Auteur : dracosoftie

Traductrices : Archimède et Nanachan14

Rated : M

Bêtas correctrices : Amy W. Key et Nanola

Disclaimer : Je pense que tout le monde l'aura compris : rien ne nous appartient, les personnages sont à J.K Rowling et l'histoire à dracosoftie. Nous ne sommes que les traductrices !

Particularité : Romance. Il s'agit d'un Slash Yaoï donc mention de relation entre hommes. Si cela ne vous convient pas, passez votre chemin ! Donc Homophobes, s'abstenir !

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Un grand merci à tout le monde pour vos mises en Alert/Favorite Story, mais aussi pour vos reviews :D Si jamais on a oublié de répondre à quelqu'un, hésitez pas à nous le dire !

Merci aussi aux anonymes miruru et Drayy. Vous trouverez les réponses à vos reviews sur mon forum (Archimède) dont le lien est dans mon profil !


Must Love Quidditch

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Chapitre 21


- Est-ce que tu peux croire ces gens ? grogna Blaise.

Il envoya rageusement le dossier sur la table. Ce dernier glissa jusqu'à l'autre bout, faisant tomber de ce fait quelques parchemins et des déclarations sur le sol.

Draco haussa les épaules puis ramassa paresseusement les documents d'un coup de baguette. Les papiers étaient sens dessus-dessous, mais ça importait peu. Les Atalier avaient clairement fait comprendre que les industries Malfoy ne représenteraient plus leurs affaires dès à présent. Alors garder le dossier en ordre n'était plus nécessaire.

Il invoqua le contenu et fouilla parmi le tout pour trouver le rapport de Gringotts dont ils venaient de discuter. Le fils des Atalier, Cato, n'avait pas cessé de détourner des fonds depuis qu'il avait pris la relève de leur affaire d'apothicaire quelques mois plus tôt. Les bénéfices avaient chuté mais les Atalier préféraient blâmer Draco de la gestion de leurs investissements et de leurs propriétés plutôt que l'évidente supercherie de leur fils.

- Va voir Jorgenson, dit-il en mettant le rapport dans un dossier différent.

Il voulait le garder à portée au cas où les Atalier essaieraient de poser problème aux industries Malfoy.

- Dis-lui de continuer à surveiller leurs comptes.

- Même s'ils nous mettent tout sur le dos ?

Il n'était pas surpris par l'ordre de Draco. Ce n'était pas le genre d'homme à laisser ses clients se faire arnaquer, pas même par un membre de leur propre famille. Et ce, même si ce client n'en était techniquement plus un.

- Oui, répondit Draco sèchement, avant d'écrire une note à l'attention de Madge sur le nouveau dossier et de la lui envoyer par hibou.

-MLQ-

- C'est un sacré risque, mec, fit Ron en étudiant le paquet qu'Harry emballait précautionneusement.

- Ce n'est pas vraiment un cadeau, per se (1), ajouta Hermione avec un froncement de sourcils.

Elle attacha le nœud autour du papier brun à l'aide d'un sort quand elle constata qu'il échappait à chaque fois aux doigts d'Harry.

- Tu es sûr que ça va compter ?

Harry acquiesça avant de placer prudemment la boite maintenant enveloppée sur la cape. Il avait demandé à Neville de venir chercher le présent puisqu'il ne pouvait pas l'envoyer par hibou.

Un sourire étira ses lèvres. Il se demandait s'il aurait enfin la chance de pouvoir voir la maison de Neville après qu'il ait commencé à fréquenter Draco. La zone entière était protégée par des protections et Harry n'avait jamais pu rendre visite à Neville et Daphné à cause de ça.

- Ce n'est peut-être pas très traditionnel mais ça reste un cadeau, assura-t-il à Hermione.

Il était touché qu'elle soit aussi impliquée dans sa décision de courtiser Draco. Bon, c'était plutôt agaçant la plupart du temps, mais elle le faisait parce qu'elle tenait énormément à lui. Et aussi car elle était désespérée d'en découvrir plus sur les lois et traditions sorcières qu'elle ne comprenait pas.

- S'il ne l'aime pas...

- S'il ne l'aime pas, je ferai en sorte de rectifier le tire immédiatement, déclara Harry avec assurance, ne voulant pas commencer à douter maintenant.

