Auteur : dracosoftie

Traductrices : Archimède et Nanachan14

Rated : M

Bêtas correctrices : Amy K. Wey et Nanola

Disclaimer : Je pense que tout le monde l'aura compris : rien ne nous appartient, les personnages sont à J.K Rowling et l'histoire à dracosoftie. Nous ne sommes que les traductrices !

Particularité : Romance. Il s'agit d'un Slash Yaoï donc mention de relation entre hommes. Si cela ne vous convient pas, passez votre chemin ! Donc Homophobes, s'abstenir !

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Merci à tout le monde pour vos mises en Alert/Favorite Story ainsi que vos reviews. Merci aussi à l'anonyme Kisis. Tu trouveras la réponse à ta review sur mon forum (Archimède) dont le lien est dans mon profil !


Must Love Quidditch

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Chapitre 10


- Tu as l'air d'être de meilleure humeur, déclara sèchement Blaise en se renfrognant quand Draco se contenta de sourire.

Il s'en était pris plein la figure la veille, et était encore un peu énervé contre le blond.

- Ça te dérangerait de partager ?

Les lèvres de Draco s'étirèrent davantage, ses yeux se perdant dans le vague alors qu'il se rappelait l'époustouflante masturbation qu'il avait partagée la nuit d'avant avec Gryffin.

- Ouais.

Blaise sourit, incapable de rester en colère contre Draco très longtemps. Le blond le savait aussi, c'est pourquoi il l'utilisait sans merci à son avantage.

- Alors tu as vu Nev ?

- Oui, et tu as de la chance que je ne te jette pas un sort pour l'avoir appelé. Sérieusement Blaise, je suis un adulte ! Je n'ai pas besoin qu'on me materne !

Les sourcils de Draco se froncèrent pendant un moment tandis qu'il parcourait une large pile de parchemins, des messages que Madge lui avait donnés au moment où il était rentré au bureau. Il avait raté plusieurs réunions relativement importantes la veille, mais il n'avait pas eu la tête à les supporter.

- Il doit y avoir quelque chose sur la zone d'entrepôt du Chemin de Traverse dans ce bordel, dit Blaise en indiquant négligemment la pile d'un geste. J'ai pris ta place à la réunion avec le chef de chantier. Il n'était pas content d'avoir affaire à moi plutôt qu'à toi, mais je lui ai dit que tu serais définitivement là à la réunion de lundi soir.

Draco acquiesça d'un air absent, repérant le message de l'austère sorcier en question. Abraxas Wedgewick. L'homme était un vrai snob, et Draco avait le sentiment que son nom de famille avait eu une bonne influence sur leur proposition – une bonne chose, car habituellement il se passait plutôt l'inverse. Il prit note de demander à Madge d'envoyer à titre gracieux au sorcier un accès à son club, une société où l'élite des sang-pur (et des sang-mêlé, depuis quelques années) se retrouvaient pour jouer aux cartes et fumer. Il n'y était jamais allé lui-même et il avait seulement gardé sa carte de membre familial pour des occasions comme celles-ci. Il n'éprouvait aucun intérêt pour des vieux chnoques qui accordaient trop d'importance au sang-pur et aux anciennes traditions.

- Est-ce que Théo sera là ? demanda Draco, prenant toujours des notes sur un morceau de parchemin.

- Il sera un peu en retard, mais il sera là, oui. Freddie avait un rendez-vous chez le Médicomage, et il voulait être présent, répondit Blaise.

Un sourire étira ses lèvres quand Draco releva la tête, les sourcils froncés.

- C'est juste un examen de routine, rien dont il ne faille s'inquiéter.

