ne briseras aucun serment, fit-il, exaspéré.

Oh, pensa-t-elle en refermant sa mâchoire.

- Eh bien, c'était mieux pour toi de le découvrir par toi-même, dit-elle en essayant d'hausser les épaules de manière décontractée.

Le mouvement se perdit dans les flammes vertes.

- Je suppose que tu as raison, râla-t-il en agitant la bouteille de vin devant elle. Quoiqu'il en soit, il semblerait qu'il m'ait pardonné. Merci pour ça, Pans.

Elle hocha la tête, raide, puis le salua avant de partir. Si Draco avait mal réagi en découvrant que l'homme mystérieux était James Evans, au nom de Merlin qu'est-ce que cela serait quand il découvrirait qu'il s'agissait en fait d'Harry Potter ?

-MLQ-

- Pu-Pardon, glapit Harry en grimaçant quand Madame Guipure le fixa, l'empêchant de finir de jurer.

- Si vous arrêtiez de gigoter, Monsieur Potter, nous irions plus vite, marmonna-t-elle à travers la rangée d'épingles qu'elle tenait entre ses lèvres.

Il serra les dents, se forçant à rester immobile afin que la sorcière puisse finir d'épingler son smoking. Hermione avait choisi d'utiliser des vêtements moldus pour le mariage car sa famille serait dans l'assistance. Ils seraient tout de même mariés selon la tradition sorcière – ce qui voulait dire un lien magique – mais elle pensait que s'habiller de façon moldue durant la cérémonie mettrait sa famille plus à l'aise. Évidemment la plupart des invités serait en robes sorcières, mais ce n'était pas de son ressort.

Il vit Ron lui faire un clin d'œil compatissant alors qu'une nouvelle aiguille ratait sa place, piquant Harry dans la cheville. Il tressaillit, veillant à garder la bouche fermée cette fois.

Au moins l'entrejambe n'avait pas besoin d'ajustement, pensa-t-il sèchement, ses lèvres se crispant à l'idée de Madame Guipure avec des épingles près de ses bijoux de famille.

Elle épingla et mesura encore plusieurs minutes, se marmonnant à elle-même pour combler le silence. Harry observait Ron. Les deux communiquaient visuellement. Ron savait exactement comment Harry se sentait, il s'était tenu à sa place pas moins de vingt minutes plus tôt.

- Magnifique, Monsieur Potter, conclut finalement la vieille sorcière en hochant la tête.

Il regarda par-dessus son épaule pour croiser son reflet dans le miroir et haussa légèrement les épaules. Il était toujours lui, le costard en plus. Rien d'extraordinaire.

- Enlevez-le, prudemment ! s'exclama-t-elle alors qu'il s'empressait d'enlever la veste. Attention aux épingles. Vous pourrez venir le récupérer la semaine prochaine.

Harry descendit de l'escabeau, se retirant derrière le rideau pour se changer et sortir de l'étroit smoking. Il se fit la note mentale de s'assurer avec Molly qu'ils couvriraient le parc où la cérémonie aurait lieu de sorts rafraîchissants. Il ne voulait pas que Ron transpire sur le chemin de l'union après tout.

Quinze minutes plus tard, Harry était heureux d'avoir retrouvé le confort de ses propres vêtements et profitait d'une bière au Chaudron Baveur. Ron était parti retrouver Hermione qui se débattait avec le fleuriste pour un changement de dernière minute. Ils avaient décidé de le retrouver au pub pour un dîner rapide avant de rentrer par Cheminette.

Harry eut un grand sourire tandis qu'il parcourait du regard le bar défraîchit, ses pensées s'égarant vers la discussion qu'il avait eue avec Sly. Il n'avait pas menti quand il avait dit avoir participé à la nuit des célibataires du pub, et encore moins exagéré au sujet de l'expérience horrible que cela avait été.

J'espère que ces jours sont derrière moi, songea-t-il en s'autorisant à repenser à la dernière conversation qu'il avait eue avec Sly. Elle ne s'était pas bien finie, mais Harry était persuadé qu'il était parvenu à se faire pardonner, entre le fait d'avoir partagé son secret le plus intime et d'avoir envoyé une excellente bouteille de vin français. Il savait combien l'homme aimait les vins riches de corps de la région de Dordogne, ce qui était la raison pour laquelle il s'était déplacé là-bas pour en acheter. Le label qu'il avait choisi n'était pas disponible en dehors de la petite ville qui le produisait, et il savait que Sly le saurait. Probablement que cela montrerait à quel point il était désolé.

- Hé mec ! s'exclama Ron en lui donnant une tape dans le dos, ce qui le sorti de sa rêverie. On va dîner ?

Il sourit. Certaines choses ne changeraient jamais, et l'une d'entre elles était que son ami roux penserait toujours avec son estomac.

- Ouais, répondit-il en se levant afin de déposer un baiser sur la joue d'Hermione alors que Tom les conduisait vers une table reculée.

Après tout, plus vite il finirait de manger, plus vite il pourrait vérifier ses e-mails.


À Suivre...


Pour ceux qui se demandaient comment réagira Draco quand il apprendra que c'est Harry, disons qu'en quelque sorte, vous avez un petit aperçu de la chose XD ! Enfin, comme vous pouvez le remarquer, c'est pas gagné pour eux ! Mais ne vous en faites pas, c'est un Happy-End hein ! ah ah ah !

Quoiqu'il en soit, si vous avez aimé le mail d'Harry, sachez que la semaine prochaine, vous aurez droit à l'Os Bonus de la fic...

Merci d'avoir lu et on vous dit à la semaine prochaine :)

Archimède et Nanachan14