Si Draco ne pouvait pas comprendre son geste, ils n'avaient probablement pas d'avenir ensemble au final.

-MLQ-

- Je ne sais pas ce que c'est, s'empressa de dire Neville en tendant une fine boîte à Draco avant que ce dernier n'ait pu dire quoi que ce soit. Il a seulement dit que tu ne devrais pas être seul quand tu l'ouvrirais.

Draco fronça les sourcils, tout en tournant la boîte légère entre ses mains. Une pointe d'excitation le saisit quand il étudia les dimensions de l'objet. Elles lui paraissaient très familières. Il en avait déjà eues deux de ce genre par le passé.

Il déglutit difficilement, puis déchira le papier brun, les mains tremblantes. Ça ne pouvait pas être ça, n'est-ce pas ? Il avait été persuadé que le Ministère l'avait détruit il y avait de ça plusieurs années. Ça n'avait pas fait partie des choses qu'il avait récupérées après son bref séjour à Azkaban dix ans auparavant. Évidemment, ça n'avait pas été en sa possession quand il avait été arrêté, arraché à ses parents au milieu de la Grande Salle le matin après qu'Harry ait tué Voldemort.

Son froncement de sourcils s'accentua quand il repensa au mois de désolation qu'il avait passé dans la prison sorcière, frigorifié et terrifié malgré l'absence des Détraqueurs. Il frissonna, il eut presque un haut-le-cœur à l'idée de son père qui y mourait seul, dans une cellule étroite et sale.

Repoussant au loin les pensées de son père, Draco fit courir un doigt sur la boîte dénuée d'inscription. Il ne savait pas s'il voulait l'ouvrir ou non.

Neville le regardait en silence, sans comprendre la réaction de son ami. D'habitude, ses yeux gris n'étaient pas voilés de doutes et de regrets, et l'homme était devenu aussi immobile qu'une statue.

- Draco ? interrogea Neville timidement.

Il se demanda si Harry savait que son cadeau causerait une telle réaction. Pourquoi lui avait-il demandé d'être là quand Draco l'ouvrirait ? Pourquoi Harry enverrait-il quelque chose qui chagrinerait l'homme qu'il était en train de courtiser ?

Draco releva la tête vers Neville, une lueur fermement résolue au fond des yeux. Il ouvrit la boîte, la joie et la tristesse se mélangeant avec une forte envie de pleurer quand il vit son ancienne baguette posée sur le velours sombre. La baguette qu'il avait pensé ne jamais revoir. Celle qu'il n'avait même pas pensé avoir envie de revoir, surtout qu'elle représentait une vie totalement différente de celle qu'il vivait maintenant.

Neville observa Draco faire disparaître d'un sort la boîte et ne tenir que la baguette légèrement éraflée dans la main droite.

Pourquoi Harry avait-il envoyé une baguette à Draco ? C'étaient des objets magiques extrêmement personnels, on ne pouvait pas les choisir pour quelqu'un d'autre ! Bordel, c'était l'une des raisons pour lesquelles il avait eu tellement de mal à Poudlard. Il avait utilisé celle ayant appartenu à son père car sa grand-mère l'y avait incité. La baguette choisit le sorcier, en aucun cas l'inverse.

- Comment ? chuchota Draco en caressant le bois usé du pouce.

-MLQ-

Harry patientait, assis dans un fauteuil bien confortable devant le feu, quand Neville sortit de la cheminée. Il l'avait clairement attendu. Preuve en était de sa bière moldue préférée qui reposait sur la table, parfaitement fraîche et maintenue par un sort de stase.

Le regard émeraude étudia Neville sans un mot. Harry voulait connaître la réaction de Draco. Il n'avait pas inclus de note ou quoique ce soit, car il présumait que, quoiqu'il ait pu dire, ça n'aurait pas pu répondre aux questions que le blond aurait posées sitôt qu'il se serait remis du choc de retrouver son ancienne baguette.

Neville prit place dans le fauteuil qui lui faisait face et s'accorda une gorgée avant de noyer Harry de questions.

