Hum, hum. Il y a encore quelqu'un dans la salle. Pas sûr ? Oui, je sais, cela fait 6 mois que je n'ai pas posté et je m'en excuse mais j'ai toujours autant de travail dans the real-life (mouééé) mais normalement, à partir de maintenant, je vais sans doute me remettre aux fics, (c'est vrai, j'ai déjà repris l'été inoubliable). Bref, passons aux choses sérieuses.

La dernière fois, nos deux héros se sont un peu rapprochés dans le château d'un célèbre vampire mais est-ce que ce rapprochement va sa poursuivre ou alors va-t-il y avoir un nouvel éloignement ? Réponse dans le chapitre qui suit.

Bonne lecture et à bientôt (j'y crois…)

Chapitre 7 : Les DMM

Charlie respira très fort, il essayait vainement de se calmer avant d'entrer dans la chambre. Après plusieurs hésitations, il se lança enfin. L'accueil ne fut malheureusement pas des plus chaleureux et agréables. Un énorme coussin aux couleurs chatoyantes traversa la chambre à la vitesse d'un vif d'or pourchassé par une horde d'attrapeurs et s'écrasa sur son visage avant de retomber mollement au sol.

« Harry…

- Tout ça, c'est de ta faute.

- Non, les jumeaux n'ont pas besoin d'aide, ils sont assez grands, tu peux me faire confiance.

- Arrête de plaisanter et ne joue pas au plus malin avec moi ! »

Charlie osa faire un pas en direction du lit sur lequel était recroquevillé Harry, les genoux sous le menton. Le brun le fusilla. Bon, c'est vrai, il était un peu de mauvaise foi, quand il disait qu'il n'y était pour rien mais tout de même, il n'avait rien demandé aux jumeaux et surtout pas de continuer leurs plaisanteries stupides. Et dire que deux jours plus tôt, il s'était enfin cru sorti d'affaires, et s'était imaginé que le plus dur avait été fait. Il l'avait même embrassé, enfin, pour être plus exact, Harry avait posé ses lèvres sur les siennes mais c'était un début encourageant d'autant plus que le jeune brun avait été l'initiateur de ce 'baiser'. Oui mais voilà, rien n'avait été comme il le souhaitait depuis lors et tout ça par la faute de ces deux idiots qui lui servaient accessoirement de frères.

Quand Harry et Charlie étaient sortis de la chambre du vampire, le dresseur de dragons avait veillé à jeter un sort de dissimulation sur le cou du plus jeune. Malheureusement, cela n'avait pas suffi, les jumeaux avaient détecté au premier coup d'œil un réchauffement des relations entre les deux héros et évidemment, ils avaient profité de leur position de force pour faire diverses allusions et remarques de mauvais goût, en somme, tout comme ils le faisaient auparavant.

Le vrai drame s'était noué le soir même, après leur retour du château. Le repas se déroulait sous les meilleures auspices, les filles étaient ravies de leur visite du Château même si le Comte Dracula n'avait pas daigné se manifester en leur présence. Elles parlaient joyeusement de toutes ces merveilles qu'elles avaient pu approcher, voire effleurer du bout des doigts. Le célèbre vampire avait des goûts très luxueux et aimait tout particulièrement les somptueuses parures, véritables rivières de pierres précieuses en tout genre. Tout s'était joué en une fraction de seconde. Alors que Ginny s'apprêtait une nouvelle fois à se pâmer au souvenir du collier serti de rubis, Fred avait entraperçu furtivement une ombre bleutée sur le cou du Survivant. Et ce n'étaient pas aux vieux singes que l'on apprend à faire la grimace, eux aussi avaient à de nombreuses reprises caché les traces de leurs méfaits sur le cou de leurs conquêtes mais ils n'auraient jamais commis une telle erreur, faire que le sort s'atténue après seulement quelques heures. Fred s'était évidemment pressé d'en aviser d'un coup de coude son jumeau. Toutefois, le coup fut assez fort pour que Charlie se rende compte de leur petit manège. Le dresseur de dragons avait aussitôt relancé par informulé, le sort de dissimulation mais cela n'avait servi à rien. C'était trop tard, le mal était fait.

Cette découverte ô combien précieuse avait été depuis lors, source de réflexions et de plaisanteries au goût douteux par les jumeaux qui avaient largement profité de la situation. Et cinq minutes auparavant, ils avaient une nouvelle fois recommencé, ils avaient fait une remarque sur les manques dans les programmes de Poudlard. George avait dit tout en ricanant que les cours étaient trop peu approfondis sur les sortilèges de dissimulation, laissant perplexe la plupart des membres de la famille Weasley et mal à l'aise Charlie. Cette ultime attaque avait fait fuir Harry et ainsi la petite avancée du dresseur de dragons avait été réduite à néant.

