Coucou tout le monde, après près de trois semaines de vacances, je reviens avec un nouveau chapitre. Sachez pour celles (et ceux) qui suivraient mes autres histoires que la semaine prochaine je posterai un chapitre d'Harry et l'héritier et que j'ai au moins encore un chapitre d'un été inoubliable de prêt.

En tout cas, aujourd'hui, vous allez voir le réveil en fanfare de ce pauvre Harry qui doit gérer un rouquin aux hormones bouillonnantes.

Bonne lecture et merci pour toutes vos reviews.

A bientôt.

Chapitre 4 : Pari stupide et autres petits tracas sous la douche

Quatre heures, cinq heures, six heures… Le temps avait beau s'écouler, la nuit semblait interminable à Harry. Il ne cessait de repenser aux dernières paroles de Charlie. Il lui avait avoué qu'il voulait qu'Harry le considère plus que comme le frère de son ami ou même un ami mais comme un amoureux potentiel. Le brun aux yeux émeraude avait mis quelques minutes avant de réagir devant cette déclaration des plus étranges mais aussi apparemment des plus sincères. Il avait été littéralement soufflé par cette déclaration, il avait dû faire un effort surhumain pour aller se coucher. Harry s'était recroquevillé dans un coin du lit, il craignait une attaque en règle du rouquin malgré les paroles rassurantes de ne rien faire sans sa volonté. Alors que le Survivant ne souhaitait que passer ses vacances à se détendre et à s'amuser avec ses amis, cette idée lui paraissait de plus en plus irréaliste et lointaine. Pourrait-il réussir à repousser les avances de l'autre homme sans toutefois que cela ne joue sur la bonne humeur de tout le monde ?

Alors que pour la cent cinquantième fois, le jeune homme remontait un peu plus le drap sur lui, il entendit un léger ronflement. Si Harry avait du mal à trouver le sommeil, ce n'était visiblement pas le cas du dresseur de dragons qui semblait dormir du sommeil du juste. Harry se demandait bien comment c'était possible. Après une telle déclaration, lui, il ne se serait pas contenté de se coucher et de s'endormir comme si de rien n'était. Certes, pour être totalement honnête, il ne savait pas exactement ce qu'il aurait fait mais sûrement pas une telle chose. Charlie n'avait donc aucune idée de ce que cette révélation allait provoquer comme bouleversement chez Harry. Etait-il à ce point inconscient ?

Lorsque enfin, les premiers rayons de soleil commencèrent à filtrer à travers les épais rideaux en velours bordeaux, Harry se dit que son supplice avait assez duré, il avait définitivement besoin de se relaxer, tous ses muscles étaient endoloris. On aurait presque pu croire qu'il avait dormi à même le sol tellement le moindre geste lui était douloureux. Il repensa fugacement au match de quidditch, heureusement qu'aujourd'hui, il n'y avait aucun enjeu. Harry s'en fichait de perdre, ce n'était pas une question d'honneur, comme lorsqu'il jouait à Poudlard, face à cette fouine de Malefoy. Le Survivant traversa presque en courant la petite chambre, toujours aussi mal à l'aise, il craignait que Charlie ne se réveille alerté par le craquement du parquet. Il souffla de soulagement lorsque il fut enfin parvenu dans la salle de bain. Il ne perdit pas une seconde et se déshabilla à la vitesse de l'éclair avant de glisser sous le jet d'eau presque brûlante. Il ne lui fallut que quelques minutes pour que son corps commence déjà à se détendre. Il se sentait bien ainsi, l'eau ruisselant le long de son corps pâle lui faisait oublier tous ses soucis. Il avait l'impression d'être seul au monde, loin de toute l'agitation de la veille. Malheureusement, la trêve fut de courte durée. Malgré le bruit du jet d'eau, il lui semblait que la porte venait de grincer. Suspicieux, il tira légèrement le rideau de la douche, juste pour vérifier et ce qu'il vit lui coupa le souffle :

« Char… Charlie, laissa échapper le jeune brun. »

Ledit Charlie, toujours vêtu de son unique boxer rouge, était face à lui et lui souriait malicieusement, il susurra doucement :

« Salut, beauté.

- Beau… Beauté ?

- Ben, tu ne vas pas nier tout de même.

- Euh… »

Harry était stupéfié, il essayait de comprendre ce que Charlie pouvait bien trouvé de 'beau' chez lui. Il ne s'était jamais, au grand dieu jamais considéré comme beau ou même mignon, il était bien trop pâle, bien trop petit, bien trop maigre… Enfin bref, bien trop tout !

