B'jour \(^o^)/ Je vous mets donc le chapitre 6 de R.A o(^▽^)o J'espère qu'il vous plaira!
Le 7 est en cours d'écriture, mes schémas sont faits jusqu'au 12 ème chapitre 3
Je me tâtes pour savoir si j'en fait un troisième=^^= A vous de me donner votre avis =)
Rhadamanthe et Kanon étaient fières de leur message cosmique, seule Pandore parviendrait à la décrypter complètement et à en comprendre le sens profond. Ravis de cela, chacun retourna à son rôle. Le message s'envolant dans l'infini du cosmos qu'est la vie.
Cependant, jamais il ne parviendra à sa destinataire. Ressentant un cosmos étrange à la forme incompréhensible, Shiryu intercepta l'étrange cosmos. Il s'en dégageait une aura douce-violente que le Dragon ne serait s'expliquer.
Il rejoignit le temple de son vénéré maître tout en cachant l'étrange boule de cosmos dans le siens. Son maître était affalé sur le canapé regardant la télé, dernière incrustation inédite de la modernité dans le sanctuaire.
Soupirant fortement, Dôko changea de chaîne tombant sur l'horoscope. Son jeune disciple s'avança en silence. L'horoscope des balances fut alors diffusé, 'Balance, cessez d'équilibrer la vie des autres, prenez plus de temps pour vous ! Soyez pour une fois vous-même !'.
Ne pas s'occuper des autres ? Prendre du temps pour soi ? Être lui-même ? En voilà une étrange idée ! Un jour, écouter l'horoscope tuerait quelqu'un ! Si des étrangers qui ont soi-disant des dons vous disent : 'Sautez donc après le pont de l'incertitude ! Une incroyable richesse vous attend au-delà de cela !' Qui y foncerait ?
Il regarda alors son maître et sut, 'lui' le ferait... Repoussant là ces vulgaires idées, il s'approcha de son maître et lui tendit la masse informe de cosmos. Son maître en fit presque une crise cardiaque.
Roucoulant de bonheur, Dôko l'arracha des mains de son disciple. Lui insufflant de son cosmos, la masse informe devient dorée et se transforma en un petit parchemin d'or aux lettres de feu.
- On faisait cela avant, pour se transmettre des messages en temps de guerre... Je me demande si... Oh ! Il est codé, il doit contenir des informations très importantes et embarrassantes pour certains s'il le faut ! Hu ! Hu ! Hu ! Je suis si heureux !
- Maître, peut-être, est-ce un complot contre la princesse !
- Oh ! Encore mieux, cela pourrait nous sévir ! Commençons donc le travail !
Prenant le parchemin, maître et disciple s'enfermèrent dans le temple de la Balance. Ils n'en sortirent plus que pour les entraînements et les réunions. S'acharnant sur le complexe et épineux code !
Tous se demandaient ce qui arrivait aux deux chevaliers, mais nul n'osait demander. Dôko demanda d'ailleurs à la princesse de pouvoir se rendre aux Cinq pics pour pouvoir mieux s'entraîner avec son disciple en un lieu plus approprié.
Partant avec quelques bagages sous les bras, ils commencèrent à traverser le sanctuaire. Shiryu fit une halte face à la tombe des Ors décédés et à celle du chevalier d'Andromède. Ils avaient vécu beaucoup de choses ensembles, bonnes ou mauvaises.
Ils avaient eu une existence identique, et pourtant. L'un était mort par amour et l'autre survivait par réflexe. Une fois aux Cinq pics, Shiryu du se retenir de ne pas faire tomber à la renverse sa douce Shunrei.
Aux courbes si parfaites et déroutantes que nul ne peut détourner son regard. À la voix si ensorcelante que tout homme l'entendant tomberait à ses pieds. Aux talents culinaires si extraordinaires que vous oubliez votre régime alimentaire habituel.
Au parfum si enivrant que toute autre fleur n'a aucune odeur même les roses du chevalier d'Or des poissons. Au souffle si parfait que vous voilà à lui dire les plus beaux mots que vous connaissez.
Il l'aimait, mais c'était impossible par la loi du sanctuaire. Son vénéré maître lui sourit. Il y avait des travaux dans la maison dans laquelle vivaient Dôko et Shiryu. Il n'y avait plus qu'une chambre. Dôko avait d'autres occupations pour cette nuit. Son disciple dormirait avec la douce Shunrei.
