Auteur : dracosoftie

Traductrices : Archimède et Nanachan14

Rated : M

Bêtas correctrices : Amy W. Key et Nanola

Disclaimer : Je pense que tout le monde l'aura compris : rien ne nous appartient, les personnages sont à J.K Rowling et l'histoire à dracosoftie. Nous ne sommes que les traductrices !

Particularité : Romance. Il s'agit d'un Slash Yaoï donc mention de relation entre hommes. Si cela ne vous convient pas, passez votre chemin ! Donc Homophobes, s'abstenir !

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Un grand merci à tout le monde pour vos mises en Alert/Favorite Story, mais aussi pour vos reviews :D

Merci aussi aux anonymes Ichigo, jjul, Rawr et ladydragonfly. Vous trouverez les réponses à vos reviews sur mon forum (Archimède) dont le lien est dans mon profil !

Pour les autres, je n'ai pas encore répondu à tout le monde, mais je vous promets de le faire dans la semaine, car là, le week-end a été très chargé, et comme je travaille, je suis un peu surbookée, navrée !


Must Love Quidditch

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Chapitre 19


- Harry, tu es sûr de savoir ce que tu fais ?

Hermione déchirait minutieusement sa serviette en petits morceaux qui venaient s'ajouter au journal en mauvais état qui trônait déjà sur la table.

- Je ne sais pas d'où il la sort, mais cette loi est parfaitement légitime, intervint Neville à la place d'Harry qui mâchait encore.

Elle se tourna vers Neville qui tressaillit. Il avait perdu une occasion de se taire. Il savait de quoi Hermione était capable quand elle ne comprenait pas quelque chose : elle était ignoble.

- Parce que c'est une loi ?

Neville soupira. Il regarda longuement son plat d'œufs en train de refroidir avant de répondre :

- Oui. Delibero Pergo est paru dans les livres en 1322, quand Durward Serdaigle courtisait Luella Maitland. Sa famille, des descendants de Rowena, était opposée à cette union. Ils prétendaient que Luella venait d'un milieu magique inférieur.

Hermione était pendue à ses lèvres, son attention totalement détournée des bouts de serviette qui recouvraient ses genoux. Neville en profita pour boire une gorgée de café – il était bien trop fatigué pour se contenter d'un thé – puis il continua :

- Le Conseil des Sorciers, dont je présume que tu n'es pas sans ignorer qu'ils ont précédé le Ministère ?

Hermione acquiesça.

- Eh bien, le Conseil est intervenu en faveur de la famille Serdaigle. La fille a été enfermée pour que le fils ne puisse plus la courtiser, et un accord a été passé pour forcer Durward à se marier avec une prétendante plus appropriée.

Même Harry était attentif. Il connaissait la loi, bien évidemment, mais il n'avait jamais entendu les détails précis de son apparition. Ron, qui avait grandi comme Neville en entendant cette histoire, écoutait sans réel intérêt tout en regardant autour de lui dans le restaurant, à l'affût du moindre problème. Ils étaient allés dans le monde moldu pour dîner afin d'éviter la presse sorcière, et il voulait s'assurer que leur conversation privée le reste.

- Durward a pris l'emprisonnement de Luella comme un affront personnel et il a plaidé devant le Conseil avec toute la sagesse et la logique de Serdaigle qu'il possédait. Ça lui a pris cinq ans, mais il a finalement eu gain de cause. Il a eu le droit de la courtiser. DeliberoPergo est la loi qu'il a proposée. C'est un Serment Sorcier Officiel pour séduire quelqu'un. Littéralement, cela signifie poursuivre avec détermination et résolution, ou un truc du genre.

Hermione fronça les sourcils. Elle tentait d'analyser les mots de Neville. Il devait y avoir quelque chose de plus pour justifier le sourire éclatant qu'arborait Harry.

- Ce que Neville ne te dit pas, peut-être parce qu'il ne le sait pas, c'est qu'il est tout à fait illégal d'interférer dans une cour faite sous DeliberoPergo, déclara Harry en faisant un clin d'œil à son meilleur ami.

- Illégal d'interférer ?

Hermione n'était toujours pas certaine de comprendre en quoi cela aiderait son ami pour la conquête de Draco.