Le rouquin se rapprocha du jeune homme qu'il convoitait tant. Il ne résista pas et passa sa main dans les cheveux perpétuellement ébouriffés, ce qui lui valut une œillade noire de la part d'Harry qui grogna et repoussa cette main.

« Harry, en dehors des jumeaux, personne ne sait ce qui s'est passé et il ne me semble pas judicieux de fuir de la sorte, surtout si tu ne veux pas que cela se sache. »

L'amertume était perceptible dans la voix du roux. Charlie ne rêvait que d'une seule chose, tout avouer à sa famille et proches et il s'en empêchait comme le lui avait expressément demandé Harry. Charlie dodelina de la tête. L'attitude du plus jeune demeurait une énigme incompréhensible pour lui. Il reprit toutefois :

« Tu sais bien comment sont les jumeaux. Ils vont finir par se lasser.

- Tu parles, répondit Harry avant de renifler avec dédain.

- Tu pourrais arrêter de faire le gamin et de bouder quelques secondes.

- Je ne boude pas. »

Charlie se contenta de lever les yeux en ciel, d'un air sarcastique. Il fit signe au plus jeune de se pousser un peu, Harry s'exécuta, tout en continuant à grommeler. Charlie s'assit ainsi, juste à côté du Survivant qui ne desserrait pas les dents.

« Pour quelqu'un qui ne boude pas, je dois reconnaître ton talent, j'y croirai presque. »

Le regard vert aux accents meurtriers le fit plus sourire qu'autre chose et le chasseur de dragons rajouta sur le ton de la plaisanterie :

« Tu as beau être le sorcier le plus puissant actuellement, ton regard assassin ne me fait absolument pas peur, tu n'es qu'un novice par rapport à maman ou même à Ginny.

- Tout cela est de ta faute.

- Tu te répètes, chéri.

- Peut-être mais c'est la vérité, répondit Harry qui ne s'emporta même pas à l'emploi de ce surnom.

- Et alors quel est le problème ? Que la famille se doute de quelque chose ? »

Harry resta coi lorsqu'il entendit cette question si saugrenue, évidemment que c'était un problème que tous découvrent la situation pour le moins perturbante. Charlie était le grand frère de son meilleur ami, il devrait le considérer comme un petit frère et pas comme un 'amant' potentiel. Le roux s'était encore approché, leurs épaules se frottaient à présent, il pouvait sentir les effluves si délicats qui provenaient du gamin et qui lui montaient délicatement à la tête.

« Tu vois bien qu'il n'y a aucun problème, tu ne sais même pas quoi répondre.

- Non, c'est le contraire.

- Oh, oh. Tu sais à ton âge, cela ne surprendra pas grand monde si tu officialises une relation avec une autre personne.

- Mais tu es le frère de Ron et puis que veux-tu officialiser ? Nous ne sommes même pas ensemble !

- Pas encore… C'est étrange mais j'ai comme une impression de déjà-vu, railla Charlie. Ils ne te reprocheront rien, tu sais. Je risque plus de me voir soumis à un véritable test de la part de maman, Ginny, voire Hermione pour savoir si je suis quelqu'un d'assez bien pour toi. Et en plus, les jumeaux ne joueront plus avec tes nerfs, ils ne pourront plus faire leur mauvaise blague, ils n'auront plus de prise sur toi. Tu vois, il n'y a que des avantages à leur dire.

- C'est donc ça, tu as tout orchestré avec Fred et George pour me pousser à tout annoncer.

-Tu sais, chéri, je pourrais me vexer, si tu crois une telle chose. J'avais enfin réussi à obtenir un baiser de ta part et tu penses que j'aurais tout fichu par terre en racontant tout aux deux pipelettes qui me servent accessoirement de frères. Réfléchis un peu, cela ne m'a pas du tout arrangé qu'ils aient découvert l'objet du délit. »

Charlie caressa du bout de ses doigts la meurtrissure bleutée, magiquement cachée, il sentait le pouls très rapide de l'autre jeune homme. Il finit par se pencher et l'embrasser légèrement juste à la commissure des lèvres. Le garçon surpris dévisagea le dresseur de dragons, ce qui lui valut un rire ironique de la part de Charlie. Le rouquin se redressa et poursuivit, attrapant cette fois la main droite d'Harry, il fit alors glisser ses doigts entre ceux du plus jeune avant de porter la main d'Harry à sa bouche. Charlie était absolument ravi, le brun ne semblait pas s'opposer, il paraissait bien évidemment encore très mal à l'aise avec ce genre d'initiative mais il ne mettait du moins plus en doute les sentiments du rouquin et cela réchauffait le cœur de Charlie.

