Auteur : dracosoftie
Traductrices : Archimède et Nanachan14
Rated : M
Bêtas correctrices : Amy W. Key et Nanola
Disclaimer : Je pense que tout le monde l'aura compris : rien ne nous appartient, les personnages sont à J.K Rowling et l'histoire à dracosoftie. Nous ne sommes que les traductrices !
Particularité : Romance. Il s'agit d'un Slash Yaoï donc mention de relation entre hommes. Si cela ne vous convient pas, passez votre chemin ! Donc Homophobes, s'abstenir !
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Un grand merci à tout le monde pour vos mises en Alert/Favorite Story, mais aussi pour vos reviews :D
Merci aussi aux anonymes Yume, Guest, Ichigo et LoveHPDM . Vous trouverez les réponses à vos reviews sur mon forum (Archimède) dont le lien est dans mon profil !
Must Love Quidditch
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Chapitre 17
Draco faisait les cent pas devant la cheminée, les poings sur les hanches. Il attendait que Pansy et Olivier arrivent. Il avait rongé son frein toute la journée précédente, quand il avait lu l'interview que cet idiot de Smith avait donnée à la presse.
Il était persuadé que c'était des conneries. Olivier était hétéro et marié à Pansy qui plus est. Il n'y avait aucune chance – contrairement à ce que Skeeter avait laissé croire – qu'il ait usé de son statut de gardien de Flaquemare pour séduire Harry Potter. Il avait résisté à l'envie d'appeler Pansy par Cheminette pendant toute une journée pour finalement craquer lorsqu'il avait vu les derniers titres imprimés par la Gazette. La deuxième partie de l'histoire, celle qui incluait des photos de la relation qu'avaient entretenue Potter et Smith pendant deux ans, où Smith affirmait qu'ils étaient sur le point de se remettre ensemble quand Olivier avait attiré l'attention d'Harry.
Cependant, le dernier article n'avait rien à voir avec l'appel de Draco. Il tentait de se convaincre que c'était uniquement parce qu'il était son ami qu'il se devait de vérifier si les choses allaient toujours bien dans le couple. Ça ne pouvait pas être un moment facile pour eux, avec tous ces journalistes campés devant le pas de leur porte à l'affût d'Olivier, espérant l'exclusivité d'une photo entre lui et Harry.
Ce qui n'arrivera pas car Olivier n'est en aucun cas intéressé par Potter, se répéta Draco. Ses poings se contractèrent davantage et il pressa le pas, jetant un œil à la vieille horloge. Ils étaient en retard.
Les flammes grondèrent soudain et Draco se retourna, laissant de la place pour les invités qui arrivaient. Il poussa un soupire quand il reconnut un visage familier.
- Je n'aurais manqué ça pour rien au monde, déclara Blaise en époussetant sa robe.
Draco lui lança un regard noir et utilisa sa baguette pour faire disparaître la suie du sol. Il aurait dû savoir que Pansy appellerait Blaise et lui demanderait d'être là aussi. C'était une vraie poule mouillée.
- Je ne vais pas lui lancer de sort, annonça sèchement Draco alors qu'il recommençait à faire les cent pas sans un regard pour le sorcier qui était sur son chemin.
Blaise attrapa Draco par les épaules et pencha légèrement la tête en avant pour que leurs regards se croisent. Draco l'avait informé de la sale histoire sur Gryffin qui se trouvait être en réalité Potter le jour suivant le mariage. Blaise avait mis un peu de temps avant de se faire à l'idée mais désormais, il lui semblait clair que Potter serait parfait pour le blond. Il fallait juste que Draco le remarque aussi.
- Si tu devais ensorceler quelqu'un, ça devrait être Smith, fit Blaise avec une grimace de dégoût.
Il n'avait jamais aimé le garçon à Poudlard et ça ne s'était pas arrangé avec le temps.
- Obséquieux petit connard.
- Plus opportuniste qu'obséquieux, commenta Olivier derrière eux, faisant sursauter Draco.
Le blond se tourna et observa Olivier faire comme chez lui. Ce dernier leur versa à tous les trois un verre de Whisky Pur-Feu qu'il leur fit parvenir à l'aide d'un sort de Lévitation.
- J'ai décidé de transplaner plutôt que d'utiliser la Cheminette. Ça donnera un nouveau sujet à la Gazette.
