Chapitre 17

- Peut être devrait-elle positionner ses mains autrement ? Se hasarda Legolas.

Galoriand se retourna vers ce dernier.

- Alice est n'est pas très grande, et elle n'a pas l'habitude de tirer à l'arc, alors peut être qu'elle devrait adopter une position de main intermédiaire… Ainsi elle aurait des résultats plus facilement, ça l'encouragerait à continuer. Après elle pourrait peaufiner sa technique.

- Peut être, répondit poliment Galoriand.

- Pourriez-vous nous montrer votre technique ? Demanda Anar, surexcité, à Legolas. On dit de vous que vous êtes le meilleur archer de votre royaume.

- Je me suis beaucoup entraîné, répondit modestement Legolas.

Alice ne pouvait s'empêcher de le dévorer des yeux pendant qu'il ne la regardait pas. Elle admirait sa façon de se tenir, sa beauté… Et sa voix ! Sa façon de parler !

Holala on se calme.

Lorsque Legolas se tourna vers Alice, celle-ci prit un air curieux.

- Comment cela-se fait que vos arcs ne soient pas les mêmes ?

L'arc de Galoriand était plus grand d'une vingtaine de centimètres que celui de Legolas.

- Les arcs de ceux de la Lorièn sont plus grands, et permettent de tirer à plus grande distance, expliqua Legolas. Peut être que nous voyons les orques de plus près qu'eux !

- Mais vous ne vous battez jamais à l'épée ? Vous n'utilisez que des arcs ?

- Nous n'avons pas vraiment d'épée, seuls quelques gardes sont spécialisés dans le maniement de cette arme. La plupart des elfes ont de longs poignards, comme les miens.

- Peut être qu'Alice devrait avoir un arc plus petit, elle ne voit pas très loin, se moqua Galoriand gentiment. Rend-moi celui de Lindorië !

Alice leva les yeux au ciel, tandis que Galoriand tendait les bras pour récupérer l'arc de sa bien aimée.

- De toute façon, chez moi, nous n'utilisons pas d'arc pour nous défendre.

- Mais comment-faites vous, alors ? demanda Anar

- Comme ça ! répondit Alice en posant l'arc par terre et en faisant une clef de bras à Galoriand qui, surprit, grimaça de douleur. Nous autres, mortels, avons nos propres…Capacités.

Alice avait bien insisté sur ce dernier mot en relâchant Galoriand, qui, outré se tourna vers Anar.

- Tu lui as tout répété ?! On ne peut vraiment rien te raconter !

Lindorië explosa de rire.

- Je t'avais pourtant prévenu, Anar est un grand bavard !

- De toute façon, il faut que tu assumes ce que tu as dit, mon grand, dit Alice.

Legolas les regardait sans rien comprendre.

- Je vous expliquerais, lui chuchota Alice sur le ton de la confidence.

- Pourriez-vous me montrer votre technique ? Redemanda Anar, autant par curiosité que pour changer de sujet.

- Je suis curieux aussi, avoua Galoriand.

Legolas acquiesça.

Ils s'éloignèrent considérablement de la cible, et Alice s'assit dans l'herbe de la clairière pour admirer de tout son saoul Legolas à l'heure, dévorée par la curiosité. Elle savait qu'il était réputé pour être l'un des meilleurs archers de Terre du Milieu, et elle ne fut pas étonnée de voir que sa flèche atteignit le centre exact de la cible à cette distance. Celle de Galoriand fit de même.

Et la démonstration de Legolas devint une compétition amicale entre celui-ci et Galoriand. Alice en fut secrètement ravie, car, si merveilleux que soit son ami, elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'il fallait lui rabattre le caquet de temps à autre.

Les elfes s'éloignèrent peu à peu de la cible. Les flèches de Legolas faisaient toujours mouche, tandis que petit à petit, celle de Galoriand s'éloignaient un peu du centre de la cible. Certes, il ne s'agissait que de quelques microscopiques millimètres, mais ce fut assez pour qu'au bout d'une demi-heure, Galoriand s'avoue complètement vaincu.

- Je m'incline, Legolas. Vous êtes un excellent archer.

- Vous également, Galoriand, ne vous sous-estimez pas.

- C'est pourquoi je vous laisse instruire Alice. Lindorië et moi devons rejoindre mes parents. Anar vient avec nous.

Tandis que Lindorië jetait un regard interrogateur à Galoriand, les trois amis d'Alice la laissèrent seule avec Legolas, dans un silence assez gênant.

- Je crains fort ne pas être une bonne élève. Tout ce que j'ai réussi à faire pour l'instant, c'est de tuer un rouge gorge, avoua piteusement Alice.

- C'est ce que j'ai cru voir, répondit Legolas en réprimant un sourire.

A nouveau, une impression de chaleur soudaine envahit Alice.