Draco hocha la tête puis retourna à sa place. Il avait vu la fille de Ginny et Théo quelques jours plus tôt quand il était allé leur rendre visite à l'hôpital. Draco sourit, se remémorant à quel point il s'était senti stupide alors qu'il déambulait dans les couloirs de la nurserie de Sainte-Mangouste, espérant apercevoir Gryffin. Il savait que l'homme avait également une amie qui avait accouché et il avait espéré que leurs chemins se seraient croisés. Bien sûr, il n'avait aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler Gryffin ou si l'amie de l'homme était encore à l'hôpital mais ça ne l'avait pas empêché d'espérer. Il avait été inquiet que Ginny soit cette sorcière à laquelle Gryffin avait fait allusion, mais elle lui avait assuré que son accouchement avait été facile et rapide quand il le lui avait demandé. Tout le contraire de ce que Gryffin avait dit.

- Comment va Ginny ? interrogea Draco en appuyant sur le bouton de son bureau pour convoquer Madge.

Il avait une pile de documents signés à envoyer par hibou.

- Elle va bien. J'ai dîné chez eux hier soir. Elle était absolument resplendissante et si Théo pouvait être plus heureux, je pense qu'il exploserait de joie, répondit Blaise en souriant avec tendresse alors qu'il pensait au couple et à leur parfaite petite fille.

- Bien, bien, murmura Draco d'un air absent, son attention portée sur son écran d'ordinateur.

Il s'était promis qu'il ne vérifierait pas sa boîte mail de Dating Magic Online avant d'avoir fini de répondre à tous les courriers sur son bureau, mais il avait du mal à lutter contre la tentation.

- Le contrat Stevens a été finalisé, reprit Blaise, amusé de la distraction évidente de son ami.

Les lèvres pincées, Draco approuva d'un raclement de gorge, hésitant quant à la prochaine chose à faire. Sa boîte mail officielle était assaillie de messages, et certains pourraient bien être urgents. Il avait aussi quelques lettres à lire auxquelles il devait répondre, ainsi qu'une douzaine de contrats qui nécessitaient son attention avant qu'il ne puisse terminer son après-midi.

- J'ai parlé aux fournisseurs que Théo voulait employer, et il semble que nous allons faire une bonne affaire avec le matériel que tu as approuvé pour le club, continua Blaise en ravalant son rire quand Draco se tourna brusquement dans sa chaise, faisant désormais face à l'écran noir de l'ordinateur.

- C'est une bonne nouvelle, marmonna Draco tandis qu'il allumait la machine en tapotant du pied et attendait que le programme prenne vie.

- Évidemment, tout dépend de l'obtention du changement de zone, répondit Blaise sans prendre la peine de cacher son sourire, étant donné que Draco ne le regardait plus.

Bien sûr, fit Draco, les doigts parcourant le clavier afin de se connecter à ses mails.

Une fois fait, il plissa les yeux à la recherche d'un message de Gryffin parmi tous ceux qu'il avait.

Blaise renifla quand l'attention de Draco se focalisa entièrement sur l'écran, supposant ainsi que le mystérieux Gryffin avait envoyé un message.

- Juste quelques détails de plus à propos de la réunion de lundi soir, dit Blaise, prêt à fuir alors qu'il forçait sa voix à rester calme. Wedgewick a exigé que tu y assistes nu. C'est seulement une formalité. Ça rendra les choses plus faciles quand tu devras échanger des faveurs sexuelles pour obtenir le nombre de votes nécessaires.

Draco hocha seulement la tête distraitement, n'enregistrant les mots de Blaise qu'au moment où celui-ci avait déjà sauté de sa chaise. Il avait presque réussi à passer la porte encore ouverte quand Draco lui envoya un sort cuisant au cul, la douleur n'étant pas suffisamment forte pour effacer son sourire moqueur.

Draco leva les yeux au ciel, puis se concentra à nouveau sur l'écran.

- Imbécile.

À : IntrospectiveIntellectual MagicalDatingOnline.uk

De : MustLoveQuidditch MagicalDatingOnline.uk

Vendredi 27 juin 2008. 1:59.

Re : Merci

Sly,

Je devrais être au lit, étant donné que j'ai une réunion importante dans la matinée, dans quelques heures en fait, mais je ne peux calmer mon esprit suffisamment pour dormir. J'ai peut-être besoin d'une potion calmante ou de sommeil-sans-rêve pour y arriver car à chaque fois que je ferme les yeux, je sens ta main contre ma queue.