Olivier eut un rire jaune et avala sa boisson d'une traite.
- J'imagine déjà les gros titres de demain. « Malfoy fait en réalité partie du petit harem de Dubois, Potter évincé ! », fit-il en secouant la tête. Pans est restée à la maison, elle ne voulait pas sortir. Ces idiots se sont mis en tête de sonner à la porte à n'importe quelle heure de la nuit en espérant que l'un de nous ouvrirait.
-MLQ-
Harry souffla bruyamment sur le ventre de Freddie et s'arrêta quand il entendit le gloussement ravi de Teddy. Le garçon avait argué avec fermeté qu'il était trop vieux pour que son parrain lui fasse la même chose. Après tout, il avait dix ans et entrerait à Poudlard l'année suivante. Oui vraiment, il était trop vieux pour ces jeux de bébé.
Harry tendit un bras derrière lui à l'aveugle tout en faisant attention de ne pas bousculer le nourrisson allongé sur la couverture devant lui. Il attrapa son filleul et le plaqua au sol puis leva le T-shirt de ce dernier pour lui infliger le même traitement.
- Non Harry, non ! gloussa Teddy, ses yeux fixés sur Freddie pour s'assurer qu'il ne la tape pas pendant qu'il se débattait. Non, tu ne peux pas !
Ils se figèrent lorsqu'ils entendirent le bruit de la cheminée, arrêtés au milieu de leur bataille par Hermione et Ron qui sortirent du feu. Ils semblaient fatigués et agités, le stress des dernières heures clairement affiché sur le visage bronzé de la femme. Ron arborait un léger coup de soleil – il oubliait toujours de renouveler le sort de protection solaire qui devait l'être à intervalles réguliers – ainsi qu'une barbe de trois jours.
Harry se redressa, entraînant Teddy avec lui. Ron et Hermione n'étaient pas censés revenir de leur lune de miel avant au moins deux semaines. S'était-il passé quelque chose ?
- On vient d'être mis au courant, déclara Hermione dans un souffle alors qu'elle posait son sac et faisait quelques pas dans la pièce.
Ron la suivit, tout en s'étirant, soulagé.
- Comment tu vas ? Tu tiens le coup ?
Harry fronça les sourcils à ces mots et secoua la tête, faussement confus.
- Alors la nouvelle qu'Andromeda et Ginny m'aient laissé leurs terreurs pour la soirée est déjà arrivée aux îles Fidji ? demanda-t-il, un large sourire aux lèvres quand Teddy le poussa. J'ai connu mieux, je l'admets. Celui-là, fit-il en pointant le jeune garçon, pense qu'il est trop grand pour jouer et celle-là, continua-t-il en montrant le bébé qui regardait avec admiration le mobile qu'Harry avait ensorcelé au plafond, elle mange constamment. Ce doit être son côté Weasley qui s'exprime.
Hermione plissa les yeux tandis qu'elle s'agenouillait pour jouer avec les pieds de Freddie. Le bébé gargouilla et elle sourit en chatouillant le pied qu'elle tenait toujours.
- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, et tu le sais, lui reprocha-t-elle avec un air renfrogné quand il lui fit la bise.
- Je vais bien. Vous n'aviez pas besoin de rentrer, réprimanda-t-il pendant que son regard se fixait sur Freddie qui s'agitait et faisait de plus en plus de bruit.
Il n'avait plaisanté qu'à moitié tout à l'heure : il semblait qu'elle avait effectivement besoin de manger en permanence.
- Ne sois pas stupide ! rétorqua Ron, tout en fouillant dans le sac à langer pour tendre à Harry les biberons enchantés que Ginny préparait toujours quand elle confiait sa fille à quelqu'un.
Il avait suffisamment passé de temps auprès de Freddie pour savoir reconnaître les signes de la faim, peu importe à quel point les gens le prétendaient inconscient.
Harry attrapa la bouteille que lui tendait Ron et en testa la chaleur contre le dos de sa main avant de récupérer Freddie des bras d'Hermione et de s'asseoir sur le canapé pour la nourrir. Il avait remarqué que c'était la place la plus sûre. Ils ne lanceraient pas un sort à un homme qui tenait un bébé dans les bras, n'est-ce pas ?