Comment se faisait-il qu'il avait la baguette de Draco ? Pourquoi ne l'avait-il pas rendue au Ministère quand la guerre s'était terminée ? Pourquoi l'avoir gardée tout ce temps ? Pourquoi ne pas l'avoir remise à Draco quand ce dernier avait été lavé de tout soupçon ? Pourquoi l'avoir fait maintenant ?

- Je...

Neville s'arrêta et détourna le regard. Il était tellement en colère contre Harry et pourtant il n'était pas vraiment concerné par la situation. Comment Draco devait-il se sentir ?

- Pourquoi Harry ?

Harry eut un sourire triste tandis qu'il voyait son ami prendre une autre bière. Il n'avait même pas essayé d'intervenir quand l'homme habituellement calme lui avait sorti d'une traite sa tirade. Il avait déduit que celui-ci avait seulement cherché à relâcher la pression et non des réponses. Maintenant cependant, il semblait réellement prêt à l'écouter.

- Parce que c'était le bon moment, répondit-il simplement, son ton voilé par l'inquiétude que l'on pouvait lire dans ses yeux. Il va bien ?

Neville soupira, fatigué de ces réponses cryptées. En réalité, il ne savait pas si Draco allait bien ou pas. Il avait à peine réussi à lui arracher une demi-douzaine de mots avant de le quitter pour venir questionner Harry.

- Il est choqué, ce qui est compréhensible, fit Neville au bout d'un moment.

Il se sentait mieux de voir qu'Harry était tout compte fait inquiet pour l'autre homme.

- Je pense que ça lui a rappelé pas mal de mauvais souvenirs. Il essaye de ne pas trop y penser... À cette partie de sa vie. Rien de ce qui s'est passé n'était de son ressort. Putain, tu le sais. Tu étais là à son procès !

Harry hocha la tête avant de prendre une gorgée de Shiraz qu'il s'était servi un peu plus tôt. Désormais, à chaque fois qu'il en buvait, il se rappelait les mots de Sly au sujet du vin. Il le désignait comme étant un peu audacieux et épicé sans pour autant être trop doux. C'était ironique, surtout en sachant qu'Harry aurait décrit Draco de la même manière. Son vin et son homme favori.

Neville grogna de frustration quand il comprit qu'Harry n'avait aucunement l'intention de s'étendre sur les questions qu'il lui avait posées. Il laissa la conversation dériver sur autre chose. Cela alla de la réaction de Draco pour les cadeaux précédents à l'avancement de la grossesse de Daphné ainsi que les idées d'Harry pour son prochain livre. Neville savait mieux que quiconque qu'il ne fallait pas presser son ancien camarade de maison pour avoir plus d'informations qu'il ne désirait en donner. Harry était plus Serpentard de ce côté là, comme Draco, il opérait sur une base de « l'essentiel à savoir » la plupart du temps.

- Dis-moi juste qu'un jour, tu lui expliqueras tout, déclara soudain Neville en se levant pour se préparer à partir.

Son regard chercha celui d'Harry afin de se rassurer.

- Je le ferai, affirma Harry en hochant la tête solennellement.

-MLQ-

Ça restait un cadeau, c'est vrai. Mais c'était également un test. Si Draco voulait être avec Harry, il devait s'attendre à découvrir des vérités dérangeantes à propos du sauveur du monde Sorcier. Il n'avait jamais raconté à personne, pas même à Ron et Hermione, tous les détails de ce qu'il s'était passé cette nuit-là. Mais il ne voulait pas le cacher à son futur époux. Si Draco ne pouvait pas le supporter, Harry pourrait aussi bien arrêter les frais dès à présent.

Harry se réveilla quand il entendit que quelque chose toquait contre sa fenêtre. Le soleil ne s'était même pas encore levé. Il tapota à la recherche de ses lunettes et lança rapidement un Tempus avant de laisser entrer la chouette. Il était trois heures passé.

L'oiseau le pinça avec impatience et il se débattit pour défaire le lien du parchemin car il était encore à moitié endormi. Le hibou était clairement aussi mécontent qu'Harry de son réveil matinal. Ce dernier ne s'était endormi qu'à peine une heure auparavant. Harry grommela encore un moment avant de laisser partir le volatile par la fenêtre qu'il claqua ensuite sans douceur.