Shiryu était heureux, ce soir son maître les protégerait. Il pourrait se déclarer sans danger et avoir cette nuit de rêve avec son aimée. Nul doute que cette soirée resterait gravée dans sa mémoire.
Le soir venu, il entra dans la chambre de Shunrei. Il se mit alors à parler. Encore et encore ! Sans s'arrêter, il lui avouait tous ses sentiments, toute sa passion ! Alors elle lui prit tendrement la main et lui répondit. À chaque mot qu'il lui avait donné, elle lui renvoyait un baisé, une caresse.
Ils s'aimèrent durant toute la nuit. Dôko les protégeant du cosmos d'Athéna par le sien. À l'aube, Shiryu augmenta ses efforts de décoder le message de cosmos. Il fallut plusieurs jours pour qu'ils parviennent à en décoder...
- La moitié ! Non, c'est trop enthousiaste ! Le quart ! Non, beaucoup trop ! Le cinquième ! Non, et encore, cela est trop ! Nous n'avançons pas ! Nous reculons ! Ce message envoyait par le diable, va me rendre fou !
- Voyons, maître ! Cela va bien se passer un jour, où il se dévoilera à nous entièrement !
- Ce jour est U-TO-PI-QUE ! Ce n'est qu'une idée, un rêve !
- Mon cher maître ne désespérez pas ! Je vais nous chercher à boire, cela nous fera du bien !
- Du sake ! Pas du thé, compris ?
- Bien, maître !
Shiryu rentra dans l'arrière de la maison, les travaux étaient encore en cours. Une nuit sur deux, il aimait tendrement sa douce Shunrei. Pas seulement en lui faisant l'amour, mais en lui parlant, en lui couvrant de cadeau.
Il était si heureux ! Il se pencha prenant une bouteille de sake. Il entendit un drôle de bruit derrière lui. Il se retourna doucement, souriant en pensant à Shunrei. Il découvrit bien une femme, mais une toute autre que sa bien-aimée !
Elle avait de longs cheveux blonds sur lesquels une couronne de fleurs reposait. Elle avait une longue robe rouge et blanche, et ne portait rien à ses pieds.
Elle lui tendit une plume à laquelle y pendaient des fils d'ors, d'argents, de bronzes, de rubis et de topazes. Elle lui sourit tendrement, presque tristement. Prenant sa main, elle la referma sur la plume.
- Mon enfant, de là où je viens. J'ai entendu ta voix. Ton cœur semble si lourd et solitaire en dehors des bras d'une certaine femme. Que de tristesse sur un si jeune visage ! Laisse-moi donc te réconforter, moi qui t'ai entendue. Je sais ! Tapant dans ses mains, elle se rapprocha. Je vais t'accorder un souhait !
- Un souhait ?
- Oui, en échange du nom de cette femme, car vois-tu... Pour que ce vœu se réalise, j'en ai besoin ! Flottant autour de lui. Elle lui sourit, jouant avec les cheveux du jeune homme. Quand dis-tu ? Oh ! Il ne lui arrivera rien, bien entendu ! Elle ferma ses yeux, fredonnant une chanson d'amour, son sourire s'élargit. Elle se rapprocha encore un peu. Alors ?
- Je... Qui êtes-vous !
- Un esprit de cette montagne ! Voyons, je venais veiller sur toi, tous les soirs ! Ne t'en souviens-tu pas ? Serrant ses bras autour d'elle, elle fit semblant de pleurer. Cela est si méchant, moi qui voulais t'aider ! Je m'en vais... Si tu es si cruel !Elle commença à partir, lui tournant le dos, faisant toujours semblant de pleurer à gros sanglots.
- Non ! Attendez, l'attrapant par le bras, Shiryu la ramena vers lui, la retournant pour qu'elle lui fasse face, je me souviens maintenant ! Vous étiez si gentille, je me souviens de votre chaleur si douce et tendre ! Un souhait, c'est cela ?
- Oui ! Tapant dans ses mains, ses larmes disparues et le sourire revenu. Elle flotta de nouveau autour de lui. Mais avant, le prénom de la demoiselle !
- Shunrei ! Elle vit ici, avec nous ! Voulez-vous que je vous la présente ?