- Si nous sommes là, c'est de notre plein gré. Nous n'aurions pas pu rester là-bas en sachant à quoi joue cet idiot de Smith. Est-ce que cette s... Ron se tut quand Hermione se racla la gorge alors qu'elle désignait Teddy d'un signe de tête. Cette saleté de femme, Skeeter, a écrit quelque chose d'autre ?
Harry éclata de rire tout en levant les yeux au ciel. Il se sentait coupable qu'ils aient dû interrompre leur lune de miel à cause de lui, mais il ne pouvait nier qu'il était content de les voir.
-MLQ-
Neville jeta le journal, dégoûté, tandis qu'il repoussait son petit-déjeuner. Harry avait obstinément refusé de commenter le « problème Smith » ce qui n'avait fait qu'alimenter les rumeurs. L'article d'aujourd'hui contenait des citations du bâtard obséquieux à propos de choses dont Neville n'était même pas sûr que ce soit physiquement possible – à moins que sa traduction ne soit fausse. Il ne savait pas à quoi jouait Smith. La tournure délibérément outrageuse qu'avaient pris les articles ne semblait pas indiquer qu'il désirait une réelle réconciliation.
Bien qu'ils n'en aient pas parlé ensemble, il savait que Draco suivait l'histoire de très près. Olivier l'avait appelé par Cheminette il y a quelques nuits de cela après avoir pris quelques verres au manoir. Il lui avait juré qu'il avait convaincu Draco qu'il n'y avait rien entre Harry et lui. Neville s'éloigna de la table, prêt à se rendre dans la serre. Draco avait finalement accepté de sortir les Magnolias de leur stase, et il devait s'assurer qu'ils ne souffrent pas du contrecoup.
-MLQ-
- Fin mars, ce qui me convient parfaitement. Nous serons prêts pour un temps plus clément, n'est-ce pas ?
Harry hocha la tête avec un air absent, picorant un peu de paëlla dans son assiette. D'ordinaire, il adorait ce plat, surtout la manière dont le chef le préparait, mais aujourd'hui, il n'avait tout simplement pas faim. Le goût prononcé du safran lui rappelait une série de mails qu'il avait échangée avec Sly – non, se corrigea-t-il. Malfoy – au sujet des endroits les plus réputés pour acheter des épices à Londres. Il avait fini par envoyer une bouteille de vinaigre balsamique d'âge mûr à Sly – bordel, se fustigea-t-il, Malfoy – avec une note disant qu'il aimait les fettuccini au pain complet avec une sauce au vinaigre balsamique.
Harry observa Ron abandonner la conversation pour se concentrer sur son propre plat et se demanda si Malfoy en avait déjà préparé. C'était un des repas qu'il adorait concocter lors de soirées amicales. Il avait partagé ce petit plaisir culinaire qui accompagnait parfaitement n'importe quelle viande et même une poêlée de légumes avec Sly.
Il sentit plus qu'il ne vit Ron se tendre. La magie dégingandée du rouquin crépita autour d'eux et Harry fut instantanément sur ses gardes. Avant qu'il n'ait le temps de le réaliser, il avait sa baguette dans la main, même s'il était resté assis, suivant l'ordre silencieux de son ami.
- Tu as vraiment un faible pour les hommes mariés à ce que je vois, n'est-ce pas Harry ?
Harry serra les dents, retenant une vague de pure énergie magique qui faillit s'échapper à l'entente de ces mots. Il avait acquis un self-control exceptionnel après avoir défait Voldemort, mais il luttait toujours contre des élans de magie impromptue lorsqu'il était en colère ou fatigué. En ce moment même il était les deux à la fois.
- Zach, dit Harry avec un regard polaire alors qu'il croisait celui de l'autre homme.
Au lieu de s'éloigner, l'Auror s'assit sur une chaise vide à leur table, s'attirant un grognement menaçant de la part de Ron.
- Les journaux pourront s'en donner à cœur joie quand ils sauront pour votre petit « rendez-vous », tu sais. D'abord Olivier et maintenant Ron ? Pauvre Hermione.
- Va te faire foutre Zach, siffla Ron en s'assurant que son collègue puisse voir le bout de sa baguette pointé sur lui sous la nappe.
Jeter un sort à un autre Auror créerait un beau grabuge au Ministère, mais ça en vaudrait la peine.
- Dégage !