Il se frotta les yeux, en espérant chasser les derniers restes de sommeil de son esprit avant de lire la lettre. Il avait attendu des heures pour une réponse de Draco et avait finalement abandonné après minuit. Il s'était retiré dans sa chambre et ne s'était finalement endormi qu'après deux heures à se retourner dans son lit.

Il déroula le parchemin, et son expression tendue s'adoucit dès qu'il reconnut l'écriture élégante.

Ok.

Harry souffla de soulagement, et ramena la courte note avec lui dans son lit. Il se lova à nouveau sous les couvertures, capable d'apprécier la douceur des draps et le confort de son matelas, maintenant qu'il savait que Draco lui avait pardonné.

Ok. Un mot, mais ça voulait tout dire pour Harry. Il s'endormit rapidement, un immense sourire aux lèvres et le parchemin froissé fermement serré dans la main.

-MLQ-

- Je suis désolé que tu aies dû gaspiller une après-midi, Weasley, déclara Draco qui, au plus grand étonnement de Ron, avait l'air sincèrement désolé.

Il acquiesça brièvement, peu sûr du protocole à suivre. Il n'y avait pas un chapitre dans le manuel de l'entraînement des Aurors au sujet de la manière de s'adresser au grand-amour-et-probablement-futur-mari de son meilleur ami tout en faisant une recherche mandatée par le ministre dans le bureau dudit grand-amour.

Ron s'éclaircit la gorge, et attendit que le jeune Auror de son équipe ait quitté la pièce, le laissant seul avec Draco.

- C'est pas ta faute Malfoy, fit-il d'une voix chargée de sympathie.

Personne au ministère ne pensait que les charges levées contre Draco et ses industries ne soient d'une quelconque véracité, mais toute plainte formelle devait faire lieu d'une enquête.

- Je suis désolé pour le dérangement que ça a pu causer. Nous allons bientôt vous lâcher les baskets.

Draco fit le tour de la pièce du regard ; il était reconnaissant aux Aurors de ne pas avoir mis la pièce sens dessus-dessous à la recherche d'une preuve attestant qu'il aurait escroqué de l'argent la famille Atalier. Tout ce qu'ils avaient pu trouver était évidement la preuve que Draco avait découvert le problème quelques mois plus tôt et récemment commencé à surveiller les comptes de leur boutique.

Sombres idiots. Ils s'étaient juste débrouillés pour que leur fils aille à Azkaban pour escroquerie. Draco n'avait pas rapporté sa découverte au Ministère dans l'espoir que les Atalier seraient capables de garder la justice en dehors de tout ça. Cependant, une fois qu'une plainte avait été déposée, il n'y avait aucun moyen de revenir en arrière. Cato serait tenu responsable de ses actions maintenant que ses parents avaient amené cette affaire devant les tribunaux.

- Aucun problème, assura Draco, en faisant signe à Madge d'amener un service à thé.

Ils pourraient se mettre à l'aise, étant donné que les Aurors avaient encore de nombreux dossiers à parcourir. Aussi accommodant qu'il soit, Draco n'avait pas l'intention de les autoriser à quitter le bâtiment en possession de dossiers qui n'étaient pas directement liés à cette affaire. Ce qui signifiait parcourir des milliers de parchemin.

- Non vraiment, aucun.

-MLQ-

Lorsque Pansy vint avec un grand paquet deux heures plus tard, Ron était toujours dans le bureau. Le rouquin sourit en reconnaissant la forme familière. Il était content d'avoir la chance d'assister à l'ouverture d'un des cadeaux d'Harry par Draco. Celui-là était énorme. Il n'avait pas été présent quand Harry l'avait acheté mais il l'avait vu le jour d'après au moment où ils avaient examiné tous les sorts et enchantements afin de s'assurer qu'aucun n'était dangereux.

- Qu'est-ce que tu fiches ici ? interrogea Pansy en apercevant sa robe d'Auror couleur magenta.

- Une enquête officielle, répondit Draco avec un sourire narquois.

Il indiqua d'un signe de tête le couloir où trois sorciers vêtus de la même manière étaient en train de fouiller des boîtes pleines de dossiers.

Pansy fronça les sourcils en se tournant pour les regarder et se demanda comment elle avait pu ne pas les voir. Bien sûr, le présent qu'elle transportait était terriblement lourd et elle avait dû faire attention à ne pas le laisser tomber, mais tout de même.