- Harry a parfaitement compris que l'une des choses qui faisait hésiter Draco était le branle-bas de combat que provoquerait le fait de sortir avec l'Élu dans la presse, reprit Neville en tirant la langue en réponse au haussement de sourcils du sorcier aux cheveux de jais. Et oui, je connais les implications de cette loi Harry. Seulement, je n'en étais pas encore là.

Harry lui fit un signe de la main pour l'inviter à poursuivre.

- En invoquant le DeliberoPergo, ce qui peut être fait uniquement par l'un des membres d'une Famille sorcière qui existait déjà à l'époque – ça veut dire famille avec un F majuscule, Hermione – il a rendu illégal tout acte qui irait contre sa cour envers Draco.

Un petit sourire apparut sur le visage d'Hermione à mesure qu'elle saisissait la situation. Ron, qui regardait ailleurs à la recherche du patron du restaurant, se tourna à nouveau vers eux, un grand sourire étirant ses lèvres. Tous les descendants de ces Familles avaient une parfaite connaissance des règles archaïques qui ne s'appliquaient qu'à eux. Personne n'avait déclaré une cour aussi publique que celle qui concernait Harry et Malfoy auparavant, tout comme personne n'avait eu recours à cette vieille loi depuis plus d'un siècle.

- Donc la Gazette...

- Ne peut pas imprimer la moindre petite chose à propos de ma relation avec Draco. J'ai envoyé un hibou officiel à l'éditeur et aux rédacteurs en chef de chaque journal et magazine sorcier d'Europe ce matin, énonça Harry d'un air plus que satisfait.

Ses avocats préparaient en ce moment des lettres identiques pour les journaux des États-Unis, étant donné que la communauté magique américaine s'exaltait aussi de sa vie amoureuse.

- C'est brillant, mec ! s'exclama Ron en lui donnant une claque dans le dos.

- C'était effectivement bien joué, approuva Neville tandis qu'il observait les alentours avant de jeter discrètement un sort de réchauffement à son petit-déjeuner.

Il piocha dans ses œufs sous les acclamations ravies de son estomac.

- Tout de même, reprit-il entre deux bouchées. Tu vas rencontrer de nombreuses difficultés avec Draco, Harry. J'espère que tu es prêt.

Harry ne rayonna que davantage, la lueur calculatrice de son regard mettant les autres un peu mal à l'aise.

- Oh oui. Plus que prêt.

-MLQ-

- Je ne veux pas ! grogna une voix acerbe.

Blaise ralentit, très peu enclin à se retrouver au milieu d'une autre dispute Malfoy.

- Et je m'en moque. Tu n'as pas le choix de toute façon. Maintenant, tu y vas !

- Je ne veux pas !

Blaise entendit un grand soupire suivi d'un long silence. Il s'avança, bien que sa raison lui dictait le contraire, jusqu'à la porte du bureau de Draco et entra sans même frapper pour s'annoncer.

- On fait des histoires ? gronda-t-il en croisant les bras sur la poitrine et en faisant de mieux pour paraître sévère.

- Comme d'habitude, marmonna Draco alors qu'il envoyait un regard désapprobateur à son fils qui le lui rendit depuis l'autre bout de la pièce.

- Je veux pas aller au lit. Oncle Blaise, dis à papa que j'ai pas besoin d'aller au lit, supplia le garçon, ses yeux gris brillants de larmes fixés sur Blaise.

Il se sentit fondre à cette vue, mais il ne le montra pas. Le garçon menait tout le monde à la baguette, mais Blaise savait ce qu'il en coûtait de contredire un ordre direct de Draco.

- Non Cal, tu dois obéir à ton père. Il est l'heure pour les petits sorciers d'aller se coucher, dit-il en secouant la tête avec un air grave.

- C'est pas juste ! cria Caleum en tapant du pied.

Draco eut un rire jaune, et Blaise se mordit la langue pour ne pas faire remarquer que l'entêtement du jeune garçon était un trait de caractère qu'il avait hérité de son père.

- La vie n'est pas juste Cal. Maintenant, va au lit avant que je n'aille chercher ta Grand-Ma.

Ses petites lèvres tremblèrent devant la menace, et Draco pouvait voir les larmes perler aux coins des yeux de son fils. Il ignorait pourquoi l'heure de se coucher était devenue un tel problème récemment, mais ça le laissait totalement démuni. Il venait déjà de passer une demi-heure à essayer de convaincre Cal d'aller au lit et il commençait à perdre patience.

