J'suis plutôt fière du résultat ╲(^o^╲) (╱^o^)╱ M'enfin j'ai des 'trucs' à faire W(`0`)W

Donc je ne vais pas pouvoir commencer immédiatement le chapitre 10 m (_ _) m

Il n'y a pas de couple O.O sauf un détruit et un autre en début de convoyage et moi qui est horreur de la romance (^_^;)

Bonne lecture 333


Rhadamanthe était fou d'amour pour le cadet des Gémeaux. En y pensant, il avait été aussi un soldat de Poséidon, mais ce dernier n'était pas dérangé par Perséphone. Quelle chance ! Mais au moins, il n'y avait pas de dieux en plus à gérer.

Valentine le regrettait un peu. Si Poséidon aurait été là, Kanon et Rhadamanthe se rappelleraient de leur situation actuelle. Peut-être arrêteraient-ils de se voir en cachette, de faire la bête à deux cornes. Peut-être l'homme qu'il admirait beaucoup reprendrait correctement son travail ?

De plus, l'Alliance devait arrangée une rencontre entra Spectre et Ors avant de retrouver Pandore et les âmes des victimes des Déesses. Mais, comment faire quand certains des concernés étaient frivoles et ne cessaient de copuler dans chaque coin quand ils pouvaient le faire sans danger.

Valentine serra des dents. Il fallait faire quelque chose. S'ils continuaient ainsi, Spectres et Saints ne sachant rien des manigances de Perséphone y verraient un signe de trahison. D'ailleurs, cela faisait bien une semaine qu'il n'avait pas vu le Juge.

Ce dernier abandonnait volontiers Enfers, Pandore et Spectres pour son amant Kanon. Perséphone apparut alors. Toujours aussi joyeuse que de coutume. Elle lui proposa comme de coutume un vœu.

L'alliance avait compris qu'elle lâchait les Ors pour les Spectres. C'était dangereux, le Sanctuaire ne pouvait se protéger d'un accident en enfers. De plus, leurs alliés se retrouvaient à leur tour sur l'échafaud.

Valentine refusa nettement et catégoriquement. De plus, il n'avait personne qu'il aimait. Perséphone lui rappela qu'il pouvait donner le prénom d'un autre. Cependant, le Spectre sans moquait totalement. Il repartit en direction du bureau de Rhadamanthe, se demandant quelle solution adoptée pour arranger sa situation.

Au sanctuaire, Athéna avait convoqué tous les Ors dans la salle du grand Pope. Camus leva Aphrodite qui avait de plus en plus de mal à rester éveillé. Death Mask lui manquait tant. Tous les autres étaient morts avec leurs amants, alors pourquoi lui non ?

Camus l'aidait à rester en contact avec les autres, même si lui-même était distant. Il faisait un effort pour son ami. Milo les soutenait d'ailleurs. Aphrodite le voyait aussi tenté des approches que le Verseau ne parvenait pas à analyser.

La radio était allumée. L'horoscope du Verseau se déversait dans la pièce, Milo l'écoutait avec un silence religieux. Étrangement depuis des jours, il parvenait à entre celui du Bélier, du Taureau, des Gémeaux, du Cancer, du Lion, de la Vierge, de la Balance et du Capricorne. Mais les autres lui restaient sourds.

Aujourd'hui, il pouvait entendre celui de son ami. Il s'inquiéta. 'Ami Verseau, abandonnez donc votre mine austère et distance, vous risquez de perdre des gens qui vous sont chers ! Montrez plus que de coutume ! L'effet sera immédiat !'
Camus n'écoutait pas. Il s'occupait de chauffer l'eau pour le thé et de préparer le café. Milo le regarda, assis à l'envers sur sa chaise. La tête sur ses bras croisés se tenant sur le dossier de la chaise de bois.

Son regard brûlait la nuque de l'Or. Il se retourna, claquant de la langue. Milo se renfrogna, il voulait un peu d'attention de Camus. Autant qu'il en offrait au Poisson, c'était égoïste, mais il s'en moquait.