Zach sourit, surestimant grandement le self-control des deux hommes. Il n'avait pas idée à quel point il jouait avec le feu.
- J'ai remarqué que tu étais seul au mariage, dit-il en faisant un clin d'œil à Harry. Les choses ne sont pas obligées de rester ainsi, tu sais. Nous étions bien ensemble. Et nous pourrions l'être à nouveau.
Harry n'en revenait pas. Après tout ça, Zach continuait de croire qu'il avait une chance ? Ils ne s'étaient pas quittés en bons termes bien qu'Harry soit toujours resté poli avec son ancien amant en public. Jusqu'à maintenant.
- Écoute-moi bien, toi…
Ron lui coupa la parole, souriant de manière fourbe alors qu'il prenait une pleine fourchette du riz d'Harry. C'était un geste d'une nonchalance délibérée, indiquant clairement à l'autre homme que leur conversation était terminée.
- Oh, Harry n'était pas seul au mariage, Zach, déclara-t-il en prenant une bouchée afin que l'autre sorcier ait le temps d'assimiler l'information. Il y était en compagnie d'une personne avec qui il partage une relation très sérieuse.
Harry resta bouche-bée en entendant ces mots, mais il se reprit rapidement et se força à sourire de manière suffisante.
- En fait, je ne serais même pas surpris si un autre mariage était organisé avant la fin de l'année, continua Ron en se calant sur la chaise alors qu'il buvait une gorgée d'eau.
Harry le foudroya du regard mais il s'efforça de conserver un air impassible. Il haussa les épaules, s'autorisant un petit sourire. Ce n'était pas compliqué, il suffisait qu'il se concentre sur ses sentiments pour Sly. Enfin, avant que Sly ne devienne Malfoy.
- Harry, ce n'est pas possible...
- Oh mais ça l'est, asséna Ron d'un sourire satisfait.
Il fit ensuite signe au serveur pour qu'il leur amène l'addition. Il devait faire sortir Harry du restaurant avant que l'homme n'explose. Il savait que son meilleur ami ne voudrait pas d'un scandale ici. Après tout, c'était son restaurant favori.
- Nous l'avons tous rencontré et nous pensons qu'ils vont parfaitement ensemble. Tellement faits l'un pour l'autre. Pas comme certains autres partenaires d'Harry.
Zach lança un regard noir à Ron avant que son attention ne se tourne vers Harry.
Le sorcier aux cheveux de jais avait un petit sourire aux lèvres et n'avait absolument rien fait pour contredire les mots du rouquin. Son air impassible cachait le tourbillon d'émotions et de pensées qui se bousculait dans son esprit ainsi que la petite voix traîtresse qui lui soufflait que Ron avait raison. Il avait trouvé le partenaire idéal et il l'avait laissé partir.
Pour la première fois depuis des années, Harry ne ressentit rien d'autre que de la pitié quand il regarda Zach. Il l'avait détesté pendant des années, mais ça avait été un mélange de révulsion et de regrets tempérés par l'inquiétude que le Poufsouffle soit sa seule chance d'avoir une réelle relation. Harry pouvait voir désormais qu'il avait eu tort. Il n'y avait jamais rien eu de sérieux avec Zach. Ils étaient restés ensemble pendant deux ans, et l'homme n'avait jamais connu ne serait-ce que la moitié de ce que Sly savait.
Non, corrigea son esprit et pour la première fois, il ne le contredit pas. Zach ne me connaît pas aussi bien que Malfoy... Que Draco.
Harry ne s'inquiéta pas d'attendre l'addition. Il se leva et jeta plus de Gallions que nécessaire sur la table. Il posa une main sur l'épaule de Zach et exerça une pression réconfortante. Après tout, il savait à quel point regarder une personne que l'on aime partir était douloureux, même s'il doutait que Zach l'ait réellement aimé.
- À la prochaine Zach, fit-il en souriant comme un idiot avant de se diriger vers la porte, Ron sur les talons.
-MLQ-
Draco tint la porte à une vielle dame, un sourire aux lèvres, et s'inclina quand elle passa devant lui. Il avait transplané jusqu'à son restaurant favori afin de retrouver Blaise pour le déjeuner. Il devait discuter d'un sujet important avec lui, et il avait voulu un endroit éloigné de tout dérangement qu'il aurait pu rencontrer à son bureau.
