Note : Hello à toutes et à tous ! Tout d'abord merci à Ondatra et Belle pimprenelle pour leurs reviews, qui m'ont poussées à publier ce chapitre plus tôt dans la semaine. Après le "fiasco" du premier interrogatoire de Tony, les choses avancent...


Quelle chose horrible que les voisins. Ça fait du bruit, ça marche avec ses talons de long en large dans leur appartement du dessus, ça ne respecte en rien l'homme fatigué et endormi que vous êtes. Enfin ça, c'est surtout vrai quand on a des voisins.

Tony se redressa d'un bond, faisant tomber du même coup l'oreiller qu'il avait posé sur sa tête la veille avant de s'endormir lamentablement. Le bruit infernal et surtout cette impression que le plafond allait s'écrouler le réveilla en un instant. Quelque chose n'allait pas. Personne n'habitait au dessus de ses appartements. Presque douloureusement, il porta sa main droite à son front et – ah. Rien à voir avec de prétendus voisins, c'était dans son crâne que la fête se déroulait.

"Bon sang…"

Le milliardaire n'en revenait pas, il n'avait pas eu une gueule de bois de la sorte depuis tellement longtemps qu'il en avait même oublié les symptômes. Que lui restait-il à faire, pour remédier à tout ça?

"Jarvis, appelle Pe…"

Merde. Non. Ne pas appeler Pepper. Elle n'était désormais plus son assistante, et encore moins son amante. Ils étaient amis, tout au plus, et l'appeler pour lui demander une aspirine était quelque peu… déplacé. Avec toute la peine du monde, le corps presque inerte de l'ingénieur se traîna hors du lit, manqua de se cogner contre la table basse signée Starck, -Philippe celui-ci, bien que beaucoup moins doué que Tony-, et se réfugia dans le grand dressing. Il poussa de longs gémissements, à peine exagérés et se posa devant un grand miroir, s'appuyant d'une main sur la commode adjacente. Devant l'étendue des possibles dégâts, il prit une longue inspiration pour se donner du courage, et finit par ouvrir les yeux.

"Salut beau gosse."

Un large sourire lumineux éclaira la pièce à lui seul et Tony se sentit tout de suite mieux. À peine quelques rides plus marquées que d'habitude et de légères poches sous les yeux qui, ajoutées à sa barbe mal rasée, lui donnaient un air sexy à souhait. Que c'était bon d'être Tony Stark.

"Okay Jarvis, je veux qu'un grand café serré m'attende dans la cuisine dans cinq minutes, lance les calculs pour l'armure Mark XLIII et sois gentil, mets nous un bon vieux AC/DC, ce monde manque cruellement d'AC/DC.", demanda Tony d'une voix enjouée : s'être vu dans le miroir avait suffi à son bonheur.

"Bien monsieur."

Un petit bip sonore retentit et aussitôt la guitare d'Angus Young remplit la pièce – avec toute la violence qui s'imposait lorsque l'on commandait un morceau d'Heavy Metal, faisant passer les réacteurs d'un A380 pour un ronronnement de vieux chat grabataire.

"Jarvis ! Moins fort !", grimaça Tony en se recroquevillant malgré lui, comme pour échapper à la douleur provoquée par le son.

L'ingénieur continua de pester tout haut tout en parcourant ses nombreuses étagères, bien décidé à vite changer de vêtements – il avait dormit tout habillé, ce qui lui prouvait une nouvelle fois qu'il avait bien trop bu la veille. Enfin beau dans un nouveau pull qu'il avait choisi spécialement foncé – la vue de son réacteur ARC l'agaçant particulièrement ces derniers temps- il claqua des mains pour éteindre la lumière du dressing et en sortit. Il allait abandonner sa chambre quand, la simple vision de ses chaussures anarchiquement posées au travers de la pièce l'arrêta. Il n'avait pas fait la fête la veille, il avait bu, seul, erreur qu'il n'avait pas faite depuis longtemps, si bien qu'on dut le ramener à sa chambre. Bruce l'avait ramené à sa chambre. Les mots, les gestes, leur conversation, tout redevenait très clair, et après y avoir bien réfléchi, il avait sûrement été… insupportable. Il hésita une seconde, conscient que ce qu'il allait demander allait sceller définitivement son statut de "gros con" et demanda en grimaçant.