Camus regarda de biais Aphrodite. Il ne voulait pas blesser ses sentiments. Ce dernier sourit et remplaça Camus, ce dernier attrapa Milo par les cheveux redressant sa tête vers lui. Il soupira et se pinça l'arête du nez.

- C'est trop tôt et dangereux, attends un peu. Il fit glisser sa main dans les mèches violettes de l'autre homme. S'il te plait.
- Souris-moi !
- Milo... Je n'y suis pas habitué. Camus se serra dans ses propres bras, la mine déconfite.
- Alors une grimace ! Fit le plus sérieux du monde Milo.
- Quel drôle de demande le Scorpion, ricana Aphrodite devant la casserole d'eau.
- Tais-toi la poiscaille !
- Je ne te permets pas !
- Tout comme moi, ça fait des années que je tente d'avoir un plus avec Camus !
- Hein ? Aphrodite était choqué. Camus lui était rouge comme une écrevisse se cachant la bouche et la moitié du visage avec ses mains.
- Camus, t'es tout rouge ! J'adore ! Chantonna le Scorpion. Camus lui envoya un coup de poing dans sa joue gauche. Il s'effondra au sol avec la chaise.
- Je te hais ! Il partit en courant.
- Je t'aime aussi ! Hurla à plein poumon fier de lui Milo.
- T'es foutu, tu le sais ?
- Depuis que je l'ai rencontré. Je l'aime...
- Je vais le chercher le déjeuner est prêt, faut qu'il mange.
- J'y vais ! Milo commença à partir, mais fut rattraper par le col. Aphrodite le regardait avec un grand sourire narquois. On eut dit un chaton tenu par la peau du cou et se faisant gronder.
- Non, tu vas aggraver la situation. Laisse donc faire les grands, petit !
- Pff !

Milo remit la chaise droite, prit son bol de café et mit son nez dedans en boudant. Aphrodite avait cependant raison. Il devait laisser tranquille Camus pour le moment. Il commença à manger en silence.

Après la mort d'Aïoros et de Shura, il ne cessait de s'incruster au 12ème pour voir Camus et l'aider avec l'infernale Aphrodite. Mais, au final, à quoi servait-il ? Peut-être devait-il attendre un peu son tour ?

Cependant, il ne supportait pas le couple de Kanon. Il ne pensait qu'à une chose en les voyants : fuir ! Il avait non seulement peur pour ses fesses, mais aussi pour sa tête. Quand Camus revint, il se fit tout petit et le laissa tranquille.

Une fois arrivé devant Saori, Milo grogna sans le vouloir. Cette bonne femme risquait de faire du mal à son homme. Il se mit à sa place, entre Dôko et Camus. Aphrodite ricana en passant devant le Scorpion.

Il ne restait au Sanctuaire que six Ors, Dôko était toujours en Chine. Il disait s'entraîner d'une manière qu'il ne pouvait pas faire au sanctuaire. Saori lui avait accordé de rester là-bas. De ce fait, la haie d'honneur des Ors était moindre.

Il y avait du côté droit de Saori : Mû, Saga et Kanon. Et de son côté gauche : Milo, Camus et Aphrodite. Les absences d'Aldébaran, Death Mask, Aioila, Shaka, Aïoros et Shura en étaient encore plus flagrantes.