C'était exceptionnel, tout était aussi magnifique que lorsque j'imaginais ta main sur mon sexe pendant les nombreuses masturbations que j'ai faites récemment. Et ce soir, c'était... Merde. J'ai pensé que t'envoyer un e-mail pourrait m'aider à te sortir de ma tête, ainsi j'aurais pu dormir mais c'est le contraire qui est arrivé. C'est ridicule, vraiment, pour un homme de mon âge de ne pas avoir un meilleur contrôle de sa libido. Pourtant c'est le cas habituellement, je te jure. Tu es le seul responsable de ces désirs incontrôlables.

On s'en fout, je suppose. Je suis libre d'utiliser mon nouveau fantasme préféréune relecture de cette soiréepour alimenter mes masturbations. Fais de beaux rêves, même s'il y a peu de chance que tu lises ça avant de dormir, et bonne chance, si tu lis ça au travail. Je suis désolé de la situation dans laquelle j'espère que tu te trouves, mais je n'arrive pas vraiment à te plaindre si mes motset la pensée de moi en train de te branlerte rendent aussi dur que moi.

À bientôt,

Gryffin

Oh putain, pensa Draco amèrement. La porte ouverte était la seule chose qui le retenait d'empoigner son sexe entièrement dur. Il soupira, jetant un regard à sa montre. Il avait une réunion dans dix minutes et Madge arriverait d'un instant à l'autre avec de la paperasse qu'elle lui donnerait à signer.

Avec une grimace il attrapa sa baguette magique et murmura un rapide sort qui le débarrassa de son érection. Le sort ne durerait pas longtemps, mais ça devrait lui permettre de tenir jusqu'au déjeuner, quand il pourrait transplaner chez lui pour s'occuper du problème que Gryffin avait causé. Draco sourit en se remémorant une soirée très embarrassante quelques années plus tôt quand le professeur Snape avait convoqué tous les garçons de Première Année pour leur parler de sexe, ce qui avait été encore plus mortifiant pour Draco étant donné qu'il avait été son parrain en plus de son directeur de maison. Severus leur avait enseigné tous les sorts utiles, et Draco les avait employés plus d'une fois dans ses jeunes années à Poudlard.

Il grogna quand la pensée de Severus le mena vers les confessions de Gryffin. Il était presque sûr que le professeur qui avait affecté Gryffin n'était autre que Severus Snape, Maître des potions par excellence. Son érection se dressa à nouveau à la pensée du jeune Gryffin se masturbant furieusement dans une alcôve déserte. Draco n'avait jamais nourri de fantasmes concernant son parrain, mais il pouvait concéder que la voix de Sev avait quelque chose de bandant.

Oncle Sev a enseigné pendant quoi...vingt ans? Se demanda Draco, espérant pouvoir concentrer suffisamment ses pensées pour éviter d'utiliser à nouveau le sort. Ce n'était pas vraiment douloureux, mais la sensation était loin d'être agréable. Alors Gryffin ne peut pas être tellement plus vieux que moi. Enfin, s'il parlait de Sev.

Draco soupira, résigné, puis leva sa baguette pour lancer une nouvelle fois le sort.

- Algo Pluvia, dit-il en tressautant alors que la sensation glacée faisait son œuvre.

- … Terriblement désolé, mais son absence d'hier était inévitable.

Blaise était juste de l'autre côté de la porte, son ton était conciliant et sincère.

- Une insulte… s'éleva une voix peu familière, clairement mécontente.

Draco tendit l'oreille, mais ne put entendre le reste.

- Et je m'excuse encore une fois, fit Blaise, une pointe d'agacement transperçait dans sa voix, audible uniquement pour ceux qui, comme Draco, le connaissait. Mais il est libre maintenant si vous voulez le rencontrer. Je suis sûr que Monsieur Malfoy n'y verra pas d'inconvénient. Il a un autre rendez-vous bientôt, mais il ne voudrait pas reporter une cliente aussi importante que vous, Madame Atalier.

