Coucou tout le monde eh vouii, je suis dans les temps pour une fois. Alors je tiens à remercier toutes les personnes qui ont lu et surtout reviewé le premier chapitre de cette histoire au pairing rare.
Voici la suite. Bonne lecture tout le monde.
Chapitre 2 : Une cohabitation inattendue.
Tous marchèrent pendant un bon quart d'heure, Harry discutait avec Ron et Hermione à présent, il était soulagé, Charlie l'avait laissé pour rejoindre ses parents et il commençait enfin à prendre conscience que cette fois, c'était bien vrai, il était en vacances. A leur arrivée, tout le monde entrait dans l'auberge, avec enthousiasme et entrain. Dès qu'Harry pénétra dans la maison, il fut réellement soufflé, l'intérieur était superbe, tout en boiserie, sans toutefois être trop ostentatoire, le garçon posa la cage de sa chouette dans le couloir à côté du panier de Pattenrond. Quand toute la famille fut dans la salle à manger, le dresseur de dragons se racla légèrement la gorge pour attirer l'attention de tout le monde, chacun discutant dans son coin avec un autre membre de la famille.
« Bon, avant que chacun aille s'amuser dans son coin, je voudrais souhaiter de bonnes vacances à tout le monde et notamment à Harry qui, d'après mes sources part pour la première fois hors d'Angleterre. »
Le brun fut surpris et gêné de cette remarque et il tourna la tête vers le dresseur de dragon qui lui sourit gentiment, tout en lui demandant plus doucement.
« Il y a un problème, Harry ?
- Non, non. »
Le héros du monde sorcier était étonné, Charlie savait que c'était ses toutes premières vacances, ici en Roumanie mais comment cela se faisait-il ? D'un sort, le dresseur fit apparaître sur la grande table de la salle à manger des verres pour tout le monde ainsi qu'une bouteille de Firewhisky. Molly fit de gros yeux à son fils cadet, le roux ne sembla pas en tenir compte et continua sur sa lancée.
« Et pour fêter cette occasion, est-ce que tout le monde est d'accord pour trinquer.
- Charlie, ils sont beaucoup trop jeunes pour boire de l'alcool, voyons.
- Ma toute petite maman, même si tu as encore du mal à l'admettre, tous tes enfants sont des adultes à présent, même Ginny.
- Depuis moins d'une semaine…
- Peut-être mais cela n'en demeure pas moins vrai. »
Molly était furieuse et conjura également une bouteille de bièreaubeurre.
« Ginny, je t'interdis de boire du whisky, compris, jeune fille.
- Maman, je suis majeure !
- Tu as beau avoir dix-sept depuis quatre jours, il est hors de question que tu en boives, vu !
- Bien. »
Ginny fulminait intérieurement mais elle avait tout de suite compris que sa mère ne cèderait point et donc tout en continuant à grommeler, elle obéit et se servit en bièreaubeurre, elle ne voulait pas gâcher le début de ses vacances pour une histoire aussi futile. A l'instar de Ginny, Harry était sur le point d'en faire de même et tendait déjà le bras en direction de la bouteille de bièreaubeurre, lorsqu'il fut stoppé par la même main qui l'avait aidé à se relever un peu plus tôt.
« Tu ne veux pas de whisky ? »
Harry se sentit assez gêné, comment dire à Charlie qu'il n'avait bu en tout et pour tout que deux fois du Firewhisky et que franchement, il ne tolérait pas spécialement bien l'alcool. Il paraissait d'autant plus imbécile lorsqu'il voyait tous ses amis suivre les traces des jumeaux.
« Oh ! Harry, ce n'est pas grave, ne rougis pas, tu as le droit de préférer la bièreaubeurre, je n'en attendais pas moins de ta part. »
Harry fronça les sourcils, il avait comme l'impression que le roux se moquait de lui, certes gentiment mais quand même et il n'aimait pas du tout cette sensation.
« Comment ça ?
- Non, rien du tout, je me disais que cela cadre parfaitement avec l'image de jeune héros parfait que je me suis représenté en écoutant le reste de la famille. »
Il n'en fallut pas plus pour que le petit brun se sente vexé et fasse la moue, sous l'œil toujours aussi goguenard du dresseur de dragon. NON, il n'était pas parfait, il est juste très vite soul… Il grognait, lorsque son ami de toujours vint à sa rescousse, enfin du moins le croyait-il :
« Frérot, tu n'as pas proposé de whisky ? Il n'aime pas ça… »
Harry était sur le point de le remercier lorsque Ron continua sur sa lancée comme si de rien était.