"Jarvis, tu as un enregistrement de la caméra du couloir, hier soir, quand le docteur Banner m'a ramené ?"

"Affirmatif monsieur, dois-je lancer la vidéo sur l'écran près de votre lit ?"

"Ouaip…", finit-il par répondre après un long soupir d'exaspération destiné à nul autre qu'à lui-même.

Quelques secondes de la vidéo lui suffirent à confirmer ses doutes : oui lui, le soi-disant génie Tony Stark avait poussé Banner dans ses retranchements, jusqu'à le pousser physiquement pour le coincer contre un mur. Il n'y avait pas de son mais il se rappelait amèrement de ses paroles et de la façon dont il l'avait sondé, lui et Hulk. Cela avait été aussi dangereux qu'abruti et l'idée que son ami puisse lui en vouloir le rendit malade : cela signifiait des excuses, et ça, ça ne plaisait pas forcément à Tony. Il grommela tout haut, ordonna à Jarvis de couper la vidéo et sortit de sa chambre rapidement. Il voulait voir Bruce, et vite, mettre au clair cette histoire qu'il ne voulait surtout pas laisser traîner.

Les couloirs de sa tour ne lui avaient jamais parus aussi longs, et quelle idée avait-il eu d'installer la cuisine et le double-séjour aussi loin de sa chambre ! Encore touché par sa migraine alcoolisée, il profita néanmoins des quelques mètres qui le séparaient du QG des Avengers pour réfléchir : qu'allait-il dire à Bruce ? Au-delà de présenter ses excuses (il en frissonna d'avance) il était évident qu'il n'allait pas lui dire qu'il était bourré et qu'il ne savait pas ce qu'il faisait ! Car, c'était ça le plus dur à admettre, Tony savait ce qu'il faisait.

Cela faisait des mois qu'il y réfléchissait, des mois qu'il était comme obsédé par cette histoire. Et côtoyer Banner, et au-delà même, autant l'avouer, l'apprécier, avait considérablement changé la donne. Bruce réunissait deux choses que Tony affectionnait particulièrement dans des cas très différents : le mystère et la recherche (qu'il retrouvait principalement lors de ces nombreuses expériences scientifiques ou informatiques) et l'estime (qu'il éprouvait pour de rares personnes, Pepper en premier lieu). Et tant pis si Bruce ne voulait ni de son intérêt scientifique ni de son amitié, au pire, il lui forcerait la main, voilà tout.

C'est sur cette dernière pensée qu'il poussa la porte du QG. Banner était installé à une petite table, une tasse à la main, lunettes sur le nez, totalement absorbé par le journal posé devant lui.

"Doc' faut qu'on parle.", ordonna Tony avant de faire un détour par la cuisine pour récupérer le café commandé à Jarvis.

Il revint dans la grande pièce pour se laisser tomber face à son ami, appuya ses deux coudes sur la table et leva l'index de sa main gauche, comme pour lui demander toute son attention.

"Il se peut que j'aie déconné hier. Pas la peine de dire que tu l'avais cherché, mais voilà, autant le dire, je suis allé trop loin, je m'excuse, tout ça, tout ça…", conclut-il en faisant de larges signes de sa main pour appuyer ses propos.

Banner sourit, comme amusé, posa ses lunettes et plongea son regard dans celui de son hôte.

"Je l'ai cherché ?"

Comme d'habitude sa voix était tendre. Il semblait même au milliardaire qu'elle était plus basse que d'habitude, comme un murmure. Tony cligna des yeux, regarda grossièrement derrière lui, sous la table, au plafond, et se pencha vers Bruce pour lui murmurer à son tour.