- Nanny ne me forcera pas ! s'exclama Cal en éclatant finalement en sanglots. Elle a dit que je devais prendre soin de toi parce que tu es trop bête pour laisser quelqu'un d'autre le faire !

Draco avait l'impression que son cœur était pris dans un étau. Son fils avait refusé de le lâcher d'une semelle depuis des jours et il avait pensé que c'était parce qu'il n'était pas habitué à le voir tout le temps. Mais l'idée que Cal le fasse pour prendre soin de lui ne l'avait jamais effleuré.

- Qu'est-ce que tu veux dire, sweetie ? Prendre soin de moi ? C'est le rôle d'un père de prendre soin de son fils et pas l'inverse, déclara Draco en s'efforçant de garder une voix calme.

- Nanny a dit que tu ruinais toutes tes chances d'avoir quelqu'un qui t'aime, répliqua Cal, la tête basse. Mais c'est pas vrai. Parce que je t'aime. Et que tu es pas bête. Tu es le plus intelligent des papas sur terre.

Blaise vit Draco se tendre et il sut que l'homme ne voulait pas que Cal voie les émotions qui menaçaient de le submerger. Il s'avança rapidement et attrapa Cal dans ses bras avant que le garçon n'ait le temps de protester.

Le métis embrassa bruyamment les traînées de larmes sur le visage de Cal. Encouragé par les faibles rires de l'enfant, il le bascula en arrière et, de sa main libre, le chatouilla.

- Beaucoup de gens aiment ton papa, le rassura Blaise qui avait arrêté de le chatouiller pour que Cal puisse l'entendre. Et il est assurément l'un des sorciers les plus intelligents que je connaisse, et j'en connais un paquet.

Il reprit son offensive contre le ventre de Cal, et ne s'arrêta que quand le garçon gigota tellement qu'il le lâcha presque. Avec un rire, Blaise posa l'enfant épuisé sur le sol et s'assura qu'il soit confortablement installé sur le tapis d'Aubusson.

- Est-ce que ta Grand-Ma a vraiment dit que Draco était stupide ? demanda le métis avec curiosité afin de savoir comment s'était véritablement déroulée la conversation.

Il ne pouvait pas imaginer que Narcissa puisse dire une chose pareille, mais elle avait été vraiment en colère contre Draco ces derniers temps.

- Non, avoua l'enfant qui n'avait pas perdu son sourire. Elle l'a traité de Bastard, mais je ne connais pas ce mot. Elle a juste dit que c'était quelqu'un de vraiment très bête.

Blaise ravala un rire, et même Draco ne put retenir un sourire en coin. Narcissa avait dû être particulièrement en forme pour traiter Draco de salaud devant son petit-fils.

Blaise prit soin de son filleul et l'emmena dans sa chambre pour l'aider à se préparer. Il pensait bien que Draco avait besoin d'une pause ou au moins d'un moment pour se calmer. Il n'avait pas eu l'air autant sur les nerfs depuis des années. Même l'histoire avec Potter ne l'avait pas autant touché que les mots innocents de son fils.

Draco était toujours perdu dans ses pensées quand Blaise revint, et ce dernier profita de l'occasion pour observer son ami. Il était un peu plus mince qu'il y a quelques mois, et si l'on s'en référait à ses cernes, il était évident qu'il n'avait pas bien dormi ces derniers temps.

- Je lui ai parlé, commença doucement Blaise depuis le pas de la porte, sans savoir si son ami aurait envie de compagnie ce soir là. Il va bien. Il est inquiet que tu ne sois pas heureux mais il va bien.

La voix de Draco fut rêche quand il répondit d'un ton amer :

- Il ne devrait pas s'inquiéter pour moi. Même quand j'essaie de faire les choses bien, je fais tout foirer !

Blaise hésita un instant avant d'entrer dans la pièce. Draco avait besoin que quelqu'un lui dise ses quatre vérités, et il était visiblement celui qui devrait s'en charger.

- Harry t'aime.

- Alors c'est Harry maintenant ? se moqua Draco en plantant son regard inexpressif dans celui de Blaise.

- Nous avons parlé. Il est fou de toi Draco, je le sens. Il t'aime et tu es aussi amoureux de lui, fit Blaise d'une voix douce.