- Nul besoin, cela arrivera en temps et en heure. Quel est donc ton souhait ?
- Décrypter un message codé !
- Pardon ?
- Oui ! Vous avez bien entendu ! Perséphone était ahurie, un message codé ?Je crois, qu'il s'agit d'un message de mon ami Shun... Il est mort récemment...
- Eh bien, retouchant la plume, elle sourit joyeusement, retrace le code sur son support d'origine avec cela ! Et il deviendra compréhensible pour toi !
- Oh merci ! Mille fois merci !
- Mais de rien, mon bon chevalier !
Disparaissant comme elle était apparue, Perséphone alla à la rencontre de Shunrei. Cette dernière était au-dessus d'une magnifique et haute chute d'eau. Dans la salle où se trouvaient Dôko et Shiryu le message dévoilait toute son ampleur. Mais, il était déjà trop tard.
Perséphone souffla à l'oreille de Shunrei, la faisant reculée près du bord. Elle la regardait sans réellement la voir. Perséphone se mit alors à danser. Les bras courbaient au-dessus de sa tête, les pieds en pointes.
Elle étendit perpendiculairement sa jambe gauche, la replia. Puis elle se mit à tournoyer. Tendant et pliant sa jambe, tout en pliant et en redressant sa jambe droite. Elle s'arrêta, les bras en coupe au ciel, le corps en avant.
Sa jambe gauche loin derrière elle, parfaitement perpendiculaire à son torse. Elle balança sa jambe, reprit une position droite et se remit à tournoyer. Les cheveux aux vents. Ses vêtements se changèrent.
Elle avait désormais une robe blanche couverte de sang, le bas était coupé du haut de sa cuisse à ses chevilles. Le haut couvrait sa gorge tout du sang ne cessait de couler. Elle avait ses longs cheveux d'ors qui collaient à cause du sang qui avait coagulé. Faisant des paquets sur toute sa chevelure.
Son visage était aussi éclaboussé de sang, couvrant la moitié de sa bouche qui se déformait sous le sourire cynique qu'elle abordait. Elle bougea sa tête de gauche à droite, de droite à gauche, et, de gauche à droite. Elle arc-bouta son corps en arrière, tout en tenant en arc sa jambe droite.
Elle bougea sa tête de droite à gauche, de gauche à droite, et, de droite à gauche. Elle arc-bouta son corps en arrière, tout en tenant en arc sa jambe gauche. Puis elle s'élança vers Shunrei qui était tétanisée.
La poussant dans le vide en lui donnant un revers du bras gauche puis du droit dans sa danse étrange. Shunrei tomba. Son cadavre était disloqué sur les rochers couverts d'eau et de sang. Perséphone fit un grand sourire et salua joyeusement un public invisible avant de partir en chantonnant :
Balance, il m'a fallu un peu de temps.
Balance, tu fus un si mauvais amant.
Balance, maintenant pleurs sur cette dépouille putride.
Balance, le suivant est un apatride ~
Shiryu ne savait rien de ce qui se passait, laissant son maître et Shunrei à ses bons soins. Il partit pour la Grèce. Il devait à tout prix parler à Kanon. Avec Dôko, ils avaient réussi à reconnaitre la signature cosmique du Gémeaux.
Il arriva du temple des Gémeaux tout hagard. Le message était-il une trahison ? Que se passait-il ? Pourquoi contacter Pandore qui était du côté des méchants ? Il toqua à la porte, se balançant d'un pied sur l'autre.
Le souffle en travers de la gorge. C'est un Death Mask se tenant le crâne, au visage crayeux et aux yeux rougis qui lui ouvrit. Shiryu fut choqué au-delà des mots. Death Mask l'attrapa alors par le col et le força à rentrer dans les appartements privés des Gémeaux.
- Pourquoi es-tu dans les appartements de Kanon et de Saga ?
- On s'est bourré la gueule. Qu'est-ce que toi, tu viens foutre ici ?
- J'ai quelque chose à demander à Kanon ! C'est urgent, où est-il ?
- Dans sa chambre... Tu dois lui d'mander quoi ?
- Ça ne te regarde pas ! Shiryu serra le parchemin encore plus fortement dans son poing.
- Hum, ce papier, c'est... ? Death Mask lui arracha des mains, c'était celui qu'ils avaient envoyé pour prévenir d'une visite dans le mois. Dès que Saori leur lâcherait les baskets.