« Au fait, cher monsieur Potter, dit-il entre deux baisemains, tu me dois ma promenade quotidienne, me semble-t-il. »

Harry roula des yeux, Charlie tournait une nouvelle fois la situation en sa faveur. La scène s'était déjà produite à plusieurs reprises. Tandis que le Survivant était en colère, Charlie arrivait toujours, le même air légèrement déconfit, peint sur le visage puis après deux ou trois minutes, il annonçait qu'il ne fallait pas en tenir compte et faisait un grand geste du bras, bien théâtral comme pour signifier que tout ceci n'avait que peu d'importance. Le plus étrange et incroyable, c'était qu'Harry n'osait jamais s'opposer, il ne savait trop comment interpréter son attitude mais il ne pouvait en vouloir à l'autre garçon. Ses yeux bleus électrique, si doux le faisaient toujours flancher.

Charlie sourit de plus belle :

« Eh bien, soit, allons-y, j'ai une surprise pour toi. »

Harry respira plus fortement, une vague d'angoisse le submergeant. Charlie qui voulait lui faire une surprise n'était pas signe de bon augure. Il imaginait déjà le rouquin l'emmenait dans un coin sombre pour faire, seul Merlin sait quoi. Le dresseur de dragons qui avait perçu le trouble du jeune homme, lâcha la main du brun avant de le serrer dans ses bras.

« Tu pourrais me faire confiance depuis le temps. Est-ce que je t'ai déjà fait le moindre mal ? Tu vas voir, je suis sûr que tu ne vas pas en revenir… »

Charlie passa une nouvelle fois sa main râpeuse dans la chevelure indomptable du brun. Harry avait beau essayé de percer le mystère qui entourait le roux mais il échouait comme d'habitude lamentablement, incapable de comprendre. Il se laissa donc guider vers la sortie sans de réelle difficulté, le rouquin s'était légèrement éloigné du Survivant lorsqu'ils traversèrent le petit chalet, il ne voulait pas laisser une autre chance aux jumeaux de faire une réflexion sur leur 'couple'. Ils étaient déjà assez gênants et lourds depuis le début des vacances. Personne n'osa émettre la moindre objection lorsque le dresseur de dragons annonça qu'il allait s'absenter pendant quelques heures avec Harry sous le regard éberlué de ce dernier.

« Attends-moi, attends-moi, veux-tu, Charlie ! Pourquoi marches-tu aussi rapidement ? »

Ils venaient de sortir de la maison mais le rouquin ne s'était pas encore rapproché et laissé une distance de sécurité des plus perturbantes pour Harry qui n'était pas encore habitué à un tel traitement. Le dresseur de dragons faisait comme s'il n'avait rien entendu, ce qui agaça davantage le garçon qui s'offusqua :

« Eh, d'abord, tu aurais pu me le dire avant que nous allions partir 'plusieurs heures', demanda vexé le jeune homme de ne pas obtenir la totale attention de l'aîné. Nous n'avions parié qu'UNE heure par jour seuls. »

Charlie s'arrêta et fit face à Harry.

« Premièrement, chéri, arrête de dire des bêtises. Attends de voir pour hurler à la mort que je ne respecte pas les termes du pari. Je suis sûr que tu ne me reprocheras plus rien, par la suite. Deuxio, Ron et les jumeaux nous regardent par la fenêtre, donc si tu veux leur donner du grain à moudre à propos de notre relation. Pas de problème, je t'embrasse là, tout de suite, maintenant. »

Le sourire du plus âgé était lumineux et ses yeux pétillaient d'espièglerie, ce qui lui valut comme réponse, une rougeur aux joues d'Harry et son plus beau bégaiement.

« Je… Je…

- Non, pas la peine de t'excuser, chéri, je peux te donner mille et un moyens pour te faire pardonner, ce soir par exemple, quand nous retournerons dans la chambre. »

Si Harry était rouge auparavant, il vira carrément au cramoisi, les yeux verts qui peu de temps auparavant lançaient des éclairs vengeurs s'étaient baissés. Charlie resta immobile, quelques secondes à admirer cette attitude si innocente et tellement charmante.

« Je plaisante Harry…

- Ah, ah ! Hilarant, Monsieur Je-ne-forcerai-rien-mais-tout-de-même-si-je-pouvais-ne-pas-attendre !