"Pourquoi tu murmures, on nous espionne, tu penses ?"

"Je murmure parce que tu m'as l'air d'avoir une belle gueule de bois."

"… Comment tu sais ?"

Cette fois, Tony ne rigolait plus ; se pouvait-il que Bruce ait des pouvoirs de devin ?

"Tu portes des lunettes de soleil. En intérieur. À 8h du matin."

"… Bien vu Sherlock. Non d'ailleurs, je suis Sherlock. Vois-tu, je suis sur une affaire de la plus haute importance, donc toi, tu seras Watson. John. Pas Emma."

"Ah, je vois. Et quelle est cette affaire de la plus haute importance ?"

Le docteur semblait agréablement amusé par cette situation et cela ne manqua pas à Tony qu'une fois de plus, il rentrait dans son jeu, sans se forcer, sans en rajouter, comme si c'était naturel.

"Toi.", répondit Tony du tac-au-tac sans le quitter des yeux, cherchant à tout prix à voir sa réaction.

Banner fronça ses sourcils, un sourire mutin aux lèvres, en pliant son journal.

"Moi.", reprit-il très calmement, comme pour prendre conscience de ce que cela impliquait. "Eh bien je te souhaite bonne chance Sherlock, en attendant, moi, j'ai des choses à faire."

Le docteur lui adressa un dernier sourire poli et avala d'une traite le reste du café tiède avant de se lever. Tony bondit presque automatiquement, emboîtant le pas de son ami qui quittait déjà l'étage.

"Quoi alors, tu t'en vas ?"

"Je t'ai dis Tony, j'ai des choses à faire en ville, on se verra plus tard si tu veux et tu pourras continuer ton enquête.".

"Cette fois, je ne te laisse pas t'en tirer comme ça, et promis, je te ne te plaque pas contre un mur mais il est hors de question que je passe la journée à t'attendre sagement dans le labo ; j'ai des questions, tu as les réponses."

Tony avait claqué des mains en sortant de l'ascenseur alors qu'ils se rapprochaient tous deux de la sortie, la porte d'une petite pièce s'ouvrit à côté d'eux et le milliardaire y attrapa manteau, écharpe et bonnet qu'il enfila rapidement. Ainsi, il bravait le froid et les curieux ou paparazzis.

Bruce ne l'attendit pas, le docteur s'était habillé en cours de route et marchait déjà sur Parc Avenue. Tony poussa la lourde porte en verre et s'élança à sa poursuite. New York avait rarement été aussi blanche. Profitant des derniers jours de vacances, les new-yorkais avaient laissé chez eux leurs voitures, de nombreuses rues étaient encore intactes, sans la moindre trace de pneus ou de pas sur la neige immaculée. Il était encore tôt, si bien qu'ils ne croisèrent que quelques rares touristes, comparés au nombre de policiers postés un peu partout dans le quartier. Depuis l'attaque de New York, la menace terroriste avait été ridiculisée par la menace alien et la ville avait tout mis en œuvre pour rassurer au mieux ses citoyens.

Bruce marchait d'un pas rapide, le col relevé et les mains enfoncées dans ses poches, mais malgré son air distant, Tony remarquait ses rapides coups d'œil par-dessus son épaule, pour vérifier que le milliardaire le suivait toujours. C'était surréaliste et c'était bon. Même au sein de la tour Stark, on ne pouvait jamais atteindre un tel niveau de calme – la passion de Tony pour le métal résonnait parfois même jusqu'aux cuisines. Bruce entra dans un immeuble aux briques rouges, suivi de près par l'ingénieur qui s'arrêta de marcher une fois entré. Un snack. Qu'est-ce que Bruce venait faire de si urgent dans un snack ? Il resta près de la porte, son esprit quelque peu paranoïaque l'alarmant qu'un traquenard allait très certainement avoir lieu, et suivit des yeux le docteur qui s'approcha du comptoir, commanda deux trois beignets qu'il paya en cash et qui revint vers lui aussi naturellement que possible.