Son sourire était toujours en place lorsqu'il se dirigea vers le maître d'hôtel, espérant qu'il pourrait avoir sa table favorite près de la fenêtre. La nourriture ici était excellente et cela faisait plusieurs jours qu'il rêvait de manger une paëlla. Non pas que la nourriture ait été réellement le plus important. Il avait pris une décision au sujet de Gryffin.
Potter, se corrigea-t-il tandis que son sourire s'élargissait. Non,Harry.
Il avait passé le plus de temps possible avec Cal la semaine passée et il en était arrivé à la conclusion que Gryffin – Harry – ne pourrait jamais blesser un enfant innocent malgré leur relation existante. Ce serait difficile de maintenir le secret, mais il était certain qu'à eux deux, ils pourraient le faire.
Ensemble, pensa-t-il, gaiement. Ensemble.
Il leva les yeux à la recherche de Blaise, bien qu'il y ait peu de chances que le sorcier éternellement en retard ne l'ait devancé cette fois-ci. Draco sentit son cœur bondir quand il vit qu'Harry était assis avec Weasley et Smith. Le rouquin souriait et Harry ne semblait pas dérangé le moins du monde. En tout cas, pas comme l'aurait fait quelqu'un qui se trouvait en présence d'une personne qu'il détestait. Et encore moins après les rumeurs lancées par Smith dans les journaux récemment.
À moins que ce ne soit vrai, lui hurla son esprit.
Il fut à peine conscient que Blaise l'appelait. Il ne parvenait pas à se concentrer, pas avec le bourdonnement qu'il avait dans les oreilles et la douleur qu'il ressentait dans la poitrine. Parce que Harry, son Harry, avait offert à Smith un sourire éclatant et lui avait pressé l'épaule affectueusement.
Draco se redressa, glacé, alors qu'Harry venait dans sa direction. Ses poumons cherchaient désespérément de l'air tandis qu'il retenait son souffle, espérant que l'autre sorcier ne le remarque pas.
- M... Draco, salua Harry avec une expression extrêmement plaisante.
Draco déglutit difficilement et se força à répondre. Il aurait tellement aimé être la cause de ce sourire plutôt que Smith.
- Je suis content de te voir ici.
Les lèvres de Draco s'incurvèrent en un petit sourire, mais Harry ne fut pas dupe. Il avait étudié le blond pendant de longues heures à Poudlard, et il pouvait dire que sa bonne humeur était forcée. Il n'y avait aucune chaleur dans les yeux gris.
- Harry, répondit-il avec un petit signe de tête poli. Weasley.
Harry déchanta, se demandant si Draco avait du mal avec le fait qu'il soit Gryffin autant que lui en avait avec l'identité de Sly.
- Je pensais justement à toi. Je voudrais réellement que...
Mais Draco le coupa avant qu'il ne puisse dire quelque chose qui ruinerait tout comme « j'aimerais beaucoup qu'on devienne amis ». La pensée qu'il échange amicalement des mails avec l'homme dont il était amoureux était insoutenable.
- Je doute que Smith apprécierait d'entendre ça, déclara Draco d'un ton cordial.
Il sentit Blaise se raidir derrière lui, mais il l'ignora. Draco regarda par dessus l'épaule d'Harry et observa l'Auror s'approcher froidement.
- Je ne voudrais pas créer plus de problèmes entre vous.
- Mais...
Draco remercia Merlin et tous les autres dieux qu'il connaissait quand le maître d'hôtel apparut, insensible à la tension qui régnait entre les hommes pour leur offrir de le suivre jusqu'à leur table. Il reporta son attention sur Harry pendant un instant avant d'hocher la tête et de se mettre en marche, sans un mot de plus pour le brun et son ami.
- Que...
Harry secoua la tête avant de sortir du restaurant. Ron le suivit, jetant un sort de silence autour d'eux afin qu'ils puissent parler sans craindre d'être interrompus.
- Je suis amoureux de lui, déclara Harry, son sourire niais revenant avec force.
À Suivre...
Non, vous ne rêvez pas, les choses bougent enfin ! Ah ah ah ! Enfin... dans un certain sens ! Vous verrez bien dans la suite comment les choses vont évoluer :)
Merci à vous d'avoir lu, et on vous dit à la semaine prochaine pour la suite des aventures de nos deux tourtereaux XD !
Archimède et Nanachan14