- Je trouve aussi ! De toute façon, je sais bien qu'à présent, ce n'est plus qu'une question de temps avant que tout ne se concrétise et sache que pour tout renseignement jugé indispensable, tu trouveras la réponse dans le Kama magic et je ne doute pas que Ron a dû mettre un exemplaire illustré dans ses valises. »

La main calleuse, aux nombreuses taches de rousseur commençait à se rapprocher du visage d'Harry mais s'arrêta juste au dernier moment et à la place attrapa la main du garçon pour faire avancer le plus jeune. Il chuchota au creux de l'oreille du brun :

« Ils ont abandonné leur surveillance. Alors, viens vite, nous n'avons plus beaucoup de temps si nous voulons prendre le Portoloin.

- Un Portoloin ? Mais pour aller où ?

- Tu crois que je vais te le dire comme ça ? Connais-tu par hasard, le sens du mot 'surprise' ? Je te rappelle que pendant une heure, tu ne dois rien demander et tu ne peux rien faire si ce n'est resté avec moi.

- Oui, effectivement.

- Bon, très bien, souffla le dresseur de dragons qui accélérait encore le pas. Tu pourras faire ce que tu veux à la fin de cette heure et si, par exemple, dans cinquante minutes, tu as envie de rentrer seul au chalet, je ne m'y opposerai pas. »

Le brun dodelina la tête avec précaution, attendant la suite qui ne tarda pas à venir.

« … mais si tu continues pour l'instant, je te lance un sort de mutisme et de jambeencoton, au moins j'aurai la paix pour le reste du temps qui m'est imparti et tu ne pourras plus t'enfuir. »

Ils continuèrent à marcher en silence. Harry était perdu et se noyait dans des hypothèses diverses, toutes plus farfelues les unes que les autres. Les images étranges s'imposaient à lui et l'inquiétaient au plus haut point. Le dresseur de dragons s'aperçut bien évidemment du trouble du jeune homme.

« Chéri, respire profondément et calme-toi, cela ne sert à rien de s'énerver ainsi, tu auras la réponse en temps utile et je te promets que tu seras ravi.

- Mais, je suis parfaitement calme !

- Certainement, mais tu ne te rends même pas compte que tu émets des bruits certes très mignons mais surtout très reconnaissables. J'ai hâte d'entendre ces mêmes sons… dans d'autres circonstances.

- Pas la peine de rêver !

- Mais si, mais si… Ah ! Enfin ! »

Au milieu d'une petite clairière, trônait un vieux téléphone moldu, qui n'avait pas dû servir ces quinze dernières années. Il était d'une horrible couleur rose qu'Ombrage n'aurait probablement pas reniée.

« Pourquoi fallait-il que ce portoloin soit aussi éloigné du chalet ? Nous aurions déjà gagné près d'un quart d'heure !

- Harry, cesse de geindre, veux-tu ! Il m'était impossible de le laisser n'importe où et puis marcher ainsi côte-à-côte, dans le vent, ce n'est pas si désagréable que ça, non ? Dans exactement trente-cinq secondes, le portoloin va s'enclencher, donc, si tu veux bien, ne rajoute rien de plus et approche-toi ! Tu vas être tout simplement enchanté ! »

La main du rouquin serra plus fermement celle du Survivant. Harry se laissa aller et suivit le roux sans rechigner. Que pouvait-il faire d'autre ? Et puis, au fond de lui, il savait qu'il pouvait entièrement faire confiance à Charlie et si le dresseur de dragons disait que cette sortie lui plairait, il ne pouvait que le croire. Après tout, jusqu'à présent, Charlie avait fait tout son possible pour le rendre le plus heureux possible et il avait très souvent, si ce n'est toujours raison. Harry eut juste le temps d'effleurer de sa main gauche le vieux combiné, le dresseur de dragons avait refusé de lâcher même un court instant son autre main. Ils s'envolèrent ainsi tous les deux, les mains toujours enlacées, lorsque le portoloin se déclencha. Le voyage fut aussi bref et désagréable que d'habitude mais pour une fois l'atterrissage fut moins brutal pour Harry. Le jeune homme perçut en tout premier lieu un léger cri de douleur. Il fit seulement, ensuite attention à l'endroit où il était. Charlie était allongé sous lui. Sa tête reposait sur le torse ferme de l'autre homme. Leurs jambes étaient délicatement entrecroisées.

« Qui l'eut cru que cette journée serait tellement parfaite que nous finirions allongés l'un sur l'autre, ricana gentiment le rouquin. »

Harry, gêné, bredouilla des borborygmes incompréhensibles avant de tenter de se relever. Malencontreusement, son genou rencontra une zone de l'anatomie de Charlie qu'il aurait préféré éviter.