« Il faut reconnaître que j'ai essayé deux fois de le faire boire et les deux fois, cela a tourné à la catastrophe. Dans un premier temps, il s'est comporté comme le roi des crétins, je me rappelle qu'il a même tenté de rouler la pelle du siècle à Seam, le pauvre vieux a dû le frapper pour l'en empêcher et Harry a fini par sombrer dans un coma profond… »
Le brun se sentait se liquéfier sur place, il devait rayonner tellement il était rouge de honte et de confusion tandis que les deux autres partaient dans un grand éclat de rire. L'expression faux-frère lui venait irrémédiablement à l'esprit mais il ne put rien dire Ron trop heureux de mettre mal à l'aise son ami, racontait avec moult détails, la fin de cette soirée pathétique.
« … Et c'est ainsi que j'ai dû le porter jusque dans son lit !
- Eh ! Ca suffit maintenant… »
Le petit ami d'Hermione sentit comme une vague de froid l'envahir, Harry n'avait apparemment pas goûté la plaisanterie.
« Harry, ce n'est pas grave, je suis sûr que Charlie a lui aussi été bourré et qu'il comprend parfaitement. »
Le plus jeune des deux frères fut contraint de donner un léger coup de coude dans les côtes de Charlie pour que celui-ci réagisse. Le dresseur de dragon hocha ostensiblement la tête, reprenant un semblant de sérieux.
« Evidemment et je me suis même retrouvé dans des situations pires qu'embrasser un ami.
- Tu vois, Harry, alors pas la peine de m'en vouloir. Si ça ne vous fait rien, je vais retourner voir Hermione, j'ai l'impression que maman ne va pas la laisser tranquille.
- Pas de problème, Ron, je reste avec Harry et je m'occupe de lui. »
Ron tourna ses talons sans noter le moindre problème, Harry lui se sentit encore plus mal à l'aise. Il devait en avoir le cœur net mais il ne savait comment aborder la question, il ne connaissait que très peu cet homme et pourtant il avait l'impression qu'il le draguait ouvertement.
« Charlie ?
- Oui ? Tu as quelque chose à me demander…
- Euh.
- Si c'est pour ce que j'ai dit à Ron, je n'en dirais pas plus sur ces situations compromettantes. »
Son sourire était étincelant, ses yeux bleus pétillaient de malice et Harry se sentait de plus en plus gauche et puis, concrètement, le dresseur de dragons avait juste dit 'beau' et qu'il allait s'occuper de lui un moment, pas de quoi en faire des montagnes. Au final, le jeune brun resta coi avant de bredouiller la première chose qui lui soit passé par la tête.
« Tu n'es pas obligé de rester avec moi, tu peux rejoindre les autres…
- Tu as besoin de rester seul ? Je comprends…
- Non, ce n'est pas ça…
- Bon, je crois que je vais arrêter de t'embêter sinon tu vas prendre le premier portoloin pour Londres et c'est exactement l'inverse que je souhaite. »
Et pour troubler encore plus le petit brun, Charlie passa affectueusement sa main dans les cheveux ébouriffés et indomptables. Harry aurait dû lui demander franchement s'il s'imaginait des choses mais pourquoi diable n'avait-il pas osé le faire. Il lui aurait probablement répondu que comme tout le monde était venu en couple, qu'il voulait juste le distraire et ainsi Harry n'aurait pas cette désagréable impression de n'être qu'un simple demeuré. Alors qu'il se giflait mentalement pour la énième fois, le rouquin lui versa quelques gouttes de bièreaubeurre.
« Je ne voudrais pas que tu crois que je cherche à te soûler, j'ai donc opté pour l'alcool doux… Je vois que toute le monde est servi et si nous portions un toast… »
L'homme au catogan avait prononcé tellement fort ses dernières paroles que tout le monde se tourna dans sa direction :
« Ah quoi, frérot ? »
Le dresseur de dragon fit mine de réfléchir quelques secondes.
