Chapitre 13
Alice ne put s'empêcher d'avoir l'air ébahie. Elle ne comprenait pas un mot de ce qu'il disait mais elle crut comprendre d'après son air désolé qu'il se confondait en excuse.
- Je suis désolée, je ne comprends pas, finit-elle par dire en Sindarin, faute de mieux.
Elle ramassa la pomme qui l'avait heurtée et lui tendit. Il la prit délicatement, l'air surpris. Puis il la dévisagea, horrifié, et se remit à parler extrêmement vite. Devant son air d'incompréhension totale, il désigna le front d'Alice du doigt. Alice toucha sa plaie, qui saignait toujours. Ce n'était pas la pomme qui l'avait fait saigner, mais le Hobbit avait l'air de le penser. Elle essaya de lui faire signe de se calmer, d'essayer de lui faire comprendre que ce n'était pas sa faute, mais il ne semblait pas comprendre.
Elle regarda autour d'elle, dans l'espoir de trouver un traducteur potentiel, mais un autre Hobbit arriva, l'air tout aussi catastrophé que le premier. Alice était sûre que les deux compères étaient Merry et Pippin.
- Bonjour, murmura-t-elle en français.
Les voir d'aussi près les rendaient encore plus réels, et lui offrit un rappel brutal de sa situation, et de leur situation à eux. Ils étaient si… Petits. Ils lui arrivaient à peine au nombril. Et pourtant, ils allaient jouer un si grand rôle dans les prochains évènements… A présent qu'ils étaient en face d'elle, Alice éprouvait un immense sentiment de respect pour ces petits êtres.
Merry et Pippin la regardaient étrangement, et elle se rendait compte qu'elle les dévisageait. Embarrassée par son impolitesse, elle leur sourit, et leur fit un signe de la main. Elle repartit, ne sachant pas trop quoi faire d'autre, un peu à regret. Elle aurait tant aimé pouvoir converser avec eux. Du coin de l'œil, elle vit que les deux Hobbits furent rejoints par deux autres : Sam et Frodon. Elle résista à la tentation de se tourner vers eux.
Troublée et perdue dans ses pensées, elle marcha droit devant elle, avant qu'une goutte de sang ne tombe sur sa robe et ne lui rappelle l'objectif de sa promenade : le talan d'Aerin et Mardil. Quand elle se rendit compte qu'elle s'était à nouveau perdue dans la cité, elle poussa un grand soupir. Elle regarda autour d'elle. Non, décidément, le chemin ne lui revenait pas en tête. Son sens de l'orientation avait toujours laissé à désirer, et parfois elle rendait son père fou lorsqu'elle arrivait avec vingt minutes de retard à un point de rendez vous sous prétexte d'un égarement.
« Si tu passais moins de temps à rêvasser et plus de temps à faire attention à ce qui t'entoure, peut être que tu te découvrirais un sens de l'orientation » lui avait-il dit.
Alice, pour se consoler, se disait qu'elle mettait à l'épreuve sa débrouillardise, et qu'au final, elle découvrait sans doute plus de choses en se perdant et en faisant de nombreux détours, qu'en se rendant directement à destination.
La jeune femme du lutter contre l'envie de s'asseoir par terre pour se reposer. La fatigue accumulée ces derniers jours se faisait sentir. Les elfes semblaient avoir déserté cette partie de la ville, et un peu de solitude, même relative –car elle ne doutait pas d'être à portée de vue ou d'ouïe des elfes – lui fit du bien. Tout ici était si… Parfait. Elle avait parfois l'impression d'être arrivée comme un cheveu sur la soupe, même si l'accueil des elfes avait été bienveillant, à l'exception éventuelle des premiers instants en compagnie de la troupe de Haldir dans la forêt.
Elle décida de rebrousser chemin, mais au moment où elle fit demi tour, elle buta dans quelqu'un et faillit mourir de frayeur.
- C'est moi, dit simplement Anar.