- Mes chevaliers, j'ai pris une décision drastique suite au non-respect de mes lois. Surtout de votre part Or ! Aldébaran qui a une femme et un enfant. Death Mask qui tente de m'assassiner tout comme Shun. Elle marqua une pause, elle n'aurait jamais imaginé cela du doux Andromède. Mais, Seiya l'avait tué ! Il l'avait de nouveau sauvé, elle l'aimait si fort ! Mais il en était hors de question au vu de son statut.
Aioila qui se suicide avec cette Marine, Aïoros et Shura qui corrompent leurs pairs. L'un se fait tuer par mon pouvoir, l'autre par l'épée sur laquelle je l'ai empalée. Qui y aura-t-il après ? Elle lança un regard mauvais aux survivants.
Shion qui m'a trahi et fui avec Shaka et Shun... D'ailleurs, je ne me souviens pas avoir donnée un ordre d'assassinat au prénom de Shaka. De toute façon, il était trop tard pour lui et Shun.
Que devrais-je faire de vous ? La solution est simple. Puisque mes Saints ne peuvent suivre mes lois ou se surveiller entre eux... J'ai fait quérir des hommes de mains, ou gardes du corps si vous préférez, pour vous surveiller !
Si je ne peux faire confiance ni aux Ors, ni aux cinq bronzes que j'ai en mon cœur. Que se passe-t-il, peut-être, avec les Argents et les Bronzes ? Vous devez être un exemple de vertu et d'obéissance ! Pas des mecs en manques de sexe ou de je ne sais quoi !
- Déesse, intervint alors doucement Mü. Tous ces hommes et femmes s'aimaient. Il commença à s'échauffer. Se mettant entre ses compagnons d'armes.Vous les punissez pour cela ! Ils n'ont rien fait de mal qu'éprouver ce que n'importe qui, même un Dieu ou une Déesse, peut éprouver face à quelqu'un avec qui il se sent bien. Il regarda brièvement Saga, une sensation de bien-être l'envahit.
Pour qui il ressent toutes sortes d'émotions. Pour qui il serait prêt à l'absolu. Par amour pour ce monde, et justice, nous nous sommes battus ! Alors, pourquoi nous faites-vous cela ? Mü est beaucoup d'autres se le demandaient.
- Silence, Mü du Bélier ! Saori serra son spectre. Tu ressembles bien trop à ton maître ! Kanon se souvint de la scène dans la salle des archives. Je vais oublier ton moment d'égarement.
- Mais ce- Mü ne voulait pas que ça s'arrête là. Pour les siens, pour tous les morts, il devait faire front.
- Arrête Mü, ce n'est pas grave. Saga l'avait arrêté à temps, Saori aurait bien voulu le tuer. Tu as essayé... Mü était en colère. Essayer ? Ah, cela était-il vrai ? Personne n'y arriverait... Saori devait juste disparaitre, tout comme Perséphone.
- Revenons-en à nos affaires ! Chacun, vous aurez deux gardes du corps, même en dehors du Sanctuaire. Une stupéfaction immense envahit la salle.
- Je sors beaucoup pour m'occuper d'enfants handicapés, Déesse, commença Mü, laissez-moi au moins seul pour eux, des inconnus les déstabiliseront. La Déesse sera des dents, elle allait manger du mouton ce soir ! Mü regarda Camus et Aphrodite. Pour l'alliance se serait un moyen avantageux d'organiser la rencontre.De plus, Camus et Aphrodite m'accompagnent parfois.
- Il nous a fallu longtemps pour que les enfants nous acceptent. Fit aussitôt Camus, comprenant l'action de Mü. De plus, c'était vrai. Ils l'avaient déjà accompagné. De ce fait, six gardes du corps les feront devenir mal à l'aise, ou pire.Sa voie était ensorcelante, Saori ne gagnerait pas cette bataille-là !
- Ces bourgeons ont besoin de calme et de nous sentir sereins. Aphrodite fit alors une démarche de félin pour rejoindre Camus et Mü qui était de nouveau dans l'allée centrale pour que Saori les voie correctement. Ces hommes nous énerveront en pareil cas.
- Ils vous attendront devant le centre ! Tenta Saori.
- Ils le sentiront, à travers nous et leurs entourages. Contra Mü. De plus, nous faisons en suite une tournée en divers lieux où des personnes ont besoin de nous, en étant nous-même et non des bêtes traqués. Aphrodite donna une rose à Mü pour qu'il s'apaise.