Draco secoua la tête avant de se résigner. C'était en contraste total avec la colère à laquelle Blaise s'était attendue.

- Tu penses que je ne le sais pas ? demanda-t-il en s'appuyant contre le manteau de la cheminée. Je pense que je suis à moitié amoureux de lui depuis des années... Seulement, je ne l'avais pas réalisé.

Blaise attendit, sachant que Draco continuerait. Peu importait l'envie qu'il avait de le secouer et de lui crier dessus. Il devait se contenir.

- C'est Harry Potter, putain de merde. Tous les journaux du monde se jetteront sur cette histoire. Je ne peux pas le voir Blaise, quand bien même j'en ai envie. Je ne peux pas livrer Cal de cette façon.

Blaise fixa Draco dont le regard morose était perdu dans les flammes. Des flammes normales, ce qui voulait dire qu'il avait bloqué le réseau de cheminette. Apparemment, Draco avait su qu'ils allaient avoir une discussion ce soir et il avait pris toutes ses précautions afin de ne pas être interrompu, remarqua-t-il avec ironie.

- Je ne peux pas exposer Cal de cette manière, répéta Draco.

Mais ses mots avaient déjà perdu un peu de leur conviction. Il savait que ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne cède à ses désirs et accepte de rencontrer Harry. Ah ! Qu'est-ce qu'il pouvait se détester pour cette faiblesse !

- Mais il a invoqué...

Draco eut un rire amer. Il s'éloigna de la cheminée puis se mit à faire les cent pas dans son bureau. Il enjamba des crayons de couleur sans même s'en rendre compte, les yeux dans le vague.

- Tu crois sincèrement que le Delibero Pergo va empêcher la Gazette d'écrire quoi que ce soit ? C'est une loi d'un autre temps dont bon nombre d'entre eux n'a certainement jamais entendu parler !

Blaise sourit. Il ne s'était pas senti aussi léger depuis des semaines. Si c'était le seul truc qui dérangeait Draco, alors les choses iraient beaucoup mieux pour le blond et tous ceux qui subissaient son humeur.

- Tu n'es pas au courant ? Harry a envoyé une lettre à tous les journaux d'Europe ce matin pour leur expliquer exactement ce que la loi signifiait. Il a même fait envoyer par son avocat une copie de la loi d'origine et a organisé une conférence par cheminette avant qu'ils n'impriment quoi que ce soit sur lui ou au sujet de sa cour, expliqua Blaise précipitamment, un grand sourire sur le visage. Et comme il l'a aussi évoqué pour un futur mariage, elle sera encore valable si vous décidez de suivre cette voie. Je n'ai jamais vu un Delibero Pergo utilisé de cette manière, mais il a un excellent avocat qui semble penser que ça peut être le cas.

Blaise poussa presque un soupir de soulagement quand il vit une lueur d'intérêt s'allumer dans les yeux gris de Draco.

Merci Merlin, pensa-t-il quand il vit Draco débloquer la cheminée et appeler immédiatement son propre avocat en se fichant de l'heure tardive.

-MLQ-

- De quoi as-tu besoin, Harry ? interrogea Luna en attachant ses longs cheveux blonds en queue de cheval.

Le sorcier aux cheveux de jais sourit, fouillant dans sa poche à la recherche d'un petit jouet en plastique. Il posa le distributeur de PEZ sur son bureau et fouilla encore un moment avant de sortir une photo.

- Peux-tu métamorphoser ceci pour qu'il ressemble à la photo ? demanda-t-il en désignant de la tête les items posés.

Luna avait été d'une grande aide pour Harry ces derniers jours. Depuis qu'il avait invoqué le Delibero Pergo, il avait commencé réellement sa cour. Il avait l'intention de séduire Draco de la manière propre aux Sang-pur. Il ne voulait rater aucune étape, même si ça impliquait qu'il devrait attendre avant de le rencontrer en personne.

Le rituel de séduction avait été fait du temps des mariages arrangés, qui étaient d'ailleurs toujours populaires au sein des familles de Sang-pur. Et Harry savait que Draco en avait d'ailleurs fait les frais lui-même. Il avait fait beaucoup de recherches sur son compte avec l'aide de Luna avant de décider d'invoquer le Delibero Pergo. Il voulait être sûr de savoir le plus de choses possibles au sujet du blond. Ce qu'il avait appris lui avait apporté bien plus de questions que de réponses, surtout concernant son mariage raté et sa disparition inexpliquée pendant deux ans à la suite de celui-ci.