Blaise toqua sèchement sur la porte ouverte, annonçant ostensiblement leur présence. Draco savait que c'était un numéro pour la femme qu'il guidait à l'intérieur. Blaise était bien conscient des sorts d'amplification que Madge avait placés dans le couloir afin que personne ne puisse surprendre son boss.

Draco hocha la tête, murmurant un merci silencieux à Blaise pour avoir désamorcé la situation et l'avoir averti de l'identité de la femme – nul doute que la sorcière fulminante aurait été furieuse s'il avait oublié son nom.

- Madame Atalier, salua-t-il, en se levant pour faire une révérence formelle à la femme d'âge mur avant de contourner son bureau pour lui faire un baisemain.

Son mari et elle possédaient plusieurs grandes échoppes d'apothicaire dans toute la Grande Bretagne et les industries Malfoy les avaient conseillés quant à leurs investissements privés et professionnels pendant plusieurs années déjà.

- Que me vaut le plaisir de votre visite ?

Elle s'adoucit immédiatement à son geste, les lègères rides autour de sa bouche disparurent quand elle lui sourit avec coquetterie.

- Le fils de Madame Atalier avait rendez-vous avec vous hier, Monsieur Malfoy, dit Blaise, ses lèvres s'incurvant dans un rictus que seul Draco put voir, étant donné qu'il se tenait encore sur le pas de la porte. Votre absence a été plutôt embêtante pour lui, et Madame a été suffisamment gentille de venir en son nom aujourd'hui afin de traiter le sujet elle-même.

Blaise s'arrêta, avant de finir par rentrer dans la pièce avec un lourd dossier dans les mains.

Ah, pensa Draco, sans se défaire de son masque d'intérêt poli. Elle est pour ces investissements sans intérêt sur lesquels son idiot de fils a insisté.

Il prit le dossier puis remercia courtoisement Blaise d'un signe de tête. Ce dernier l'imita et s'inclina devant la sorcière.

- Je suis sûr que Monsieur Malfoy pourra vous aider Madame, dit-il poliment, en lui offrant son sourire le plus irrésistible. Je suis ravi que nous ayons eu l'occasion de discuter. Il a pour habitude de monopoliser nos plus charmants clients.

Elle rougit au regard appréciateur de Blaise, caressant sans s'en rendre compte le dos de sa main, là où Draco l'avait embrassée.

Blaise salua Draco d'un geste alors qu'il se retirait. Mais avant de sortir, il s'arrêta une nouvelle fois et pointa l'entrejambe de son ami, un sourcil levé. Le blond rougit, à la fois embarrassé que le sorcier métis ait entendu son sort et reconnaissant sur le fait qu'il ait eu le sens de retenir Madame Atalier dans le couloir jusqu'à ce qu'il ait fait effet.

- Tu m'en dois une, articula silencieusement Blaise avant de quitter la pièce.

Mais Draco ne manqua pas son air malicieux quand il posa un doigt sur ses lèvres et qu'il désigna du regard la vieille sorcière assise devant le bureau.

-MLQ-

- Oh pour l'amour de… siffla Hermione, en enfonçant un doigt dans les côtes d'Harry.

Il s'était endormi... Encore.

Harry redressa la tête, les yeux grand ouvert. Hermione soupira puis se pencha au-dessus de lui afin de tourner plusieurs pages du manuscrit. Ils étaient encore en train de passer en revue les détails de l'édition – c'était la dernière ligne droite, heureusement – et Harry avait piqué du nez pendant la dernière heure.

- Tu étais celui qui voulait ce contrôle, murmura-t-elle, ses lèvres frôlant son oreille alors qu'il s'était penché pour l'entendre mieux. Tu étais celui qui s'est battu pour être impliqué dans le processus d'édition. Ils ne le font pas pour beaucoup d'auteurs, tu sais. Tu pourrais au moins faire semblant d'être intéressé.