- Venez, nous allons nous rapprocher de la cible.

- Je vous suis. Avez-vous l'habitude de donner des cours de tir à l'arc ?

- Je dois avouer que cela fait bien longtemps que je ne l'ai pas fait.

- Vous avez dû beaucoup vous entraîner pour tirer aussi bien.

- J'ai plus de deux mille cinq cents ans de pratique.

- Oh.

Legolas avait plus de cent fois son âge. Cela fit un choc à Alice.

- Quel âge avez-vous ? Demanda Legolas, qui avait l'air un peu interloqué par la réaction de la jeune femme.

- J'ai vingt-cinq ans.

- Vous êtes une enfant…

Alice fut vexée par cette remarque, qui n'était pourtant pas méchante.

- Pas pour les miens. Je suis une adulte.

Pourquoi éprouvait-elle ce besoin de se justifier ? Elle savait très bien que rien ne pourrait se passer entre elle et Legolas. Elle allait rentrer chez elle, coûte que coûte, et les elfes n'étaient pas de nature à s'engager à la légère. Elle non plus, d'ailleurs.

Mais cette agréable sensation de chaleur qui l'envahissait lorsqu'il était à ses côtés… Elle ne parvenait pas à l'ignorer. Elle ne voulait même pas imaginer que Legolas puisse ressentir la même chose. Elle était dans la vraie vie – pas celle de tous les jours en ce moment – et l'histoire d'amour avec un grand A qui devait durer toute la vie, elle avait déjà donné, merci.

Ils arrivèrent à la cible, et Alice repensa au rouge-gorge. La culpabilité l'envahit.

- Tenez-vous bien droite, et respirez calmement. La respiration est très importante, il vous faut être détendue.

- Peut-on être détendu sur un champ de bataille ?

- Il le faut, pour être concentré. Car si l'on n'est pas concentré, on rate sa cible.

- Ah.

Après quelques exercices de respirations, Legolas tendit son arc à Alice. Celle-ci hésitât à le prendre.

-Euh je… Mais vous êtes sûr ? Je ne voudrais pas… Je veux dire j'ai peur de… Enfin, je suis maladroite.

La probabilité qu'elle abîme l'arc de Legolas, même en tenant compte de la maladresse dont était capable Alice, était minime, et elle le savait. Elle n'avait même pas eu d'hésitation avec l'arc de Lindorië. Etait-elle trop impressionnée ? Etait-ce un honneur trop grand pour elle ?

- Mais si, prenez-le, insista gentiment Legolas. Vous ne pourrez pas vous entrainez sinon. En outre, il est plus léger que celui de Lindorië.

- D'accord, finit par consentir Alice. D'accord.

Elle prit l'arc de Legolas, et se sentit la douce chaleur des mains de ce dernier. Elle frémit.

- Vous allez placer vos mains ainsi, expliqua Legolas en rectifiant sa position tandis qu'Alice essayait de rester stoïque à ce contact purement pédagogique.

Elle se donnait mentalement des claques, elle était quasiment sûre de passer pour une gourde si elle ne se reprenait pas. Elle se força à respirer profondément et redevint maîtresse d'elle-même.

- Maintenant on essaye avec une flèche. Voyez-vous bien la cible ? S'enquit Legolas.

- Oui, à cette distance, j'y arrive…

Legolas se mit derrière elle, se baissant un peu pour avoir sa tête au même niveau que celle d'Alice.

- Levez un peu l'arc… Il faut que vous soyez dans l'axe.

Alice lui obéit, concentrée, ignorant héroïquement la grande proximité entre l'elfe et elle.

- Quand vous serez prête… Vous pourrez tirer ! Concentrez-vous.

Alice attendit quelques instants puis décocha sa flèche, qui se planta tout au bord de la cible, un exploit à ces yeux.

- Woaw ! dit elle sans toutefois lâcher l'arc.

- C'est un très bon début ! La complimenta Legolas. Vous pouvez même poser l'arc si vous en sentez le besoin.

- Oh pardon !

La jeune femme posa l'arc sur le sol, se rendant compte de la tension dans ses bras.

- Vous êtes un excellent professeur, Legolas. Si vous étiez intervenu un peu avant, peut être que je n'aurais pas tué ce pauvre oiseau.

- Peut être. Voulez-vous réessayer ?

- Une autre fois, dit Alice en s'étirant. Il commence à faire nuit.

- Vous devez avoir faim.

C'était le cas. Alice se rendit compte qu'elle n'avait rien mangé de la journée. Si elle commençait à s'adapter au rythme des elfes pour les repas, elle allait mourir de faim.

- C'est vrai.

- Peut être aimeriez-vous partager un repas en ma compagnie et celle de mes amis ? Aragorn aurait aimé discuter avec vous.

Alice le regarda, vaguement soupçonneuse.