« Et puis comment tu voudrais que je t'appelle sinon ?

- … Ben Harry ?

- Bien trop formel, lorsque nous sommes tous les deux. Enfin, c'est comme tout, j'ai quinze, enfin quatorze jours pour te trouver un surnom que tu accepteras. Et que dis-tu d'amour ?

- NON !

- D'accord, j'oublie, c'est probablement trop tôt, fit-il en souriant. »

Le brun se demandait bien ce que faisait ici Charlie à le dévisager et il voulait le lui faire savoir mais le dresseur de dragon fut le plus rapide et il continua :

« Tu me fais un peu de place ?

- Hé ? »

S'il était blanc auparavant, à présent Harry était livide. Son sens de la parole était parti en même temps qu'il avait entendu Charlie parler. Les sons qui sortaient de sa pauvre bouche n'étaient plus que de simples onomatopées sans aucun sens.

« Tu disais quelque chose Harry ?

- Je… Je… Pour… POURQUOI ?

- On aura fini plus vite de se préparer. »

Harry était peut-être naïf mais il n'était pas encore totalement stupide et c'était probablement la plus mauvaise excuse qui lui ait été donné d'entendre. Deux personnes ne se retrouvaient pas ensemble dans une douche pour…

« NOUS PREPARER PLUS RAPIDEMENT ? JE… JE…

- Tss tss tss… Tu as l'air encore plus stressé qu'hier. Tu as réussi à dormir au moins. Vu tes cernes, je ne pense pas. Je suis sûr que tu dois être tout courbaturé. Tu ne dois pas oublier, nous avons un match après. »

Charlie mit son menton dans sa main, il semblait réfléchir à la vitesse de la lumière et lorsqu'il releva la tête en direction d'Harry, ses yeux bleus pétillaient de mille feux, ce qui faisait plutôt peur à Harry.

« J'ai une idée géniale, je vais te masser, tu as l'air d'être tout tendu. Rien de mieux que d'associer un bon massage à un jet d'eau brûlante. »

Et sans que le plus grand sorcier encore vivant puisse réagir ou même s'y opposer, il fut repoussé contre le mur carrelé, Charlie entra dans la douche sans plus de cérémonie et aussitôt dit à l'autre garçon :

« Retourne-toi.

- Hein ?

- Ben, pour te masser le dos, ce serait plus pratique, non ? »

Harry savait que l'eau était très chaude mais la rougeur qui se répandait sur son visage n'avait absolument rien à voir. Il était amorphe, hébété et il entendit au lointain une nouvelle fois le rire de Charlie. Harry prit tout son courage et releva son visage. Il regarda Charlie et put lire un éclair d'intérêt dans les yeux de l'autre homme qui continua cependant comme si de rien n'était.

« Allez laisse-toi faire, je peux te jurer que je suis un très bon masseur. Toutes les personnes que j'ai déjà massées me l'ont affirmé. »

Le roux n'y tenant plus tira par le bras Harry et le retourna comme s'il n'était qu'une simple marionnette. Harry avait l'impression que son cerveau marchait au ralenti, certains mots se répétaient sans cesse en lui : 'douche', 'massage', 'nu', 'autre garçon'.

« Qu'est-ce que tu marmonnes, Harry ? Je ne comprends pas. »

Harry même s'il ne le voyait pas, imaginait le sourire malicieux, pour ne pas dire ironique de son aîné. Par Godric, il était courageux, il était un Gryffondor, il devait s'opposer et pas se laisser faire même si Charlie venait de commencer à lui masser les épaules et qu'il devait reconnaître que le dresseur de dragons était plutôt doué. Non, il ne devait pas se laisser divertir. Harry essayait tant bien que mal d'échapper à l'emprise des larges mains de l'autre homme et se tortillait en tout sens.

« Charlie, tu avais dit que tu voulais me laisser le temps et que tu attendrais que je veuille t'embrasser ou… »

Il ne put finir sa phrase tant il était gêné aussi bien par ce qu'il disait que par la situation elle-même.

« Allons, Harry, calme-toi. Nous ne faisons rien de mal.

- Nous prenons une douche ensemble, tous les deux, des garçons !

- Mais cela t'est déjà arrivé…

- Mais, non.

- Ah bon ? Tu ne te douches pas avec les autres après les matchs de quidditch ?

- Ce n'est pas pareil.