Harry rougit, avant de se redresser et de rajuster ses lunettes, ses mains hésitant quand il remarqua qu'il ne les portait pas. Il étudia la main pâle devant lui, avec ces ongles manucurés et le fin duvet de poil blond.

Bien, pensa-t-il encore dans le potage, clignant des yeux pour essayer de s'orienter. Son cœur rata un battement quand il réalisa qu'il s'était endormi pendant la réunion d'édition. Est-ce que son glamour était toujours en place ? Son regard désespéré croisa celui d'Hermione qui secoua légèrement la tête, comprenant immédiatement la raison de son désarroi. Ses épaules se détendirent imperceptiblement, son dos toujours droit. Il était maintenant bien éveillé à cause de la montée d'adrénaline.

- Nous avons bientôt fini, dit l'austère femme assise au bout de la table en levant les yeux vers Harry. À moins que vous n'ayez la moindre objection, Monsieur Evans.

Harry jeta un regard aux papiers devant lui, des corrections qu'il avait déjà examinées avec soin la veille. Il avait été incapable de dormir, même après sa masturbation à deux heures du matin, alors il avait fait du café et avait travaillé à la place.

- Monsieur Evans ?

Harry leva les yeux en se passant une main sur le visage. Il savait que son glamour le cachait mais il était épuisé. Il n'avait pas trouvé le sommeil avant six heures ce matin, ce qui lui avait laissé moins de deux heures avant de devoir se lever pour sa réunion de neuf heures. Il regarda la longue table de conférence, couverte de plats à emporter à moitié mangés, de tasses de café vides et de parchemins éparpillés. Ils y avaient passé toute la journée.

- Non, aucune, dit-il, la voix un peu rauque de n'avoir pas servi.

Il n'était pas autorisé à avoir un rôle très actif dans le processus d'édition. Comme Hermione l'avait dit, c'était un miracle qu'il soit ici et c'était uniquement parce qu'elle avait insisté. Il n'avait pas eu ce privilège les premières fois, mais en tant qu'auteur de best-seller, il avait un peu plus de poids à présent.

- Merci. C'était fabuleux. Vous avez tous fait un super travail.

Les éditeurs et les agents de publicité, fatigués, se rengorgèrent devant le compliment. Quelques-uns d'entre eux applaudirent même de façon spontanée. Une autre raison pour laquelle il était autorisé à entrer dans leur sanctuaire, une place que la plupart des auteurs se voyait refuser : son charme et sa modestie. Ils aimaient tous travailler avec Harry qui ratait rarement ses délais ou pétait les plombs quant aux changements demandés par les éditeurs et les agents publicitaires. James Evans était un travailleur acharné, un écrivain talentueux et avant tout, un homme très sympathique.

- Ce n'est pas nécessaire mais merci, dit-il, pas certain que le rougissement qu'il pouvait sentir sur ses joues transparaisse à travers le glamour.

Il se leva en même temps que les autres, ramassant ses notes et le manuscrit corné. Il savait qu'il allait se faire réprimander par Hermione. Il le voyait à son dos tendu comme un arc et son sourire forcé tandis qu'elle acceptait les remerciements et les félicitations d'environ une douzaine de gens différents pendant qu'ils sortaient des bureaux publicitaires.

Il l'observait, méfiant, sachant qu'elle attendrait qu'ils soient seuls pour se lâcher sur lui. Il fut donc surpris quand elle le dépassa pour entrer dans la cheminée. Il passait toujours en premier afin d'ouvrir les barrières du Square Grimmaurd.

- Tu ne...

- Tu as besoin de dormir, dit-elle sèchement en levant les yeux au ciel alors que ses mains à lui se posaient encore une fois sur son visage, vérifiant que son glamour était toujours en place.

