Ce n'est pas le chapitre en entier ;) Il sera posté demain ou après demain. Je voulais le finir aujourd'hui, mais je n'ai pas eu le temps. Voilà donc pour dire à Lisa que j'ai pensé à elle, et joyeux anniversaire ! 18 ans ! ^^

Merci pour tous vos commentaires, j'y répondrais plus longuement dans la version finale du chapitre.

Chapitre 16

Alice suivit Galoriand jusqu'au bout du terrain.

- Bonjour Alice ! dirent en même temps Lindorië et Anar.

- Bonjour tous les deux.

- Comment vas-tu ? J'ai appris que tu avais parlé en tête à tête avec Galadriel ce matin, chuchota presque Anar.

- Euh… Oui. Ça a été. Enfin, on peut dire ça. Elle n'était pas fâchée contre moi, explicita Alice en voyant qu'Anar avait l'air inquiet. Tu as peur d'elle ?

Ce n'était qu'une taquinerie innocente, mais Alice eut la surprise de voir Anar rougir.

- Non, non… Mentit Anar.

- Si, il a peur d'elle, le dénonça Lindorië avec un grand sourire.

- Tu viens aussi t'entraîner Lindorië ? Tu as réussi à te libérer des préparatifs du mariage ?

Alice posa la question autant par intérêt que pour changer de sujet de conversation en voyant à quel point Anar était gêné.

- Galoriand m'y a forcé, répondit-elle, mais j'avoue que j'en suis heureuse.

Là-dessus, les deux amoureux échangèrent un regard complice. Galoriand s'approcha de Lindorië pour l'embrasser sur le front, et Anar eut l'air choqué par cette attitude, tant et si bien qu'il détourna les yeux, ce qui surprit Alice. Elle avait déjà pu constater à quel point les elfes n'étaient pas tactiles, tout du moins pas autant que les hommes et femmes de sa région – ici pas question de faire la bise, de se serrer la main hormis en de rares occasions et elle n'avait pas vu d'embrassade en public-, mais elle ne voyait rien de choquant dans l'attitude des deux fiancés. Elle se rendit compte qu'elle était loin d'être au courant de toutes les règles sociales, implicites ou non, des elfes. Elle avait juste remarqué de l'accolade était toutefois bien tolérée.

Galoriand, ignorant la réaction d'Anar, prit son arc et une flèche. Ils étaient éloignés de la cible d'une vingtaine de mètres, mais Galoriand atteint le centre de la cible sans difficulté.

- Je n'ai pas trop perdu de mon habileté, fanfaronna-t-il.

- C'est facile, tu n'es qu'à quinze pas de la cible, dit Anar en levant les yeux au ciel.

Alice s'abstint de dire qu'elle ne voyait pas vraiment bien les détails de la cible à distance, tandis que Lindorië décochait une flèche à son tour, qui arriva juste à côté de celle de Galoriand. Encore une fois, les deux amoureux échangèrent un regard radieux, tandis qu'Anar grommelait dans son coin.

- A toi, Anar ! Après, nous enseignerons à Alice, annonça Galoriand.

Anar s'exécuta, et décocha une flèche. Celle-ci était vraiment très légèrement plus éloignée du centre de la cible que ne l'étaient celles de Lindorië et Galoriand, mais Anar sembla prendre cela pour une insulte personnelle.

- C'est tout de même impressionnant, je ne serais pas capable d'en faire autant, tenta Alice.

Anar n'en fut pas consolé le moins du monde. Lindorië prêta son arc, sur lequel étaient finement sculptées des feuilles, à Alice. Pendant un quart d'heure, Galoriand donna des explications à la jeune femme, corrigeant sa posture, encouragé par Lindorië pendant qu'Anar suivait la scène d'un air dépité. Enfin, Alice décocha sa première flèche, surprise par la force que cela demandait.

Un long silence s'en suivit.

- C'est prodigieux, finit par dire Galoriand.

- Impressionnant, renchérit Anar.

La flèche avait filé à travers les bois, passant à trois mètres environ de la cible. Alice n'osait dire un mot, à l'affût du moindre bruit qui eut pu donner l'indice d'une catastrophe.

- Alice, je crois que tu as tué un oiseau, annonça Lindorië d'un air désolé.

- Oh non, gémit Alice en laissant tomber l'arc qu'elle tenait toujours dans ses mains et en se précipitant pour aller voir.

- Alice ! L'interpella Anar. Arrête, c'est dangereux.

La jeune femme s'arrêta net, et se tourna vers les trois elfes.

- Je ne peux pas aller vérifier ?

- C'était un rouge gorge, lui annonça Lindorië. Tu ne pourras rien faire pour lui.

- Oh non… Je suis tellement…. Désolée…

- Mais tu as tiré très loin pour une débutante, tenta de la consoler Galoriand.

Alice le dévisagea, ne sachant pas trop si elle devait le remercier.

- On reprend Alice, reviens- ici, demanda Galoriand.

- Je ne sais pas. Je n'ai pas envie de faire encore plus de dégâts.

- Mais si, j'aimerais t'apprendre.

- Je viens de tuer un rouge gorge !

- Tu te rappelles la fois où tu m'as laissé conduire ta « voiture » ?

- Oui…

La jeune femme avait en effet laissé l'elfe, dévoré de curiosité, conduire sa voiture sur un parking vide puis sur une route déserte.

- Au début, je n'y arrivais pas non plus. Puis ça allait mieux. Et après, j'aimais beaucoup conduire !

- D'accord, je vois où tu veux en venir. Je vais réessayer.

Et Alice passa un quart d'heure tiraillée entre les conseils de Galoriand et les contradictions outrée d'Anar. Elle tira en tout et pour tout deux flèches, l'une se fichant par terre à trois mètres de ses pieds, et une autre qui n'alla guère plus loin. Elle était sur le point de perdre patience à cause des chamailleries d'Anar et Galoriand –tempérées par le rire joyeux de Lindorië -, quand Legolas se matérialisa comme par magie à leurs côtés.