- Ah ? Tu n'étais pas nu, avec d'autres garçons alors.

- Je… Ils ne me massaient pas et NE M'ONT PAS DEMANDE DE PARTAGER LEUR LIT OU DE M'EMBRASSER OU… Humm… »

Harry n'avait pas pu terminer ses explications, les mains chaudes et expertes venaient de se poser sur LE point névralgique et le survivant s'était abandonné à la sensation si agréable et si apaisante.

« C'est agréable, hein ? chuchota Charlie.

- Hmmm…

- Je peux t'assurer que je peux te faire sentir encore mieux, vraiment beaucoup mieux. Alors laisse-toi faire. »

Charlie lui avait susurré ces quelques mots au creux de l'oreille et Harry sentit malgré la chaleur ambiante un long frisson le parcourir sur l'ensemble de son corps. Il avait l'impression que jamais, il ne pourrait échapper à Charlie. Il tentait toujours de s'opposer mais le contact de ses mains qui glissaient lentement et inexorablement le long de son dos était si doux, si nouveau, personne ne s'était comporté comme cela avec lui auparavant. Et sans vraiment en prendre conscience ou comprendre pourquoi, il se laissa peu à peu aller et ne s'opposa plus. Il ne faisait plus attention au temps qui passait, il ne voyait pas non plus le sourire sur les lèvres de Charlie, il avait l'impression d'être ailleurs, dans un monde cotonneux et doux. Harry ne réagit finalement que lorsqu'il entendit l'autre homme prononçait 'Aqua finire' et que le jet d'eau cessa instantanément en même temps que le contact des deux mains sur son dos. Harry ne put retenir un gémissement de frustration de sortir de ses lèvres. Charlie se mit à rire et donna une tape amicale dans le dos qui fit se retourner le pauvre garçon tout perdu.

« Admets que j'avais raison. Tu avais besoin d'un bon massage. »

Le brun n'avait toujours pas retrouvé la capacité de parler correctement et il grommela simplement en signe de dénégation.

« Comme tu voudras, Harry. En tout cas, nous allons devoir finir de nous préparer. Les autres ne devraient pas tarder à se lever, il va bientôt être huit heures. »

Et alors, sans attendre de réponse, le dresseur de dragon quitta la douche surchauffée, Harry se résolut ainsi à en faire tout autant à son grand dam. Il ne pouvait décemment pas reconnaître devant l'autre homme qu'il aurait bien passé encore quelques instants supplémentaires à se faire dorloter par ses mains puissantes. Juste avant qu'il ne sorte de la douche, un bras parsemé de taches de rousseur lui tendit une serviette de bain et Harry se reconnecta totalement. Il jura entre ses dents. Comment avait-il pu oublier où il se trouvait et surtout le fait qu'il soit nu devant Charlie ? Aussitôt, le garçon attrapa la serviette et la ceignit autour de la taille.

« Harry, cesse de te poser mille questions. Le plus important n'est-il pas que cela t'ait plu lorsque je t'ai massé le dos, le reste on s'en fiche, non ?

- Je… je… »

Harry avait baissé le regard, il ne pouvait admettre l'évidence, il en était hors de question, sa fierté n'y survivrait pas.

« Bon, alors considère cela comme une préparation pour le match de tout à l'heure, si tu préfères. Ce n'est d'ailleurs pas totalement faux, tu n'aurais pas été en mesure de rivaliser avec moi sinon, tu étais bien trop noué.

- Quoi ?

- Eh bien, oui, noué comme tu l'étais, jamais tu n'aurais pu me battre. Tu sais, je me défends plutôt pas mal au quidditch. »

Bien sûr, Ron lui avait déjà dit les exploits que son frère aîné avait réalisés durant ses années à Poudlard mais Harry était vexé dans son amour-propre. C'était lui le meilleur joueur de quidditch à Poudlard durant les sept années qu'il avait passé là-bas. C'était toujours lui, le premier élève depuis près d'un siècle à avoir été titularisé dans une équipe alors qu'il n'était qu'en première année. C'était grâce à lui que les Gryffondors n'avaient plus perdu devant leur ennemi de toujours, les Serpentards et c'était enfin lui qui venait d'être contacté par trois équipes professionnelles pour qu'il signe chez eux. Et si une chose était sûre c'est que même s'il avait un mal de dos horrible, jamais il ne perdrait face à Charlie Weasley. Harry répondit alors quasiment du tac au tac, sans réfléchir.