- Mais je vous promets que ça ne sera pas un interrogatoire ! lui dit Legolas en souriant.

Elle savait bien qu'il serait impoli de refuser, et elle était très tentée… Rencontrer la compagnie de l'anneau, quel rêve ! Mais une voix dans sa tête lui disait que cela pour être dangereux. Aragorn voulait lui parler. D'Aristide ? De la réunion du matin avec Celeborn et Galadriel ? Des évènements de la nuit passée ? Elle pourrait se trahir, donner des informations qui pourraient changer le cours de l'Histoire… La curiosité fût plus forte : Alice accepta, tout en en se jurant d'être prudente.

Elle suivit Legolas à travers le champ d'entraînement, qui commençait à se vider. Chemin faisant, ils bavardèrent un peu de tir à l'arc, puis, passant du coq à l'âne, du mariage de Galoriand et Lindorië.

Absorbée par la conversation, Alice ne fit pas très attention à là où elle marchait et heurta quelqu'un d'un coup d'épaule involontaire. Si ce quelqu'un ne bougea pas d'un centimètre, Alice tomba presque, mais fût rattrapée à temps par Legolas qui la releva.

Rouge de confusion, elle se tourna vers la personne qu'elle avait heurté qui s'avéra être un elfe, dont la tunique était cousue de fils d'or formant des arabesques compliquées. Il était accompagné d'un autre elfe, lui aussi richement vêtu.

- Je vous présente mes excuses, je ne vous avais pas vu, dit précipitamment la jeune femme.

L'elfe qu'elle avait bousculé la toise froidement. Alice retint son souffle, se sentant très mal à l'aise.

- Vous ne m'aviez pas vu, vraiment ? Demanda-t-il d'une voix lente et posée.

- Je veux dire... J'étais perdue dans la conversation avec...

Comment présenter Legolas ? Alice hésitait. Cet elfe avait d'air d'être une sorte de noble, peut être était-il à cheval sur les présentations ? Legolas, prince de la Forêt Noire ? Legolas la sortit de son trouble.

- Legolas. Je viens de la Forêt Noire.

Le noble elfe toisa également Legolas avec froideur, mais ce dernier ne se laissa pas démonter et le regarda droit dans les yeux.

- Puis-je connaître votre nom ? Lui demande Legolas, d'une politesse glaciale.

- Je m'appelle Aegnor, et voici mon frère, Aeglos.

Les deux elfes s'inclinèrent poliment, et Legolas fit de même. Alice crût un court moment que l'incident était clos, mais quand Aeglos se retourna vers elle et la fusilla du regard, elle sût qu'elle allait passer un sale quart d'heure. Elle se prépara mentalement.

- Jeune fille, vous devriez faire plus attention, lança Aeglos apparemment prêt pour une belle envolée lyrique. Vous ignorez sans doute les convenances des elfes, car vous n'êtes pas d'ici, mais vous venez de bousculer un elfe de haut rang. J'attends donc vos plus plates excuses.

Alice avait déjà spontanément présenté ses excuses, et elle ne voyait pas vraiment ce qu'elle pourrait faire de plus. Le fait qu'elle ne sache pas exactement à qui elle s'adressait rendait la situation encore plus épineuse, car elle ne savait pas si elle pouvait se permettre de l'envoyer balader, même poliment. Ne connaissant pas en détail les usages des elfes, elle n'arrivait pas à estimer la gravité de cette bousculade involontaire, mais son sentiment de culpabilité avait fondu comme neige au soleil avec l'attitude méprisante de l'Aegnor. Alice se demandait ce qu'il attendait. Voulait-il qu'elle se mettre à genoux ? Qu'elle se flagelle? Qu'elle se mettre à pleurer en s'insultant elle même ? Si elle s'était écouté, elle serait tout simplement partie et l'aurait laissé là. Elle savait bien qu'il était inutile de dialoguer avec ce genre de personnage. Seulement voilà, elle avait peur qu'il y ait des conséquences négatives. Dans le doute, elle regarda Legolas, espérant avoir un indice quant à la conduite à tenir. Lorsque son regard croisa le sien, une nouvelle vague de chaleur la parcourut.

- Elle vous a déjà présenté ses excuses, dit fermement Legolas. D'ailleurs vous devriez faire de même, car c'est elle qui a failli tomber et non pas vous.

Alice fut un peu interloquée. Elle n'avait pas l'habitude que l'on réponde à sa place... Mais elle fut soulagée de l'intervention de l'elfe. Aegnor parut outré par celle-ci. Il sembla sur le point de s'étouffer et perdit pendant un court instant le stoïcisme des elfes.

- Je n'ai aucune excuse, commença-t-il, venimeux à souhait, à présenter à cette... A cette...

- Je vous déconseille fortement de poursuivre cette phrase qui pourrait mener à une situation encore plus fâcheuse, dit Legolas poliment mais froidement.