Harry savait que plusieurs de ses amis étaient au courant. Neville le savait assurément puisqu'il travaillait pour Draco quelque part en France, et peut-être Ginny également. Elle semblait bien trop discrète sur le sujet.

Cependant, peu importait ce que le Serpentard cachait, Harry était certain de pouvoir y faire face.

De la prison dans un autre pays ? Aucun problème. Une dépression ? Il avait l'air d'aller bien en ce moment alors c'était aussi en ordre. Une cure de désintoxication pour usage excessif de potions ? Quelque chose de bien assez commun de nos jours pour qu'Harry puisse facilement gérer.

Harry sourit avant de se concentrer à nouveau sur le présent. Il observa Luna métamorphoser l'objet. Bien qu'elle fasse partie des médias, il savait qu'il pouvait lui faire confiance. Elle était aussi l'une des plus talentueuses de ses amis pour métamorphoser des objets inhabituels tel que le distributeur à PEZ qu'il venait de lui donner. En plus, le voir sortir comme une furie des bureaux du Chicaneur ne ferait que renforcer les menaces qu'il avait faites plus tôt aux autres journaux. S'il était comme ça avec ses amis, que ferait-il à des étrangers ?

Il rit en se souvenant de ce qu'il s'était passé la veille. Les larmes de Luna avait été très convaincantes et il aurait presque eu mauvaise conscience s'il n'avait pas vu le clin d'œil qu'elle lui avait fait avant de s'écrier qu'elle n'avait pas le droit d'interdire une telle information au public.

Ah Luna, songea-t-il affectueusement. Il l'attrapa et l'embrassa exagérément sur la joue quand elle eut fini son sort.

- C'est parfait ! s'émerveilla-t-il devant le chef d'œuvre qu'il avait dans ses mains.

-MLQ-

Draco éclata de rire quand le dernier cadeau d'Harry arriva, ravi. C'était le parfait compagnon pour celui qu'il avait reçu un jour auparavant.

- Qu'est-ce que c'est ? interrogea Neville en scrutant le distributeur de PEZ.

- C'est une sucrerie moldue, répondit Draco tandis qu'il étudiait l'item avec attention. Harry les collectionne. Et celui-ci est fait pour ressembler à Justin Timberlake.

Draco utilisa son pouce pour repousser la tête de l'homme en plastique et plaça sa main en dessous pour attraper le bonbon qui en tomba. Il le mit dans sa bouche et grimaça à son goût bien trop sucré. Il en proposa un à Neville qui refusa poliment.

- Justin Timberlake ? Est-ce que c'est un Moldu connu ?

Draco sourit et son regard glissa sur le bureau où était posé le premier cadeau d'Harry qu'il avait reçu quelques jours plus tôt. C'était un CD des plus grand hits des *NSYNC's et il préférait mourir plutôt que d'admettre qu'il en avait déjà une copie.

-MLQ-

- Ce n'est pas l'idéal pour ton anniversaire, je sais, mais elle a insisté pour que tu sois présent si tu voulais que les changements soient fait, s'excusa Hermione en guidant James Evans à travers les couloirs familiers de la maison d'édition.

- C'est juste pour quelques minutes et on pourra aller s'amuser, tenta Harry avec un petit sourire. Il avait été beaucoup moins irritable depuis que Draco avait accepté d'être courtisé deux jours plus tôt.

La réunion fut bien plus longue que les quelques minutes qu'avait promis Hermione, mais Harry ne s'en formalisa pas. C'était important et ça valait donc le temps qu'il prenait. Il ne pouvait attendre que le produit ne sorte finalement en magasin, la semaine d'après. Le dernier triomphe de James Evans et l'atout qu'Harry gardait dans sa manche pour séduire Draco.

-MLQ-

Même Blaise avait fait l'effort de bien s'habiller pour l'anniversaire d'Harry, et le Square Grimmaurd grouillait de monde.

Harry avait eu envie de garder les choses les plus intimes possible, c'était pourquoi la fête avait lieu chez lui plutôt que dans son pub favori comme il l'aurait fait normalement.

- Je ne comprends toujours pas pourquoi il n'a pas invité Draco, déclara Hermione avec colère, renversant par la même occasion un peu de bière moldue qu'elle tenait dans sa main quand quelqu'un la bouscula.