- Ils vous surveilleront de loin ! S'énerva Saori. Le parfum la détendit soudain.
- Déesse. Ces gens sentent ce genre de chose de très loin. Continua Camus, sa voie était si magique.
- Une fois, nous avons dû nous battre avec un enfant qui nécessité des soins.S'exclama Aphrodite, pour attirer encore plus Saori dans leur guet-apens.
- Il a senti notre nervosité. Fit Mü en faisant un geste circulaire les désignant tous trois.
- Il en a profité, et m'a mordu au visage ! S'écria Aphrodite en tenant son visage à deux mains.
- Ils ont peur. Reprit Camus après un temps de pause.
- Nous étions des étrangers. Fit en regardant ses compères Mü. Les autres Ors étaient choqués, ils étaient en train d'embobiner Saori ? Eux ? Bon limite Aphrodite, mais Camus et Mü. Enfin, surtout Mü qui semblait si peu enclin à cela.
- Ils ont fini par nous accepter. Rassura Aphrodite. En tapotant le dos de Saori. Cette dernière était ahurie. Pas parce qu'elle n'avait pas vu l'Or bougeait, mais par l'histoire de ce petit sauvageon.
- Mais avec ces... choses, nous n'aurons plus de contact. Fit dépiter Mü.
- Très bien... Je trouverais une autre solution ! Capitula Saori.
- Euh... Milo devait tenter quelque chose. Il devait rejoindre Dôko pour qu'il puisse allier sa sagesse avec l'organisation de la rencontre.
- Oui, Milo ? Saori était exaspérée.
- J'aide pour des travaux dans certains villages. Si j'y vais avec des singes derrière moi. Ça va être très joyeux au niveau de la populace. Il risque de se poser des questions sur le Sanctuaire.
- Ils te surveilleront et t'aideront ! Deux hommes supplémentaires, c'est parfait !
- Bien... Il s'était fait avoir sur ce coup-là, pas la peine d'insister.
- Je ne sors jamais. Dit alors à son tour Saga. Je reste dans les archives. Mais, quand je fais des audiences à la place du Pope, en attendant son remplaçant, les gens ne se sentiront pas à leur aise.
- Saga, tu feras avec, surtout avec tes antécédents ! Saori ne lui faisait pas confiance, mais il ne restait que lui. Ou Mü, mais pour l'instant, cela était suffisant.
- Bien, Déesse.
- Je serais souvent en visite chez Dôko. S'exclama alors Kanon. Il doit me montrer de nouveaux genres d'entrainement. Ces humains risqueraient de mourir !
- Peu m'importe, tu feras avec. J'en ai déjà envoyé à Dôko en lui expliquant tout.
- Ah... bah... Je n'ai pas le choix ! Kanon s'était fait aussi avoir, Milo lui sourit dépiter comme lui. Au moins trois d'entre eux avaient réussi un coup de maître !Mais, ils seront là... Disons, même quand je serais sous la douche, par exemple ?Kanon tenait à son intimité et à son Rhadamanthe.
- De partout, sauf aux toilettes. Répondit placidement Saori. D'ailleurs, vous utiliserez les thermes. La tête des hommes en valaient la peine. Mü et Camus furent en rognes, les autres le sentirent. Ils étaient pudiques. En même temps, ainsi, vous ne pourrez pas faire des choses dans mon dos !
- Bien, déesse. Cependant, certains d'entre nous sont pudiques... Tenta Saga. Mü était en train de grincer des dents et Camus serrait ses poings tandis que lui et Milo leur envoyer un cosmos apaisant.
- Les maillots de bains existent ! Conclu Saori. Bien sûr avant, vous vous douchez dans les douches communes puis vous faites trempettes dans les thermes.
- D'accord, déesse. Camus savait retenir son cri de rage, mais Mü fit exploser un mur sans le vouloir. Saori fit mine de rien.
- Comment s'appellent-ils ? Demanda soudain Aphrodite.
- Qui ça ?
- Les gardes.
- Oh ! Je leur ai donné des noms de codes, ainsi vous ne vous attacherez pas à eux. Garde N°1 et 2 pour Mü, Garde N°2 et 3 pour Saga, Garde N°4 et 5 pour Kanon, Garde N°6 et 7 pour Dôko, Garde N°8 et 9 pour Milo, Garde N°10 et 11 pour Camus, Garde N°12 et 13 pour Aphrodite. Maintenant, cette réunion est close !