Aegnor et Legolas se regardèrent droit dans les yeux, et ce fut Aegnor qui détourna son regard le premier.

- Nos amis nous attendent. Adieu.

Legolas passa son bras sous celui d'Alice et l'entraîna avec lui. Il marchait calmement, comme si rien ne s'était passé, ou plutôt comme ce qui s'était passé n'avait pas la moindre importance. La jeune femme fût rassérénée par son attitude. La tension qu'elle avait ressenti s'était évanouïe. Elle se rendit compte qu'elle avait une entière confiance en Legolas. Cette confiance qui s'était établie en si peu de temps la déroutait un peu, et elle devait admettre qu'elle avait été flattée que l'elfe ait pris sa défense.

Lorsqu'ils se furent assez éloignés, Alice le remercia.

- Je ne savais pas comment me tirer de cette situation. J'ai bousculé un elfe de haut rang, est-ce que c'est grave ?

- Vous n'avez rien fait, dit Legolas. Il vous a volontairement bousculé. Je ne sais qui il est, mais il cherchait à provoquer l'accident, et j'ignore à quelle fin.

Alice se tût.

- Vous pouvez me dire ce que vous en pensez, l'encouragea Legolas.

- Peut être qu'il n'est pas heureux que je sois ici. Je veux dire... Je ne suis pas une elfe. Je suis une …

Elle n'arrivait pas à dire le mot, qui lui sembla soudain bien péjoratif. Elle était une mortelle.

Legolas s'arrêta et se tourna vers elle, plongeant son regard dans le sien.

- Vous êtes quelqu'un de bien. Cela est la seule chose qui devrait compter aux yeux de tous.

- Vous ne me connaissez pas si bien que ça... Répondit Alice en rougissant et détournant le regard.

- Je vous ait observé. Vous êtes étrange... Mais je ne vois que de la bonté en vous.

Alice en eut le souffle coupé, mais l'elfe ne lui laissa pas l'opportunité de répondre. Il prit à nouveau le bras d'Alice et ils reprirent la marche, ce qui permit à Alice de reprendre ses esprits.

- D'un certain côté, finit-elle par dire en changeant de sujet, c'est plutôt rassurant de voir que les elfes ne sont pas si irréprochables que ça...

- Certains peuvent être bien pire que ceux de votre race, répondit Legolas en la taquinant Faites-moi penser, un jour, à vous parler de Fëanor.

- Etait-ce... Un elfe malpoli ? Demanda Alice en feignant l'horreur.

Legolas éclata de rire, et Alice se sentit fondre.

Même son rire est magnifique, pensa-t-elle.

- Plus que je ne saurais vous dire, avoua enfin Legolas. Nous en reparlerons. En attendant, nous voici bientôt arrivés.

A quelques mètres là se profilait une silhouette, qu'Alice identifia aisément : Gimli.


Oui.... Désolée pour ce retard ! Techniquement, ce chapitre est la fin du chapitre 16, mais dans un souci de clarté, je le nomme chapitre 17... Mais il est toujours dédié à Lisa ^^ à qui je présente mes excuses pour ce délai. D'ailleurs, je présente mes excuses à tout ceux qui attendaient la suite, car j'ai donné un faux espoir pour le délai.

En fait mon pc a crashé, et ça m'a un petit peu énervé. Après j'ai repris un nouveau boulot qui fait que j'ai moins d'heures propices à l'écriture (sans personne pour lira dans mon dos et me dire « hey tu parles de Dégueulasse l'elfe ? »... Je n'accuse personne, suivez mon regard -_-).

Un énorme merci du fond du coeur pour toutes vos gentils reviews depuis le début ! Merci Lisa, Pony-76; Solene, Black Life Punk, Maliedy, Asran, Alice loves Rock Music, Adeline, Manon, Eliz, Jessica, Cleo, Lena Malhya, Dede.A, Lyane de Rivesen, Shebang, Ame, Plume, Jumot59, Ekana, Camille, Kira Kendrix, Lyosha, Elenya Mirkwood, Zania, Sentinelle, Audrey, Orshid, Superlils, Leviathan08, Daxia09, Cataclop, Mystère, Elana11, Elenmenel, Pure Absynthe (j'aimerais bien une suite à Shyinn? Ta Gueule ^^), Manelor, Ariboutchouz, Lucifer 17, et Malicia Améthyste.... En espèrant n'oublier personne !

J'essayerais d'être plus régulière!

Pony-76 : c'est bizarre de savoir que des gens parlent entre deux de ma fiction :o Mais c'est flatteur !

Jessica : Thanks a lot. It's okay you can keep on writing in englishe, i understand, Where are you from by the way ? Anyway, it's really really amazing that you can read french :)

Lyande de Rivesen : Je suis une grande fan de Kaamelot :D Vive Perceval !

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