« J'ai bien une idée mais j'ai peur que le concerné ne le veuille pas. »
Il sourit alors à Harry très gentiment.
« Même si je n'étais pas là le jour du combat, je sais que tu as une nouvelle fois sauvé papa, alors à Harry, sans qui nous ne serions probablement pas là et pour qu'il passe des vacances inoubliables… »
Et dans un même ensemble, tous ses amis levèrent leur verre et répétèrent 'pour Harry'. Le garçon à la cicatrice en forme d'éclair était très touché, ils avaient tous dit ça en le regardant avec tellement de gentillesse qu'il se sentait tout embarrassé. Le reste de la soirée ne fut plus qu'éclat de rire et joie, Harry écoutait les jumeaux qui expliquaient avec moult détails, à leur grand frère adoré la réussite de leur boîte à flemme deuxième génération et notamment des pilules réchauffeuses qui permettent d'atteindre une fièvre de 41 degré sans subir la moindre gêne.
« … Et donc les élèves n'ont qu'à signaler qu'ils sont fiévreux et une fois libérés de leur cours, ils peuvent faire ce qu'ils veulent.
- Je suis sûr que MacGonnagal et Snape doivent être ravis. Vous n'êtes pas possible.
- Mais voyons, frérot, nous faisons cela pour le bien de la communauté.
- Ah, bon ?
- Il est bien connu que des enfants épanouis et heureux travaillent mieux à l'école et c'est exactement le but de la boite à flemme, elle permet à des générations d'enfants de se sentir mieux.
- Vous n'êtes pas sérieux ?
- Bien sûr que si… Tu ne vas pas t'y mettre, il y a assez de maman qui nous considère comme des suppôts de Satan.
- J'imagine très bien sa tête lorsque vous lui avez dit ça.
- J'y ai assisté et j'ai bien cru qu'elle allait vous avadakedavriser.
- Je n'ai pas de mal à le croire, Harry. Je me souviens quand ils avaient je sais plus six, huit ans et qu'ils ont presque réussi à faire un sort. »
Harry se sentait beaucoup mieux à présent, tout semblait redevenir comme il escomptait. Il regardait émerveillé les Weasley, ils étaient tous tellement complices. Il avait beau le savoir depuis près de sept ans, il était toujours aussi impressionné.
« Les enfants, je crois qu'il est l'heure d'aller ranger nos affaires dans nos chambres respectives avant de passer à table.
- Bien, maman. »
Harry partit chercher la cage d'Hedwige, escorté des jumeaux. Lorsqu'il vit les deux jeunes couples monter déjà l'escalier, se tenant amoureusement par la main ou la taille, le brun eut un moment de flottement. Jusqu'ici, il avait toujours partagé sa chambre avec Ron mais à présent que tout ce petit monde était fiancé et officiellement en couple. Comment cela allait-il se passer à présent ? Les jumeaux qui avaient intercepté l'éclat de doute dans le regard sourirent avant de rajouter insidieusement.
« Tu pourras toujours dormir avec nous, s'il manque de chambres là-haut. »
Harry sentit sa gorge s'assécher instantanément, il frémit lorsque Georges posa son bras sur le sien. Il avait beau se répéter que c'était une énième plaisanterie de mauvais goût des jumeaux, ils paraissaient tellement… sérieux.
« Euh… On ferait de mieux de monter sans ça nous risquons d'être en retard pour le repas.
- Tu es bien pressé, Harry, je n'aurais jamais cru ça de ta part.
- Fred, qu'est-ce que tu insinues ? »
Le dresseur de dragons était venu de façon inespérée à la rescousse du petit brun.
« Harry s'est proposé pour dormir dans notre chambre.
- Mais qu'est-ce qui vous arrive, à vous deux ? Vous allez finir par vraiment l'effrayer. Il est vrai cependant qu'il va falloir sans doute qu'on partage les chambres.
- Ah… »
Harry ne savait pas trop s'il devait se sentir soulagé. Il monta l'escalier en bois assez incertain, lorsqu'il fut alpagué par Ron.
« Harry, mon ami, mon frère… »
Le regard incrédule, presque apeuré de Harry fit sourire les quatre frères Weasley.
« Il faut que tu nous aides, c'est grave.
- Qu'est-ce qui se passe ? Il y a un problème.
- Maman…
- Oui ?