"C'est bon, on peut y aller."

Il sourit à son ami et poussa la porte aussi naturellement qu'il était entré. Tony n'en revenait pas. Il s'attendait à découvrir une cachette secrète du SHIELD où Fury avait convoqué Bruce, un nouveau labo que le physicien fréquentait voire même une boîte de strip-tease, bref tout mais pas quelque chose d'aussi… normal !

"Comment ça 'c'est bon'? Bruce, tu me forces à sortir de chez moi par -20°, tu me traînes à travers New York pour des beignets ? … Serais-tu plus inconscient que moi ?"

La voix de Tony résonnait autour d'eux. Il jeta un coup d'œil pour vérifier qu'on ne les avait pas entendus –même s'il adorait qu'on le remarque, aujourd'hui, il n'avait nullement envie d'être dérangé- et remarqua que le docteur les avait traînés dans un petit parc. Il regarda son cadet s'asseoir sur un banc, un peu perdu par toute cette situation. Banner, confortablement emmitouflé dans son manteau, prit une des friandises recouverte de pépites de chocolat, croqua dedans en poussant un petit soupir de satisfaction, et releva les yeux vers l'ingénieur.

"Je ne t'ai pas forcé à venir Tony", répondit Bruce en le regardant dans les yeux, comme pour vérifier qu'il comprenne bien la situation.

Il posa le petit paquet avec les friandises restantes à côté de lui, et tapota sur le blanc, pour faire signe à Tony de s'asseoir, chose que le milliardaire fit sans attendre. Le ciel était légèrement couvert, si bien que Stark put retirer ses lunettes sans grimacer. Il n'y avait qu'une dame, un peu plus loin dans le parc, qui promenait un chien rendu fou par la quantité de neige. Mais pas un bruit. Pas un Nick Fury pour vous hurler de vous reprendre en main, pas un Captain America pour vous demander à quoi sert 'l'internet', pas une Pepper pour vous rappeler par sa simple présence, ce que c'était le bonheur. Tony frissonna, réalisa soudainement cette chose si évidente, et se tourna vers son ami.

"Tu l'as fait exprès, n'est-ce pas ?"

Sa voix était douce et il n'avait même pas eu à se forcer. Le milliardaire venait de comprendre le tour que lui avait joué le docteur : à attiser de façon très simple sa curiosité, il avait réussi à le faire sortir. Et depuis combien de temps n'avait-il pas quitté la tour Stark ? Il ne devait même plus compter en jours mais en semaines. Plus encore, depuis combien de temps n'était-il pas sorti sans faire de crise d'angoisse ? Il n'en avait même pas la réponse.

"Bien sûr que je l'ai fais exprès Tony."

À cette simple phrase, l'attitude de Banner changea légèrement. Il ne l'avait pas murmuré, sa voix n'était plus une mélodie proche de la berceuse ; il lui avait répondu de manière assez directe, en le regardant droit dans les yeux. Ce n'était plus un homme distant que Tony avait face à lui et pour la première fois, il réalisa qu'il le qualifiait "d'ami" depuis le début de la journée. Bien sûr que cela faisait sens. Il fit une série de petits "oui" de la tête, conscient de ce qu'avait fait pour lui le physicien, et lui répondit en soutenant son regard.

"Merci."

Banner ne commenta pas ce dernier mot qui, il le savait, avait un peu coûté à Tony de le prononcer tout haut. Il continua de le regarder droit dans les yeux et lui demanda :

"Qu'est-ce que tu veux savoir Tony ?"

"Où étais-tu pendant deux ans ?"

"Ça tu le sais, c'est écrit dans mon dossier qu'on t'a donné au SHIELD. Ou que tu as volé d'ailleurs."