- Il faut arrêter de me faire peur comme ça ! Je ne vais pas survivre à mon séjour chez les elfes !
- Mais de quoi as-tu eu peur ?
- Je ne vous entends pas arriver.
- Ah oui, Galoriand m'avait parlé de cela. Vous n'entendez pas très bien, et vous êtes facilement surprenables, vous autres mortels.
Alice haussa un sourcil.
- Il t'a dit autre chose sur la condition des mortels ?
- Il a également dit que lorsqu'il était dans ton pays, il avait l'impression d'avoir perdu la moitié de ses capacités. Il vous plaint beaucoup.
- J'imagine, oui.
Note pour plus tard : tenter de pousser Galoriand dans le lavoir, et constater si l'entièreté de ses capacités suffisent à lui éviter d'avoir l'air ridicule.
Alice avait été un peu vexée par les paroles de Galoriand, rapportées par Anar. Elle n'en voulait toutefois pas à ce dernier, mais ce qui la gênait était la façon donc le jeune elfe lui avait répété le propose de Galoriand, d'un ton empreint de sollicitude et de gentillesse, un peu comme si elle était une créature fragile, presque inadaptée au monde qui l'entourait. C'était vexant.
- Tu allais aux écuries ?
- Euh… Non.
- J'avais commencé à croire que tu commençais par connaître le chemin, la taquina Anar.
- C'est un espoir qui s'effondre. En fait, je cherchais le talan d'Aerin et Mardil.
- Ils sont à l'herboristerie. Il faut que tu retournes sur tes pas, tout droit. Au quatrième grand arbre, tu iras à droite. Ensuite tu…
Elle avait beau faire des efforts pour se concentrer, le reste des explications se perdit dans le flou. Elle avait décroché.
- Tu arriveras ?
- Oui, mentit-elle.
- Je t'accompagne, répondit Anar en souriant.
Tous deux commencèrent à marcher, tout en discutant. Alice essayait de faire dire à Anar tout ce qu'avait dit Galoriand, et le jeune elfe, qui s'était rendu compte de sa maladresse mais semblait s'en amuser, la fit tourner en bourrique. La conversation cessa abruptement lorsqu'ils croisèrent Aragorn.
- Bonsoir, Aragorn ! dit Anar, apparemment ravi de le voir.
- Bonsoir, Anar. Je cherchais justement Alice.
- Qu'a-t-elle encore fait ?
- Rien, mais il semblerait qu'elle soit une victime des Hobbits.
Aragorn regarda son front un court instant, qui sembla être une éternité pour Alice. Elle se sentit rougir à son grand effroi.
- Vous êtes blessée.
- Ce n'est pas de la faute des Hobbits… J'ai essayé de leur expliquer, mais je ne parle pas la langue commune, donc je ne pense pas qu'ils aient compris.
- Pardonnez-moi de mon indiscrétion, mais d'où venez vous, exactement ? demanda Aragorn.
- Répondre exactement à cette question me paraît difficile, répondit Alice. Je viens d'un pays lointain
Il y eut un instant de silence, car Alice ne voulait pas approfondir le sujet et Aragorn avait assez de tact pour ne pas aller jusqu'à l'indiscrétion.
- Il faut vous faire soigner, finit par dire Aragorn, en changeant de sujet.
- Nous allions à l'herboristerie, annonça Anar.
- Très bien. Je vais rejoindre mes compagnons.
Alors que Aragorn allait partir, Alice ne put s'empêcher de le retenir quelques instants.
- Aragorn, lui dit-elle en se rendant compte qu'elle prononçait son prénom à la française sans la moindre trace d'accent elfique, pourriez vous dire aux Hobbits que ce n'est pas eux qui m'ont blessé ? Je ne voudrais pas qu'ils s'en veuillent de quelque chose dont ils ne sont pas responsables.
- Je le leur dirais, ne vous inquiétez pas, répondit-il en souriant.