« Même avec mon dos en compote, je gagnerais facilement.

- Serait-ce par hasard un défi que tu me lances, Monsieur Potter ?

- Je… Je…

- Trop tard. Tu viens clairement de dire que jamais tu ne perdrais face à moi et moi je te dis l'inverse. Je ne peux tolérer un tel affront, Beauté. »

Harry avait une drôle de sensation, comme si une nouvelle fois, il perdait la direction des événements face à Charlie qui au contraire savait exactement où il allait. Harry voulait juste faire une partie pour s'amuser et tout d'un coup, cela devenait beaucoup plus sérieux, surtout qu'il n'avait aucune idée de ce que projetait de faire Charlie. Il s'avança prudemment :

« Euh… Tu penses à quelque chose de précis ?

- A un pari, pourquoi pas. Après tout, si tu es aussi sûr que ça de gagner, tu n'as absolument rien à craindre.

- Comment tu peux me dire ça, après ce que tu m'as fait ce matin ?

- Pour la dernière fois, tu étais beaucoup trop stressé et noué, je t'ai seulement massé le dos pour t'aider.

- Alors que j'étais NU sous la douche !

- Pfff. Détail, détail… Et puis, techniquement, je ne t'ai rien fait que tu ne veuilles pas vraiment.»

Touché. Harry s'empourpra, il avait essayé de ne pas trop montrer qu'il avait trouvé agréable le fait d'être ainsi traité mais il avait clairement échoué.

« Et ne t'inquiète pas, je te jure que si je gagne, je ne te demanderai pas à ce que tu m'embrasses ou quoi que ce soit d'autre d'ordre sexuel. Alors, tu es d'accord ? Et si c'est toi qui gagnes, tu pourras me demander tout ce que tu veux… »

Lentement, Charlie s'était approché du pauvre jeune homme toujours plus perdu et toujours plus rouge et il lui murmura doucement contre son oreille :

« Même une seconde séance de massage…

- Ja… Jamais. Je ne ferais pas ça.

- Tiens donc et que me demanderais-tu alors ?

- Euh… »

Harry n'en avait aucune idée, enfin si, il pourrait peut-être demander au roux d'arrêter ce petit jeu étrange de séduction qui le mettait si mal à l'aise mais au moment où il allait répondre, le dresseur de dragon le devança, il se rapprocha davantage enserrant la taille du plus jeune et soufflant sa réponse :

« Laisse-moi la surprise. En tout cas, moi, je le sais déjà et je suis sûr que tu vas adorer.

- Mmm, pas sûr, grommela faiblement le brun.

- Mais si, voyons. Peut-être pas au début mais je te garantis que tu changeras rapidement d'avis. Bon, alors, on fait un pari sorcier à moins que tu n'aies peur de perdre. Les termes sont les suivants : le gagnant du match de quidditch pourra faire la requête de son choix au perdant. »

Harry cherchait une parade mais rien ne venait, une nouvelle fois, il se sentait acculé, il passerait pour un lâche, un idiot aux yeux de Charlie s'il refusait et ce ne serait pas digne du Survivant. Il hocha la tête. Charlie lui tendit alors une main qu'il serra avec une certaine appréhension et un filin d'or encercla leurs deux mains. A partir de cet instant, le pari était effectif. Décidément, rien ne tournait vraiment rond depuis hier soir. Charlie le regarda en souriant légèrement, c'était clair qu'il y avait été un peu fort avec l'autre jeune homme, il devrait peut-être lui laisser quelques minutes pour se reprendre. Et puis il en avait bien profité ce matin. Il avait vu Harry lorsque le petit brun s'était dirigé vers la salle de bain. Il avait beaucoup hésité à aller le rejoindre, il s'était tourné et retourné dans son lit mais il avait fini par se lancer. Il aurait voulu être plus doux mais il avait eu du mal à se contrôler quand il avait vu à son entrée dans la salle de bain l'ombre du corps du brun derrière le rideau de douche et puis il ne cessait de se dire qu'Harry ne serait pas éternellement ici, en Roumanie et que s'il ne faisait pas le maximum pour convaincre Harry qu'il était son futur, il risquait de le perdre définitivement. Depuis trois ans, Charlie attendait ça, le brun célibataire sans plus aucune menace planant au-dessus de lui. Rejetant tous ses rêves, Charlie se jeta alors un sort de séchage automatique et dit malicieusement, passant une main dans les cheveux tout humides et emmêlés du brun :