Les onze gardes du corps présents se ressemblaient. Il n'y avait même pas à les décrire. Kanon et Milo ne les supportaient pas directement. Ce fut lors de la réunion suivante que leurs nerfs lâchèrent. Une petite onde de cosmos de chacun fit tomber les quatre hommes.

Les deux hommes étaient réellement surpris, ainsi que dépités. Saori énervait et fulminante les condamna à un mois de cachot. L'alliance s'organisa alors. Dôko revint de Chine. L'un de ses deux gardes du corps avait fait une crise cardiaque en chemin.

L'autre n'avait pas dormi depuis des jours et semblait malade. Intoxication alimentaire. Dôko était fier de lui. Il parvint à calmer Mü qui ne se faisait toujours pas aux thermes. Tout le monde y mettait du sien, encadré par Camus et Aphrodite, il s'adapta un peu.

Rhadamanthe avait tout bonnement quitté les Enfers et resté nuit et jour dans un passage reliant un vieux cachot, accessible par un chemin difficile à trouver et un réseau de passage secret, et celui où se trouvait Kanon.

Camus rendait fréquemment visite à son ami et veille sur lui et son temple. Shion les avait contactés par un véritable et non-voyant message cosmique. Il aurait rejoint de manière définitive Pandore, dont il avait perdu la trace suite à sa potentielle mort, tous deux sont à la recherche de l'artefact qui arrêterait, ou apaiserait, les deux déesses.

Valentine, de son côté en enfer, ne pouvait plus couvrir sans cesse Rhadamanthe. Tout le monde, sauf Eaque et Minos, croyait qu'il était enfermé dans son bureau. Cependant, les Spectres se posaient des questions.

Valentine se téléporta au côté de son maître. Rouge vif, il venait de se faire crier dessus par d'autres spectres pour ne pas les avoir laisser voir Rhadamanthe. Ce dernier était bien installé et attendait le moindre signe de Kanon.

- Un ultimatum.
- Pardon ? Fit Rhadamanthe sans comprendre.
- Les enfers ou Kanon.
- Que racontes-tu ?
- Je peux faire un vœu auprès de Dame Perséphone.
- Tu serais complétement fou ! Et quel prénom donnerais-tu ? Tu n'aimes personne !
- Je donnerais le prénom du chevalier de bronze du Cygne !
- Je ne te crois pas. Tu en es incapable. De plus, il envoya un message aux deux autres juges, fais cela et Eaque et Minos te tueront.
- Avez-vous oublié la loi nous interdisant de nous entre-tuer.
- Disparais, tu m'énerves !

Kanon fit signe à Rhadamanthe que le passage était libre. Rhadamanthe l'embrassa comme s'il allait mourir. Il vit alors que Camus était accompagné de Mü et Aphrodite, ils allaient bientôt partir. Rhadamanthe leur raconta alors la conversation qu'il avait.

- Je risque de perdre Kanon, et pour cela d'oublier tout cette affaire. Si cela arrive, je souhaiterais que tu le tus Camus. Eaque et Minos surveilleront tes arrières au niveau des Spectres pour qu'il n'y ait pas de représailles.
- Faisons cela en duo, ça ira plus vite.
- Très bien. Je vous fais confiance Camus, Aphrodite.