Anar et Alice allèrent en silence jusqu'à l'herboristerie.
- Votre blessure s'est remise à saigner, dit Aerin d'un air surpris. Vos plaies mettent-elles si longtemps à se refermer d'habitude ?
- Non, répondit Alice. C'est étrange.
Ce que lui avait rapporté Anar au sujet des impressions de Galoriand lorsqu'il était dans le monde d'Alice l'avait fait réaliser quelque chose. Lorsque ce dernier était arrivé dans son monde, il avait perdu de ses caractéristiques elfiques : ses sens étaient moins aiguisés, il se fatiguait plus facilement, et même ses oreilles n'étaient plus les mêmes. Alice, quant à elle, en arrivant en Terre du Milieu n'avait pas ressenti de tels désagréments, mais elle supposait que cette difficulté à cicatriser pouvait très bien être un effet secondaire de son voyage en Terre du Milieu. Elle pensait néanmoins qu'en retournant chez elle, les choses reviendraient probablement à la normale, comme cela s'était passé pour Galoriand.
Après avoir essuyé le sang, Aerin tamponna la plaie avec un chiffon propre imbibé de liquide qu'Alice supposa être du désinfectant. Elle tint le chiffon contre son front pendant qu'Aerin versait de la poudre dans un petit bol, et rajoutait un peu d'eau. Elle mélangea le tout jusqu'à obtenir une espèce de boue. Elle s'approcha d'Alice. Celle-ci regarda le bol et sentit l'odeur.
- De l'argile ! dit-elle en français.
- Vous connaissez ? demanda Aerin.
- Oui, il était utilisé aussi là d'où je viens. Mais plus souvent en tant que soin pour la peau.
- Intéressant. Normalement, cela devrait permettre la cicatrisation et éviter que la plaie ne soit salie. Je vous donnerais un sachet pour pouvoir refaire ce que j'ai fait. Vous en aurez sans doute besoin. Avez-vous dîné ?
La soirée passa vite. Après un dîner léger, Alice, très fatiguée, alla rapidement ce coucher.
Cette nuit, elle rentrait chez ses parents. Il faisait nuit, et la rue qui la conduisait à la maison était doucement éclairée par les lampadaires. Elle aurait voulu aller plus vite mais n'y parvenait pas. C'est donc lentement qu'elle arriva devant le portail. Celui-ci était rouillé, et produit un étrange grincement quand elle l'ouvrit.
A pas feutrés, elle marcha sur l'allée qui la conduisait à la porte entrée de la maison. Sa mère avait toujours aimé jardiner, au grand soulagement de son père qui détestait cela, et les roses plantées sur le jardinait devant la maison lui valaient les compliments de tout le voisinage, mais étrangement, ces fleurs étaient flétries. Cela ne choqua pas d'avantage Alice, qui continua d'avancer toute à sa hâte de revoir ses parents.
Au bout d'un moment qui lui sembla durer une heure, elle parvint enfin à la porte d'entrée, et découvrit à sa grande surprise que celle-ci était entrouverte. Son cœur se mit à battre plus vite. Cela ne pouvait pas être bon signe. Elle entra dans la maison, sur ses gardes. A première vue, tout semblait comme avant, mais il y avait quelque chose de changé, et Alice n'arrivait pas à déceler ce que c'était.
- Papa ? Maman ? appela-t-elle. Zita ?
Il n'y eut aucune réponse. Zita, la chienne de la famille, toujours prompte à accueillir les visiteurs en grande fanfare – qu'ils soient amis ou ennemis – ne venait pas à sa rencontre. Alice continua à avancer jusqu'à la cuisine. Les murs de la cuisine avaient été repeints d'une couleur différente, et la nappe qui recouvrait la longue table où mangeait sa famille n'était plus la même non plus. Alice était complètement désorientée.
- Maman ?
Elle entendit un bruit provenant du coin de la cuisine, et se retourna. Un chien s'avança vers elle.