- Une formalité, expliqua Ron en levant les yeux au ciel pour montrer clairement ce qu'il pensait de toute cette histoire.

Pansy se détendit en entendant le ton nonchalant de Ron, soulagée de ne pas être arrivée au milieu d'une sorte de bataille finale entre ces deux rivaux de toujours. Elle donna le paquet à Draco et soupira de bonheur quand il se chargea du fardeau.

- C'est le cadeau d'aujourd'hui ? demanda-t-il en le soupesant.

- Comment se fait-il que tu ne sois pas un Serdaigle avec de pareils dons de déduction ? trancha-t-elle en attrapant le sandwich qui traînait sur le bureau pour en prendre une bouchée.

Elle avait sauté le déjeuner pour les beaux yeux d'Harry.

Draco secoua la tête avec un sourire avant de se reconcentrer sur la boîte qu'il avait posée sur son fauteuil. Il avait un peu d'appréhension à ouvrir un autre cadeau après celui qu'il avait reçu le jour d'avant.

- Contente-toi de l'ouvrir, que je puisse partir ! ronchonna Pansy en attrapant le soda moldu de Ron pour en avaler une gorgée.

La presse s'était tenue à l'écart d'Harry, conformément à ses ordres, mais ils continuaient de camper sur le pas de leur porte et à imprimer des histoires sur les difficultés que rencontrait leur mariage. Olivier et elle avaient fait tout ce qu'ils pouvaient, mais ça la rendait toujours folle d'ouvrir la Gazette pour y trouver des spéculations au sujet d'une tromperie ou du fait qu'Olivier soit gay et ne se soit seulement marié car il devait produire un héritier.

Draco ouvrit le présent, en retenant son souffle alors qu'il découvrait l'intérieur. Il dut retirer plusieurs couches de papier bulle qui entourait le lourd objet. Il était surpris de sa taille, il s'était attendu à quelque chose de deux à trois fois plus grand au vu du poids de la boîte.

- Par Merlin, murmura-t-il quand il eut terminé de libérer la bassine de pierre.

Il passa ses mains autour de la stéatite et retraça les runes gravées du bout du doigt.

- C'est magnifique.

Ron eut un grand sourire avant de se lancer dans l'explication des sorts de protection de la Pensine et les détails sur les runes intriquées qui couvraient la plus grande partie du bord. Draco et Pansy étaient tous les deux impressionnés par l'histoire que renfermait cette ancienne bassine, émerveillés par le récit mais aussi par la puissance qui en émanait.

- Mais pourquoi une Pensine ? demanda Draco tandis qu'il caressait encore la pierre douce.

Il aurait pu jurer qu'il la sentait bouger sous sa main, comme si elle répondait à son contact.

Ron s'arrêta, mal à l'aise. Il savait exactement pourquoi, seulement, Harry voulait que ce soit une surprise. C'était quand même bizarre qu'il n'ait pas inclus une lettre avec le cadeau, au moins histoire d'expliquer sa provenance.

- Non, attends ! s'exclama Draco en levant une main quand il remarqua l'inconfort de Ron. Ne réponds pas. Je suppose que le cadeau de demain expliquera tout. Ah, celui là ! Il est bien trop Serpentard pour son propre bien.

Ron sourit à nouveau, et rigola à l'idée de voir Harry à Serpentard. C'était ridicule bien sûr. Qui était plus Gryffondor qu'Harry ? Il secoua la tête en se concentrant à nouveau sur son sandwich. Si Draco pensait qu'Harry avait la moindre fibre Serpentarde dans son corps, alors ils ne se connaissaient peut-être pas aussi bien l'un l'autre qu'ils ne le pensaient, songea Ron.


À Suivre...


(1) per se : terme latin signifiant « en soi ». On l'a gardé comme dans le texte d'origine.

Et voilà pour ce chapitre, en espérant qu'il vous ait plu ! Mais sachez qu'autant là, c'est plutôt calme, même si riche en émotions, autant la suite, notamment le prochain chapitre, va vous retourner les tripes. Mais on ne vous en dit pas plus, vous verrez !

Merci d'avoir lu et à la prochaine !

Archimède et Nanachan14