« Eh bien, eh bien, ne te sauve pas comme cela, cher jeune homme ! Tu n'es pas bien, là ? »

Charlie enferma dans ses bras le corps mince et chaud du brun puis il enfouit son visage dans les cheveux bruns, indomptables. Charlie huma avec un plaisir non feint l'odeur enivrante, légèrement sucrée. Harry était surpris et gêné mais il n'osa s'opposer. A l'inverse, il se surprit à se laisser aller à ce contact doux. Il entendit confusément le rire cristallin de Charlie au creux de son oreille. Comme il était toujours autant perturbé, le dresseur de dragons en profita pour jouer de sa force et renversa le brun qui se trouva coincé sous son corps athlétique.

« Char… Charlie ?

- Oui ?

- No… notre temps est compté.

- Tu es limite désagréable là, chéri ! Répondit le plus âgé entre de petits bisous qu'il déposait sur la mâchoire et le cou du brun.

- Je… je… Char… lie…

- Finalement, je te préfère moins loquace. »

Pour appuyer ses dires, le dresseur de dragons fit délicatement remonter le tee-shirt aux couleurs des Canons de Chudley. La main douce naviguait délicatement, de bas en haut, insistant plus volontiers sur la peau tendre à la naissance des fesses ou les tétons déjà durcis. Alors que Charlie allait enfin unir sa bouche à sa jumelle, quelqu'un fonça droit à leur rencontre, hurlant :

« Chef ! Chef ! »

Lorsque Harry comprit que quelqu'un venait à leur rencontre et appeler Charlie, il repoussa prestement le dresseur de dragons et se recula rapidement, pour laisser une distance de sécurité entre lui et le roux. Il entendit pester Charlie entre ses dents :

« Par Godric, quel crétin ! Pour une fois que…

- Eh, je t'entends !

- Et, tu m'approuves. Je vois bien que cette interruption t'a dérangé autant que moi.

- Ce n'est pas ce que j'ai dit.

- Mais, bien sûr ! Chut, il pourrait nous entendre. »

Charlie se racla la gorge :

« Hmm, hmm, Franck ! Par Merlin, je vous avais expressément demandé de nous attendre dans la zone de décollage. Alors, bordel, qu'est-ce que vous foutez ici ? »

Ledit Franck, gaillard de cent-dix bons kilos et de près de deux mètres était probablement le père biologique de Crabbe et Goyle, enfin c'est ce que s'imagina le Survivant lorsqu'il posa ses yeux sur le nouveau venu. Etrangement, alors que Franck aurait pu frapper Charlie et l'empêchait de parler pour les trois ou quatre prochaines années, Harry vit l'homme rougir honteusement et baisser les yeux au sol comme un enfant qui aurait été pris en flagrant délit de chapardage.

« Désolé, Chef mais on a un gros problème. De toute façon, nous vous aurions fait chercher chez vous si vous n'aviez pas prévu de passer ici.

- Hein, comment ? Est-ce les œufs de Perdy ?

- Non, nous avons intercepté une cargaison de DMM en partance pour l'Angleterre.

- Quoi ? Vous n'auriez pas pu le dire tout de suite ! »

Harry trouva Charlie de bien mauvaise foi mais lorsqu'il croisa le regard bleu acier du dresseur de dragons, il s'abstint de tout commentaire. Le roux fit un pas du brun et déposa un court baiser sur les lèvres d'Harry interloqué.

« Je suis navré, Harry, mais nous allons devoir légèrement retarder ma surprise. Tu acceptes d'attendre ou veux-tu retourner au chalet.

- Oh, non ! Pas de problème, je peux rester. »

Ces quelques mots firent sourire Charlie dont le visage s'illumina.

« Parfait. Enfin, ce n'est pas comme si je doutais de toi. Bon, maintenant que ce problème est réglé, en route. »

Les trois hommes marchaient côte-à-côte. Harry écoutait attentivement les deux dresseurs de dragons.

« Franck, où avez-vous trouvé la cargaison ?

- Dans un hangar désaffecté, à Budapest. Il ne restait quasiment plus rien à notre arrivée.

- Et combien de DMM ? »

Avant que Franck ne puisse répondre, Harry pensa qu'il ne savait absolument pas de quoi parler Franck et Charlie. D'ailleurs, il ne savait même pas ce qu'était un DMM.

A suivre.

Et vous, êtes-vous comme Harry ou alors vous savez ce qu'est un DMM ? J'attends les propositions…