- Je n'ai pas besoin de voir les effets pour savoir que tu étais debout toute la nuit, siffla-t-elle en s'approchant afin que personne d'autre ne puisse les entendre. Mais à quoi est-ce que tu pensais ? Je ne veux même pas savoir ce qui t'a tenu éveillé la nuit dernière, James, mais je te rappelle que ça t'a presque coûté tout ce pourquoi tu t'es battu jusqu'à maintenant !

Harry déglutit, sachant qu'elle avait raison. Ça avait vraiment été imprudent de se balader avec son glamour aujourd'hui. Il aurait pu facilement disparaître une bonne douzaine de fois aujourd'hui, quand il s'était assoupi ou même quand il avait laissé son esprit vagabonder.

- Je suis désolé...

Elle renifla, levant les yeux au ciel.

- Ne t'excuse pas auprès de moi. Je me ferais encore plus d'argent s'ils venaient à savoir qui tu es vraiment. Tu es celui qui veut garder le secret.

Il soupira avant d'hocher la tête. Elle ne comprenait pas pourquoi il insistait pour garder un nom de plume, et il se sentait un peu coupable à ce sujet. Il n'avait pas besoin d'argent, pas avec les coffres et les propriétés dont il avait hérités quand il avait atteint sa majorité, mais cela aurait fait une grande différence pour Ron et elle. James Evans était un nom très connu et qui avait une grande influence. Mais en tant qu'Harry Potter, il doublerait facilement les profits que ses livres engendraient.

- Tu sais bien que je te ...

Ses yeux se dardèrent sur lui et il recula d'un pas dans un geste inconscient de préservation.

- Ne commence pas, menaça-t-elle d'une voix basse et dangereuse.

Ils avaient déjà eu cette conversation plus d'une fois. Il voulait compenser la perte que ses revenus subissaient pour ne pas avoir Harry Potter comme client, mais elle ne voulait pas en entendre parler. Par Merlin, il aurait adoré leur offrir une maison à Ron et elle, ou leur ouvrir un compte à Gringotts, mais aucun des deux n'avait même considéré ses offres.

- Je pars avant que tu ne dises quelque chose qui me rende furieuse, dit-elle avec une expression sévère. Mais je te le redis. Tu dois rencontrer cet homme.

Harry grogna, mais elle leva la main, stoppant ses protestations.

- N'essaie même pas. Je sais que ça a un rapport avec lui. Tous les problèmes et les distractions que tu as eues ces deux derniers mois peuvent être reliés à lui, dit-elle alors que sa voix s'adoucissait. Je sais que tu penses savoir ce que tu fais, mais tu dois vraiment le rencontrer en personne. Rapidement. Ou au moins découvrir qui il est. Tu es trop impliqué.

Il ouvrit la bouche, incapable de trouver les mots pour la contredire.

- Tu le sais aussi, ajouta-t-elle avec un regard triste. Tu es à moitié amoureux de lui et tu ne sais même pas qui il est.

Harry hocha la tête en haussant les épaules. C'était vrai. Il savait que la situation était ridicule. Et si Sly était en fait un débauché ? Et s'il ne ressemblait en rien à celui qu'il était dans ses e-mails ? Il s'était autorisé à avoir des sentiments pour un parfait inconnu.

- Quelques semaines, dit-il maladroitement.

Sly ne pouvait pas le rencontrer avant et Harry était occupé avec les affaires pour le mariage et le livre. Ça n'aurait pas de sens d'essayer d'avancer leur rencontre.

Hermione s'appuya sur ses épaules, cherchant à l'embrasser. Ses lèvres se pressèrent sur la barbe de trois jours cachée par le glamour.

- Va dormir.

- Oui, promit-il, en lui rendant son baiser avant qu'elle n'entre dans l'âtre de la cheminée et disparaisse par cheminette.


À Suivre...


Et voilà pour aujourd'hui ! Certes, ce chapitre est transitoire, mais si vous êtes un peu patients, le prochain vous réserve une petite surprise... Encore ! Hé hé hé.

Merci encore pour tous vos messages de la semaine passée et on vous dit à la semaine prochaine !

Merci d'avoir lu et à bientôt !

Archimède et Nanachan14