- Il y a cinq chambres et donc on va devoir être deux par chambre et elle veut que je dorme avec Charlie mais ce serait mieux si j'étais avec…
- Moi ?
- Non avec Neville, voyons. Nous pourrions comme ça, échanger durant quelques heures avec Ginny, discrètement, pour…
- Euh, s'il te plaît, Ron, pas de détail supplémentaire, merci beaucoup. Mais, en quoi, tu as besoin de mon aide ?
- Dis à maman que tu veux dormir avec Charlie.
- Hein ? »
Molly Weasley choisit cet instant pour sortir probablement de la chambre qu'elle avait choisie avec son mari. Arthur lui emboîtait d'ailleurs le pas.
« Ronald Bilius Weasley, que mijotes-tu ?
- R… Rien, maman. Harry, tu disais quelque chose à Charlie. »
Harry, l'espace d'une seconde se sentit perdu. Devait-il abonder dans le sens de Ron ? Etrangement, il chercha du réconfort dans le regard du dresseur de dragons qui hocha légèrement la tête et .
« J'ai dit à Harry qu'il faudrait deux personnes par chambre et il m'a demandé si nous pouvions la partager et j'ai accepté.
- Euh… Oui, effectivement.»
Une nouvelle fois, Harry sentit le rouquin passer légèrement la main dans ses cheveux.
« Est-ce bien vrai ? Ce n'est pas Ron qui vous l'a demandé.
- Non, non, madame Weasley, c'est bien mon idée.
- Molly, ma chérie, je crois que les enfants sont assez grands pour se décider sur de tels détails, comme l'a dit tout à l'heure Charlie. Retournons finir de déballer nos affaires.
- Oui, probablement.
- Mais, oui, j'ai raison, partons. »
L'air sceptique de la mère de famille mettait mal à l'aise Harry et au contraire amusait tout particulièrement la fratrie Weasley. Tandis que Molly était parti rejoindre Ginny et Hermione, Arthur se retourna et sourit à ses fils avant de rajouter à voix basse :
« Ron, ta mère se lève tous les matins à 8 heures alors fais en sorte que tout le monde soit bien dans sa chambre et dans son lit, je n'ai aucune envie d'emmener votre mère dans l'hôpital le plus proche pour attaque cardiaque.
- Merci, 'pa. »
L'homme au catogan prit alors la main d'Harry sans tenir compte du regard éberlué de son plus jeune frère ou même du brun.
« Je vais te montrer nos appartements.
- Ce ne sont pas nos appartements, c'est ta chambre.
- Pour l'instant. »
Seul le jeune homme avait pu entendre la dernière assertion de son aîné, qui le fit frémir. Toutefois le dresseur de dragons souffla ces quelques mots.
« Tout se passera bien, ne t'inquiète pas, je veux juste que tu passes de bonnes vacances. »
Si c'était pour le rassurer, cela avait lamentablement échoué. Lorsque Harry pénétra dans la petite pièce, il vit tout de suite la présence de deux lits et vaguement, il se demanda si Charlie n'avait pas prévu ça depuis le début. Le brun se sentait encore plus mal à l'aise et gauche. Charlie le regarda et ne put retenir un sourire.
« Je prends le lit côté gauche si ça ne te dérange pas Harry.
- Non, non.
- Au fond, la petite porte donne sur une salle de bain privée. »
Charlie laissa Harry commencer à déballer ses affaires et s'installa sur son lit, en croisant les mains derrière sa tête. Harry s'était tourné, il ne faisait plus vraiment attention à l'autre homme et il valait mieux selon lui. Au bout de quelques instants, le brun entendit le rouquin souffler.
« Harry.
- Euh.
- Harry !
- Oui ?
Le brun s'était retourné et était en face du rouquin torse nu. Harry ne put s'empêcher de se dire que le grand frère de Ron était nettement plus musclé et mieux proportionné.
« Si ça ne te dérange pas, je vais aller prendre une douche. Tu sauras où me trouver an cas de besoin. Ne te gêne surtout pas.
- Hm. »
Harry ne reprit réellement ses esprits que lorsqu'il entendit le bruit du jet d'eau. Il se demandait vraiment comment aller se dérouler ses vacances à présent et surtout cette cohabitation inattendue.
A suivre...