- Ça ne te regarde pas ! Rends-moi ça !
- Où l'as-tu eu ?
- Je...
- DM ? Shiryu ? Kanon se tenait la tête lui aussi, la dispute des deux hommes l'avait réveillée. Qu'est-ce qui se passe ? Les deux hommes rentrèrent la tête dans leurs épaules, le cadet des Gémeaux était en colère. Que ? Il reconnut le parchemin que Death Mask tenait hors de portée de Shiryu. DM pourquoi tu l'as ? On l'avait pourtant envoyé à Pan- Il s'arrêta en voyant le regard de Death Mask sur le bronze.Enfin à l'autre !
- Pandore, hein ? Je l'ai intercepté et décrypté avec mon Maître et à l'aide de l'esprit de la montagne !
- L'esprit de la montagne ? Kanon fronça les sourcils.
- Décrypté ? Death Mask grogna presque.
- Je...
- C'était une femme ?
- Elle t'a proposé un souhait ?
- Oui, mais comment vous...
- Elle t'a demandé le prénom de la personne que tu aimes ?
- Oui ! Mais, ce n'est pas possible... Vous ne pouvez pas savoir... C'est un mensonge ! Vous !
- Perséphone a encore frappé...
- Oui, et en plus, un bronze... Elle devient plus agressive... De plus, on va devoir renvoyer le message... Et... Tu peux faire ton deuil !
- Hein ? Comment ça ?
- Installes-toi.
- Non ! Death Mask poussa le jeune homme dans le canapé des Gémeaux.
- Bon, tu lui dis ? Je vais prendre une douche puis retourner à mon temple, Aphrodite doit venir.
- Ok ! Shiryu, je ne peux te dire qu'une chose : toutes mes condoléances. Tu aimes Shunrei, c'est ça ?
Shiryu s'effondra et couru retrouver Death Mask. Ce dernier le prit alors sous son aile. Shiryu n'avait plus aucune force. Il avait tué son aimée. Il était un monstre. Il ne méritait pas de vivre, il n'était qu'un misérable.
Il avait été idiot, aidant Perséphone et tuant son amoureuse. Death Mask avait pitié de lui. Peut-être avait-il encore une chance de la voir avant qu'elle ne... disparaisse de manière définitive.
La longue queue des morts se dirigeant dans cet au-delà, qui lui serait fermé jusqu'au jour de sa propre mort, découragea Shiryu. Comment retrouver Shunrei dans cet amas, y arriverait-il ? Death Mask le poussa à l'avant. Là où il aurait plus de chance de la retrouver.
Il la voit alors. Tenant la main d'une autre âme, un homme que connaissait Shiryu. Il s'approcha et comprit alors en voyant les alliances. L'âme de Shunrei retourna son visage vers lui, avança sa bague à son visage.
Elle ne l'aimait pas... Mais il avait été si bon avec elle. Comme un frère qui, sans elle, n'aurait jamais connu l'amour. Elle le regarda, son ressentir ne serait-ce qu'une petite chaleur. Shiryu serra les dents. Il la laissa partir et revient vers le Cancer.
Shiryu se décida alors. Sa participation à ce combat entre deux femmes mal-aimées. Il amènerait sur cet échiquier géant un nouveau cavalier. Eux aussi, qui n'étaient que des pions, pouvaient se battre pour leur propre compte.
Disparaissant, il atteignit l'île de la Reine Morte. Retrouvant rapidement Ikki au cœur d'un volcan. Ce dernier ne savait pas pour son frère, il avait en quelques sortes coupé les ponts avec le Sanctuaire.
Shiryu le regarda droit dans les yeux, serrant mâchoires et poings. Il dit alors, doucement et calmement, une nouvelle qui ferait bouger le jeu : 'Ikki, je ne peux te dire qu'une chose : toutes mes condoléances.'
Ikki explosa alors de rage. Un cavalier fou de rage apparaissait. Saori, aussi Athéna, qui affaiblissait les siens, car son amour était amputé à la source. Perséphone qui se jouait des faiblesses du sanctuaire pour elle-même. Et maintenant les 'gens' des deux camps, qui se battaient pour eux-mêmes et avaient désormais droits à un cavalier fou.