- Parce que ce n'est pas acceptable qu'il rencontre Draco en personne avant que les quatorze premiers cadeaux n'aient été acceptés, répondit Pansy en levant les yeux au ciel.

Elle ne détestait pas les Sorciers Nés-moldus, tout comme elle ne voulait pas qu'ils soient bannis de la société, mais elle pensait qu'il était vraiment nécessaire qu'ils aient des cours de rattrapage sur la culture sorcière.

- Quatorze ? s'étrangla Hermione.

- C'est ce que j'ai dit, confirma Pansy en prenant calmement une gorgée de sa propre boisson.

C'était un mélange moldu qu'Harry aimait appeler un Tom Collins. Ce n'était pas mauvais.

- La plupart des couples les échelonnent sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, mais notre Harry est un peu pressé, alors il en envoie un par jour. Ils n'ont pas besoin d'être exceptionnels, juste de faire preuve d'affection et de respect.

Olivier passa un bras autour des épaules de sa femme et pencha la tête pour l'embrasser dans le cou.

- Olivier m'a envoyé diverses choses, allant des tickets de Quidditch au collier de sa grand-mère, ajouta-t-elle avec un immense sourire quand il l'embrassa à nouveau.

- Je n'aurais pas pris le risque que toi ou tes parents disent non, murmura-t-il, sa réplique faisant rire davantage Pansy.

- C'est barbare, se plaignit Hermione.

Mais ses mots ne furent pas très distincts à cause du bruit de la fête.

- Acheter l'amour de quelqu'un ?

Olivier secoua la tête. Son air devient ensuite sérieux alors qu'il répondait à sa question rhétorique.

- Ce n'est pas ça. C'était surtout une façon de prouver au sorcier que son intention de séduire était solide. Mais maintenant, c'est plus une manière de prouver son estime avant que le rendez-vous n'ait lieu. Aucun contrat de mariage de nos jours, même ceux arrangés, n'est forcé.

Hermione renifla, clairement sceptique. Ça donnait l'impression que ce n'était qu'une course aux cadeaux. Harry avait été intenable le jour d'avant jusqu'à ce qu'il ne reçoive une réponse de Draco à propos de son présent. Il s'était inquiété d'avoir offensé l'homme en lui envoyant quelque chose d'aussi bénin. Le hibou de remerciement était arrivé peu de temps après sa crise de panique mais le souvenir inquiétait Hermione. Et si Draco ne pensait pas que les cadeaux d'Harry soient à la hauteur ?

- C'est une romance à l'ancienne, déclara simplement Pansy tout en passant tendrement une main sur la joue d'Olivier.

Puis elle se retourna vers Hermione, les sourcils froncés.

- Mais ce n'est pas à sens unique, non plus. Après avoir accepté les quatorze présents du prétendant, la personne courtisée doit offrir un cadeau en retour. Quelque chose qui signifiera si oui ou non, il ou elle accepte de poursuivre cette cour.

Hermione n'avait encore jamais entendu parler de ça. Si le but était romantique, elle ne pensait pas qu'Harry s'en sorte très bien. Elle n'avait pas compris le premier ni le second cadeau – un album et un livre sur un groupe moldu Américain ? – et le cadeau d'aujourd'hui était tout aussi bizarre. Un livre sur le cycle naturel du magnolia. Décidément, Harry avait besoin d'un peu d'aide en ce qui concernait la romance.


À Suivre...


Tout d'abord, comme dit dans la note d'auteur en début de chapitre, les réponses aux reviews du chapitre précédent se feront dans la semaine. Ensuite, désolées pour le retard du chapitre, mais la bêta n'avait pas pu nous le rendre pour la semaine dernière. Sachez que la fiction est entièrement terminée à la traduction, mais si nous ne postons pas plus vite, c'est parce que tout doit encore passer par la bêta traductrice. Merci de votre compréhension.

Ensuite, pour ce chapitre... Vous savez enfin ce qu'est le Delibero Pergo XD ! Et les choses bougent enfin, ouiiii ! Vous ne rêvez pas ! Maintenant, on va passer aux choses sérieuses, et vous allez voir, ça va envoyer du lourd :D !

Merci d'avoir lu et on vous dit à bientôt pour la suite !

Archimède et Nanachan14