Rhadamanthe restait sur ses positions. Durant un mois, il resta au côté de Kanon. Même si ce dernier voulait qu'il parte rejoindre ses confrères. Valentine en avait prodigieusement marre. Perséphone était assise en face de lui.

Ils étaient dans un salon ancien et peu utilisé d'un des châteaux se trouvant en enfer. Valentine faisait les cents pas. Sur le canapé recouvert d'un drap, attaché des pieds à la tête, bâillonné, Hyoga les regardait mauvaisement.

Il ne connaissait que l'histoire du couple qu'avaient formé Shura et Aïoros. Aujourd'hui, il avait eu connaissance de l'existence de Perséphone, des souhaits, de l'alliance et de la présence de toutes les victimes de Saori, ou Athéna, et de Perséphone sur la rive du Styx.

- Puisqu'il ne se décide pas à m'écouter et à préférer les Enfers... Pouvez-vous par contre l'amener ici, sinon Kanon se chargera de lui. Fit nerveusement Valentine.
- Bien sûr ! J'y avais aussi pensé, figure-toi ! Dit avec dédain la déesse. Dans un amas de fumées et de poussières, Rhadamanthe du Wyvern apparut.
- Qu'est-ce que je fais ici ? S'exclama se dernier terrifié et déstabilisé.
- Quel est le prénom ? Perséphone était de très mauvaise humeur.
- Le prénom de la personne que j'aime est Hyoga chevalier de Bronze du Cygne. Mentit Valentine, ce dernier tenta d'hurler à travers son bâillon.
- Quel est ton vœu ? Perséphone tapait du pied, signe d'impatience.
- Je souhaite... La Harpie hésita. Puis regarda son supérieur et se décida. Je fais le vœu que Rhadamanthe oublie tout de sa relation, amoureuse bien entendu, avec Kanon, du début jusqu'à maintenant.
- Bien ! Perséphone se retourna vers le Juge, sortant un sablier entre ces mains. Elle força le juge à le regarder. Rhadamanthe, regardes donc ce beau sablier ! N'est-il pas fantastique ? Chaque grain représente un souvenir avec Kanon... Depuis le début de votre relation sentimentale jusqu'à aujourd'hui.

Il ne restait que le néant. Il avait oublié les derniers mois, un effet secondaire de sa nouvelle existence. Non loin, Valentine comprit qu'il ne se souvenait plus de toute l'histoire entre Perséphone, Pandore et Saori.

Il ne s'imaginait pas cela... Hyoga avait été écartelé dans le salon. Ses membres furent envoyés un à un à Kanon, avec un petit sablier à chaque fois. Kanon ne comprit quand voyant Valentine qui lui expliqua la symbolique.

Le spectre s'enfuit, la peur au ventre. Kanon était anéanti et était plus qu'en danger. Si Perséphone lui proposait un souhait, alors il mourrait. Rhadamanthe serait anéanti. Il risquait aussi de déclencher une nouvelle guerre avec le sanctuaire.

Camus et Aphrodite racontèrent que Hyoga s'était suicidé de regret d'avoir conduit à la mort d'Aïoros et de Shura. Il avait sauté du haut d'une falaise. Son corps s'était démembré. Ils partirent ensuite à la recherche de Valentine.

Ils le tuèrent avec rage et frénésie. Rejetant leur trop-plein d'émotions sur ce dernier. Eaque et Minos les protégèrent de la vue des Spectres et du Wyvern. Ce dernier redevenait comme avant sans que personne ne puisse lui raconter quoi que ce soit.

Dès qu'ils essayaient, un sort les empêchait de parler. Ils devenaient mués sur ce sujet avec lui. Par écrit, par geste s'étaient pareil que par la parole. Kanon était effondré. Il avait perdu Rhadamanthe.

De son côté, Seiya se sentait acculé : Hyoga, Shun et Shiryu étaient morts. Et où était Ikki ? Il l'avait cherché sans le trouver. Il voulait que le Phœnix le tue pour son crime. Ikki attendait son moment. Tout simplement.