Touché. Tony pencha légèrement sa tête et fit une petite moue de ses lèvres gelées par le froid, Banner savait bien plus de choses qu'il n'y paraissait. Mais il ne s'avouerait pas vaincu, il avait beaucoup plus de questions qui restaient en suspens – pour son plus grand déplaisir. Il repensa amèrement à leur discussion de la veille ou, de but en blanc, il l'avait confronté face au mystère le liant au Hulk. Maintenant qu'il n'était plus bourré, il n'envisageait même pas une seule seconde de recommencer.

Le froid n'était pas la seule chose qui le faisait frissonner finalement, Tony, et ça peut-être pour la première fois, n'était pas sûr de lui. Il ne pouvait pas pousser son interlocuteur dans ses retranchements comme il le faisait à chaque fois, car il s'agissait du Hulk, et il ne pouvait pas ignorer royalement les sentiments de son interlocuteur, car il s'agissait de Banner.

Bruce Banner. Il répéta incessamment son nom dans sa tête, comme pour réaliser qu'il était là, à côté de lui à dévorer un beignet visiblement beaucoup trop sucré, et le scruta longuement. Il remarqua la neige qui s'était nichée dans ses boucles brunes, et sa peau, malgré le froid, légèrement basanée dont Tony était aussi jaloux que… attiré. Réalisant combien ce dernier mot était terriblement ambigu, il scruta le reste de son visage, ses prunelles couleur chocolat, ses sourcils toujours légèrement froncés et ses lèvres. Il venait de finir son beignet et passait lentement sa langue sur sa lèvre inférieure pour en récupérer le sucre. Avait-il seulement conscience à quel point c'était sexy ? Cette fois, Tony réalisa que ce dernier mot n'avait rien d'ambigu et qu'autant l'avouer, Bruce Banner l'attirait, vraiment.

Ce qui avait commencé par une simple curiosité d'ingénieur passionné par la recherche et les rayons gamma prit soudain une toute autre ampleur. Et même si Tony avait déjà eu des expériences homosexuelles –il avait vécu en Californie dans les années 80, ne l'oublions pas- Bruce, ses lèvres et sa langue qui les caressait réveilla en lui une chaleur qui lui fit automatiquement oublier le froid polaire qui le lançait jusqu'au bout de ses doigts. Sans quitter son ami des yeux, et parfaitement conscient des nouveaux sentiments qui commençaient à naître au fond de lui, il reprit :

"J'ai encore une question doc'."

"Je t'écoute."

"Depuis combien de temps on n'a pas fait une fête ?"

"Ensemble ? Avec les Avengers ? Je dirais… jamais ?", répondit Banner légèrement troublé par le soudain retournement de situation et également par le regard de Tony qui semblait soudain beaucoup plus… curieux.

"Grosse erreur. Très grosse erreur car vois-tu, il n'y a personne dans ce formidable pays qui organise les fêtes mieux que moi –même Natacha te le confirmera."

Tony se leva, piqua un beignet dans le petit sachet en papier et accéléra le pas pour retourner à sa tour.

"Viens Bruce, on a la fête de l'année à organiser ! Au fait, est-ce que tu sais si Angus est libre la semaine prochaine ? On l'appellera en rentrant de toute façon. Allez viens, tu as l'air de mourir de froid de toute façon."

Banner resta assis encore quelques instants, savourant l'amusante vision d'un Tony presque trottinant hors du parc. Il était fier d'avoir réussi à lui faire oublier sa migraine, fier de l'avoir tiré hors de sa tour dorée, et plus encore de l'avoir fait sans le forcer comme d'autres Avengers l'avaient suggéré, et fier que Tony ait combattu ses crises d'angoisses pour redevenir l'unique Tony Stark. Et bien qu'il ne l'admettrait pas, il n'avait pas froid – avoir Tony à côté de lui suffisait amplement à le réchauffer depuis quelques jours déjà.