Ce n'était pas Zita. C'était un vieux chien, un bâtard, qui avait apparemment du mal à avancer. Il remuait toutefois la queue en se dirigeant vers elle. Elle s'accroupit pour le caresser, et il se laissa faire en fermant les yeux.
- Coucou, toi, murmura-t-elle.
A présent, Alice doutait d'être chez ses parents. Elle alluma la lumière de la cuisine. C'était la même table, les mêmes chaises. Il y avait même, accrochées au mur, les empreintes des mains d'Alice et de son grand frère, Pierre, qu'ils avaient fait en maternelle. Mais le four était différent, tellement plus moderne… Alice se sentait oppressée, elle sortit de la cuisine après avoir éteint la lumière, suivie du chien inconnu qu'elle avait probablement tiré de son sommeil. Elle entendait le bruit de ses pattes sur le carrelage.
La maison était plongée dans une semi pénombre. Presque malgré elle, Alice se dirigea vers le salon. Son cœur allait exploser, elle redoutait ce qu'elle allait découvrir. Sous la porte du salon, elle pouvait apercevoir une lumière bleutée et mouvante : quelqu'un regardait la télévision.
Elle ouvrit la porte lentement.
Une vieille dame dormait assise sur le canapé, et ronflait doucement. Alice ne savait pas qui c'était. Elle alluma la lumière. La télévision était un immense écran plat, et dans cette pièce aussi les murs avaient été repeints d'une couleur étrange, fade, étiolée… Triste.
Délicatement, Alice prit la télécommande de la main de la vieille dame, et le chien poussa un jappement sur aigu qui réveilla la vieille dame et fit sursauter Alice, la faisant lâcher la télécommande par terre. En voyant une inconnue dans le salon, la femme hurla et Alice fit trois pas en arrière, les mains en l'air, par réflexe, pour lui montrer qu'elle n'avait pas d'arme et ne comptait pas lui faire de mal. Son cœur battait à tout rompre.
Le chien sauta sur le canapé, à côté de la vieille dame. Celle-ci était pétrifiée et ne dit rien pendant un long moment. Ce fut Alice qui brisa le silence.
- Madame, je suis désolée, je ne voulais pas le faire peur. Que faites-vous ici ?
- Qu'est ce que je fais ici ?
Elle fixait Alice du regard, et soudain, un éclair de compréhension passa dans ses yeux.
- Alice ?
- Comment savez-vous mon prénom ?
- Alice, tu ne me reconnais pas ?
La jeune femme observa attentivement la veille dame.
- Tu n'as pas changé… Alice, tu n'as pas changé.
La dame se leva et s'approcha d'elle, les bras tendus. C'est à ce moment qu'Alice comprit.
- Mam… Maman ?
Elle eut un vertige.
Pour toute réponse, la femme la serra dans ses bras. Alice lui rendit son étreinte, les larmes aux yeux, la gorge serrée. Au bout de quelques minutes, elle parvint à parler.
- Maman, depuis combien de temps je suis partie ?
- Tu ne sais donc pas ? Bientôt trente-sept ans, ma chérie.
Alice n'arrivait pas à s'arrêter de pleurer. Sa mère avait à présent quatre-vingt cinq ans.
- Et Papa ?
- Cela fait un an qu'il est mort. Oh, il aurait été si heureux, si heureux de te revoir. Il n'était plus le même depuis ta disparition. Mais où étais-tu ? Où es-tu partie ?
- C'est…Compliqué. Tu ne comprendrais pas.
- Je suis prête à tout entendre, dis moi…
Et soudain sa mère disparut comme par enchantement. Alice s'effondra par terre.
Elle se réveilla en sursaut, dans son lit, en Lorien. Son cœur battait à tout rompre et les larmes coulaient sur ses joues. Elle avait du mal à respirer.