« Je te laisse te préparer ici, je retourne vite dans la chambre et je vais descendre rejoindre les autres. Alors à plus tard, Harry. »

Il déposa alors un léger baiser sur le front du brun. Il fallait vraiment qu'il quitte cette pièce, il ne pourrait résister très longtemps à cette peau douce et fruitée. Harry regarda partir avec interrogation le rouquin et préféra ne pas répondre. Il était assez perdu par le regard assez étrange, peut-être un peu triste que lui avait lancé le dresseur de dragon juste avant de quitter la pièce. Harry ne commença vraiment à se préparer que lorsqu'il entendit la porte de la chambre claquer. Il s'essuya volontairement lentement et tenta de réfléchir à la situation. Il était visible après la scène de ce matin que Charlie était sérieux hier soir et qu'il ferait vraiment tout pour le mettre dans son lit. Il devait cette fois se faire une raison et agir tout de suite pour que cela n'empire pas. Il allait rejoindre les autres, essayant de rester le plus loin possible de Charlie et après le match, il mettrait un terme à toute cette histoire, il lui dirait que même s'il se sentait flatté par l'intérêt que Charlie lui portait toute cette relation était impossible, que sa vie de survivant était bien trop compliqué. Voilà, c'était parfait. Harry sourit franchement pour l'une des premières fois depuis son arrivée ici, il était soulagé, il savait ce qui lui restait à faire. Après ces nouvelles résolutions, il enfila sa robe de sorcier et descendit d'un pas alerte retrouver tous les autres dans la salle à manger.

Lorsqu'il pénétra dans la pièce, la plupart des habitants du chalet étaient déjà debout, il ne manquait plus que Ron. Tous l'accueillirent d'un chaleureux 'bonjour'. Charlie déjà attablé se contenta d'un léger sourire et d'un hochement de tête. Les jumeaux tapèrent sur la chaise vide, juste entre eux deux.

« Viens ici, Harrynouchet. On t'a gardé cette place exprès à moins que tu ne préfères aller à côté de Charlie. Nous ne voudrions pas être un obstacle à votre amour…

- Qu… QUOI ?

- Eh bien… Oui, nous supposons que hier, dans la pénombre de la chambre, notre grand frère s'est enfin déclaré après avoir soupiré à ton sujet pendant des années. »

Les jumeaux éclatèrent alors de rire, d'un rire qu'Harry qualifierait de démoniaque. La plupart des autres sorciers présents trouvèrent cela amusant et accompagnèrent Fred et George surtout lorsqu'ils virent la tête rouge et les yeux écarquillés du brun, sauf Molly qui avait rabroué ses deux enfants diaboliques et Charlie qui était venu instinctivement défendre le survivant en leur demandant de se mêler de leurs affaires. Harry regarda l'autre place vide restante, espérant échapper à Fred et George. Malheureusement, pour lui, il ne restait qu'une autre place à côté de Charlie et Harry ne se sentait pas capable de se mettre à côté du dresseur de dragons après tout ce qu'il s'était passé ce matin. Il se dirigea donc vers la place qui lui avait été désignée et s'y assit sans broncher. Charlie légèrement déconfit refusa de se laisser aller et versa aussitôt du chocolat chaud dans la tasse posée juste devant le brun. Harry n'avait pourtant encore rien demandé, il regarda surpris l'autre homme.

« Ce n'est pas ce que tu prends au petit-déjeuner, Harry ?

- Si, si, merci… mais…

- Comment je le sais ? J'ai un réseau d'informateurs que tu ne soupçonnes même pas. »

Harry s'enfonça dans sa chaise, rouge écarlate. Le reste du repas et de la matinée se déroula sous les mêmes auspices. Tout le monde et principalement les jumeaux plaisantait, s'amusait souvent sur le dos d'Harry et le brun ne voyait qu'une seule chose : le sourire de Charlie s'élargissait et se faisait de plus en plus malicieux tandis que l'heure du match de quidditch approchait à grand pas. Quand quinze heures sonnèrent au loin, il s'avançait, encore plus stressé que lorsqu'il jouait à Poudlard contre ces idiots de Serpentards. L'enjeu était de taille, le futur de ses vacances et peut-être même de sa vie en dépendait et non, il n'exagérait absolument pas, Charlie le lui rappela douloureusement quand il chuchota à son attention :

« Je vais gagner, Beauté… Prépare-toi. »

A suivre.

Review siouplé, merci d'avance.