Elle s'essuya les yeux et s'exhorta à inspirer et expirer lentement. Son cœur se calma un peu, mais le profond malaise qu'elle éprouvait ne se dissipa pas. D'un coup, il lui parût impossible de rester immobile dans son lit à attendre qu'il passe. Son rêve avait été tellement réaliste, tellement horrible…
Elle se leva, et marcha en rond dans la pièce, sans parvenir à se calmer. Et si ça avait été un rêve prémonitoire ? Et si, quand elle rentrerait, le temps avait filé ainsi ? Galoriand était bien revenu chez lui un siècle après son départ… Mais dans quelle situation s'était-elle fourrée ? Ses pauvres parents. Elle lutta contre une nouvelle envie de pleurer et fit de nouveaux exercices de respiration.
La chambre lui parût trop petite, et l'air étouffant, alors elle décida de sortir. Elle s'habilla rapidement et s'exécuta. Dehors il faisait encore nuit, et l'air était frais. Elle descendit les escaliers rapidement, comme pour s'éloigner le plus rapidement possible de l'endroit où elle avait fait son cauchemar.
L'air pur et frais finit par la calmer un peu, sans pour autant assourdir les frayeurs qui la tourmentaient. Alice se força à réfléchir calmement, tout en marchant. Ce soir, elle ne pouvait rien faire, elle ne pouvait qu'attendre. Elle se résolut à demander dès le lendemain à Galadriel si les savants de son royaume avaient trouvé des éléments susceptibles de l'aider. Elle poserait également quelques questions à Aristide. En attendant, ne plus y penser. Elle ne pouvait rien y faire de toute façon, et s'inquiéter ne servirait à rien. Elle s'arrêta de marcher, et tenta de vider sa tête en écoutant tous les bruits, même les moins audibles, autour d'elle.
Prendre ces décisions l'avait déjà calmée, mais elle savait bien que ses angoisses continueraient de la tenailler tant que ses questions seraient sans réponse. Elle se tordait les mains.
Un peu plus loin, elle aperçut Galoriand et Lindorië qui se promenait, l'air radieux, se tenant la main. Alice se cacha. Elle ne voulait pas qu'ils la voient, qu'ils lui parlent… Elle ressentait une pointe d'envie, et en même temps un peu d'irritation de voir leur bonheur alors qu'elle se sentait si mal. Elle eut honte d'elle un instant. Ils avaient tout à fait le droit d'être heureux, et ce n'était pas leur faute si Alice était dans cette situation. Si seulement elle ne s'était pas approché du centre de la clairière, si seulement elle… Non, elle ne pouvait pas savoir. Ce n'était la faute de personne. Et de toute façon, chercher un responsable ne servirait absolument à rien.
Alice reprit sa ballade, dans le sens opposé des deux amoureux. Elle aurait tant aimé avoir quelqu'un elle aussi…
Au bout d'une dizaine de minutes de marche, elle fut attirée par des chants elfiques. Elle s'approcha petit à petit de la chanteuse. A quelques pas d'elle, elle pouvait voir des elfes, assis sur des bancs de pierre autour d'un feu, écoutant avec plaisir l'une des leurs chanter. Alice reconnut Tinuvièl, qu'elle avait déjà entendu chanter lors son voyage vers Caras Galadhon avec la compagnie à cheval. Alice n'osa pas approcher plus près de peur de rompre le charme, et elle s'appuya contre un arbre pour écouter plus à son aise. La voix de l'elfe l'apaisa, et elle commençait à se sentir mieux.
A la fin de la chanson, Tinuvièl l'interpella en souriant :
- Bonsoir Alice, n'hésitez pas à vous joindre à nous !
Les autres elfes se tournèrent vers elle.
- Venez vous asseoir, dit l'un d'entre eux en désignant une place près de lui.
- Merci beaucoup, répondit-elle avec reconnaissance.
Elle alla s'asseoir à côté de lui.
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Dur ce chapitre ! Ecrit, réécrit… Puis finalement divisé en 2.
Merci beaucoup en tout cas pour vos reviews
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